education.gouv.fr

Toute l'actualité

Conférence de presse baccalauréat 2010 : discours de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire
Discours - 11/06/2010

La présentation à la presse de la session 2010 du baccalauréat s'est tenue au ministère le vendredi 11 juin 2010. Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire, s'est exprimé sur l’essentiel et les nouveautés du baccalauréat, la session 2010 en chiffres, le calendrier et les modalités de l’examen.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

La fin du mois de juin est traditionnellement marquée par la tenue des épreuves du baccalauréat. Cela est l’occasion de vous présenter les grandes caractéristiques de la session qui s’ouvre en ce moment.

Cette session nous mènera jusqu’au 6 juillet, date de publication des résultats du premier groupe d’épreuves pour les académies de la métropole.
Pour ceux qui seront amenés à passer les épreuves orales de rattrapage (second groupe d’épreuves), celles-ci se dérouleront jusqu’au samedi 10 juillet, en fonction des calendriers académiques.

Il convient d’ailleurs de ne pas oublier que la session a d’ores et déjà commencé. Je voudrais citer notamment :

  • les épreuves facultatives écrites de langues vivantes étrangères des baccalauréats général et technologique se sont déroulées le 26 mars 2010 après-midi
  • des épreuves pratiques ont déjà eu lieu pour certaines spécialités de baccalauréat professionnel et de baccalauréat technologique
  • les épreuves d’option internationale du baccalauréat, destinées aux élèves des sections internationales sont en cours


L’ouverture de la nouvelle session, c’est aussi, traditionnellement l’occasion de rappeler les résultats de la session précédente (les chiffres sont issus de la note D.E.P.P. avril 2010 : résultats définitifs du bac 2009) :

  • Pour le baccalauréat général, 88,9 % de candidats admis, un niveau jamais atteint au cours des années précédentes (il faut rappeler que nous étions à 70 % en 1986)
  • Pour le baccalauréat technologique, 79,8 %
  • Pour le baccalauréat professionnel, 87,3 % de candidats admis

La session 2009 s’est donc terminée sur « un bon cru » et j’espère que nous aurons des résultats qui seront de qualité équivalente.

Je précise cependant que la progression du taux global de réussite était due, en grande partie, au baccalauréat professionnel, grâce à la mise en place d’une épreuve de rattrapage qui a permis une augmentation du taux de réussite d’environ 10 points pour ce bac.

Présenter la session 2010 du baccalauréat revient tout d’abord à vous présenter quelques chiffres (vous disposez des données chiffrées exhaustives dans le dossier de presse qui vous a été remis) :

  • tout d’abord, le nombre de candidats total est de 642 235 ce qui correspond à 4 millions de copies ; ces chiffres, pour des raisons démographiques, sont en baisse
  • 327 785 candidats au baccalauréat général (- 1,14 % par rapport à 2009)
  • 162 250 candidats au baccalauréat technologique (-0,51 % par rapport à 2009)
  • nombre de candidats au baccalauréat professionnel : 125 854 (- 1,42 % par rapport à 2009)

Présenter la session 2010 revient également à insister sur ses nouveautés. Celles-ci concernent exclusivement le baccalauréat professionnel :

  • pour la première fois, cette année, les candidats (une centaine d’inscrits) peuvent se présenter à une épreuve facultative de langue des signes française (L.S.F). Je vous rappelle que cette même épreuve avait été introduite en 2008 dans les épreuves des baccalauréats général et technologique
  • l’épreuve orale de rattrapage du baccalauréat professionnel, créée l’année dernière, est modifiée : elle comporte désormais deux parties (l’une portant sur les compétences scientifiques et techniques, l’autre sur le français ou l’histoire-géographie)

Outre ces aspects factuels, je souhaiterais attirer votre attention sur deux caractéristiques importantes de l’évolution du baccalauréat, qui expliquent les raisons pour lesquelles des réformes ont été engagées :

  • la diminution importante et constante depuis 2004 du nombre de candidats au bac S.T.I. : en effet, ce sont 4 300 candidats de moins en 2009 par rapport à la session précédente qui ont été comptabilisés
  • le déséquilibre constant, et qui s’aggrave, entre les séries du baccalauréat général : poids très faible de la série L au profit des deux autres séries : en 2009, alors que les séries économique et sociale (E.S.) et scientifique (S), gagnaient chacune plus de 3 000 candidats, la série L en perdait 1 900 dans le même temps

Vous comprenez ainsi, Mesdames et Messieurs, les raisons pour lesquelles le ministre de l’Éducation nationale a souhaité réformer en profondeur notre lycée.

La nouvelle organisation du lycée général, et en amont l’organisation de la classe de seconde et de ses enseignements d’exploration, doivent permettre, à terme, un rééquilibrage des séries au baccalauréat. La France ne peut faire l’économie de formations littéraires de haut niveau. Elle a également besoin d’élèves s’engageant dans les études scientifiques par goût, et avec la volonté farouche de poursuivre des études de sciences.

Par ailleurs, notre pays aurait souffert cruellement, si nous n’avions pas réagi, d’un manque de techniciens qualifiés et d’ingénieurs.
Ainsi, enrayer la diminution constante depuis 10 ans de bacheliers S.T.I. et S.T.L. (- 20 %) est un objectif majeur de la réforme de ces séries.

Pour terminer, je me permets de souligner deux points :

  • vous allez accorder une importance forte aux résultats bruts du baccalauréat et ce sera normal ;
  • néanmoins, je vous rappelle qu’il est également très utile d’observer la proportion de bacheliers dans une génération :
    - Vers 1880, moins d’1% des jeunes obtiennent le baccalauréat et ce chiffre restera très faible jusqu’aux années 1960.
    - En 1987, cette proportion atteint 32 % puis 62 % en 1995, chiffre qui ne sera que très peu modifié en 15 ans puisque ce sont 65,8 % d’une génération qui ont obtenu leur bac en 2009, malgré des taux de réussite croissants.

Ainsi, s’il convient de faire un effort particulier, c’est pour amener davantage de jeunes vers l’obtention du baccalauréat.

C’est tout le sens de l’action du ministère de l’Éducation nationale qui, en développant un accompagnement plus personnalisé des jeunes, en s’attaquant très tôt au problème de l’illettrisme, en laissant aux établissements une plus grande liberté afin d’adapter leur fonctionnement aux besoins des élèves qu’ils reçoivent, en identifiant mieux les décrocheurs et en leur proposant des solutions adaptées, vise à améliorer encore notre système.

Mon dernier propos sera pour souhaiter bonne chance à tous les candidats avec une mention particulière pour le plus jeune, qui a 14 ans et 1 mois ainsi que pour le doyen de nos candidats qui se présente à l’âge de 85 ans et 7 mois !

Je vous remercie.

En savoir plus
Pages à consulter

Baccalauréat 2010
L’essentiel et les nouveautés du baccalauréat, les chiffres clés, le calendrier 2010 et les modalités de l’examen.
Le dossier de presse du 11 juin 2010

Le baccalauréat
Créé en 1808, le diplôme du baccalauréat est un diplôme du système éducatif français qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d'ouvrir l'accès à l'enseignement supérieur. Il constitue le premier grade universitaire.
Le baccalauréat

L'organisation du baccalauréat
La vidéo, les acteurs, la préparation des sujets
L'organisation du baccalauréat

Mise à jour : juin 2010

Partager cette page
  • Imprimer
  • Agrandir / réduire la police

C'est pratique

Rechercher un CIO, une école, un collège, un lycée, etc.

L'annuaire de l'éducation

Recevez les textes officiels de l'éducation nationale chaque jeudi

Abonnez-vous