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Les raisons de l'échec de la grève
Communiqué de presse - Gilles de Robien 20/03/2007

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Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, tient à faire la mise au point suivante :
« Si autant de professeurs étaient au travail aujourd'hui, c'est qu'ils ont su rétablir des vérités face à une campagne de désinformation.

 

  • Les suppressions de postes : annoncer 5 000 suppressions de postes, c'est purement et simplement un mensonge. C'est volontairement oublier 3 326 créations de postes.

  • La bivalence : il s'agit d'une démarche volontaire pour les futurs enseignants. Et ils recevront évidemment une formation complémentaire pour la deuxième matière de leur choix. Prétendre que nous allons obliger les professeurs de sport à enseigner les mathématiques est encore un mensonge.

  • Les décharges : il est injuste que deux professeurs enseignant la même discipline dans les mêmes conditions n'aient pas le même temps de travail ni le même salaire ! La réforme des décharges est donc un enjeu de justice sociale. A travail égal, temps de travail
    égal !

    Toutes les décharges horaires qui sont justifiées par une tâche supplémentaire sont maintenues : c'est le cas de la préparation au bac.

C'est pourquoi, je constate avec plaisir que dans leur immense majorité, les enseignants ne sont pas dupes du jeu électoral qui se joue autour de leur métier. C'est sans doute pourquoi cette grève a été la moins suivie de toutes les grèves intersyndicales depuis 2000 : plus de 8 professeurs sur 10 ont accueilli aujourd'hui leurs élèves !

Et je veux saluer leur sens des responsabilités et leur engagement quotidien auprès des élèves. »

Mise à jour : mars 2007