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[archive] Écoles supérieures de commerce et de gestion
Communiqué de presse - Luc Ferry - 10/10/2003

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Le CNESER examinera le 20 octobre prochain, les premières propositions d'attribution du grade de master

  • Après avoir donné son avis le 21 juillet dernier, sur la procédure de renouvellement de visa ministériel concernant les diplômes des écoles de commerce et de gestion, le CNESER examinera le 20 octobre prochain les premières propositions d'attribution du grade de master pour ces établissements.
  • Les travaux du CNESER s'inscrivent dans une démarche visant à valoriser la qualité de notre enseignement supérieur, dans un espace devenu désormais européen et mondial. En France, à l'instar de ce qui existe pour d'autres pays, cette qualité est mesurée par une évaluation périodique des universités, des écoles d'ingénieurs et plus récemment des écoles de commerce et de gestion.

Pour ces dernières, l'évaluation permet de vérifier que les formations de gestion « à la française » satisfont en permanence aux exigences professionnelles et scientifiques de notre temps. C'est pour répondre à cette mission que la commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion a été créée en 2001.

Présidée par le Professeur Jean-Pierre Helfer, cette instance, composée de 16 membres représentant l'ensemble des sensibilités du monde académique et professionnel de la gestion, contrôle la qualité de l'offre de formation des écoles de commerce et de gestion et propose au ministre chargé de l'enseignement supérieur les diplômes pouvant faire l'objet d'un visa et/ou d'une attribution du grade de master.

  • Les réflexions et les travaux menés par la commission ont conduit à différencier les objectifs du « visa » et du « grade ».

Le visa s'attache à la formation professionnelle proprement dite

La commission s'attache alors à vérifier que la qualité de la formation professionnelle en gestion est reconnue sur la base de quatre critères principaux : la formation, la gouvernance, l'ouverture internationale et la recherche. D'une école à l'autre, l'examen de ces quatre critères donne lieu à des appréciations différentes et donc à des décisions différenciées du ministère chargé de l'enseignement supérieur.

Les 56 établissements qui délivraient un diplôme visé par le ministre chargé de l'enseignement supérieur ont tous obtenu le renouvellement de leur visa, avec cependant des durées variables, allant de 1 an à 6 ans (durée maximale).

Luc Ferry a suivi les propositions de la commission qui ont été traduites dans l'arrêté du 22 août 2003, publié au journal officiel du 23 septembre 2003. Cet arrêté fixe la liste des établissements autorisés à délivrer un diplôme visé et organise l'évaluation périodique sur des cycles de 6 ans, par vague annuelle, selon une répartition géographique, calée sur la procédure d'évaluation et d'habilitation périodique menée par la commission des titres d'ingénieur pour les écoles d'ingénieur.

Cette organisation met fin au caractère indéterminé de la durée du visa, auparavant accordé par le ministère « ad vitam aeternam ».

L'objectif n'est pas de sanctionner quiconque mais, au contraire, d'engager une démarche de progrès de l'ensemble du dispositif, profitable à tous. C'est pourquoi, les travaux de la commission s'accompagnent de recommandations aux écoles visant à leur permettre de mettre en ¿uvre les améliorations qui apparaissent nécessaires.

Le grade de master répond à des objectifs différents. C'est un grade de nature universitaire, ouvert pour la première fois à des écoles de gestion, bénéficiant aux titulaires d'un diplôme à bac 5.

Il s'agit là d'un atout indéniable pour la reconnaissance européenne et mondiale de ces écoles, à un moment où l'internationalisation de l'enseignement supérieur tend à se matérialiser. Ce grade est proposé aux écoles qui souhaitent clairement inscrire leur établissement dans le cadre des « standards universitaires mondiaux ».

C'est pourquoi, les critères conduisant au grade de master sont plus exigeants, au regard notamment, de l'insertion dans le réseau d'échanges internationaux et dans la capacité des équipes pédagogiques et des établissements à entrer dans une réelle dimension de recherche conduisant à des résultats tangibles. Le grade de master n'est donc pas attribué automatiquement , en même temps que le visa à bac 5.

A cette date, la commission d'évaluation a examiné 36 demandes d'attribution du grade de master. Au regard des critères précités, elle a émis un avis favorable pour attribuer le grade de master aux diplômes de 28 formations.

Le projet d'arrêté ministériel qui sera présenté aux membres du CNESER tiendra compte du calendrier de l'évaluation périodique régionale des formations organisée par l'arrêté du 22 août 2003.

Comme pour la démarche adoptée sur les renouvellements de visa, les recommandations de la commission Helfer seront portées à la connaissance des établissements afin de les aider à progresser dans la qualité de leur formation et à leur permettre de déposer un nouveau dossier dès qu'ils auront pu mettre en ¿uvre les mesures nécessaires. A cette fin, le ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche et les ministères chargés de l'industrie et du commerce, en plein accord avec la commission mettront en ¿uvre une démarche de conseil aux établissements, comme il est de règle pour les universités ou les écoles d'ingénieurs.


Dans les prochains mois, la commission poursuivra ses travaux tant pour examiner de nouvelles demandes que pour évaluer la mise en ¿uvre de ses recommandations par les établissements de la première vague pour le visa ou le grade. Le CNESER sera donc consulté prochainement et, au-delà, régulièrement sur les résultats des futurs travaux de la commission d'évaluation.

La procédure d'évaluation des écoles supérieures de commerce et de gestion est porteuse d'une amélioration de la qualité pour l'ensemble de l'enseignement supérieur et de la gestion. C'est son objectif. Il ne s'agit nullement d'effectuer un quelconque classement, ce qui n'aurait aucun sens tant sont différenciés les besoins des entreprises. A ce stade, la démarche d'évaluation est plus importante que ses résultats immédiats. Il était essentiel qu'elle soit mise en ¿uvre pour les écoles de commerce et de gestion, comme pour les autres établissements d'enseignement supérieur français. Surtout, elle se généralise au niveau européen et mondial.

C'est pourquoi il a été décidé d'informer, avant la séance du CNESER, la presse pour assurer l'information la plus complète de l'opinion sur le sens de l'action menée et les objectifs poursuivis et éviter ainsi les « faux sens » qui ont pu être observés à la suite des travaux du CNESER du 21 juillet dernier. A cette fin, toutes informations complémentaires pourront être obtenues auprès du ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche - direction de l'enseignement supérieur - Bureau des écoles supérieures (tél. 01 55 55 60 39).

Mise à jour : août 2006

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