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[archive] Mise en oeuvre des propositions de la commission du débat national Université-Emploi : les suites du rapport Hetzel
Discours - Gilles de Robien - 10/01/2007

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Le Gouvernement donne suite au rapport Hetzel

Le 10 janvier, en Conseil des ministres, Gilles de Robien a détaillé des mesures relatives à l'orientation des jeunes et à la professionnalisation des formations universitaires. Elles sont issues des propositions faites par la Commission du débat national Université-emploi.
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Communiqué de presse [08/01/2006]

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Gilles de Robien et François Goulard ont présenté à la presse le mercredi 10 janvier les principales mesures mises en oeuvre à la suite des préconisations du rapport de la commission « université-emploi » présidée par le recteur Patrick Hetzel.
Dans son intervention, Gilles de Robien a particulièrement insisté sur les dispositifs visant à améliorer l'orientation des jeunes. A cet effet, il a indiqué trois axes majeurs :
- améliorer l'orientation dès le collège ;
- concevoir une meilleure articulation entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur ;
- établir une « liaison plus étroite entre l'orientation et l'insertion professionnelle des jeunes », en particulier à l'université.

Seul le prononcé fait foi,

Aujourd'hui, avec François Goulard, nous souhaitons vous présenter les mesures que nous mettons en oeuvre à l'Éducation nationale pour favoriser l'accès à l'emploi des jeunes.
L'emploi, vous le savez, c'est une des premières préoccupations des Français.
Tout le Gouvernement s'est mobilisé autour du Premier Ministre pour gagner la bataille de l'emploi.
Et les chiffres montrent que nous sommes en train de faire reculer le chômage, avec un succès sans précédent.
Dès février 2005, le taux de chômage a commencé à baisser. Entre les mois de novembre 2005 et de novembre 2006, il a reculé de 10 %. Cela veut dire concrètement 233 700 chômeurs de moins depuis un an !
Mais la bataille pour l'emploi, elle se gagne aussi sur le terrain de l'éducation.
Je pense d'abord aux plus fragiles, notamment aux 20 % d'étudiants qui quittent l'enseignement supérieur sans diplôme.
20 %, cela représente 80 000 bacheliers qui sortent du système sans autre diplôme, et qui vont connaître d'importantes difficultés pour trouver un emploi.
C'est un immense gâchis. Il faut y mettre un terme.
Et puis, je pense aussi aux diplômés de l'enseignement supérieur qui peinent à trouver un emploi.
11 % de nos diplômés sont au chômage 3 ans après leur sortie de l'enseignement supérieur.
Et c'est bien sûr pour eux une immense déception : ils ont travaillé, ils ont réussi leurs études, et ne trouvent pas de travail. Là encore, un immense gâchis de temps et de compétences.
C'est d'abord pour tous ces jeunes que le Gouvernement s'est mobilisé.
C'est pour tous ces jeunes que le Premier ministre a lancé, le 26 avril 2006, un grand débat national sur l'université et l'emploi, qui a rendu ses conclusions le 24 octobre dernier.
Vous me permettrez de souligner la performance de ce débat en rapprochant ces deux dates : 26 avril 2006 - 24 octobre 2006 ! 6 mois seulement pour la concertation, les propositions et l'action !
Un grand débat national, cela veut dire concrètement une mobilisation de tous les acteurs partout en France, étudiants, professeurs, employeurs !
En tout, plus de 20 000 personnes ! plus de 120 réunions partout en France !
Bref, un vrai foisonnement d'idées, de suggestions, une vraie démarche d'écoute et de recueil des propositions innovantes.

Certains veulent faire croire qu'ils inventent la démocratie participative.
Et bien, nous l'avons déjà mise en oeuvre, ici même, à l'Éducation nationale, pour inventer de nouveaux moyens de faire réussir les jeunes de notre pays.
Avec François Goulard, je viens de présenter en Conseil des ministres l'ensemble des mesures qui sont mises en oeuvre à la suite des recommandations du débat national.
Elles sont nombreuses, c'est vrai, mais elles s'inspirent toutes de deux grandes idées de base :
1. tout faire pour améliorer l'orientation des jeunes, dès le collège ;
2. tout faire pour favoriser la professionnalisation des études, et le rapprochement entre l'université et le monde de l'emploi.
Améliorer la professionnalisation des études supérieures, c'est la première grande voie d'action.
L'enseignement supérieur et les universités ont énormément progressé sur le sujet depuis quelques années en particulier avec :
- le développement des licences professionnelles qui chaque année forment plus de 30 000 jeunes. Grâce à la qualité de leur formation, leurs étudiants parviennent aisément à s'insérer professionnellement. Nous avons habilité 225 nouvelles licences professionnelles à la rentrée 2007 ;
- le développement de l'apprentissage qui concerne maintenant 60 000 étudiants de l'enseignement supérieur ;
- le développement d'école d'ingénieurs au sein des universités depuis une dizaine d'année ;
- la formation des médecins et des juristes.
Mais encore beaucoup reste à faire, tout le monde le reconnaît, pour renforcer la professionnalisation des formations universitaires.
François Goulard vous présentera dans un instant les mesures qui ont été décidées pour aller plus loin.
Je voudrais pour ma part insister sur l'amélioration de l'orientation.
Car il est évident qu'une mauvaise orientation peut détourner un jeune de sa réussite. S'il s'oriente vers une filière qui ne correspond ni à ses goûts ni à ses talents, ou s'il choisit une voie sans débouchés, il risque fort de courir à l'échec : manque de motivation, redoublement, et finalement chômage précoce !

Alors que faire ?
Nous allons agir dans trois grandes directions.
1. D'abord, en améliorant l'orientation des jeunes dès le collège.
Et là encore, pour une raison simple : il vaut mieux mettre tout de suite les élèves sur les bons rails, plutôt que de les laisser s'engager dans une voie qui ne leur convient pas.
Il est tout de même plus simple et plus logique de les aider à trouver dès le collège la voie qui leur convient plutôt que de leur imposer ensuite une réorientation tardive, donc plus difficile, et parfois déstabilisante !
Voilà pourquoi nous généralisons, dès cette année, un entretien d'orientation pour tous les élèves de troisième, qui associera les professeurs et les parents.
A la prochaine rentrée, tous les élèves de première bénéficieront eux aussi d'un entretien d'orientation sur le même principe.
Le but est à chaque fois le même : éclairer les choix des élèves à un moment stratégique de leur scolarité, en y associant leurs parents, pour qu'ils s'orientent sur la base d'une information complète, avec l'aide des professeurs.

2. Le second axe d'action pour l'orientation, c'est l'amélioration de l'articulation entre secondaire et supérieur.
Le passage de la terminale à l'université est évidemment décisif pour les bacheliers.
Décisif, et souvent difficile : il faut choisir une voie précise parmi des dizaines de possibilités, il faut s'adapter à un nouveau rythme de travail, il faut acquérir de nouvelles méthodes. Et puis, pour un bachelier, l'université c'est bien souvent une terre inconnue.
Nous devons donc aider les bacheliers à réussir ce passage difficile, en leur évitant les erreurs de parcours. Bref, tout faire pour que le passage dans le supérieur ne soit pas un saut périlleux !

Pour cela, nous avons créé une sorte de pont entre la terminale et la première année de licence, un pont garni de plusieurs « garde-fous », pour éviter toutes les sorties de route intempestives.
Ces garde-fous sont les suivants :
- au lycée, un « dossier unique d'orientation » rassemblera tous les voeux des élèves de terminale ; le conseil de classe émettra un avis sur ces voeux et sur leur pertinence ; ce dispositif est déjà opérationnel depuis quelques années dans l'académie de Nantes. Cette année nous le mettront aussi en place à Poitiers. Il sera généralisé dans toutes les académies, hors Ile-de-France, pour les procédures d'affectation de la rentrée 2008 ; les premiers tests techniques se dérouleront dès l'automne 2007 ;
- à l'université, le dispositif d'orientation active sera généralisé : l'université délivrera un avis sur les choix d'inscription souhaités par l'élève. Il ne s'agit évidemment pas de sélection, mais d'un conseil, pour éviter les inscriptions dans des filières inadaptées. Le choix final restera sous l'entière responsabilité du bachelier. Dès ce mois de janvier, cette procédure est effective dans 59 universités sur 85 : environ 180 000 élèves de terminale seront ainsi concernés ;
- enfin, comme une bonne orientation ne peut pas se faire sans une bonne information, nous continuons à développer le portail « www.etudiant.gouv.fr » et le portail « orientation-formation.gouv.fr », qui recensent toutes les filières, les diplômes, donnent les taux de réussite, les débouchés, etc.
En somme, il ne s'agit pas de contraindre, mais de donner à tous les bacheliers les moyens de choisir librement, en toute connaissance de cause !
3. Enfin, le troisième axe d'action, c'est la liaison plus étroite entre l'orientation et l'insertion professionnelle.
L'enjeu est très clair : l'Éducation nationale doit mettre ses services d'orientation au service de l'insertion professionnelle des jeunes.
C'est tout particulièrement vrai pour les universités.
Elles seront incitées à porter une plus grande attention à l'insertion professionnelle de leurs diplômés, à mieux identifier les gisements d'emplois existants ou en voie d'émergence.
Le but est de mettre en place à l'université des systèmes d'orientation et d'insertion professionnelle qui soient en prise avec le monde de l'emploi et le tissu socio-économique local.
La coordination entre les services d'orientation et d'insertion professionnelle sera réalisée sous la conduite du professeur Pierre Lunel, délégué interministériel à l'orientation.
Il présentera avant la fin du mois de janvier le schéma national de l'orientation et de l'insertion professionnelle, qui permettra de mieux mettre les services universitaires de l'orientation au service de l'insertion professionnelle des étudiants.
Voilà les mesures-phares concernant l'orientation, et je laisse à présent la parole à François Goulard pour vous parler de la professionnalisation des études.


© photographies Jean Lozachmeur / M.E.N.E.S.R.

Mise à jour : janvier 2007

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