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[archive] Clôture du colloque "Cinquantenaire du CERPET" par Gilles de Robien au Lycée Diderot à Paris
Discours - Gilles de Robien - 12/12/2006

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Gilles de Robien au colloque  Le ministre au colloque
© Caroline Lucas / M.E.N.E.S.R

 

Seul de prononcé fait foi 

 

Monsieur le Doyen,
Mesdames et Messieurs les Inspecteurs généraux et Inspecteurs généraux honoraires,
Mesdames et Messieurs représentant les entreprises partenaires du CERPET,
Mesdames et Messieurs,
Je veux commencer par remercier tous ceux qui ont contribué au succès de cette matinée :

  • les membres de l'Inspection générale, et tout particulièrement leur Doyen, M. François Perret ;
  • tous les membres du CERPET ;
  • les représentants du monde professionnel, qui sont au coeur de la réussite de toutes les actions, et je salue, en particulier, ceux qui ont été distingués tout à l'heure.

Je remercie enfin tous ceux qui ont bien voulu nous présenter leur expérience de stage organisé par le CERPET : les professionnels tuteurs en entreprise, et bien entendu les professeurs de l'enseignement technique et professionnel, et aussi de l'enseignement général.
Nous célébrons aujourd'hui les 50 ans du CERPET.

50 années d'existence ! 50 années d'action et d'engagement en faveur de l'enseignement des sciences et techniques de l'industrie, de l'économie et de la gestion.

Depuis ses origines, qui se confondent avec les orientations du plan Marshall, jusqu'à aujourd'hui, le CERPET a connu différentes phases de développement.

Bien sûr, les méthodes d'action du CERPET ont évolué. D'abord nationales, les actions de formation qu'il organise se sont adaptées à la déconcentration. Elles se sont connectées au réseau des Instituts universitaires de formation des maîtres.
Aujourd'hui, en plus des journées nationales d'études, et des actions à l'international, le CERPET intervient au niveau académique, dans un contexte largement décentralisé.

Au cours de son histoire, le CERPET a plusieurs fois changé de nom, mais derrière toutes ses appellations successives, c'est toujours la même idée fondamentale qui se dessine : celle de contribuer au renouveau pédagogique de l'enseignement technique.

Cette volonté de renouveler les pratiques est plus que jamais d'actualité.
Car l'enseignement technique est, sans doute, plus que tout autre, sensible au rythme des évolutions technologiques de notre monde contemporain.

Et ce rythme est aujourd'hui plus proche de celui d'un 100 mètres que de celui d'une course de fond.

Tout s'accélère, et dans cette course, il est impératif de ne pas prendre trop de retard. C'est valable pour la recherche, c'est valable pour les entreprises, mais c'est aussi valable pour l'enseignement technique, qui doit "coller" au rythme des innovations techniques.

Vous le savez tous, l'économie de la connaissance nous impose désormais deux impératifs :
- l'innovation ;
- et l'adaptation.

Je n'insisterai pas sur l'importance de l'innovation. Les représentants du monde professionnel présents parmi nous en mesurent toute l'importance.

Mais l'adaptation est tout aussi essentielle.

Dans un monde qui bouge de plus en plus vite, les produits qui feront notre quotidien dans 5 ans n'existent pas encore !
Je visitais, par exemple, une usine automobile avec de jeunes apprentis¿ et je faisais le constat que les voitures qu'ils fabriqueront dans 10 ou 15 ans n'auront probablement pas grand-chose à voir avec celles qu'on connaît aujourd'hui : elles auront sans doute une pile à combustible à la place du moteur thermique, par exemple¿

L'économie de la connaissance nous impose donc de savoir nous adapter aux changements de notre environnement technologique, qui est, en quelque sorte, le second "écosystème" dans lequel vit l'homme moderne.

Cette obligation s'applique à la formation des élèves, mais aussi à la formation des enseignants.

Voilà pourquoi j'ai voulu que le socle commun de connaissances en tienne compte.

Comme vous le savez sans doute, le socle commun décrit l'ensemble des connaissances et compétences que tous les élèves doivent acquérir à la fin de leur scolarité obligatoire.

L'autonomie et l'initiative constituent un des piliers de ce socle.

Car pour s'adapter - ce qui est impératif dans la nouvelle économie de la connaissance - il faut faire preuve d'autonomie et d'initiative : c'est-à-dire qu'il faut savoir se donner de nouvelles règles de travail, savoir reconfigurer ses compétences pour les utiliser dans de nouvelles situations.

Cet impératif, qui s'applique aux élèves, s'applique aussi aux enseignants !

Et pour cela, les différentes formules de stages proposées par le CERPET sont très précieuses : elles permettent aux enseignants de s'adapter aux nouvelles pratiques du monde de l'entreprise, et d'y adapter leurs enseignements.

Elles créent un rapport évolutif et dynamique aux savoirs et aux techniques.

Elles permettent enfin d'adapter l'enseignement aux exigences du monde de l'entreprise, qui sont aussi celles du monde de l'emploi.

Ce point est déterminant, à l'heure où l'éducation nationale fait un effort sans précédent pour créer des liens plus forts entre l'éducation et l'entreprise.

Et des professeurs mieux informés des nouvelles réalités du monde de l'entreprise, cela veut dire aussi des professeurs qui préparent mieux les élèves à leur entrée dans la vie active !

Avec des stages courts ou longs en entreprise, le CERPET apporte donc une importante contribution au grand chantier qui a été lancé par le grand débat national université-emploi.

Ce débat n'a pas eu des traductions concrètes uniquement dans l'enseignement supérieur. Il s'est traduit dès cette rentrée par deux mesures phares :

Pour les professeurs, par l'inscription d'un stage en entreprise dans le cahier des charges de la formation des maîtres.

Ce cahier des charges, élaboré tout récemment, vient de recevoir un avis favorable du Haut Conseil de l'Education.

J'ai voulu y inscrire un stage de découverte de l'entreprise pour tous les futurs professeurs, car je crois qu'il est désormais impossible qu'un enseignant ignore totalement les réalités du monde économique et social.

Il n'est plus concevable que l'éducation et le monde de l'entreprise constituent deux univers imperméables l'un à l'autre !

Il faut donc que tous les enseignants aient une formation minimale aux réalités du monde économique dans lequel baigne toute la société moderne.

Seconde grande mesure : pour tous les collégiens, j'ai voulu généraliser, dès cette année, l'option de découverte professionnelle en classe de 3ème.

Elle permet aux collégiens qui la choisissent de découvrir une vaste palette de métiers, et donc de mieux choisir leur orientation.

Le CERPET, et je l'en félicite, a développé, dans plusieurs académies, des stages de formation à l'intention des professeurs de collège responsables de cette option. Bien entendu, cela n'aurait pas été possible sans l'aide des entreprises, que je tiens à saluer une fois encore.

Nous venons d'entendre les témoignages d'enseignants et de professionnels qui ont bénéficié des stages du CERPET. Ils sont éloquents !

Tous montrent qu'il s'agit à chaque fois d'une expérience d'enrichissement mutuel.

Pour le professeur, le stage permet l'actualisation des connaissances, il lui donne une sorte de « coup de fouet » dans son parcours professionnel.

Sa nouvelle expérience enrichit son enseignement, elle lui permet d'illustrer ses cours d'exemples réels, qui rendent son propos plus vivant et actuel.

Mais elle lui donne également une connaissance des compétences recherchées par les entreprises, des nouveaux métiers qui se profilent à l'horizon : autant d'informations qui permettront aux professeurs de mieux guider leurs élèves dans leurs choix d'orientation !
Quant à l'entreprise, elle bénéficie, elle aussi, de la présence de professeurs hautement qualifiés, qui lui apportent leurs compétences, notamment dans le cadre des stages longs.

Même si l'expression est un peu galvaudée, je crois qu'il s'agit, en effet, d'une relation gagnant/gagnant entre l'éducation et l'entreprise !

Mesdames et Messieurs,
Aujourd'hui, avec ses 1 500 enseignants formés par an, ses 150 entreprises partenaires, le CERPET constitue un lieu très précieux de rencontre entre le monde de l'éducation et celui de l'entreprise.

Grâce au CERPET, les professeurs de l'Éducation nationale peuvent renouveler leurs connaissances, affiner leurs pratiques. Les stages que vous organisez contribuent ainsi à la modernisation de notre maison.

Et c'est très important, à l'heure de l'économie de la connaissance.

C'est tellement important, cet accueil des enseignants dans les entreprises, que j'en ai fait un objectif clé de la Charte d'engagement des entreprises pour l'égalité des chances dans l'éducation, que je présente officiellement à la presse demain (à 8h30 au ministère), en compagnie des 40 premières entreprises signataires. La plupart d'entres elles sont d'ailleurs présentes dans cette salle.

Mais c'est toutes les entreprises ici présentes que j'invite à signer cette Charte avec le ministère de l'Education nationale.

Réciproquement, j'inviterai tous les signataires de la Charte à devenir partenaires du CERPET.


L'Éducation nationale et le monde de l'entreprise doivent plus que jamais travailler dans un rapport de complémentarité.


Voilà pourquoi, en souhaitant bon anniversaire au CERPET, je forme surtout des voeux pour l'intensification de ses actions.

Je vous remercie.

Mise à jour : janvier 2007

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