Saisir l'administration pour l'inviter à reconsidérer une décision est chose fréquente et somme toute banale. Le recours gracieux, c'est-à-dire le recours formé auprès de l'autorité qui a pris la décision contestée est donc très répandu et permet souvent de régler le problème. Parfois le désaccord ou conflit persiste. L'usager du service public (parent, élève, étudiant) comme l'agent qui y travaille (enseignant ou autre personnel) peuvent alors saisir le juge administratif dans le cadre d'un recours contentieux.
Pourtant cette procédure peut souvent être évitée notamment lorsque une incompréhension semble à l'origine du différend. Il est alors utile de chercher à rapprocher les points de vue, parfois aussi à s'interroger sur l'équité d'une mesure, fût-elle strictement conforme au droit.
Ce sont ces principes qui ont guidé à la mise en place de la médiation à l'éducation.
La médiation c'est, avant tout, une démarche volontariste visant à insuffler un esprit, une attitude faite de respect, d'écoute, d'explication (voire de conviction) auprès d'usagers et de personnels qui ont parfois le sentiment que, devant la complexité du système, ils sont démunis voire ignorés et subissent des décisions qu'ils ne comprennent pas toujours malgré les efforts réels de l'administration et de ses agents.
Lorsque les réclamations leur paraissent fondées, les médiateurs, à leur niveau de compétence, émettent des recommandations aux services et établissements concernés. Ceux-ci les informent des suites qui leur ont été données.
Pour l'instruction des réclamations, la médiatrice de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur peut faire appel en tant que de besoin aux services ministériels ainsi qu'aux inspections générales. Il en est de même des médiateurs académiques vis à vis des services académiques.
Agissant comme des conciliateurs, ils peuvent tenter de rapprocher les points de vue, à condition que chaque partie, bien entendu, en manifeste le désir.
La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité peut être saisie par toute personne qui s'estime victime d'une discrimination.
Une collaboration est d'ores et déjà engagée avec la Haute Autorité, autorité administrative indépendante créée par la loi n° 2004-1486 du 30 décembre 2004.
Cette institution est chargée d'accompagner juridiquement les victimes de discriminations prohibées par la loi et dispose, à cet effet, de pouvoirs d'investigation et de recueil d'information dans le secteur public, comme dans le secteur privé.
Elle a aussi pour mission de promouvoir l'égalité des chances par la valorisation des bonnes pratiques et par le lancement d'études et de recherches dans ce domaine.
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Mise à jour : août 2009