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Les personnes handicapées

Handicap : contacts, témoignages et questions-réponses

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Page à consulter

Travailler au ministère avec un handicap, c'est possible

  • Le ministère recrute : 825 postes à pourvoir pour la rentrée 2011
  • Vous travaillez au ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative : déclarez votre handicap
  • Personnes en situation de handicap : quels sont vos droits ?
  • Handicap et obligation d’emploi : qui est concerné ?
  • Textes de référence

La page de référence

Sites à consulter

Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville

www.travail-solidarite.gouv.fr

Fonction publique
lien vers www.fonction-publique.gouv.fr - nouvelle fenêtre

Entrer dans la fonction publique, parcours professionnels, organisation et vie des fonctionnaires
www.fonction-publique.gouv.fr

Service public

Le portail de l'administration française
vosdroits.service-public.fr

Des informations pratiques pour faciliter le quotidien des personnes handicapées : contacts, témoignages et questions-réponses.

 

 

Les correspondants "handicap"

Pour accompagner et aider les personnels handicapés à trouver les informations nécessaires, faciliter leurs démarches pour faire valoir leurs droits ou obtenir un appui, des interlocuteurs compétents sont à leur disposition à l'administration centrale et dans les académies.

En académie

Liste des correspondants académiques

Aix Marseille

Place Lucien Paye
13621 Aix-en-Provence Cedex
www.ac-aix-marseille.fr

Élisabeth Arnal
04 42 95 29 42
 elisabeth.arnal@ac-aix-marseille.fr

Martine Checchini
04 42 95 29 52
 martine.checchini@ac-aix-marseille.fr

Amiens

20 bld Alsace-Lorraine
BP 2609
80026 Amiens Cedex 1
www.ac-amiens.fr

Évelyne Rogeron
03 22 82 38 28 
evelyne.rogeron@ac-amiens.fr

Besançon

10 rue de la Convention
25030 Besançon Cedex
www.ac-besancon.fr

Philippe Siclet
03 81 65 47 02
philippe.siclet@ac-besancon.fr

Bordeaux

5 rue Joseph de Carayon Latour
BP 935
33060 Bordeaux Cedex 01
www.ac-bordeaux.fr

Geneviève Soriaux
05 57 57 38 79
genevieve.soriaux@ac-bordeaux.fr

Caen

168 rue Caponière
BP6184
14061 Caen Cedex
www.ac-caen.fr

Anie Bellance
02 31 30 15 06
ctr-social@ac-caen.fr

Véronique Onufryk
02 31 30 16 08
 veronique.onufryk@ac-caen.fr

Clermont-Ferrand

3 avenue Vercingétorix
63033 Clermont-Ferrand Cedex 1
www.ac-clermont.fr

Isabelle Couderc
04 73 99 33 41
 isabelle.couder@ac-clermont.fr

Bernadette Roux
04 73 99 32 87
bernadette.roux2@ac-clermont.fr

Corse

Boulevard Pascal Rossini
BP 808 -
20192 Ajaccio Cedex 4
www.ac-corse.fr

Anne Khoury
04 95 50 33 41
anne.khoury@ac-corse.fr

Créteil

4 rue Georges Enesco
94010 Créteil Cedex
www.ac-creteil.fr

Anita Carvalho
01 57 02 68 38
anita.carvalho@ac-creteil.fr


Dijon

51 rue Monge
21033 Dijon Cedex
www.ac-dijon.fr

Marie-Noëlle Narvaez
03 80 44 87 72
marie-noelle.narvaez@ac-dijon.fr

Grenoble

7 place Bir Hakeim
38021 Grenoble Cedex
www.ac-grenoble.fr

Philippe Richard
04 76 74 74 58
philippe.richard@ac-grenoble.fr

Guadeloupe

Assainissement
BP 480
97110 Pointe-à-Pitre Cedex
www.ac-guadeloupe.fr

Catherine Vercautrin
05 90 21 65 23
catherine.vercautin@ac-guadeloupe.fr

Guyane

B.P 9281
97392 Cayenne Cedex 2
www.ac-guyane.fr

Renée Lony
05 94 27 21 18
renee.lony@ac-guyane.fr

Lille

20 rue Saint-Jacques
59033 Lille Cedex
www.ac-lille.fr

Jeannine Bernard
03 20 15 62 06
ce.medprev@ac-lille.fr

Anne-Laure Heroguel
03 20 15 94 16
ce.dpp@ac-lille.fr

Limoges

13 rue François Chenieux
87031 Limoges Cedex
www.ac-limoges.fr

Marya Khales
05 55 11 43 01
marya.khales@ac-limoges.fr

Lyon

92 rue de Marseille
BP 7227
69354 Lyon Cedex 07
www.ac-lyon.fr

Colette Jehanno
04 72 80 64 13
sg.drh@ac-lyon.fr

Martinique

Terreville
97279 Schoelcher Cedex
www.ac-martinique.fr

Florise Bottius
05 96 52 26 15
florise.bottius@ac-martinique.fr

Montpellier

31 rue de l'Université
34064 Montpellier Cedex 2
www.ac-montpellier.fr

Sylvie Moisant
04 67 91 45 03
sylvie.moisant@ac-montpellier.fr

Nancy-Metz

2 rue Philippe de Gueldres
54035 Nancy Cedex
www.ac-nancy-metz.fr

Joël Lalore
03 83 86 21 03
ce.handicap-drh@ac-nancy-metz.fr

Nantes

La Houssinière
BP 72616
44326 Nantes Cedex 03
www.ac-nantes.fr

Laurence Inisan
02 40 37 37 08
laurence.inisan@ac-nantes.fr

Nice

53 avenue Cap de Croix
06181 Nice Cedex 02
www.ac-nice.fr

Camille Dievart-Monier
04 93 53 70 59
correspondant-handicap@ac-nice.fr

Orléans-Tours

21 rue Saint-Etienne
45043 Orléans Cedex 1
www.ac-orleans-tours.fr

Françoise Abat
02 38 79 38 68
francoise.abat@ac-orleans-tours.fr

Paris

94 avenue Gambetta
75984 Paris Cedex 20
www.ac-paris.fr

Anne Arnold
01 44 62 47 05
ce.personnels-handicap@ac-paris.fr

Poitiers

5 cité de la Traverse
86022 Poitiers Cedex
www.ac-poitiers.fr

Emmanuelle Bouyat
05 16 52 63 12
emmanuelle.bouyat@ac-poitiers.fr

Reims

1 rue Navier
51082 Reims Cedex
www.ac-reims.fr

Bernadette Duvivier
03 26 05 68 47
ce.crh@ac-reims.fr

Rennes

96 rue d'Antrain
35044 Rennes Cedex
www.ac-rennes.fr

Nadine Malhas
02 23 21 73 60
ce.ssa@ac-rennes.fr

La Réunion

24 avenue Georges Brassens
Le Moufia
97702 Saint-Denis Messagerie Cedex 9
www.ac-reunion.fr

Marie-Josée Monjole
02 62 48 12 07
marie-josee.monjole@ac-reunion.fr

Rouen

25 rue de Fontenelle
76037 Rouen Cedex
www.ac-rouen.fr

Sandra Breard-Courbé 
02 32 08 92 61
sandra.breard@ac-rouen

Strasbourg

6 rue de la Toussaint
67975 Strasbourg Cedex 09
www.ac-strasbourg.fr

Jeanne Kochanowski
03 88 23 35 30
ce.medical@ac-strasbourg.fr

Toulouse

Impasse Saint-Jacques
31073 Toulouse Cedex
www.ac-toulouse.fr

Jacqueline Bauguil
05 61 17 83 69
assisocial@ac-toulouse.fr

Versailles

3 boulevard de Lesseps
78017 Versailles
www.ac-versailles.fr

Pierre Freyssenge
01 30 83 49 54
pierre.freyssenge@ac-versailles.fr

À l'administration centrale

La correspondante handicap pour l'administration centrale est Marie-Fleur Pygmalion du bureau de la gestion prévisionnelle et du dialogue social - SAAM A1
110 rue de Grenelle, 75007 Paris 07SP
01 55 55 32 02
marie-fleur.pygmalion@education.gouv.fr

Cette correspondante est uniquement compétente pour les personnels de l'administration centrale.

Questions-réponses

Je veux devenir enseignant mais je ne veux pas déclarer mon handicap car j'ai peur que cela me desserve et nuise à ma carrière. Quels avantages ai-je à me déclarer ?

En tant que personne handicapée, vous bénéficiez d'un certain nombre de droits (priorité pour les affectations et les mutations, aménagements de poste, de l'emploi du temps, achat de matériel spécifique, conditions avantageuses de départ en retraite...) qu'il ne vous sera pas possible de faire valoir sans vous déclarer. Si vous passez le concours, vous pourrez bénéficier des aménagements dont vous aurez besoin pendant les épreuves. Il vous est également possible d'être recruté par la voie contractuelle, sans passer les concours de recrutement. Les gestionnaires auxquels vous confierez cette information savent que celle-ci, comme toute information personnelle vous concernant, est confidentielle et nécessite leur discrétion.

Je suis handicapée et j'ai toujours bénéficié de tiers temps quand je passais des examens. Pourrais-je en obtenir un pour les épreuves écrites de l'agrégation de mathématiques sans être reconnue par la COTOREP ?

L'octroi du tiers temps est réglementé, afin de ne pas favoriser les candidats qui le demanderaient sans que le handicap le justifie. Aussi, si vous ne pouvez produire de justificatif de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, il ne sera pas possible de vous accorder le tiers temps dont vous avez besoin. Ce document est délivré par la maison départementale des droits et de l'autonomie. Compte tenu des délais nécessaires pour l'obtenir, il vous est recommandé de le demander le plus rapidement possible. Il vous faudra également produire un certificat médical d'un médecin agréé attestant de la nécessité de cet aménagement.

J'ai 23 ans, le niveau bac +4. J'ai dû interrompre mes études il y a 3 ans en raison d'un accident de la circulation. J'ai maintenant récupéré une partie de mon potentiel physique et je voudrais trouver un emploi. Je suis reconnu travailleur handicapé. J'ai entendu dire qu'il existait pour entrer dans la fonction publique un recrutement sans concours pour les personnes gravement handicapées comme moi, mais je ne sais pas comment m'y prendre.

Il existe effectivement une voie d'accès à la fonction publique spécifique aux personnes handicapées. Il s'agit d'un recrutement par la voie contractuelle, qui permet au candidat d'être titularisé au terme du contrat s'il a été jugé apte professionnellement à remplir les fonctions occupées.
Ce mode de recrutement n'est pas réservé aux seules personnes "gravement" handicapées, mais à tous les travailleurs reconnus handicapés ainsi qu'à d'autres bénéficiaires énoncés à l'article L5212-13 du code du travail.
La reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH ) est délivrée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui siège à la maison départementale du handicap.
Pour vous porter candidat à un emploi relevant du ministère de l'éducation nationale, vous devez déposer votre demande, accompagnée d'un CV, d'une copie de la RQTH et de vos diplômes, au rectorat de l'académie où vous souhaitez exercer.
Dans chaque académie, vous avez un ou plusieurs correspondants handicap. Vous pouvez les contacter pour avoir des informations plus précises sur la façon dont l'académie procède pour recruter et sur les besoins qui sont les siens.

Je suis travailleur handicapé et je souhaite passer le CAPES d'anglais. Ce concours étant national, je suis inquiet pour ma future affectation. J'ai fait de grands frais pour rendre ma maison accessible et je bénéficie actuellement d'un suivi médical très spécifique. Un déménagement me semble impossible à envisager.

 Il est tenu compte de la situation particulière des personnes handicapées au moment de leur affectation en qualité de stagiaire et lors du mouvement pour les titulaires. Il vous est conseillé de mentionner votre qualité de travailleur handicapé au moment de la formulation de vos voeux d'affectation.

J'ai depuis longtemps très envie de devenir professeur des écoles. Mon handicap le permet actuellement, sans nécessiter d'aménagements particuliers. Ce handicap étant évolutif, je ne pourrai sans doute plus enseigner dans 15 ou 20 ans mais je serai à même d'assurer un travail administratif. Puis-je malgré tout me présenter au concours?

Vous pouvez vous présenter au concours de recrutement de professeurs des écoles ou demander un recrutement par la voie contractuelle. Dans les deux cas, votre aptitude physique et la compatibilité de votre handicap avec les fonctions seront appréciées compte tenu des possibilités de compensation. Le fait que votre handicap soit évolutif ne sera pas un obstacle à votre recrutement. Au cours de votre carrière, vous ferez l'objet d'un suivi médical particulier et en cas d'aggravation de votre état de santé, tous les aménagements nécessaires seront mis en place pour vous permettre d'enseigner (équipements matériels ou techniques, aménagements de votre salle de classe ou de l'emploi du temps, accompagnement d'un assistant, etc..). S'il devait s'avérer un jour qu'il ne vous est plus possible d'exercer vos fonctions, l'avis du comité médical sera demandé afin de déterminer dans quel emploi d'un autre corps vous pourriez être reclassé.

Titulaire d'une licence et d'une maîtrise de lettres modernes, je souhaite être recrutée par la voie contractuelle comme enseignante dans le département des Alpes-Maritimes et si possible à Nice où réside ma famille. J'ai déposé un dossier de demande depuis plus d'un an mais on m'a répondu qu'on n'avait pas de poste disponible. Pourquoi annoncer qu'on recrute des personnes handicapées si cela ne se vérifie pas ?


Le recrutement par la voie contractuelle est une possibilité supplémentaire ouverte aux travailleurs handicapés, qui peut aboutir quand il y a rencontre entre le projet d'une personne et le besoin de l'administration. Le dépôt d'une demande ne peut créer d'emploi là où il n'y a pas de besoin et donner lieu à un recrutement automatique. Le candidat doit par ailleurs, outre les diplômes, posséder le profil du poste à pourvoir et son handicap doit être compatible avec le métier d'enseignant. Les postes vacants peuvent être rares selon la discipline ou la zone géographique. Pour augmenter vos chances d'être recrutée, il vous faudrait étendre vos vœux et postuler dans d'autres académies Cela étant, de nombreux emplois d'enseignants étant réservés chaque année au recrutement par la voie contractuelle, il est conseillé de renouveler votre demande auprès du ou des rectorats de votre choix. La réforme du métier d'enseignant a porté au master 2 le niveau de diplôme requis pour se présenter aux concours de professeurs certifiés à compter de la session 2011. Les bénéficiaires d'un recrutement par la voie contractuelle doivent justifier du même diplôme.

Malgré un handicap assez lourd, j'ai toujours réussi à établir un bon contact avec les jeunes et j'aime l'enseignement. Toutefois mes diplômes (DEA de droit) m'orientent naturellement vers l'enseignement supérieur, qui m'attire beaucoup moins que l'enseignement en collège ou en lycée. Un poste de bibliothécaire dans un établissement scolaire m'intéresserait. Ces postes dépendent-ils du ministère de la culture ou du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative ?

Il ne s'agit pas des mêmes métiers. L'emploi que vous décrivez est celui de professeur certifié de documentation, qui exerce ses fonctions dans un centre de documentation et d'information (CDI) d'un établissement scolaire. Celui-ci, au même titre que ses collègues enseignants, est membre à part entière de l'équipe éducative. Sa fonction est d'ordre essentiellement pédagogique : il est chargé de faire du CDI un instrument de travail efficace, à la disposition des élèves et des enseignants ; il accueille les élèves (et les enseignants) au centre, oriente leurs recherches si nécessaire et les initie au maniement des techniques documentaires. Ces emplois relèvent du seul ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative et vous pouvez soit vous inscrire au concours, soit être recruté par la voie contractuelle. Dans ce cas, votre candidature doit être adressée au rectorat de l'académie où vous souhaitez exercer.

Je suis mère de trois enfants et reconnue travailleur handicapée. J'ai un niveau d'étude BAC+3. Puis-je devenir professeur des écoles en demandant un recrutement par la voie contractuelle ?

La dispense de diplôme est accordée aux mères et pères de trois enfants uniquement pour se présenter aux concours et ne peut être valable pour le recrutement par la voie contractuelle, qui exige que les travailleurs handicapés satisfassent aux mêmes conditions que celles exigées pour se présenter aux concours externes. Suite à la réforme du métier d'enseignant, le diplôme Master 2 est maintenant exigé. Vous pourrez présenter votre candidature si vous justifiez d'un titre ou diplôme validant un cycle d'études d'au moins cinq années ou d'un titre ou diplôme reconnu équivalent

 
liste des bénéficiaires de l'obligation d'emploi
liste des correspondants "handicap"

 

Témoignages

Josefa, Professeure des écoles, académie de Nancy-Metz


Avant d'intégrer l'Éducation Nationale, j'ai travaillé dans le privé puis j'ai élevé mes trois enfants. Bénéficiant d'un congé parental, j'ai préparé le concours de professeur des écoles auquel j'ai échoué. Ensuite, durant deux ans, j'ai occupé un poste d' Auxiliaire de vie scolaire (AVS) auprès d'enfants handicapés. Pendant cette expérience, mon envie d'enseigner était de plus en plus présente.
Un jour, sur le site de l'académie de Nancy-Metz, j'ai lu les modalités d'un recrutement par voie contractuelle pour les personnes reconnues travailleurs handicapés. Étant reconnue par la MDPH, je me suis lancée dans l'aventure en envoyant ma lettre de motivation, puis j'ai passé plusieurs entretiens durant lesquels j'ai pu montrer mes connaissances du métier de professeur des écoles et convaincre sur les motivations qui me poussaient à faire ce métier. Pendant ce parcours, toute ma famille et les enseignantes avec qui je travaillais m'ont encouragée et soutenue dans ma démarche.
Après ces étapes, j'ai reçu un courrier qui m'annonçait que candidature avait été retenue.
Aujourd'hui, j'occupe un poste en grande section maternelle depuis 3 ans, je m'épanouis dans mon métier et je me sens reconnue pleinement par toutes les personnes qui m'entourent professionnellement.

Julien, Professeur de physique-chimie, académie de Nancy Metz

Je viens juste d’être titularisé comme professeur de physique-chimie. Ce poste m’a été attribué grâce au recrutement au titre du décret de 95.
Grâce à ma reconnaissance de travailleur handicapé différents outils qui me permettent de préparer mes cours malgré ma dyslexie, sont mis à ma disposition. J’utilise notamment un logiciel qui me permet d’éliminer d’éventuelles fautes d’orthographe et un tableau blanc interactif avec lequel je peux projeter les cours préparés en amont sans fautes d’orthographe ou autres. En parlant dans un micro sans fil, je peux dicter mon cours et celui-ci est automatiquement transcrit sur le T.B.I., je peux ainsi interagir avec la classe sans devoir me soucier de mon handicap.
En plus de ces aides technologiques, le soutien de mes collègues et le bon travail de mon tuteur m’ont permis de m’intégrer dans l’équipe malgré quelques tensions dues à mon statut particulier. Mon poste ayant été supprimé, je me suis retrouvé muté dans un nouveau lycée où je peux, cette année, collaborer pleinement avec mes collègues et me lancer dans plein de nouveaux projets.
Les dispositifs techniques ainsi que le travail en équipe avec les autres enseignants facilitent alors mon travail et m’offrent la possibilité de proposer aux élèves un enseignement de qualité.

Hélène, professeur de vente en lycée professionnel, académie de Montpellier


En 2009, j’ai été recrutée comme professeur contractuel dans le cadre de la voie contractuelle réservée aux personnes handicapées.
Je suis ravie de pouvoir aujourd’hui témoigner de la réussite de mon intégration.
Discrétion et respect sont les deux mots qui ont guidé et accompagné tout mon parcours de titularisation qui s’est effectué bien heureusement, de la même manière que les autres stagiaires, sans facilités ni exigences supplémentaires. Actuellement professeur de vente en lycée professionnel, je suis désormais pleinement épanouie dans ce nouveau métier qui me convient parfaitement.

Jérôme, conseiller principal d'éducation dans les Yvelines

2001 aura vraiment été pour moi une année très difficile. Admissible aux écrits du CAPEPS et aux épreuves écrites et physiques du concours de la ville de Paris, j'ai malheureusement eu un accident de la route la veille des toutes dernières épreuves de ces concours. Aucune possibilité de bénéficier d'un oral de rattrapage n'a pu être envisagée.
La commission académique du 21 janvier 2003 statuant sur la compatibilité du handicap m'a appris par la suite l'incompatibilité de mon handicap avec l'enseignement de l'éducation physique et sportive (bras gauche paralysé). Elle m'a orienté vers un poste de conseiller principal d'éducation.
Que de désillusions dans cette décision surtout après avoir enseigné l'EPS pendant plusieurs années. Après que je me sois fait à cette idée, j'ai tout mis en œuvre pour y arriver. De janvier 2005 à juillet 2005, un contrat en qualité de CPE m'a été proposé dans un lycée du département des Yvelines, établissement dans lequel j'ai acquis une très bonne expérience de la profession, aidé en cela par mes autres collègues CPE du lycée.
Après avoir passé un été au chômage, j'ai appris qu'un contrat d'un an m'était proposé au titre du recrutement des travailleurs handicapés dans un autre lycée des Yvelines. Toutes les conditions étaient enfin réunies pour espérer une titularisation. Là encore une bonne cohésion entre CPE m'a permis de découvrir un peu plus ce métier et d'en prendre toute la mesure.
L'intégration s'est très bien passée, du fait peut-être que mon handicap n'est pas trop visible et contraignant et sûrement parce que j'ai su répondre aux exigences et aux attentes de chacun. J'ai ensuite été inspecté et je redoutais quand même ce « passage obligé » ne sachant pas vraiment les exigences requises. Mais, cela s'est bien passé, de même que l'oral et l'entretien qui ont suivi.
Par contre, espérant être titularisé dans le même établissement; j'ai éprouvé une certaine crainte en raison de nombreux appels de CPE qui souhaitaient se porter candidat sur mon poste qu'ils pensaient vacant.
En octobre 2006, j'ai enfin appris de manière officielle ma titularisation sur ce poste à compter du 1er septembre 2006.

Marie-Laure, CASU et chef de division d'un service d'examen et concours du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

Je suis atteinte d'une surdité sévère (90 % de perte d'audition). J'ai perdu l'audition progressivement et j'ai appris peu à peu à compenser mon handicap avec deux prothèses auditives et la lecture labiale. Cela m'oblige cependant à produire constamment de gros efforts d'attention, ce qui provoque des maux de tête ainsi qu'une grande fatigue sensorielle et nerveuse. En effet, ce handicap ne se voyant pas, il est très difficile de faire comprendre les difficultés réelles rencontrées par un sourd. Certains interlocuteurs se mettent à hurler, d'autres mettent leur main devant leur bouche en parlant, d'autres lèvent la tête, ou parlent quand j'ai le dos tourné... à force de répéter ces consignes, un sourd peut passer pour avoir mauvais caractère.
Je suis arrivée sur mon premier poste de SASU avec mon statut de travailleur handicapé. J'étais débutante et je n'ai pas eu de réelles difficultés au départ. J'étais bien encadrée par un responsable qui m'a formée et incitée à passer les concours. Devenue AASU, j'ai occupé durant 14 ans plusieurs postes différents, avec des responsabilités souvent importantes. Je n'ai pas demandé d'aménagement de poste, craignant que la divulgation de mon handicap ne me barre la route à un poste d'encadrement. J'avais également peur de l'assistanat. Dans l'ensemble, durant cette période, j'ai été épaulée par ma hiérarchie.
J'ai ensuite réussi le difficile concours de CASU. Mais la désillusion est arrivée avec ma première affectation où, bien qu'étant prioritaire réglementairement, j'ai été la seule de ma promotion à n'obtenir aucun des postes demandés avant de pouvoir, plus tard, être mutée à la Sorbonne, puis, ce qui était mon rêve, dans le service où je suis actuellement affectée.
Ce qui me tient à cœur dans mon métier, c'est l'objectif que j'ai poursuivi dans tous mes postes : la modernisation et la réorganisation des services que j'ai dirigés. J'encadre aujourd'hui 55 personnes, dont 3 cadres, et suis responsable de l'organisation d'un très grand nombre d'examens professionnels, avec pour impératif de réussir les sessions.
Au niveau des aménagements, n'ayant jamais vraiment eu d'installation téléphonique spécifique, j'utilise un poste téléphonique qui m'appartient avec amplification, ce qui me pose malgré tout des difficultés. Je compense également mon handicap en étant très organisée afin d'économiser mes forces (mon potentiel auditif diminue en fin d'après-midi et je me sens épuisée le soir), en sachant m'entourer et en travaillant en équipe.
Aujourd'hui, je pense qu'aucun de mes supérieurs hiérarchiques n'a vraiment mesuré mes difficultés réelles. Mais ils ont considéré que j'avais les capacités et les compétences pour me confier les postes que je souhaitais et, dans le service où j'exerce actuellement, je me suis toujours sentie reconnue.

 

 

Mise à jour : février 2012

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