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Chiffres Clés
A noter
Assouplissement de la procédure de la co-tutelle internationale de thèse Pour favoriser l'ouverture internationale des écoles doctorales, le dispositif de préparation des co-tutelles internationales de thèse a été assoupli. L'arrêté du 6 janvier 2005 confère aux établissements la capacité d'en organiser le déroulement dans le cadre d'une convention entre les établissements engagés en adaptant, lorsque c'est nécessaire, la réglementation nationale aux exigences de la coopération internationale.
Le saviez-vous ?
Les conventions industrielles de formation par la recherche (C.I.F.R.E.) permettent à de jeunes chercheurs de réaliser leur thèse en entreprise, en liaison avec une équipe de recherche extérieure et en étant rémunéré par l'entreprise. Pour faire une demande de convention, adressez-vous à l'association nationale pour la recherche technique (A.N.R.T.)
Textes de référence
En 2006, la formation doctorale a été profondément renovée afin de se conformer aux orientations européennes en garantissant une formation de très haut niveau. Le doctorat se prépare en trois ans après un master. Point d'aboutissement des études supérieures, il correspond à un niveau bac + 8 années d'études.
Une formation doctorale profondément rénovée et en phase avec les orientations européennesLes 18 et 19 mai 2005, à Bergen, les ministres en charge de l'enseignement supérieur des quarante-cinq pays engagés dans le processus de Bologne ont confirmé le caractère central de la formation doctorale pour l'avancement de la connaissance au travers d'une recherche innovante. Ils ont recommandé aux établissements d'enseignement supérieur des États membres de prendre les mesures appropriées pour que leurs programmes doctoraux garantissent l'acquisition d'une formation interdisciplinaire et le développement de compétences transférables, répondant ainsi aux besoins du marché de l'emploi le plus large possible. La France a pris la mesure de ces enjeux à travers les orientations de la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 et l'arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale. L'objectif est de garantir aux doctorants une formation de très haut niveau et une meilleure reconnaissance de leur diplôme tant au plan académique que dans l'industrie ou les services. Fondée sur les compétences scientifiques avérées des établissements, la formation doctorale offre aux doctorants l'état le plus récent des connaissances. Elle s'effectue au sein d'écoles doctorales accréditées par le ministre en charge de l'enseignement supérieur dans le cadre du contrat d'établissement. D'une durée de trois ans après l'obtention du diplôme national de master ou sur la base de la reconnaissance d'un niveau équivalent, elle permet d'obtenir, après soutenance d'une thèse, le grade de docteur.
Le nouvel arrêté relatif à la formation doctorale se caractérise par quatre orientations majeures :
Préparé sur la base d'une large concertation nationale et en adéquation avec les orientations énoncées dans la Charte européenne du chercheur notamment pour ce qui concerne le statut du doctorant, ce texte ouvre la formation doctorale à l'ensemble des partenariats scientifiques avec le seul souci de la recherche de l'excellence. Les écoles doctoralesGénéralisées à la rentrée 2000, les écoles doctorales rattachées aux établissements d'enseignement supérieur, fédèrent un ensemble d'équipes de recherche qui prennent en charge la formation et le devenir des doctorants. Elles offrent au futur docteur un encadrement scientifique de haut niveau ainsi qu'une préparation à l'insertion professionnelle. Les liens avec la recherche et la qualité scientifique des laboratoires, la procédure de recrutement des doctorants et la politique de financement des thèses, le potentiel d'encadrement et la politique de formation, les partenariats avec le monde socio-économique et l'incitation à la mobilité et à l'ouverture européenne et internationale sont autant de critères déterminants pour l'accréditation des écoles doctorales. L'attention attachée à la mise en oeuvre de la charte des thèses, véritable contrat moral conclu entre le doctorant, son directeur de thèse, le directeur de l'école doctorale et celui du laboratoire d'accueil, constitue une garantie de qualité dans la mesure où elle définit les droits et les devoirs de chacun. La préparation d'une thèse doit en effet s'inscrire dans un projet personnel et professionnel clairement défini dans ses objectifs et ses moyens.
Les aides à la formation doctoraleLes allocations de rechercheAprès obtention du diplôme national de master ou d'un diplôme de niveau équivalent et sur la base de critères scientifiques, un certain nombre de doctorants peuvent bénéficier d'une allocation de recherche. Cette allocation permet au doctorant de se consacrer pleinement à ses travaux de recherche et à la préparation de sa thèse. Elle est attribuée pour une durée de trois ans. Le ministère attribue ainsi 4 000 nouvelles allocations chaque année ce qui représente près de 22 % des étudiants inscrits en première année de thèse. Le montant mensuel brut de cette allocation versée à 12 000 doctorants est de 1 658 euros. Dans le cadre du Pacte pour la recherche attaché à la loi de programme pour la recherche, l'Etat augmenté sensiblement, dès 2007, le financement des doctorants. L'étudiant qui souhaite bénéficier d'une allocation de recherche doit en faire la demande auprès de son école doctorale durant son année de master. Dans le cadre du Pacte pour la recherche attaché à la loi de programme pour la recherche, l'État augmentera sensiblement, dès 2007 le financement des doctorants. Campagne 2008 d'attribution des allocations de recherche
Les conventions industrielles de formation par la recherche (C.I.F.R.E.)Les C.I.F.R.E. permettent aux doctorants de préparer leur thèse en entreprise en menant un programme de recherche et développement (R.&D.) en liaison avec une équipe de recherche extérieure à l'entreprise. Un contrat de travail est conclu entre l'entreprise et le doctorant pour une durée de trois ans. Compte tenu de l'intérêt de ce dispositif tant pour le développement de la recherche technologique que pour les rapprochements entreprises-universités et l'emploi des chercheurs, un développement de cette procédure a été engagé : 1 200 C.I.F.R.E. ont été accordées en 2007. Pour pouvoir bénéficier d'une C.I.F.R.E., il faut être titulaire d'un master ou d'un diplôme reconnu comme équivalent, ou encore d'un diplôme d'école d'ingénieur, de commerce ou de gestion et s'inscrire en doctorat. L'étudiant qui souhaite en bénéficier doit en faire la demande auprès de l'association nationale de la recherche technique (A.N.R.T.) qui gère les conventions pour le compte du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. Outre les soutiens à la formation doctorale mentionnés ci-dessus, il existe d'autres possibilités d'aide offertes par certains organismes publics ou privés. L'association nationale des docteurs ès sciences (A.N.D.è.S.) recense ces possibilités et les tient à jour en permanence.
La professionnalisationLe ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche met en oeuvre des dispositifs visant à assurer la formation professionnelle des futurs enseignants-chercheurs et à favoriser l'insertion professionnelle des docteurs. Des dispositifs de professionnalisation des formations doctorales sont de plus développés en relation avec certains partenaires.
Le monitorat d'enseignement supérieurLes quatorze centres d'initiation à l'enseignement supérieur (C.I.E.S.) accueillent les moniteurs pour les former au métier d'enseignant-chercheur. La formation des moniteurs a été élargie depuis la rentrée 2004 et sensibilise à la diffusion de la culture scientifique et technique et au monde de l'édition scientifique. Le monitorat d'enseignement supérieur place les doctorants en situation d'enseigner à l'université. Ils bénéficient pour cela du soutien d'un tuteur et suivent dix jours par an une formation organisée par les C.I.E.S. Pour devenir moniteur, le candidat doit en faire la demande en début de thèse et bénéficier d'une allocation de recherche ou d'une aide financière équivalente. Les moniteurs perçoivent un revenu complémentaire à l'allocation de recherche. En 2007, plus de 60 % des allocataires sont également moniteurs.
Les doctorants-conseilsPartant du constat qu'un tiers des docteurs rejoint le secteur privé trois ans après la soutenance, le ministère a souhaité diversifier l'objet du monitorat et offrir ainsi aux doctorants la possibilité d'enrichir leur formation par la mise en application de leurs compétences au sein du monde socio-économique. Visant un rapprochement de la sphère académique du monde de l'entreprise et une amélioration de leur connaissance réciproque, l'expérimentation du dispositif des « doctorants-conseil » menée à compter de la rentrée universitaire 2007 s'est traduite par l'attribution de 500 nouveaux supports de monitorats à 66 établissements d'enseignement supérieur. Les moniteurs recrutés par ces établissements, dénommés « doctorants-conseil », se sont vus confier la réalisation d'une mission d'expertise au sein d'une entreprise, une administration ou une collectivité territoriale, en parallèle à la réalisation de leurs travaux de recherche.
Les attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER)Les fonctions d'ATER permettent à des doctorants en fin de thèse, ou à des docteurs en attente de recrutement dans l'année qui suit leur thèse, d'obtenir un contrat à durée déterminée pour enseigner dans une université pour une durée normale d'un an. Les ATER constituent l'une des sources principales de renouvellement des corps d'enseignants-chercheurs. Ils peuvent demander à exercer leurs fonctions à temps partiel. Ce dispositif vise à permettre une transition vers des emplois d'enseignants-chercheurs au sein des établissements d'enseignement supérieur.
Des outils au service de la professionnalisation des doctorants
Des séminaires de sensibilisation et d'initiation au monde des entreprises ont été développés sous l'appellation de "doctoriales". Leur objectif principal est de créer un lieu de rencontre entre doctorants et acteurs économiques afin d'améliorer la communication entre les différents partenaires et de favoriser la prise de conscience, par les doctorants, de l'importance de leur projet personnel et professionnel. Ces séminiares sont complétés par des formations spécifiques mises en place par les écoles doctorales (communication, langue étrangère, conduite de projet) destinées à aider le doctorant à préparer son avenir professionnel et à valoriser sa formation à la recherche au moment de son insertion professionnelle.
L'objectif de ce programme est de préparer le doctorant à la démarche de recherche d'emploi en le conduisant à identifier les compétences multiples mises en oeuvre au cours des trois années de thèse et à les valoriser dans des situations professionnelles diversifiées. Ce travail, encadré par un tuteur généralement issu d'un cabinet de recrutement, donne lieu à l'élaboration d'un document de quelques pages, véritable bilan de compétences. Des renseignements concernant les outils au service de la professionnalisation des doctorants peuvent être obtenus auprès de l'association Bernard-Gregory (A.B.G.). Celle-ci a notamment pour mission de favoriser l'insertion des jeunes docteurs en entreprise.
Mis à jour le 23 juillet 2008
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