Pour accéder à l'enseignement supérieur en France, les étudiants étrangers doivent, s'ils ne sont pas en possession du baccalauréat français, avoir satisfait aux conditions qui permettent l'accès à l'enseignement supérieur dans le pays où a été obtenu le diplôme de fin d'études secondaires. Ils devront justifier d'un niveau de compréhension de la langue française adapté à la formation envisagée.
Procédures d'admission
Les procédures d'admission varient en fonction du type d'établissement et de la filière de formation envisagée :
- pour s'inscrire en classe préparatoire aux grandes écoles, ou en sections de techniciens supérieurs (dans les lycées), en I.U.T. ou I.U.P. (dans les universités), en deuxième ou troisième cycle à l'université, ou dans tout autre établissement à caractère spécifique et/ou recrutement par voie de concours, jury d'admission ou sur titre, la demande d'inscription est à faire directement auprès de l'établissement concerné ;
- pour s'inscrire en premier cycle dans une université (L.M.D.) une demande d'inscription préalable est obligatoire pour les étrangers titulaires d'un diplôme étranger de fin d'études secondaires. Attention ! Il existe deux formulaires de demande d'inscription préalable selon le pays où vous résidez :
- si vous résidez dans votre pays vous devez utiliser le formulaire appelé "formulaire blanc" ;
- si vous résidez en France, vous devez utiliser le formulaire appelé "formulaire vert"
Les dispenses
Sont dispensés de cette procédure et peuvent donc présenter directement une demande d'inscription à l'université de leur choix, les étudiant(e)s étranger(e)s :
- titulaires du baccalauréat français (ou d'un titre admis en dispense par une réglementation nationale) ;
- étudiants communautaires et de l'Espace économique européen ;
- venu(e)s en France effectuer des études dans le cadre d'un accord inter-universitaire si ce dernier le précise (dans ce cas il mentionne également les modalités spécifiques d'inscription) ;
- boursier(e)s du gouvernement français, d'organismes internationaux ou de gouvernements étrangers dont les bourses sont gérées par un organisme français agréé ;
- apatrides ou réfugié(e)s politiques titulaires de la carte de l'OFPRA (Office français pour les réfugiés et les apatrides),
- enfants de diplomates en poste en France.
Dans le cadre de cette procédure obligatoire, un examen est prévu, organisé par le Centre international d'études pédagogiques (C.I.E.P.), pour évaluer la compréhension écrite et orale de la langue française et pour apprécier l'expression écrite des candidats. Cet examen est payant (60 euros).
Sont dispensés de cet examen :
- les ressortissants des États où le français est langue officielle ;
- les étudiants étrangers issus des sections bilingues françaises figurant sur une liste établie conjointement par les ministères de l'éducation nationale et des affaires étrangères ;
- les titulaires du diplôme approfondi de langue française (D.A.L.F.) et du diplôme d'études en langue française (D.E.L.F.) niveau B2 ;
- les candidats qui ont passé le test organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (C.C.I.P.) et ont obtenu la note de 14/20 à l'épreuve d'expression écrite.