La scolarisation en zone de montagne et, plus généralement, dans l’espace rural isolé conjugue aujourd’hui efficacité – ainsi qu’en témoigne l’indéniable réussite scolaire des élèves jusqu’en fin de collège, principalement fondée sur une triple modernité organisationnelle, pédagogique et didactique – et retard, comme l’attestent les non moins indéniables difficultés qu’elle connaît en matière d’orientation scolaire en fin de collège et en début de lycée : l’orientation reste encore fortement influencée par le double poids de l’ancrage territorial, générateur de forte identité locale et de faible mobilité spatiale, et de la difficulté à se projeter dans l’avenir lointain, capacité indispensable à la construction d’un projet d’orientation.
Ce phénomène complexe, éminemment paradoxal, va bien au-delà de l’impact singulier de telle ou telle variable contextuelle sur telle ou telle caractéristique de la scolarité des élèves ruraux et montagnards : issu d’un grand nombre de variables variant de concert, il correspond apparemment à un impact global systémique, l’effet de territoire.
La territorialisation du processus d'orientation en milieux ruraux isolés et montagnards : des impacts du territoire à l'effet de territoire télécharger (101.50 Ko, pdf)
Mise à jour : mars 2009