En une dizaine d’années, malgré des prescriptions de plus en plus nombreuses, les pratiques d’éducation à l’orientation ne semblent pas s’être sensiblement étoffées. Les professeurs principaux n’y consacrent guère plus de temps en 2006-2007 qu’en 1998-1999. Ils considèrent la charge de travail beaucoup trop lourde et leur formation insuffisante. Par ailleurs, les élèves les plus en difficulté sont les moins à même de réfléchir à leur orientation car, « les déceptions, les rancoeurs, la remise en cause de l’école surgissent à ce moment-là » ; et ils préfèrent dans ce cas « adopter la politique de l’autruche ».
Ce sont pourtant eux qui auraient le plus besoin d’éducation à l’orientation, par exemple de revenir sur la mauvaise image véhiculée par l’apprentissage. Convaincus cependant du bien fondé de cette éducation, les professeurs souhaiteraient la développer, mais sur un temps institué et rémunéré, et pour tous les niveaux du collège. À ce titre, l’option de découverte professionnelle est bien venue.
Les pratiques d'éducation à l'orientation des professeurs de troisième télécharger (118.10 Ko, pdf)
Mise à jour : mars 2009