Évaluation et statistiques

Les définitions des termes et indicateurs statistiques de l'éducation nationale

Partager cette page
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter

Voici les définitions des termes et indicateurs statistiques utilisés dans les publications statistiques du ministère de l'éducation nationale.

A \ B \ C \ D \ E \ F \ G \ H \ I \ J \ L \ M \ N \ O \ P \ Q \ R \ S \ T \ U \ V \ Z

A

Absentéisme

Pour mesurer l’absentéisme des élèves soumis à l’obligation scolaire, le seuil de quatre demi-journées d’absence non justifiées par mois a été retenu. Il correspond au seuil fixé par la loi relative à l’assiduité scolaire qui fait référence aux « manquements à l’obligation scolaire » atteignant une durée de quatre demi-journées ou plus dans le mois, devant être « justifiées ». Jusqu'en avril 2008, seules les absences non régularisées étaient prises en considération. À présent, les absences non justifiées comprennent toujours les absences non régularisées, mais aussi les absences régularisées dont le motif d'excuse n'est pas légitime au regard de la loi.

Admission aux examens et concours

Dans le cadre des examens scolaires, est considéré comme admis, tout candidat qui a obtenu une note moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20 à l'issue des épreuves obligatoires. Dans le cadre des concours d'enseignants et d'autres personnels, les admis comprennent tous les candidats reçus sur liste principale.

Admissibilité aux examens et concours

Sont considérés comme admissibles les candidats reçus à la première partie éliminatoire d'un examen ou d'un concours. Ils sont convoqués pour les épreuves complémentaires.

Admission parallèle

L'admission parallèle est une forme de recrutement mise en place par les grandes écoles pour favoriser la diversification des profils. Les titulaires d'un diplôme universitaire de technologie (DUT), d'une licence ou d'un autre diplôme peuvent être candidats pour être admis dans une grande école. Ces candidats passent des concours différents de ceux des étudiants issus de classes préparatoires. Ils peuvent aussi être acceptés sur dossier, selon l'établissement. On les appelle aussi les admis sur titre.

Âge

Dans les statistiques scolaires, l'âge est défini comme le nombre d'années révolues au 31 décembre de l'année considérée. Il correspond donc à une différence de millésime entre l'année de rentrée et l'année de naissance de l'élève. Il ne correspond pas à l'âge effectivement atteint au moment de la rentrée.

Âge théorique normal ou « à l'heure »

C’est l’âge d'un élève qui, entré au cours préparatoire à 6 ans, effectue sa scolarité sans redoublement ni saut de classe (15 ans en seconde, 16 ans en première et 17 ans en terminale).

Aire urbaine

L’objectif du nouveau zonage en aires urbaines (ZAU) de 2010 est d’obtenir une vision des aires d’influences des villes (au sens d’unités urbaines) sur le territoire. Une aire urbaine ou « grande aire urbaine » est un ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaillent dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
Les « moyens pôles » (unités urbaines de 5 000 à moins de 10 000 emplois) et leur couronne, les « petits pôles » (unités urbaines de 1 500 à moins de 5 000 emplois) et leur couronne sont définis de la même façon. Les « communes multipolarisées » sont attirées par plusieurs aires, de sorte que 40 % au moins des actifs résidents travaillent dans des aires, sans atteindre ce seuil avec une seule d’entre elles. Les communes restantes sont dénommées « communes isolées hors influence des pôles »  (5 % de la population au recensement 2009). Cette nouvelle version du zonage en aires urbaines ne définit plus d’« espace à dominante rurale ». La notion de « rural » subsiste toutefois dans le zonage en « unités urbaines » (cf. unité urbaine).

Allocation de rentrée scolaire (ARS)

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée sous condition de ressources aux familles aux revenus modestes. Pour en bénéficier, il faut avoir un enfant de 6 ans au moins et de 18 ans au plus, inscrit dans un établissement scolaire ou sous contrat d'apprentissage. L'allocation peut être accordée aux enfants de moins de 6 ans admis en cours préparatoire. En outre, il importe que l'enfant n'ait pas atteint ses 18 ans avant le 15 septembre de l'année en cours. Pour avoir droit à l'allocation, les jeunes de 16 à 18 ans doivent poursuivre des études dans un établissement d'enseignement public ou privé ou être en apprentissage et ne doivent pas percevoir plus de 55 % du Smic.

Analphabétisme

« Est fonctionnellement analphabète toute personne incapable de lire et d’écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec sa vie quotidienne. » (Conférence mondiale sur l’éducation des adultes de Montréal - 1958).

Apprentissage

L'apprentissage est une formation en alternance, assurée conjointement dans les centres de formation d'apprentis et les entreprises, qui peut désormais préparer à tous niveaux de diplômes technologiques ou professionnels jusqu'au supérieur. L'apprenti, âgé d'au moins 16 ans, est lié par contrat de travail à une entreprise.

Approche par compétences

L'approche par compétences met l’accent sur la capacité de l’élève à utiliser concrètement ce qu’il a appris dans des tâches et situations nouvelles et complexes, à l’école tout comme dans la vie.

ARA

Activités à responsabilité académique : missions académiques ou décharges syndicales.

ARE

Activités à responsabilité établissement, par exemple activités de coordination pédagogique ou d’assistance informatique.

Attrition

Les enquêtes longitudinales qui suivent les personnes dans le temps (vagues successives d'enquêtes, par exemple annuelles) sont sujettes au phénomène d'attrition qui correspond au fait que l'échantillon de personnes qui répondent se réduit au fil du temps, pour différentes raisons (mobilité, lassitude). Ce phénomène peut affecter la qualité et la représentativité des résultats observés si les personnes manquantes sont significativement différentes des autres.

B

Bourse au mérite

Ces bourses sont versées de droit aux élèves boursiers de lycée qui auront obtenu une mention Bien ou Très bien au diplôme national du brevet. C'est un dispositif destiné à compléter l'attribution d'une bourse de lycée pour les élèves boursiers méritants. Ce complément est versé pendant toute la scolarité jusqu'au baccalauréat afin de les aider dans la poursuite de leurs études.

C

Capacité d'accueil pour l'enseignement

Nombre maximum d’élèves que le chef d’établissement pense pouvoir accueillir en sauvegardant de bonnes conditions de fonctionnement. Pour estimer cette capacité, en partie bien sûr subjective, le chef d’établissement doit prendre en compte la diversité des formations proposées, les normes pédagogiques en vigueur, les normes de sécurité, etc.                       
Cette capacité peut donc varier dans le temps sans que les locaux soient modifiés. Le nombre d’élèves effectivement scolarisés dans l’établissement à la rentrée est rapporté à cette capacité pour calculer le taux d’occupation.

Carte scolaire

La carte scolaire est le fait d'affecter un élève dans un collège ou un lycée correspondant à son lieu de résidence.

Chômage

Le chômage représente l'ensemble des personnes de 15 ans et plus privées d'emploi et en recherchant un. Sa mesure est complexe. Les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne sont pas toujours faciles à établir, ce qui amène souvent à parler d'un « halo » autour du chômage.

Il y a en France deux sources statistiques principales sur le chômage : les statistiques mensuelles du ministère du travail, élaborées à partir des fichiers de demandeurs d'emploi enregistrés par Pôle emploi et l'enquête Emploi de l'Insee, qui mesure le chômage au sens du bureau international du travail (BIT). En application de la définition internationale adoptée en 1982, un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi, c'est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;                       
  • avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de 3 mois.

Classification internationale type de l'éducation (Cite)

Conçue par l’Unesco au début des années soixante-dix, cette classification a été révisée et approuvée en 1997, à l’issue de larges consultations internationales. Elle est un outil permettant de produire des statistiques comparables sur l'enseignement et la formation, et de répartir les effectifs scolarisés, les flux de diplômés, les ressources humaines et financières selon une échelle commune de niveaux d'enseignement. Elle sert également à répartir la population par niveau d'études. Les études prises en compte sont celles couronnées de succès et sanctionnées par un diplôme : les personnes ayant au moins le niveau Cite 3 possèdent ainsi en France au moins un CAP, un BEP ou un baccalauréat. Pour tenir compte des changements intervenus dans les systèmes éducatifs, une nouvelle classification est en cours d'élaboration. Révisée par l'Unesco, la nouvelle Cite 2011 entrera en vigueur en 2014.

Niveau 0  : Éducation de la petite enfance
Niveau 1  : Primaire
Niveau 2  : Enseignement secondaire (premier cycle)
Niveau 3  : Enseignement secondaire (deuxième cycle)
Niveau 4  : Enseignement post-secondaire non supérieur
Niveau 5  : Enseignement supérieur de cycle court
Niveau 6  : Licence ou équivalent
Niveau 7  : Master ou équivalent
Niveau 8  : Doctorat ou équivalent

Coefficient de variation (CV)

Le coefficient de variation est le rapport de l'écart-type à la moyenne. Plus la valeur du coefficient de variation est élevée, plus la dispersion autour de la moyenne est grande. Il est généralement exprimé en pourcentage. Sans unité, il permet la comparaison de distributions de valeurs dont les échelles de mesure ne sont pas comparables. Lorsque l'on dispose de valeurs estimées, le CV rapporte l'écart-type de l'estimation à la valeur de cette estimation. Plus la valeur du coefficient de variation est faible, plus l'estimation est précise.

Cohorte

Ensemble des individus qui ont vécu un événement semblable au cours d'une période de temps (habituellement une année). Dans les « panels » d'élèves dont on suit la scolarité, la cohorte correspond à l'ensemble des élèves entrés une année donnée au CP pour le primaire, ou en classe de 6e pour le second degré.

Commune rurale

Sont considérées comme rurales les communes qui ne rentrent pas dans la constitution d'une unité urbaine (cf. unité urbaine) : les communes sans zone de bâti continu de 2 000 habitants, et celles dont moins de la moitié de la population municipale est dans une zone de bâti continu. Elles représentent 22 % de la population au recensement 2009.

Compétences

Alors que le terme de « connaissances » renvoie plutôt à des savoirs codifiés, à un programme scolaire, celui de compétences reçoit bien des définitions distinctes. Elles tendent à s'accorder sur une signification plus large ou « transversale ». « Une compétence est une combinaison de connaissances, de capacités à mettre en œuvre ces connaissances, et d'attitudes, c'est-à-dire de dispositions d'esprit nécessaires à cette mise en œuvre » (HCE). « Une compétence est une capacité d’action efficace face à une famille de situations, qu’on arrive à maîtriser en disposant à la fois des connaissances nécessaires et de la capacité de les mobiliser, pour identifier et résoudre de vrais problèmes ». (Perrenoud)

Compétences de base

Les proportions d’élèves maîtrisant les compétences de base (définies en référence au socle commun) en français et en mathématiques s'inscrivent dans des objectifs de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) : pour le premier degré, conduire tous les élèves à la maîtrise des compétences de base exigibles au terme de la scolarité primaire ; pour le second degré, conduire le maximum d’élèves aux niveaux de compétences attendues en fin de scolarité et à l’obtention des diplômes correspondants. Depuis mars 2007, environ 8 000 élèves de CM2 et 8 000 élèves de troisième ont passé chaque année à la même époque des épreuves d'une heure de français et une heure de mathématiques. Après analyse des résultats, un niveau d'exigence a été fixé, seuil à partir duquel on peut considérer que les élèves maîtrisent les compétences de base.

Compétences en lecture dans PISA

La mesure de la performance en lecture se concentre sur la capacité des élèves à utiliser de l’information écrite dans des situations rencontrées dans leur vie courante. Les données proviennent du programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) qui est une évaluation internationale standardisée, développée par l’OCDE et réalisée auprès d’élèves âgés de 15 ans. Dans Pisa 2012, « comprendre l'écrit, c'est non seulement comprendre et utiliser des textes écrits, mais aussi réflechir à leur propos et s'y engager. Cette capacité devrait permettre à chacun de réaliser ses objectifs, de développer ses connaissances et son potentiel, et de prendre une part active dans la société ».

Compte économique de l'éducation

Compte satellite de la comptabilité nationale décrivant l’ensemble des flux financiers intervenant dans le domaine de l’éducation, rassemblés dans un cadre cohérent s’articulant avec celui de la comptabilité nationale.

Corrélation

La corrélation mesure le degré de liaison entre deux variables quantitatives. Le coefficient de corrélation linéaire, compris entre - 1 et + 1, mesure le degré avec lequel deux variables sont liées par une relation linéaire. Si le coefficient est négatif, la valeur d'une des deux variables est d'autant plus élevée que l'autre est faible. Un coefficient positif, à l'inverse, signifie que les deux variables varient, globalement, dans le même sens. Un coefficient de corrélation élevé n'induit pas l'existence d'une relation de causalité.

Crédits européens

La validation des acquis de l’étudiant (contrôle continu, examens, etc.) dans un enseignement ou une unité d'enseignement (U.E.) s’accompagne de l’attribution de crédits. Le nombre de crédits attribués est proportionné au volume d’heures de cours, de travaux dirigés (T.D.) et de travail personnel. Les crédits peuvent aussi valider un stage ou un mémoire. Un semestre (600 h de travail étudiant) vaut 30 crédits ; la Licence représente donc 180 crédits et le Master 120 crédits supplémentaires. Ces crédits constituent une reconnaissance internationale :

  • ils sont transférables en France et en Europe au sein du système européen de transfert de crédits - European Credit Transfert System (E.C.T.S.) ;
  • ils sont capitalisables, donc définitivement acquis, quelle que soit la durée du parcours"

D

Déciles

Valeurs qui partagent la distribution d'une population en dix groupes de même taille, pour une variable quantitative. Par exemple, le premier décile d'une distribution de scores à un test de compétences est le score en-dessous duquel se situent 10 % des personnes évaluées. On distingue souvent les déciles extrêmes notés D1 et D9, le ratio D9/D1 constituant un indicateur courant de mesure des inégalités pour une variable quantitative (cf. rapport interdéciles).

Décote

Coefficient de minoration de la pension de retraite appliquée lorsque la durée d’assurance est inférieure à la durée requise pour le bénéfice du taux plein de pension. Dans le régime général, l’assuré touche une pension réduite de 1,25 % par trimestre manquant.

Décrochage scolaire

On parle de décrochage scolaire lorsqu’un élève quitte l’institution scolaire, abandonne ses études, arrête le cursus en cours avant qu’il ne soit terminé. Plus précisément, selon le code de l'éducation, être décrocheur, c'est ne pas avoir terminé avec succès le cycle de formation de second cycle du second degré dans lequel le jeune s'était engagé. Ainsi, est considéré comme décrocheur un élève titulaire d'un CAP, qui poursuit ses études pour le compléter par un second CAP ou pour obtenir un baccalaureat professionnel mais qui arrête sa scolarité sans avoir atteint son objectif. Autrement dit, on peut être décrocheur et diplômé. Au niveau européen, la notion de décrochage correspond à la proportion de personnes de 18 à 24 ans qui ont seulement le niveau de l'enseignement secondaire inférieur ou un niveau moins élevé et sont sorties du monde de l'éducation ou de la formation. Le cadre stratégique « Éducation et formation 2020 » a retenu pour objectif de faire descendre cette proportion en-dessous de 10 %.

Demandeur d'emploi

Les demandeurs d'emploi sont les personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi. Ces demandeurs sont enregistrés dans différentes catégories de demandes d'emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité.

Démocratisation

Cette question, complexe et controversée, donne lieu à diverses définitions et mesures. On a coutume de distinguer démocratisation quantitative et qualitative. La démocratisation quantitative (aussi appelée massification) correspond à un mouvement d'expansion et de diffusion de l'école : une part plus importante des jeunes profite de l'allongement des études pour accéder à des niveaux de formation plus élevés (ainsi en France deux tiers des jeunes deviennent bacheliers en 2010, contre 1 % un siècle plus tôt). Mais ce mouvement peut correspondre à une élévation générale où les inégalités persistent mais se déplacent. La démocratisation qualitative suppose une plus grande égalité des chances de réussite scolaire. Elle voit l'affaiblissement du lien entre l'origine sociale d'un jeune et son parcours scolaire (en France, d'importantes différences subsistent, non seulement dans l'accès au baccalauréat, mais plus encore dans les filières les plus longues et sélectives : filières scientifiques, classes préparatoires ou grandes écoles).

Dépense intérieure d'éducation

Total des dépenses effectuées en France métropolitaine ou dans les départements d'outre-mer (Dom) pour les activités d’éducation (enseignement ou activités annexes) ainsi que pour la formation continue. Cela comprend aussi les achats des biens et services liés à l’éducation à la charge des ménages (fournitures, leçons particulières). Cette dépense mesure l'effort consenti par la collectivité nationale, tous financeurs confondus (État, collectivités territoriales, entreprises, ménages) pour le fonctionnement et le développement du système éducatif. En 2011, la dépense intérieure d'éducation s'élevait à 137 milliards d’euros sur l’ensemble de la France métropolitaine et des Dom, soit 6,9 % du produit intérieur brut (PIB) ; les dépenses concernent principalement la rémunération des personnels.

Dépense intérieure d'enseignement

Total des dépenses effectuées en France métropolitaine ou dans les départements d'outre-mer (Dom) pour les seules activités d’enseignement.

Dépense moyenne par élève

La dépense moyenne par élève prend en compte la totalité des dépenses, à savoir les dépenses de personnels, les autres dépenses courantes et les dépenses en capital pour l’ensemble des activités dans les établissements publics et privés, à l’exclusion des formations extrascolaires et de la formation continue. Cette dépense comprend aussi les dépenses au titre des biens et services rattachés à la charge des ménages (transports scolaires, achat de fournitures, de manuels scolaires, de vêtements). Pour chaque niveau d’enseignement, la dépense moyenne par élève est égale à la somme des dépenses totales des unités de financement du compte de l’éducation, divisée par le nombre d’élèves.

Division

Ce terme est utilisé dans le second degré pour dénommer et dénombrer les structures pédagogiques dans lesquelles sont inscrits les élèves. Le chef d'établissement inscrit chacun des élèves dans une division et une seule.

Docimologie

C'est l'étude des modes de notation.

Dotation horaire globale (DHG)

Cette dotation représente le « budget » des établissements du second degré exprimé en heures d’enseignement. Chaque académie reçoit une DHG pour l’ensemble des lycées et collèges de sa circonscription. Le rectorat répartit cette enveloppe pour les lycées et les directions académiques des services de l'éducation nationale (Dasen) pour les collèges. La dotation se compose d’heures postes (HP), correspondant aux postes fixes implantés dans les établissements, et d’heures supplémentaires année (HSA). La dotation attribuée à chaque établissement est fonction des effectifs prévus et des options ou spécialités proposées ; elle leur permet d'organiser les enseignements obligatoires, optionnels, et éventuellement de soutien.

Dotation régionale d'équipement scolaire (DRES)

À compter du 1er janvier 1986, si les dépenses pédagogiques et de personnel restent de la compétence de l'État, les dépenses d'investissement et de fonctionnement des établissements scolaires du second degré ont été prises en charge :

  • par la région pour les lycées et établissements de niveau équivalent ;
  • par le département pour les collèges.

En matière de personnels, de nouveaux transferts de compétences au titre des ex-personnels TOS sont intervenus entre 2006 et 2010. Ces transferts de compétence sont financés par une fraction de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) et de l'ex-TIPP (TICPE : taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). En matière d'investissement, les transferts de compétences ont donné lieu à la mise en place :

    • d'une dotation régionale d'équipement scolaire (DRES) attribuée aux régions ;
    • d'une dotation départementale d'équipement des collèges (DDEC) attribuée aux départements à partir d'enveloppes régionales.

Ces deux dotations sont désormais également financées par des taxes affectées (partie de la TICPE – ex-TIPP –  taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ; et partie de la TSCA : taxe spéciale sur les conventions d’assurance).

Droit à pension

Pour bénéficier d'une pension, un fonctionnaire doit remplir plusieurs conditions, d'années d'activité (au minimum 15) et d'âge (en général 60 ans pour un fonctionnaire ayant effectué des services sédentaires, et 55 ans pour un fonctionnaire ayant effectué au moins quinze ans de services classés dans la catégorie active). Le montant du droit à pension dépend de plusieurs variables.

E

E/D

C'est le rapport du nombre d'élèves sur le nombre de classes (appelées divisions) dans un cycle d'enseignement donné.

E/S

Taille moyenne des structures : un des indicateurs de la mesure du taux d'encadrement dans le second degré. Il estime le nombre moyen d’élèves devant un professeur pendant une heure de cours, qu’il s’agisse d’un cours en groupe ou en classe entière (dénommée aussi « division »). Sa valeur est donc en général inférieure à la taille moyenne des classes.

Ecart-type

L'écart-type sert à mesurer la dispersion, ou l'étalement, d'un ensemble de valeurs autour de leur moyenne. Plus l'écart-type est faible, plus la population est homogène. Racine carrée de la variance, qui est la somme des  (x-m)2/ m.

Échantillon

C'est un ensemble d'individus extraits d'une population initiale de manière aléatoire, dans le but d'estimer certaines grandeurs ayant trait à la population totale (moyenne, variance), pour une ou plusieurs variables.

Échelle de compétences

Les compétences évaluées par les enquêtes internationales donnent lieu à un classement sur une échelle commune (moyenne 500, écart type de 100). En compréhension de l'écrit ou litteratie, les plus faibles niveaux correspondent aux élèves qui sont au mieux capables de repérer un élément simple ou d'identifier le thème principal d'un texte, de faire une connexion simple avec des connaissances de tous les jours. Les élèves du plus haut niveau sont capables d'accomplir des tâches de lecture élaborées, de gérer de l'information, faire preuve de compréhension fine, évaluer de manière critique et élaborer des hypothèses.

Échelle de rémunération

Les personnels des classes sous contrat des établissements privés sont assimilés pour leur rémunération aux grades des personnels titulaires ou auxiliaires de l'enseignement public.

Échelle de performance

Cette échelle, utilisée pour présenter et répartir les résultats obtenus par les élèves lors des évaluations bilans, a été élaborée en utilisant le modèle statistique de réponse à l’item (MRI). Le score moyen de performances a été fixé par construction à 250, et l’écart type à 50.               
Sur la base de différentes évaluations internationales et de la première évaluation bilan 2003 (maîtrise du langage et de la langue française), la partie la plus basse de l’échelle est constituée des scores obtenus par les 15 % d’élèves ayant les résultats les plus faibles. À l’opposé, la partie supérieure, constituée des scores les plus élevés, rassemble 10 % des élèves. Entre les deux, l’échelle est scindée en trois parties d’amplitude de scores égale correspondant à trois groupes intermédiaires.

Éducation prioritaire

La politique d’éducation prioritaire a pour objectif de corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire par un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements des territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales.Elle a été initiée en 1981 avec la création des zones d’éducation prioritaire (ZEP). À la rentrée 1999, la carte de l’éducation prioritaire a été redéfinie et une nouvelle structure ajoutée : le réseau d’éducation prioritaire (REP). À la rentrée 2006, en lieu et place des réseaux existants dans l’éducation prioritaire (ZEP et REP), ont été constitués les 254 réseaux « ambition réussite » (RAR) et les autres réseaux dits « de réussite scolaire » (RRS). Depuis la rentrée 2011, le programme « Écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite » (Éclair) est devenu le centre des politiques de l’éducation nationale en faveur de l’égalité des chances. Expérimenté à la rentrée 2010 dans 105 établissements, relevant ou non de l’éducation prioritaire, il a été étendu à la quasi-totalité des RAR à la rentrée 2011, les RRS demeurant inchangés. A la rentrée 2013, les règles en vigueur sont maintenues. Un rapport de diagnostic, établi dans le cadre de la modernisation de l’action publique publié en juillet 2013, sert de base aux assises de l'éducation prioritaire menées à l'automne 2013.

Effet marginal (ou partiel)

Dans un modèle statistique, l'effet marginal ou partiel, associé à une modalité (valeur) d'une variable explicative, est la différence constatée pour la variable expliquée selon que cette modalité est rencontrée plutôt qu'une autre. Ainsi, si la probabilité de réussite au brevet d'un enfant d’agriculteur est de 92 % contre 77 % pour un enfant d’ouvrier (données 2011), l'effet marginal associé à la modalité « agriculteur » par rapport à la référence « ouvrier » est de 92 % - 77 % = 15 points de pourcentage. Une alternative à cette mesure est le calcul de rapport des chances, ou odds ratio (cf. rapport des chances).

Effet structure

On parle d'« effet de structure »  quand une différence constatée sur une grandeur (somme, moyenne) entre deux populations peut s'interpréter, totalement ou en partie, par le fait que les compositions de ces deux populations diffèrent. C'est par exemple le cas si un lycée a de meilleurs résultats au baccalauréat qu’un autre lycée, tout en ayant également une composition sociale plus favorable (plus d’enfants de cadres et d’enseignants). Dans ce cas, l’analyse statistique essaie de mesurer quelle part peut être attribuée à ces différences de composition (« effet de structure ») et quelle part peut être attribuée à d’autres facteurs (valeur ajoutée des lycées).

Effets démographie et scolarisation dans les variations d'effectifs

L'évolution des effectifs scolaires enregistrée d'une année sur l'autre résulte de deux effets conjugués :

    • un effet démographie qui dépend de la variation de la taille des générations. Il mesure l'évolution des effectifs qui serait intervenue dans le cas d'un maintien total, d'une année sur l'autre, des taux de scolarisation ou des taux de passage  ;
    • un effet scolarisation lié à la politique éducative ou à l'évolution des différents taux de passage, de redoublement ou de sortie d'un niveau d'enseignement. Il mesure l'évolution qui serait intervenue à démographie ou taille des générations inchangées.

Effets de pairs

Les effets de pairs correspondent à l’influence, sur les résultats et le parcours scolaire d’un élève, des caractéristiques de ses camarades au sein de la classe ou de l’établissement (origine sociale, niveau scolaire). Les effets de quartier (ou de voisinage) correspondent à l’influence des caractéristiques des habitants de son quartier.

Efficacité

L'efficacité est le degré avec lequel le système éducatif, ou une de ses composantes (une académie, un établissement, un dispositif), parvient aux résultats assignés. L’efficacité dite « interne » se mesure à partir de résultats dans le système éducatif (aux tests, aux examens, redoublements). L’efficacité « externe » se mesure à partir de la façon dont la société valorise les résultats obtenus dans le système éducatif, notamment en termes d’emploi (taux d'emploi pour les individus ayant suivi telle filière, obtenu tel diplôme). La mesure de l’efficacité ne peut, en général, se faire directement à partir des comparaisons directes de résultats moyens. Ainsi, une mesure de l’efficacité d’une académie, d’un établissement, ne peut se déduire du fait qu’ils ont de meilleurs résultats globaux, mais doit notamment prendre en compte les différences de composition sociodémographique des élèves entre académies et établissements (cf. effet de structure).

Efficience

L'efficience est le degré avec lequel le système éducatif, ou une de ses composantes (une académie, un établissement, un dispositif), permet de rendre des services d'éducation tout en contrôlant les coûts mis en œuvre (ressources financières, matérielles, en enseignants).

Élèves allophones nouvellement arrivés

                     
      Ce sont des élèves nouvellement arrivés en France (depuis moins d’un an), dont la maîtrise de la langue française ou des apprentissages scolaires ne permet pas d’intégrer immédiatement une classe du cursus ordinaire.
      L’obligation d’accueil dans les établissements scolaires s’applique aux élèves nouvellement arrivés en France comme aux autres élèves. Elle relève du droit commun et de l’obligation scolaire.
      Dès les années soixante-dix, des mesures ont été prises pour accueillir et scolariser ces élèves. Elles se sont traduites par la création de structures d’accueil spécifiques à l’école, au collège ou au lycée. Ces élèves qui arrivent tout au long de l’année sont scolarisés en partie ou entièrement dans ces dispositifs particuliers et bénéficient notamment d’un soutien linguistique, tout en étant inscrits dans un cursus ordinaire. L’objectif recherché est qu’ils s’insèrent progressivement et le plus rapidement possible dans une classe ordinaire. 

Élèves ouvrant droit à la taxe d'apprentissage

Élèves des sections qui préparent à la vie active (premières formations technologiques ou professionnelles) :

  • pour les collèges : section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), troisièmes d’insertion, classes préparatoires à l’apprentissage, classes d’initiation préprofessionnelle en alternance ;
  • pour les lycées : classes menant au baccalauréat technologique, section de technicien supérieur (STS) ;   
  • pour le second cycle professionnel : lycées professionnels, toutes les sections ;
  • dans l’enseignement supérieur, les sections ouvrant droit à la taxe comprennent les filières d’ingénieurs, les filières économiques et commerciales, les laboratoires, le secteur paramédical, les maîtrises de sciences et techniques (MST), les maîtrises informatiques appliquées à la gestion (MIAGE), les maîtrises de sciences de gestion, les diplômes d’études supérieures spécialisées (DESS), les diplômes de docteur-ingénieur et toutes les filières à caractère professionnel, les instituts universitaires de technologie (IUT), les licences et les masters professionnels.

Emplois aidés

Ils regroupent les contrats de professionnalisation (CP), et les autres contrats aidés : contrat initiative-emploi (CIE), contrat insertion revenu minimum d'activité (CI-RMA), contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), contrat d'avenir (CAV), contrat unique d'insertion (CUI), contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis), volontariat international en entreprise ou administration (VIE, VIA).

Emplois non aidés

Ils regroupent les contrats à durées déterminée (CDD, aides familiaux) et indéterminée (CDI, fonctionnaires, personnes installées à leur compte et les engagés dans l’armée) et intérim.

En avance

Un élève en avance est un élève qui, par saut de classe, ou parce qu'il est entré précocement dans le système éducatif, a au moins un an de moins que l'âge théorique normal.

Enquête Emploi

Réalisée par l'Insee, depuis 1950, l'enquête Emploi est la source statistique qui permet de mesurer le chômage au sens du bureau international du travail (BIT). Elle fournit aussi des données sur les professions, l'activité des femmes ou des jeunes, la durée du travail, les emplois précaires. Elle renseigne sur le niveau de formation de la population et en particulier le décrochage scolaire. Elle permet de mieux cerner la situation des chômeurs et les changements de situation vis-à-vis du travail. Depuis 2003, l'enquête Emploi est trimestrielle en France métroplitaine et sa collecte auprès d'un échantillon de ménages est réalisée en continu sur toutes les semaines de chaque trimestre.

Enseignement de type extra-scolaire

Il comprend la formation professionnelle continue et les autres formations extrascolaires.

Enseignement scolaire

C'est un enseignement caractérisé par l’existence d’un programme découpé en cycles annuels et mis en œuvre dans les établissements sous tutelle du ministère de l'éducation nationale ou d'autres ministères (agriculture, santé) telles les écoles élémentaires, les collèges, les lycées.

Équité

L'équité désigne le degré avec lequel les résultats des individus dans le système éducatif sont indépendants de leurs conditions d'origine. Par exemple, l'écart, dans le taux de réussite à un examen, entre les élèves issus de catégories sociales favorisées et ceux issus de catégories sociales défavorisées (mesuré par un effet marginal ou un rapport de chances) peut s'interpréter comme une mesure de l'inéquité. Une hausse de cet écart traduit alors une dégradation de l'équité.

Espérance (ou durée) de scolarisation

C'est le nombre d'années pendant lesquelles un enfant entrant en maternelle peut espérer être scolarisé, en fonction des taux de scolarisation du moment (soit la somme des taux de scolarisation observés une année donnée). En France, on calcule cette espérance de scolarisation dès l'entrée à l'école, en maternelle ; dans les comparaisons internationales, l'espérance n'est calculée qu'à partir de l'âge de 5 ans, du fait des modes d'accueil des jeunes enfants très variables d'un pays à l'autre.               
L'espérance totale de scolarisation peut être déclinée selon le degré d'enseignement. L'espérance de scolarisation dans l'enseignement supérieur, somme des taux de scolarisation, se présente ainsi comme la durée moyenne pendant laquelle un jeune peut espérer fréquenter cet enseignement, qu'il soit ou non étudiant. Cet indicateur diffère de la durée moyenne des études supérieures qui n'est calculée que pour les seuls étudiants (par des suivis de cohortes ou des calculs plus rudimentaires rapportant les stocks d'étudiants à des flux d'entrée/sortie).

Etablissements privés à financement public prédominant

Ce sont des établissements pour lesquels au moins 50 % du financement provient des administrations publiques : établissements privés du premier degré et du second degré sous contrat, certaines écoles d’enseignement supérieur, établissements privés de l’éducation surveillée, association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), etc.

European credit transfert system

Système européen de transfert de crédits académiques. Par un échange de crédits, un étudiant peut poursuivre ses études dans différents établissements européens et obtenir le diplôme de son choix comme s'il avait poursuivi ses études dans l'établissement d'enseignement supérieur d'origine. Une année universitaire correspond à 60 crédits.

Évaluation nationale

Une évaluation nationale dans le système éducatif est une évaluation proposée à l'ensemble des élèves d'un niveau donné. Elle a pour but de rechercher des informations sur l'état, et notamment les acquis scolaires, d'une population donnée. Exemple : les évaluations annuelles des connaissances des élèves de fin de CE1 et de CM2.

Évaluation diagnostique

DRéalisées en début d'année scolaire et utilisées en classe, les évaluations diagnostiques sont des outils professionnels qui fournissent aux enseignants des repères pour comprendre les types d'erreurs commises par leurs élèves. Elles contribuent ainsi à mettre en place des réponses pédagogiques adaptées. Les enseignants peuvent en outre s'appuyer sur une banque d'outils pour évaluer la maîtrise de diverses compétences dans de nombreuses disciplines.

Évaluation bilan

Elle vise à confronter les résultats du système éducatif aux attentes qui lui sont assignées. Outil d'aide au pilotage de la politique éducative nationale portant sur des échantillons importants, elle permet d'établir un état représentatif des acquis des élèves à des moments clés du cursus et de connaître les facteurs sur lesquels agir pour améliorer la réussite scolaire.

F

Fin de la formation initiale

C'est la première interruption d’un parcours scolaire initié, en général, à la maternelle. Lorsque l’apprentissage est effectué dans la foulée de l’école, la fin de formation initiale d’un apprenti est la fin de son apprentissage.

Financeur final

C'est le dernier financeur. Par exemple, lorsqu’une collectivité territoriale est maître d’ouvrage d’une construction scolaire, elle peut recevoir une subvention de l’État. La totalité de la dépense est affectée à cette collectivité territoriale, dernier financeur. Les dépenses attribuées à l’État ne prennent pas en compte cette subvention. De même, les bourses d’études versées aux ménages sont traitées comme un transfert entre financeurs. Elles sont affectées au financeur ménage et non aux financeurs État ou collectivités territoriales. Si, par contre, on choisit d’affecter, dans le premier cas, la subvention au financeur collectivités territoriales ou, dans le second cas, au financeur État, alors on parle de financeur initial (avant transfert).

Flux d'élèves

La connaissance annuelle et exhaustive de l'origine scolaire des élèves et des apprentis du second degré (y compris de l'agriculture), c'est-à-dire de la classe qu'ils fréquentaient l'année scolaire précédente permet de reconstituer les flux d'élèves intervenus d'une année sur l'autre (résumés sous la forme d'une matrice des flux). Les flux d'élèves permettent notamment de déterminer les poursuites d'études à l'issue de certaines classes (3e, seconde GT) ainsi que les sorties de l'enseignement secondaire.

Formation en alternance

La formation en alternance utilise une pédagogie spécifique, articulant des périodes d’acquisition de savoir-faire en entreprise et des périodes de formation théorique en centres de formation. Il existe deux grands types de contrat, le contrat d’apprentissage (formation initiale) et le contrat de professionnalisation (formation continue).
Le contrat d’apprentissage s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, avec comme objectif l’acquisition d’un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique ou d’un titre répertorié. Les titres et diplômes font désormais l’objet d’une procédure d’enregistrement dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Le contrat de professionnalisation s’adresse à des publics variés : jeunes âgés de 16 à 25 ans, demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, inscrits sur la liste gérée par Pôle emploi, et bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou aux personnes ayant bénéficié d’un contrat unique d’insertion (CUI), pour leur permettre d’acquérir une qualification et favoriser leur insertion.

G

Généralisation de l’enseignement secondaire

La stratégie de Lisbonne fixait, parmi les objectifs de l'éducation à l'horizon 2010, celui d'au moins 85 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans ayant terminé avec succès le second cycle de l’enseignement secondaire (poste 3 de la classification internationale type de l’éducation). En France, il s'agit des jeunes de 20-24 ans diplômés au moins d’un certificat d'aptitude professionnelle (CAP), brevet d'études professionnelles (BEP) ou baccalauréat (Source : enquête communautaire sur les forces de travail). En 2011, en France, 84 % des jeunes de 20 à 24 ans ont atteint ou dépassé ce niveau (79,5 % en moyenne dans l'Union européenne). Ce critère de référence n'a pas été repris par la stratégie « Éducation et formation 2020 ».

Génération

C'est l'ensemble des personnes nées lors d'une année civile ; la génération est donc une cohorte particulière, celle des individus ayant la naissance comme événement commun, une année donnée.

Grands établissements

Regroupent les grands établissements délivrant des formations du supérieur : l’Institut d’études politiques de Paris, l’École nationale des chartes, l’École pratique des hautes études, l’École des hautes études en sciences sociales, l’Inalco, l’Observatoire de Paris, l’Institut de physique du Globe, l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, Paris IX, INP Grenoble.

H

Heures de décharge

Le terme de « décharge » est utilisé pour désigner des activités entraînant des aménagements horaires aux obligations règlementaires de service  (ORS) d’enseignement devant élèves des personnels enseignants, dans le second degré. Les « décharges statutaires » entraînent des réductions de service explicitement prévues par la réglementation, les « décharges non statutaires » répondent à des besoins pédagogiques ou organisationnels. Elles sont classées entre activités à responsabilité établissement (voir ARE) et académiques (voir ARA).

Heures d'enseignement

Ce sont les heures réellement dispensées aux élèves sur une base hebdomadaire. Par rapport aux obligations règlementaires de service (voir ORS), ces heures peuvent comprendre des majorations (heures supplémentaires : voir HSA et HSE) ou des minorations (décharges).

Heures d'enseignement par élève (H/E)

Cet indicateur de taux d'encadrement dans le second degré rapporte les heures d’enseignement, dispensées hebdomadairement, aux nombres d’élèves. Il dépend notamment des horaires des programmes et des tailles des divisions (classes).

H.S.A. : heures supplémentaires annuelles

Ce sont les heures correspondant au dépassement, régulier durant l’année scolaire, de l’obligation de service des enseignants dans le second degré ; celle-ci est déterminée en fonction du corps d’appartenance, de la modalité de service et de la discipline de poste.

H.S.E. : heures supplémentaires effectives

Ce sont des heures supplémentaires occasionnelles, dues à un dépassement exceptionnel du service hebdomadaire, attribuées notamment dans le cadre de l'accompagnement éducatif (après les cours), des stages pendant les vacances ou des remplacements de courte durée pendant l'année scolaire dans le second degré.

Heures rémunérées

Elles correspondent à l’ensemble des heures payées, comprenant les heures supplémentaires annuelles (HSA) et les heures supplémentaires effectives (HSE), soit les heures d’enseignement et les décharges.

Histogramme

Type de graphique couramment utilisé pour représenter la répartition d'une population suivant une variable quantitative (âge, taille, notes, etc.). Sur ce graphique, la variable est découpée en tranches ou classes. Il se présente sous la forme de tubes ou rectangles verticaux dont la surface est proportionnelle au nombre d'individus de la tranche ou classe considérée. Souvent, les bases des rectangles sont de taille identique ; le rectangle le plus haut correspond alors à la classe modale de la distribution, celle dont les effectifs sont les plus élevés.

I

Illettrisme

Désigne l'état d'une personne ayant reçu un apprentissage de la lecture et de l'écriture mais dont cet apprentissage n'a pas conduit à la maîtrise ou que cette maîtrise en a été perdue. Ainsi, il est à différencier de l'analphabétisme qui est une absence d'apprentissage.

Immigré

Selon la définition adoptée par le Haut conseil à l'intégration, un immigré est une personne étrangère, née à l'étranger, et résidant en France. Les personnes nées françaises à l'étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. À l'inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se confondent pas totalement : un immigré n'est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d'immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il devient français par acquisition. C'est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d'un immigré.

Inactif

On définit conventionnellement les inactifs comme les personnes qui ne sont ni en emploi ni au chômage : jeunes de moins de 15 ans, étudiants, retraités, hommes et femmes au foyer, personnes en incapacité de travailler, etc.

Indicateurs de résultats des lycées

L'appréciation des résultats d'un établissement scolaire (en particulier d'un lycée) ne peut reposer sur le simple taux de réussite de ses élèves à un examen final (baccalauréat). La valeur ajoutée, ou performance, des lycées apporte une double amélioration.
Elle comportent trois indicateurs principaux : le taux de succès, le taux d'accès de seconde et de première au baccalauréat, la proportion de bacheliers parmi les sortants, ces deux derniers indicateurs permettant de repérer notamment les lycées qui parviennent à un haut niveau de réussite à l'examen au prix d'une forte sélection ou élimination en amont, avant la terminale.               
Sont également calculés des taux de réussite et d'accès attendus, tenant compte des caractéristiques propres aux élèves accueillis dans l'établissement. Ces caractéristiques sont l'âge, l'origine sociale et le sexe des élèves, les résultats aux épreuves écrites du brevet étant aussi pris en compte comme mesure du niveau initial de la population accueillie depuis la session 2008. La performance ou la valeur ajoutée d'un lycée se mesure en comparant le résultat brut au résultat attendu.

Indice

L'indice d'une grandeur est le rapport entre la valeur de cette grandeur au cours d'une période courante et sa valeur au cours d'une période – ou année – de base. Il mesure la variation relative de la valeur entre la période – ou année – de base et la période courante. Souvent, on multiplie le rapport par 100 ; on dit : indice base 100 à telle période. Les indices permettent de comparer plus justement les évolutions de plusieurs grandeurs entre deux périodes données.

Indice de développement humain (IDH)

L'indice de développement humain est calculé depuis 1990 par le « Projet des Nations unies pour le développement » (PNUD) afin de classer les pays selon leur développement qualitatif et pas uniquement économique. L'IDH est fondé sur trois indicateurs : (1) la longévité, représentée par l'espérance de vie à la naissance ; (2) l'éducation, représentée par l'alphabétisation des adultes (avec un coefficient de pondération des deux tiers) et les taux de fréquentation de l'enseignement primaire, secondaire et tertiaire (pondération d'un tiers) ; et (3) le niveau de vie, représenté par le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant (exprimé en parité de pouvoir d'achat). Depuis 2011, l'IDH se base sur une moyenne géométrique. L'objectif est d'éviter qu'un très mauvais score sur l'une des composantes de l'indice puisse être intégralement compensé par un bon résultat sur une autre des composantes. Par ailleurs, pour mesurer le niveau de vie, le PIB par habitant a été remplacé par le revenu national brut par habitant ajusté en parité de pouvoir d'achat.

Indice de Gini

L'indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique de concentration, qui s'interprète aussi, pour des variables telles que le revenu, comme un indicateur d'inégalités. Dans ce cas, il est égal à 0 dans une situation de parfaite égalité entre individus. À l'autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où les valeurs seraient nulles pour tous les individus, sauf un. L’indice de Gini peut s’appliquer en-dehors du cadre des inégalités, par exemple pour voir si les jeunes issus d’une spécialité de formation sont concentrés sur des emplois très spécifiques ou bien au contraire ont des débouchés très diversifiés. L’indice vaut alors 1 si tous les individus ont le même emploi, 0 si les individus sont également répartis entre les emplois.

Indice de masse corporelle

L’indicateur utilisé pour évaluer la corpulence est l’indice de masse corporelle (IMC) qui correspond au rapport poids/taille2 exprimé en kg/m2. À la différence des adultes, pour lesquels il existe une valeur unique de l’IMC pour définir le surpoids et l’obésité, les seuils chez l’enfant évoluent selon l’âge et le sexe du fait des variations de corpulence au cours de la croissance. Les seuils utilisés pour le surpoids et l’obésité sont ceux établis pour les enfants par un groupe de travail réuni sous l’égide de l’OMS, l’International Obesity Task Force (IOTF). Ces seuils sont fournis pour chaque sexe et pour chaque tranche d’âge de 6 mois, et ont été définis par les courbes de corpulence, reposant sur l’IMC, qui rejoignent, à 18 ans, les valeurs de 25 et 30 qui correspondent respectivement au surpoids et à l’obésité chez l’adulte.

Inscrits

Candidats remplissant les conditions de recevabilité aux examens ou concours.

Intervalle de confiance

Les estimations que fournit une enquête par sondage, sur un échantillon, peuvent s'écarter des résultats qu'aurait donnés une interrogation exhaustive. Si le sondage est aléatoire, la notion d'intervalle de confiance permet de donner une idée de cet écart. Un intervalle de confiance à 95 %, fourni pour une grandeur ainsi estimée, signifie que cet intervalle a 95 % de chances de contenir la valeur qu'aurait donnée une interrogation exhaustive. L'intervalle de confiance ne prend en compte que le fait que les résultats proviennent d'une enquête par sondage aléatoire, et non les autres sources d'erreurs : réponses inexactes ou mal interprétées, biais des non-réponses, etc.

Items

Plus petits éléments d'un questionnaire formant un tout. Ceux des opérations d'évaluation sont répartis en champs ou domaines. Les champs ou domaines sont des regroupements d’items qui correspondent à un ensemble d’activités, de compétences ou de dimensions spécifiques.

J

Journée défense et citoyenneté (JDC)

Cette journée, qui concerne toujours des jeunes français, de 17 ans ou plus, comprend depuis 2009 des épreuves de lecture adaptées à un nouveau mode de passation. Les jeunes doivent répondre aux questions grâce à un boitier électronique. Leurs réponses et parfois leurs temps de réaction sont enregistrés. Ces épreuves ont pour but de repérer, chez les faibles lecteurs, trois types de difficultés : mauvaise identification des mots, compétence langagière insuffisante, mauvaise compréhension du sens d'un texte.

L

Littératie

Aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités.

Livret de compétences

Le « livret personnel de compétences » rassemble les attestations des connaissances et compétences du socle commun acquises aux trois paliers : palier 1 en CE1, palier 2 en CM2 et palier 3 au collège. À l'école primaire, c'est l'enseignant de l'élève qui prononce la validation des compétences du socle, dans le cadre du conseil des maîtres de cycle. Au collège, la validation de chacune des compétences du socle concerne l'ensemble de l'équipe pédagogique. Le professeur principal renseigne le livret lors d'un conseil de classe. En fin de 3e, le chef d'établissement atteste ou non l'acquisition du socle commun. À compter de la session 2011, le diplôme national du brevet atteste la maîtrise du socle commun au palier 3.

Longitudinal

Les données sur le système éducatif peuvent être conçues selon deux approches. Dans la première, dite « longitudinale », on suit dans le temps l'histoire d'une même génération ou cohorte d'élèves (par exemple : combien d'élèves entrés en 6e en 1995 sont allés jusqu'au baccalauréat). Dans la seconde, dite « transversale », l'observation est faite à un moment donné : elle procède donc à une sorte de « coupe » à travers différentes générations (par exemple les résultats au baccalauréat pour une année donnée). La première approche, assimilable à un film tandis que la seconde s'apparente à une photographie, permet une analyse des parcours et du devenir des élèves. Son inconvénient est qu'elle demande souvent une observation suivie relativement longue.

M

Médiane

Pour un ensemble d'individus ordonnés selon les valeurs d'une variable (notes ou scores, salaires ou revenus, etc.), la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une population d'élèves répartis selon leurs notes, la médiane est la note au-dessous de laquelle se situent 50 % des élèves. C'est de manière équivalente celle au-dessus de laquelle se situe l'autre moitié des élèves.

Mode

Le mode (ou sommet) d'une distribution est la valeur dont la fréquence d'observation est la plus élevée (qui rassemble le nombre maximum d'individus). Si la variable est regroupée en classes, la classe dont la fréquence est la plus élevée est appelée classe modale.

Modèles de réponse à l'item (M.R.I.)

Modèles mis en œuvre pour assurer la comparabilité des résultats obtenus par les élèves lors des évaluations, en particulier internationales (Pisa). Ces modèles sont fondés sur le postulat que la réponse d'un individu à l'item (et notamment sa probabilité de fournir une réponse correcte) est déterminée - ou peut être expliquée - par deux sortes de facteurs :

  • d'une part, certains attributs du sujet (sa compétence par exemple), qui, n'étant pas directement accessibles à l'observation et à la mesure, sont généralement qualifiés de traits latents ;
  • d'autre part, les propriétés de l'item lui-même, notamment, sa difficulté, son pouvoir de discrimination, sans oublier le rôle que la chance (réponses au hasard) peut jouer dans certains cas.

Ces modèles permettent d'exprimer sur une même échelle le niveau de difficulté d'un item et le niveau de compétences d'un individu.

Moyenne

La moyenne est l'indicateur le plus simple pour résumer l'information fournie par un ensemble de données statistiques : elle est égale à la somme de ces données divisée par leur nombre (moyenne arithmétique). Elle peut donc être calculée en ne connaissant que ces deux éléments, sans connaître toute la distribution. Elle n'est pas toujours le meilleur indicateur et la médiane peut être plus pertinente, notamment pour des distributions fortement dissymétriques.

N

Nationalité

La nationalité est le lien juridique qui relie un individu à un État déterminé. De ce lien découlent des obligations à la charge des personnes qui possèdent la qualité de Français, en contrepartie desquelles sont conférés des droits politiques, civils et professionnels, ainsi que le bénéfice des libertés publiques.

Élèves de nationalité étrangère

Les instructions relatives au recensement des élèves de nationalité étrangère précisent que c'est la nationalité de l'élève et non celle de ses parents qui doit être prise en compte.
L'enregistrement de la nationalité peut souffrir d'imprécisions :

  • les enfants dont la nationalité est acquise par naturalisation de façon récente peuvent être comptabilisés, à tort, parmi les enfants étrangers ;
  • il peut y avoir également confusion entre la nationalité de l'enfant et celle de la personne qui en est responsable.

Niveaux de compétences

En compréhension de l'écrit, Pisa répartit les élèves selon six niveaux de compétences. Le plus élevé, niveau 5, rassemble les élèves dont le score dépasse 625 points. Les deux plus faibles sont le niveau 1 (de 335 à 407 points) regroupant des élèves capables de reconnaître les thèmes principaux d'un texte portant sur un sujet familier et le niveau inférieur à 1 (moins de 335) où les élèves sont capables de lire, sans avoir acquis les habiletés nécessaires pour utiliser la lecture pour apprendre. L'un des objectifs européens de Lisbonne vise à réduire ces proportions de mauvais et très mauvais lecteurs. Dans le domaine de la culture mathématique, les élèves sont répartis selon 7 niveaux de compétences.

Niveau IV de formation

Ce sont les formations du niveau baccalauréat. Le niveau IV comprend les années terminales des baccalauréats général, technologique et professionnel, du brevet professionnel et du brevet des métiers d’art. Le ministère en charge de l’éducation et celui en charge de l’agriculture offrent des formations de type scolaire de niveau IV. L’accès à ce niveau de formation est également possible par l’apprentissage.

Niveau de formation (voir nomenclature nationale et Cite)

Le niveau de formation désigne la dernière année d'études accomplie (ou fréquentée, selon la préférence des pays) dans le niveau le plus élevé auquel une personne est parvenue dans le système d'enseignement du pays où elle a fait ses études. Deux principales nomenclatures, nationale et internationale, servent à répartir les élèves ou la population selon leur niveau de formation.

Niveau général brut (NGB)

Le niveau général brut (NGB) est un indicateur qui mesurait les résultats des jeunes Français aux tests (raisonnement, logique, intelligence pratique) que le ministère de la défense leur faisait passer à l'occasion des "trois jours". Il renseignait sur le niveau scolaire moyen des jeunes et son évolution. Ce système a disparu, remplacé par les épreuves de lecture administrées au moment de la journée d'appel de préparation à la défense (JAPD), devenue Journée défense et citoyenneté (JDC).

Nomenclature nationale des niveaux de formation (fixée en 1969 par la commission statistique nationale)

niveau VI : années intermédiaires du premier cycle de l’enseignement secondaire ;                
niveau V bis : années terminales du premier cycle (troisièmes), années intermédiaires du second cycle professionnel court : certificat d'aptitude professionnelle (CAP), brevet d'études professionnelles (BEP) ;                      niveau V : années terminales du second cycle court (CAP/BEP), ou années du diplôme ;                
années intermédiaires du second cycle long : secondes et premières générales et technologiques, première année de préparation des baccalauréats et brevets professionnels ;                
niveau IV : années terminales des seconds cycles longs. Sortants de l’enseignement supérieur sans diplôme ;                
niveau III : diplôme sanctionnant les deux premières années d'études supérieures (diplôme universitaire de technologie (DUT), brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme d'études universitaires générales (Deug), écoles de formations sanitaires ou sociales, etc.) ;                
niveaux I et II : diplôme de second ou troisième cycle universitaire (licence, master, doctorat) ou diplôme de grande école.

Nombre d’actes de violence grave signalés

Second degré : moyenne pondérée sur échantillon du nombre d'actes signalés dans le système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire (Sivis) rapportée aux effectifs élèves issus de scolarité (en %) ;           Premier degré : moyenne pondérée sur échantillon, au niveau circonscription, du nombre d'actes signalés dans Sivis rapportée aux effectifs élèves déclarés (en %).

Nouveaux entrants en première année de premier cycle

Ce sont les étudiants inscrits pour la première fois dans une université publique française en première année de premier cycle ou cursus licence (capacité en droit et diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) non compris).

O

Obligation règlementaire de service (ORS)

C'est le nombre d’heures qu’est statutairement tenu d’assurer un enseignant. Le service des personnels enseignants du premier degré s’organise en 24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves et 3 heures hebdomadaires en moyenne annuelle, soit 108 annuelles, effectuées sous la responsabilité de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription dans laquelle exercent les enseignants concernés. Pour les enseignants du second degré, il s’agit principalement de 15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés, les professeurs de lycée professionnel et les professeurs d’enseignement général de collège. Les professeurs de sport ont une ORS supérieure de deux heures, soit 17 heures pour les agrégés et 20 heures pour les Capeps.

Origine sociale

Elle correspond au regroupement des professions et catégories socioprofessionnelles en quatre groupes :                                                                                                                                                                                                                  - Très favorisée : chefs d'entreprise de 10 salariés ou plus, cadres et professions intellectuelles supérieures, instituteurs, professeurs des écoles.                                                                                                   
- Favorisée : professions intermédiaires (sauf instituteurs et professeurs des écoles), retraités cadres et des professions intermédiaires.                                                                                                                               
- Assez défavorisée : agriculteurs exploitants, artisans et commerçants, employés.
- Défavorisée : ouvriers, retraités ouvriers et employés, inactifs (chômeurs n'ayant jamais travaillé, personnes sans activité professionnelle).

P

Panels d'élèves

IInitialisée en 1962 par l'Institut national d'études démographiques (Ined) avec le suivi d'élèves sortants de dernière année du primaire (CM2), la technique du panel a ensuite été régulièrement mise en oeuvre par le ministère de l'éducation nationale afin de pouvoir observer de manière longitudinale les déroulements des carrières scolaires, mises en relation avec les caractéristiques individuelles des élèves :

  • 1973 : suivi pendant onze ans d'une cohorte de 36 000 élèves de sixième ;
  • 1978 : suivi pendant sept ans d'une cohorte de 20 000 élèves de C.P. ;
  • 1980 : suivi pendant dix ans d'une cohorte de 20 000 élèves de sixième ;
  • 1989 : suivi de 27 000 élèves de 6ème pendant 12 ans ;
  • 1995 : suivi de 17 000 élèves de 6ème et SES/SEGPA ;
  • 1997 : suivi de 8 700 élèves de C.P ;
  • 2007 : suivi de 35 000 élèves entrants en sixième (y compris Segpa) ;
  • 2011 : suivi de 15 000 élèves entrants au CP.

Parité de pouvoir d'achat (PPA)

C'est un taux de conversion monétaire qui permet d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. Elle exprime le rapport entre la quantité d'unités monétaires nécessaire dans des pays différents pour se procurer le même panier de biens et de services.

PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study)

Piloté par l'Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (IEA)    
Cette enquête, réalisée tous les 5 ans depuis 2001 vise à évaluer les compétences en compréhension de l'écrit des élèves en quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France). Une cinquantaine de pays sont impliqués.

PISA

Programme international pour le suivi des acquis des élèves, piloté par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). L'enquête est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE et dans autant de pays partenaires. Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres. Les premières collectes de données ont eu lieu en 2000, 2003, 2006, 2009 et 2012. La prochaine collecte de données aura lieu en 2015.

Pôle emploi

Créé par la la loi n° 2008-126 du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi, et issu de la fusion de l’ANPE et des Assédic, Pôle emploi est une institution nationale publique qui propose un ensemble de services aux demandeurs d’emploi, qu’ils soient indemnisés ou non, comme aux entreprises.

Population scolaire du premier degré

Elle se compose des élèves du préélémentaire, de l’élémentaire et de l'enseignement relevant de la scolarisation des enfants en situation de handicap. L’enseignement préélémentaire est donné dans les écoles maternelles ou les sections maternelles des écoles élémentaires, l’enseignement élémentaire en très grande partie dans les écoles élémentaires. L’enseignement dispensé par les écoles spécialisées est inclus dans ce dernier.

Population scolaire et de l'enseignement supérieur

C'est l'ensemble des élèves des premier et second degrés, des apprentis, des étudiants en université et hors université, dans les secteurs public et privé en France métropolitaine et dans les Dom. Les élèves et étudiants sous tutelle des autres ministères (en charge de l’agriculture, de la santé, des affaires sociales, de la culture) sont comptabilisés. On notera que pour les étudiants, ce sont les inscriptions administratives et non les personnes physiques qui sont comptées.

Population scolarisée

Elle comprend les élèves, étudiants et apprentis en formation initiale dans les établissements sous tutelle de l’éducation nationale, mais aussi ceux dépendant des autres ministères (notamment ceux en charge de l’agriculture, de la santé, etc.). Les effectifs du supérieur sont estimés en éliminant les doubles inscriptions et une partie des effectifs en formation continue. De même, en 2011, les doubles-inscriptions dans l’enseignement scolaire (scolarisation simultanée dans un établissement de la santé et dans un établissement scolaire) ont pu être repérées. C’est pourquoi le total de la population scolarisée est inférieur à celui de la population scolaire.

Présents

Est considéré comme présent à l’examen tout candidat qui a participé au moins à une épreuve.

Prix constants

Ce sont les prix en valeur réelle, c'est-à-dire corrigés de la hausse des prix par rapport à une donnée de base ou de référence. Dans le compte de l'éducation, le passage des dépenses à prix courants aux dépenses à prix constants se fait en déflatant par l'évolution du prix du PIB (calculé par l'Insee). On peut ainsi suivre l'évolution en volume des dépenses d'éducation, une fois corrigées des effets de la hausse des prix.

Prix courants

Ce sont les prix tels qu'ils sont indiqués à une période donnée, ils sont dits en valeur nominale. On parle de prix courants par opposition aux prix constants qui éliminent l’effet de l’inflation.

Produit intérieur brut (P.I.B.)

Agrégat de la comptabilité nationale représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières :

  • le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches A316 augmentée des impôts moins les subventions sur les produits ;  
  • le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ;
  • le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte.

Professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)

La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles, dite PCS, a remplacé, en 1982, la CSP. Elle classe la population selon une synthèse de la profession (ou de l'ancienne profession), de la position hiérarchique et du statut (salarié ou non). Elle comporte trois niveaux d'agrégation emboîtés :

  • les groupes socioprofessionnels (8 postes) ; 
  • les catégories socioprofessionnelles (24 et 42 postes) ;
  • les professions (486 postes).

Cette version (PCS-2003) est en vigueur depuis le 1er janvier 2003. Les premier et deuxième niveaux sont restés inchangés par rapport à la version en vigueur de 1982 à 2003. La rénovation de 2003 a donc porté uniquement sur le troisième niveau qui comprenait 455 postes dans la version 1982. Elle a permis de regrouper des professions dont la distinction était devenue obsolète, et d'en éclater d'autres afin de tenir compte de l'apparition de nouveaux métiers ou de nouvelles fonctions transversales aux différentes activités industrielles. Regroupements des catégories socioprofessionnelles en quatre postes : à partir de la nomenclature des professions et catégories sociales (PCS) de l'Insee, des regroupements ont été établis en fonction de nombreuses données sur la réussite scolaire des enfants selon la catégorie socioprofessionnelle des parents.

Proportion de bacheliers dans une génération

Il s’agit de la proportion de bacheliers dans une génération fictive de personnes qui auraient à chaque âge les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. Ce nombre est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, et en faisant la somme de ces taux par âge.

Proportion de bacheliers parmi les sortants de seconde, première et terminale (indicateur IVAL)

C'est le nombre de bacheliers rapporté au nombre de sortants de seconde, première et terminale. Les sortants sont d’une part, les bacheliers, et d’autre part, les élèves qui ont quitté l’établissement au cours de leur scolarité quelle qu’en soit la raison.

Q

Quartile

Valeurs qui partagent la distribution d'une population en quatre groupes de même taille, pour une variable quantitative. Par exemple, le premier quartile (Q1) d'une distribution de scores à un test est le score en-dessous duquel se situent 25 % des élèves. On distingue souvent les quartiles notés Q1 et Q3 (Q2 n'étant autre que la médiane).

Quotient familial

Le système du quotient familial, consiste à diviser le revenu imposable du contribuable en un certain nombre de parts en fonction de sa situation de famille (célibataire, marié, partenaire d'un pacte civil de solidarité, divorcé) et du nombre de personnes qui sont à sa charge. Le quotient familial sert au calcul des impôts sur les revenus, et permet aux familles de bénéficier d'aides ou bien de tarifs modulés selon leurs ressources, pour de nombreuses activités ou services (crèches, restauration scolaire, centres de loisirs, centres de vacances, accueils périscolaires, etc.).

R

Rapport de chances (odds ratio)

Dans un modèle statistique, le rapport des chances (ou rapport des risques ou odds ratio) est un indicateur mesurant le degré d'association entre, d’une part, une variable expliquée binaire (réussir ou non à l’examen), et d’autre part, le fait que l’individu présente une caractéristique plutôt qu’une autre (être enfant d’agriculteur plutôt qu’enfant d’ouvrier). Plus il s'écarte de 1, plus l'association est forte. Ainsi, si la probabilité de réussite au brevet d'un enfant d’agriculteur est 92 % contre 77 % pour un enfant d’ouvrier, l’odds ratio associé à la caractéristique « agriculteur plutôt qu'ouvrier » est de 3,4 et peut se lire ainsi. Si un enfant d'agriculteur et un enfant d’ouvrier sont choisis au hasard parmi les candidats au brevet, il y a 3,4 plus de chances d'observer que l’enfant d’agriculteur a réussi au brevet et l’enfant d’ouvrier a échoué que la situation inverse. Il s'agit donc d'un ratio de probabilités relatives et non d'un ratio de probabilités. Une alternative à cette mesure est le calcul de l'effet partiel ou marginal (cf. effet partiel).  

Rapport interdéciles

Les déciles d'une distribution (cf. déciles) permettent de calculer des rapports interdéciles pour une variable quantitative : le rapport D9/D1 met ainsi en évidence l'écart entre le haut (dixième supérieur) et le bas (dixième inférieur) de la distribution ; c'est une des mesures de l'inégalité ou de la dispersion de cette distribution.

Recensement de la population

Le recensement de la population a pour objectifs le dénombrement des logements et de la population résidant en France et la connaissance de leurs principales caractéristiques : sexe, âge, activité, professions exercées, caractéristiques des ménages, taille et type de logement, modes de transport, déplacements quotidiens. Institué en 1801, le recensement s'est déroulé tous les 5 ans jusqu'en 1936. De 1946 à 1999, les intervalles intercensitaires ont varié de 6 à 9 ans. Depuis janvier 2004, le comptage traditionnel est remplacé par des enquêtes de recensement annuelles. Les communes de moins de 10 000 habitants continuent d'être recensées exhaustivement, comme lors des précédents recensements mais une fois tous les 5 ans au lieu de tous les 8 ou 9 ans. Les communes de 10 000 habitants ou plus font désormais l'objet d'une enquête annuelle auprès d'un échantillon de la population, dispersé sur l'ensemble de leur territoire. Au bout de 5 ans, tout le territoire de ces communes est pris en compte et les résultats du recensement sont calculés par l'Insee à partir de 5 enquêtes annuelles de recensements successives.

Régression

La régression consiste à expliciter sous forme de fonction (modèle) mathématique le lien existant entre une variable dépendante ou expliquée (par exemple la note moyenne à un examen) et une ou plusieurs variables prédictives ou explicatives (l'âge de l'élève, la catégorie sociale des parents). Dans la régression linéaire, la variable dépendante est ainsi approchée par une combinaison linéaire des variables explicatives. La régression permet notamment de mesurer la corrélation résiduelle entre la variable expliquée et chacune des variables explicatives, une fois tenu compte des autres variables (par exemple entre la note à l'examen et l'âge de l'élève, à catégorie sociale des parents donnée). Le terme de régression vient de Sir Francis Galton qui avait étudié la taille des fils en fonction de celle des pères. Constatant que lorsque les pères sont plus grands que la moyenne, les fils le sont aussi, mais moins que leur père, et de même dans le cas inverse, il mettait en évidence dans cette transmission héréditaire un phénomène de retour ou de régression vers la moyenne (« regression towards mediocrity in hereditary stature - 1886 »).

Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)

Établi et actualisé par la commission nationale de la certification professionnelle, ce répertoire a pour objet de tenir à la disposition des personnes et des entreprises une information constamment à jour sur les diplômes et les titres à finalité professionnelle, ainsi que sur les certificats de qualification figurant sur les listes établies par les commissions paritaires nationales de l'emploi des branches professionnelles.

Retard scolaire

Le retard scolaire s’apprécie par rapport à un cursus normal (c'est-à-dire une scolarité sans interruption, ni redoublement, ni saut de classe : un élève rentre ainsi au CP à six ans, au collège à onze ans et au lycée à quinze ans). Un élève en retard a au moins un an de plus que l'âge théorique normal. C’est un indicateur couramment utilisé pour mesurer les difficultés rencontrées par les élèves.

S

Service total des enseignants

Établi sur une base hebdomadaire, il peut se décomposer en trois parties :

  • des heures d’enseignement
  • des heures consacrées à des activités complémentaires de l’enseignement (participation à des comités ou commissions culturels, décharge syndicale, union nationale du sport scolaire, etc.), des majorations de service (pour classe à faible effectif, etc.), des réductions de service (heures de première chaire, etc.), heures d’encadrement d’atelier des chefs de travaux faisant de l’enseignement
  • les pondérations pour l’enseignement post-baccalauréat. Le service total ainsi constitué peut, dans les cas où il dépasse l’obligation de service, être rémunéré sous forme d’heures supplémentaires.

Shon

La surface hors œuvre nette désigne la surface nette d'un bâtiment, obtenue après certaines déductions de la surface hors œuvre brute (sous-sols, terrasses ... ).

Significativité

Preuve apportée par un test statistique qu'un événement ou une différence observée sur un échantillon de sujets ne peut être attribué au hasard qu'avec une probabilité considérée comme négligeable. Le seuil de significativité retenu pour les tests statistiques est habituellement de 5%. Ce qui veut dire par exemple que la différence observée entre deux groupes n'a que 5 % de chances d'être due au tirage des échantillons et à la variabilité de la différence de leurs moyennes (test de l'hypothèse nulle d'une égalité des moyennes). 

SIVIS

L’enquête Sivis (système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire), mise en place à la rentrée 2007, remplace l’ancien dispositif Signa. Cette enquête, réalisée auprès d’un millier d’établissements publics du second degré, se décompose en deux parties : le recensement des faits de violence grave d’une part, l’ambiance au sein de l’établissement et son évolution d’autre part. Il s’agit d’une enquête web auprès des chefs d’établissements, qui peuvent y saisir des actes en continu tout au long de l’année scolaire. Les données sont exploitées trimestriellement, en décembre, en mars et en juillet.
Par rapport à SIGNA, SIVIS comporte trois évolutions importantes :

  • un recensement plus homogène de la violence, recentré sur les actes plus graves ;
  • l’ajout d’un questionnaire trimestriel visant à évaluer le climat dans l’établissement et son évolution ;
  • une enquête réalisée auprès d’un échantillon d’un millier d’établissements du second degré et de circonscriptions du premier degré, représentatif au niveau national (France métropolitaine et département d'outre-mer) alors que SIGNA était exhaustive.

Socle commun

L’article 9 de la loi du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école précise que « la scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société ».

Solde migratoire

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

Solde naturel

Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. Les mots « excédent » ou « accroissement » sont justifiés par le fait qu'en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l'inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.

Sortants d'apprentissage (enquête IPA)

Sont considérés comme sortants tous les jeunes inscrits dans un centre de formation d’apprentis (CFA) ou une section d’apprentissage pendant l’année scolaire (n-1, n), mais non inscrits l’année suivante, et déclarant à l’enquête menée au 1er février de l'année (n+1) ne pas poursuivre d’études, que ce soit sous statut scolaire ou d’apprenti. Sortants de lycée (enquête IVA).

Sortants de lycée (enquête IVA)

Sont considérés comme sortants les jeunes inscrits dans un lycée l’année scolaire (n-1, n), mais non repérés comme inscrits l’année suivante, et déclarant à l’enquête menée au 1er février de l'année (n+1) ne pas poursuivre d’études, que ce soit sous statut scolaire ou d’apprenti.

Sortants précoces

La proportion de jeunes sortants précoces est l'un des 5 grands objectifs de Lisbonne. Elle rapporte à l'ensemble des jeunes de 18 à 24 ans, ceux qui ont arrêté en premier cycle de l’enseignement secondaire ou en deçà ou, surtout, n’ont pas réussi le second cycle, soit parce qu’ils ont abandonné avant leur dernière année, soit parce qu’ils ont échoué au diplôme. En France, ce sont les jeunes de 18 à 24 ans (dénominateur) qui ne poursuivent pas d'études ni de formation et n'ont ni certificat d'aptitude professionnelle (CAP), ni brevet d'études professionnelles (BEP), ni diplôme supérieur (numérateur). Source: enquête communautaire sur les forces de travail.

Sortants sans diplôme

Réduire le nombre de personnes insuffisamment instruites et formées est un enjeu politique fort pour la richesse de la société. Le diplôme est un atout important pour une meilleure insertion dans la vie professionnelle. C'est un des objectifs cibles de la loi pour l’avenir de l’École de 2005, qui tend à se substituer à la notion de « sortie sans qualification », qui date un peu. En France, la part des jeunes sortant de formation initiale diplômés du seul brevet ou non diplômés a nettement baissé entre le début des années 1980 (plus de 30 %) et la fin des années 2000 (17 %).

Sortants sans qualification

La loi d’orientation sur l’éducation de 1989 prévoyait, dans son premier chapitre sur le droit à l’éducation, que la nation se fixe comme objectif de conduire d’ici dix ans l’ensemble d’une classe d’âge au minimum au niveau du certificat d’aptitude professionnelle ou du brevet d’études professionnelles. Cela revient à conduire l’ensemble des jeunes au minimum à une classe de niveau V, c’est-à-dire à l’année terminale de CAP ou de BEP, avec ou sans le diplôme, ou à la seconde ou à la première générale et technologique. La classification des niveaux de formation repose sur la nomenclature des métiers de 1969 fixée à l’époque par la Commission statistique nationale de la formation professionnelle et de la promotion sociale. Le nombre de jeunes sortant sans qualification a fortement diminué à la fin des années deux mille mais cette notion a vécu, pour être remplacée par de nouveaux indicateurs (voir sortants précoces, sans diplôme).

Spécialités de formation

Élaborée par l’Insee dans le cadre du Conseil national de l'information statistique, la nomenclature des spécialités de formation a été approuvée par le décret interministériel n° 94-522 du 21 juin 1994. La NSF couvre l'ensemble des formations, quel qu'en soit le niveau : formations initiales ou continues, secondaires ou supérieures, professionnelles ou non. Elle est utilisée pour déterminer les métiers, groupes de métiers ou types de formation, ainsi que pour l’élaboration de statistiques concernant la formation professionnelle continue et l’apprentissage.

Stratégie de Lisbonne

À Lisbonne, en 2000, les pays européens ont adopté une stratégie commune en matière d'éducation et formation. Cinq critères de référence ont été fixés : . Le taux moyen de décrochage scolaire ne devrait pas être supérieur à 10 % ; . Le nombre total de diplômés en mathématiques, sciences et technologies devrait augmenter d'au moins 15 %, et le déséquilibre entre hommes et femmes devrait être réduit ; . 85 % des jeunes de 22 ans devraient avoir terminé le deuxième cycle de l'enseignement secondaire ; . Le nombre de jeunes de 15 ans présentant des difficultés en lecture, mathématiques et sciences devrait diminuer de moitié ; . La participation moyenne de la population active adulte à l'éducation et la formation tout au long de la vie devrait augmenter d'au moins 12,5 %.

Stratégie Europe 2020

Les États membres de l'UE et la Commission européenne ont renforcé leur coopération en 2009 avec la mise en place de la stratégie « Éducation et formation 2020 ». Sept critères de référence ont été définis : 
1. Au moins 95 % des enfants ayant entre quatre ans et l'âge de la scolarité obligatoire devraient fréquenter l'enseignement préscolaire en 2020 ;
2. La proportion de personnes ayant une maîtrise insuffisante de la lecture, des mathématiques et des sciences devrait être inférieure à 15 % ;
3. Le taux d’abandon scolaire précoce ne devrait pas dépasser 10 % ;
4. Au moins 40 % des personnes âgées de 30 à 34 ans devraient posséder un diplôme de l’enseignement supérieur ;
5. Le taux moyen de participation à l’apprentissage tout au long de la vie devrait atteindre au moins 15 % de la population en âge de travailler ;
6. Au moins 20 % des diplômés de l'enseignement supérieur et 6 % des 18-34 ans diplômés de l'enseignement et de la formation professionnels initiaux devraient avoir effectué à l'étranger une période d'études ou de formation liée à cet enseignement ;
7. Le taux d’emploi des diplômés (âgés de 20 à 34 ans) ayant quitté le système d’éducation et de formation trois ans au maximum avant l’année de référence devrait être d’au moins 82 %.

Surcote

Majoration de la pension attribuée aux fonctionnaires prolongeant leur activité au-delà de la durée requise pour bénéficier d’une pension au taux plein. Le taux de surcote est de 0,75 % par trimestre supplémentaire.

Surface bâtie

Surface au sol hors œuvre (murs compris) des différentes constructions constituant l’ensemble immobilier.

Surface de plancher

Pour obtenir la surface de plancher d'une construction, il convient de mesurer les surfaces de chaque niveau à la fois closes et couvertes, calculée à partir du nu intérieur des façades, puis de déduire les surfaces suivantes : surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur, vides et trémies (ouvertures prévues) des escaliers et ascenseurs, surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre, surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres, surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial, surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle, y compris les locaux de stockage des déchets, surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune, surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent s'il y a lieu de l'application des points mentionnés ci-dessus, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.

Surface développée hors oeuvre

Dans le cas des bâtiments principaux on additionne les surfaces hors œuvre (murs compris) des différents niveaux du bâtiment. Pour obtenir la surface développée hors œuvre (SDHO) totale de l’ensemble immobilier, on y ajoute la surface bâtie hors œuvre des constructions annexes fermées ou non fermées et des bâtiments démontables.

Surface non bâtie

Se décompose en cours de récréation, parkings extérieurs, aires sportives découvertes et espaces verts.

T

Taille des classes/divisions (E/D)

Rapport du nombre d'élèves au nombre de divisions.

Taille des établissements scolaires

Elle prend en compte l'intégralité des élèves scolarisés dans l'établissement (y compris l'enseignement adapté et post-baccalauréat) ou dans les annexes qui peuvent lui être rattachées.

Taille des structures (E/S)

C’est le nombre moyen d’élèves devant un professeur pendant une heure de cours, qu’il s’agisse d’un cours en groupe ou en classe entière.

Taux attendu de réussite au bac (indicateur IVAL)

Le taux attendu de réussite au baccalauréat exprime, pour un lycée, la proportion théorique de candidats qui seraient admis à l'examen, compte tenu du recrutement de l'établissement (âge et origine sociale des lycéens). Comparé au taux réellement observé, il permet d'apprécier la performance relative (valeur ajoutée) de l'établissement.

Taux d’absentéisme des élèves

Moyenne pondérée du nombre d’élèves absents à partir de quatre demi-journées non-régularisées au cours du mois dans les collèges de l’échantillon ayant répondu à l’enquête, rapportée aux effectifs de ces collèges (x 100).

Taux d’accès attendu de la seconde ou de la première au baccalauréat (indicateur IVAL)

Taux d’accès au baccalauréat qu’aurait obtenu le lycée si ses élèves de seconde (ou de première) avaient connu le parcours moyen observé pour des élèves comparables scolarisés dans des lycées comparables, en termes d’âge, d’origine sociale, de sexe et de niveau scolaire à l’entrée au lycée. Ce taux tient compte aussi de la typologie des établissements, à savoir le spectre de formations offertes.

Taux d’accès brut de la seconde ou de la première au baccalauréat (indicateur IVAL)

Probabilité, pour un élève de seconde (ou de première), d’obtenir le baccalauréat à l’issue d’une scolarité entièrement effectuée dans le lycée, et ceci quel que soit le nombre d'années nécessaire.

Taux d'accès à un niveau donné

Le taux d'accès à un niveau donné (par exemple au niveau IV, baccalauréat), rapporte le nombre d'élèves parvenant dans les classes de ce niveau (par ex. en terminales), répartis par année de naissance, à l'effectif des générations correspondantes. Accéder au niveau d'un diplôme ne signifie cependant pas obtenir ce diplôme. Ces taux peuvent donner lieu à un calcul transversal, pour une année donnée ou longitudinal, pour une génération dont on suit dans le temps l’accès au niveau donné.

Taux d'accès conjonsturel au niveau IV de formation

Le taux d’accès conjoncturel est celui d’une génération fictive qui aurait à chaque âge les taux d’accès par âge observés une année donnée. Il est obtenu en faisant la somme des différents taux par âge observés l’année donnée.

Taux d'accès d'une génération

Pour les jeunes nés une année donnée, on totalise les taux d'accès au niveau considéré lors de rentrées scolaires successives (analyse longitudinale).

Taux d'accès au baccalauréat

Il s'agit de la proportion de bacheliers dans une génération fictive de personnes qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l'année considérée. Ce nombre est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, et en faisant la somme de ces taux par âge. On distingue les bacheliers par âge mais les classes ou regroupements d'âge sont différents selon la série de baccalauréat pour tenir compte de parcours scolaires différents.

Taux d'accès d'une génération

Pour les jeunes nés une année donnée, on totalise les taux d'accès au niveau considéré lors de rentrées scolaires successives (analyse longitudinale).

Taux d'accès au baccalauréat

Il s'agit de la proportion de bacheliers dans une génération fictive de personnes qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l'année considérée. Ce nombre est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, et en faisant la somme de ces taux par âge. On distingue les bacheliers par âge mais les classes ou regroupements d'âge sont différents selon la série de baccalauréat pour tenir compte de parcours scolaires différents.

Taux d'accès au brevet

Il s'agit de la proportion de détenteurs du brevet dans une génération fictive de personnes qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l'année considérée. Ce nombre est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, et en faisant la somme de ces taux par âge.    
Numérateur : lauréats d'âge 13 ans ou moins, 14-15-16-17 ans, 18 ans ou plus à la session année n.    
Dénominateur : population de 12 à 17 ans au 31 décembre de l'année n-1.

Taux d’accès d’une génération à l’enseignement supérieur 

La méthode permettant d’évaluer le taux d’accès d’une génération à l’enseignement supérieur reprend le principe de génération fictive utilisé notamment pour calculer la part des bacheliers dans une génération. Plutôt que de suivre une cohorte, cette proportion est estimée à partir de l’âge des nouveaux bacheliers entrant dans l’enseignement supérieur l’année n rapporté au nombre total d’individus du même âge.

Taux d'encadrement

Le taux d'encadrement correspond classiquement au rapport du nombre d’élèves au nombre d’enseignants (en équivalent temps plein). Il doit donc être différencié de la taille des classes, surtout dans le second degré où les deux indicateurs sont radicalement différents : on y compte ainsi plus de 5 millions d'élèves, pour plus de 400 000 enseignants et de 200 000 classes. Il y a donc environ deux fois plus d’enseignants que de classes, et le rapport du nombre d’élèves au nombre d’enseignants (proche de 12 en moyenne) est environ deux fois plus faible que le rapport du nombre d’élèves au nombre de classes (taille moyenne des classes d'environ 24 élèves).

Taux d'inscription (immédiate des bacheliers dans le supérieur)

Rapport des inscriptions dans l'enseignement supérieur dès la rentrée suivante des bacheliers de l'année aux effectifs totaux de bacheliers. Ces taux peuvent être déclinés selon les principales filières (université, dont IUT, STS, CPGE, etc.), ou bien par type de baccalauréat. Du fait des doubles inscriptions, la somme de ces taux élémentaires tend à surestimer la poursuite réelle des études des bacheliers et peut notamment dépasser 100 %.

Taux d'occupation

Rapport du nombre d'élèves effectivement scolarisés dans un établissement à sa capacité d'accueil (X 100).

Taux de chômage

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs). On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme, etc. Le taux de chômage diffère de la part de chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans la population totale.

Taux de passage

Pourcentage des élèves inscrits l'année n-1 dans une classe, qui changent de niveau à l'année n.

Taux de poursuite dans la discipline

Proportion d’entrants, inscrits dans la même discipline l'année suivante. Il peut s'agir soit d'un passage en deuxième année, soit d'un redoublement en première année de l’enseignement supérieur à l’université.

Taux de redoublement

Pourcentage des élèves inscrits l'année n-1 dans un niveau, qui y sont à nouveau inscrits l'année n. Diffère donc de la proportion de redoublants, que l'on peut observer dans ce niveau, une année donnée.

Taux de remplacement (des enseignants)

Rapport du nombre de journées de remplacement ou de suppléance d’une durée supérieure ou égale à 15 jours assurées (entre le 1er septembre et la date d’observation) par le potentiel de remplacement (TZR, MAGE) et les contractuels, au nombre de jours de remplacement ou de suppléance d’une durée supérieure ou égale à 15 jours ayant fait l’objet d’une demande de remplacement.

Taux de remplissage, de couverture, ou de rendement

Rapport du nombre d’admis sur listes principales au nombre de postes, en %.

Taux de rendement du remplacement

Ratio entre le nombre de journées de remplacement et de suppléance de 15 jours et plus assurées et le nombre de journées dues par le potentiel net pour le remplacement et la suppléance.

Taux de réorientation vers une autre discipline

Proportion d’entrants, inscrits l'année suivante, dans une discipline universitaire différente de celle choisie initialement.

Taux de réussite (ou de succès)

Rapport du nombre d’admis (sur listes principales et/ou complémentaires) au nombre de candidats présentés. On considère comme présenté un candidat qui a participé au moins à une épreuve.

Taux de scolarisation

Rapport du nombre d'élèves d'un âge ou groupe d'âge donné à la population totale correspondante. Les calculs portent en fait sur les élèves et les jeunes d'une génération ou groupe de générations données, les recensements scolaires et de population donnant des répartitions selon l'année de naissance. Les taux de scolarisation peuvent être globaux – toutes formations comprises – ou limités à un niveau, degré ou type d'enseignement donnés (taux de scolarisation dans le supérieur, en apprentissage, etc.).

Taux de sortie

Pourcentage des élèves inscrits l’année n-1 dans une classe, qui ne se réinscrivent pas l’année n dans une classe du second degré dépendant du ministère de l’éducation nationale. Les sorties incluent les élèves qui poursuivent dans l’enseignement supérieur ou qui s’inscrivent dans un établissement du second degré relevant d’autres ministères, et notamment du ministère en charge de l’agriculture ; ceux qui s’orientent vers une formation en alternance (apprentissage) s’ils ont 16 ans ou qui s’inscrivent dans une classe préparatoire à l’apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA) ; enfin, ceux qui ne poursuivent pas d’études.

Taux d'emploi

Il s’agit, dans les enquêtes IVA-IPA, du nombre de sortants en emploi rapporté à l’ensemble des sortants (y compris inactifs et stagiaires).

Temps partiel

Sont comptés à temps partiel, les enseignants (hors non titulaires et stagiaires assujettis à un service réduit) accomplissant un service inférieur au nombre d'heures réglementaire de leur corps d'appartenance (obligation réglementaire de service).

Transversal : voir longitudinal

Troisièmes concours

Organisés à partir de 2002, ils sont comptabilisés avec les concours externes. Ils s'adressent aux candidats justifiant de l'exercice d'une ou de plusieurs activités professionnelles dans le domaine de l'éducation ou de la formation. Ces activités doivent avoir été accomplies dans le cadre d'un contrat de droit privé.

Typologie

Une typologie consiste à ranger les individus d'une population, caractérisés par un certain nombre de variables, selon des groupes les plus homogènes possibles, et différents, distincts ou distants entre eux. 

U

Unité urbaine

La notion d'unité urbaine repose sur la continuité du bâti et le nombre d'habitants. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants. La dernière version du zonage en unité urbaines date de 2010. 

V

VAE

Le dispositif de validation des acquis de l'expérinece (VAE) du 17 janvier 2002 institue un droit à l'obtention de tout ou partie de diplôme ou certification, sans passer par la formation. Les textes font de la VAE un nouveau mode d'accès à la certification, au même titre que la formation initiale, l'apprentissage ou la formation continue.

Valeur ajoutée

Différence entre le taux brut (de réussite ou d’accès) et le taux attendu. Si elle est positive, on peut penser que l'établissement (l'académie), a apporté aux élèves qu’il a accueillis plus que ce qu’ils auraient reçu en fréquentant un établissement (ou une académie) à l’image de la moyenne.

Variance

La variance est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne (arithmétique) d'une population. Toujours positive, elle n'est nulle que si tous les individus ont la même valeur pour la variable considérée. L'écart-type, égal à la racine carrée de la variance, est souvent proposé comme une mesure des inégalités au sein de la distribution.                                                                                          
Dans un modèle de régression linéaire (cf. régression), la « part de variance expliquée » (ou R2) est un indicateur permettant de mesurer le degré d’association entre, d’une part, une variable quantitative (par exemple les scores aux tests) et, d’autre part, une ou plusieurs variables explicatives (l'âge de l'élève, la catégorie sociale des parents ...). Dans le cas d’une variable explicative unique et découpée en groupes (par exemple la catégorie sociale), on parle aussi de part de variance « intergroupes ». Ainsi, dans un modèle expliquant les scores aux tests à l’entrée au CP par des variables de contexte familial et l’âge de l’élève, une « part de variance expliquée » de 25 % signifie qu’un quart des écarts entre élèves constatés au CP peuvent s'expliquer par ces variables.

Victimation

L’enquête nationale de victimation en milieu scolaire a pour finalité de préciser les connaissances quant à l’étendue, la nature et les contextes de la violence en milieu scolaire. Cet outil de mesure s'adresse, au niveau national, directement aux élèves : il permet de déterminer les phénomènes de violences, de vols et d’autres atteintes aux personnes qui ont lieu dans les établissements scolaires. Ses objectifs sont de fournir des indicateurs statistiques sur les actes dont les élèves sont victimes, qu’ils aient fait l’objet ou non d’un signalement au sein de l’établissement ou auprès des autorités policières ou judiciaires. L’enquête de victimation en milieu scolaire a vocation à devenir, à côté de l’enquête Sivis, une source essentielle pour mesurer l’évolution des phénomènes de violence et d’atteintes aux personnes et aux biens en milieu scolaire, et ce, par un renouvellement biennal. Le questionnaire, totalement anonyme, a reçu un avis d’opportunité favorable de la part du Conseil national de l’information statistique (Cnis) et le label d’intérêt général et de qualité statistique.

Z

Zone d'études et d'aménagement du territoire (Z.E.A.T.)

En 1967, l'Insee en relation avec le Commissariat général au plan et la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale(DATAR) a créé un découpage du territoire en huit grandes zones d'études et d'aménagement : les Z.E.A.T.

  • Région parisienne - Ile de France
  • Bassin parisien - Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Basse et Haute Normandie, Picardie
  • Nord - Nord Pas-de-Calais
  • Est - Alsace, Franche-Comté, Lorraine
  • Ouest - Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes
  • Sud-Ouest - Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées
  • Centre-Est - Auvergne, Rhône-Alpes
  • Méditerrannée - Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse

Au niveau européen , le découpage en Z.E.A.T. correspond au niveau 1 de la nomenclature des unités territoriales statistiques (NUTS 1).

Zone Urbaine Sensible (ZUS)

Une ZUS est une zone géographique définie dans le cadre du pacte de relance pour la ville présenté en janvier 1996. Elle est caractérisée par la présence de grands ensembles ou de quartiers d’habitat dégradé et par un déséquilibre accentué entre l’habitat et l’emploi. La liste des ZUS est fixée par décret. Pour l’éducation nationale, elle est définie comme la collection des établissements scolaires du premier et du second degré publics sous tutelle de l’éducation nationale présents strictement dans le périmètre de cette zone.

 

En savoir plus
Document à consulter

Code de bonnes pratiques de la statistique européenne

Ce code de bonnes pratiques est fondé sur 15 principes. Les pouvoirs publics et les autorités statistiques de l'Union européenne s'engagent à respecter les principes du code et à contrôler périodiquement son application.

Code de bonnes pratiques de la statistique européenne

Mise à jour : mai 2014

Partager cette page
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • Imprimer
  • Agrandir / réduire la police

C'est officiel

Consultez les dates des vacances scolaires.
Le calendrier scolaire

Consultez les textes réglementaires publiés chaque jeudi.
Le Bulletin officiel

CAFÉ DES PARENTS

Faites nous part de vos suggestions, posez vos questions, participez à un café des parents !

education.gouv.fr/
cafedesparents




Une sélection de services répondant aux besoins des élèves, des parents et des enseignants