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Xavier Darcos dresse un premier bilan de la reconquête du mois de juin
Communiqué de presse - Xavier Darcos 17/07/2008

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Afin de rendre le temps scolaire du mois de juin aux élèves et aux enseignants, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a pris, cette année, deux séries de mesures concernant l'organisation du baccalauréat.

Mesures concernant l'organisation du baccalauréat:

  • dans toutes les académies, les épreuves du baccalauréat ont été repoussées d'une semaine ;
  • dans 15 départements pilotes (les académies d'Amiens, Besançon, Dijon, Rouen, ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse), une nouvelle organisation des épreuves des baccalauréats général et technologique a été mise en place à titre expérimental. Par ailleurs, les dates des conseils de classes de 2ndes et 1ères  ont été repoussées fin juin.

Si l'évaluation systématique du dispositif est actuellement en cours, il est, dès à présent, possible de tirer un premier bilan :

Avec un gain effectif de deux à trois semaines de cours, selon le niveau des classes, l'objectif pédagogique de cette expérimentation fixé par le ministre a été pleinement atteint. Les établissements ont pu rendre au baccalauréat sa juste place en permettant que se déroulent simultanément les épreuves de l'examen, les cours et les conseils de classes. Le taux de présence des élèves était compris entre 60 et 80 % et celui des professeurs approchait 100 %.
Les professeurs ont pu achever leur programme et ont exprimé leur satisfaction à ce sujet. Nombre d'entre eux ont également profité de cette période pour aider les élèves dans la préparation de leurs examens et développer des bonnes pratiques (aide aux devoirs,  révisions).

Le déroulement matériel des épreuves ainsi organisées s'est effectué dans les meilleures conditions. Les chefs d'établissements et leurs équipes se sont mobilisés avec succès dans des délais rapides. Les épreuves ont eu lieu dans les murs de l'Éducation nationale, en faisant appel à un plus grand nombre de centres d'examens. Les charges liées à l'organisation des épreuves ont pu ainsi être mieux réparties en raison de la multiplication des centres d'examens.

Les élèves ont, le plus souvent, été appelés à composer dans leur établissement. Ce choix a été largement plébiscité : moins de stress en raison de la familiarité avec les lieux d'examen, pas de difficulté d'accessibilité pour les élèves handicapés, moins de difficultés liées aux transports.
 
La reconquête du mois de juin a également permis d'expérimenter et de développer des formes plus dynamiques de correction (correction en atelier par exemple, en accord avec les professeurs et souvent à leur initiative) et de revaloriser la rémunération des correcteurs (5 Euros par copie).

Enfin, cette réorganisation contribue à rendre plus efficace l'utilisation de l'argent public puisque chaque semaine de cours au lycée coûte  250 Millions d'Euros aux contribuables.

Xavier Darcos se réjouit du succès de cette expérimentation et souligne la nécessité de la généraliser pour la prochaine session du baccalauréat.

Mise à jour : juillet 2008