Dossier de presse
- Xavier Darcos
- 03/06/2008

Le baccalauréat fête cette année ses deux cents ans d'existence. Le décret impérial du 17 mars 1808 organise l'Université, assure le contrôle et le monopole de l'État sur l'enseignement public, son corps enseignant et ses grades qui sont au nombre de trois : le baccalauréat, la licence et le doctorat.
En 2008, on comptera autour de 500 000 bacheliers contre seulement 31 lors de la première session. Au-delà de l'ampleur des progrès de la scolarisation et de l'élévation des niveaux de formation ainsi révélés, un tel changement d'échelle signifie aussi que le baccalauréat ne peut aujourd'hui avoir le même sens qu'en 1808.
Durant l'essentiel du 19ème siècle ainsi qu'au début du 20ème siècle, le baccalauréat fut décerné à la minorité d'enfants qui pouvaient suivre un enseignement secondaire payant. Si le 20ème siècle est celui d'un formidable développement quantitatif du baccalauréat, le 19ème siècle a été marqué par de multiples réformes qualitatives, visant à son élargissement et à sa diversification.
Certification d'une culture classique et littéraire comprenant le maniement de la rhétorique et des langues anciennes, le baccalauréat se modernisa progressivement et s'ouvrit à d'autres disciplines comme les sciences et les langues vivantes. Il s'ouvrit également aux filles, lorsque Julie-Victoire Daubié devint, en 1861, la première bachelière, à l'âge de 37 ans. Rendue possible par la gratuité des études, à partir des années 1930, l'ouverture sociale de l'enseignement secondaire et du baccalauréat intervint véritablement pendant les années 1960, avec l'admission au collège de tous les enfants, soumis à l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans.
Les statistiques sur les effectifs annuels de bacheliers et la part qu'ils représentent dans la génération de jeunes en âge de passer l'examen illustrent cette extension et cette diversification progressives du baccalauréat :
Proportion de bacheliers dans une génération
La proportion de bacheliers est calculée, chaque année, en rapportant les effectifs de bacheliers à ceux de la génération correspondante, en âge de passer l'examen.
L'évolution sur longue période de la proportion de bacheliers parmi les jeunes générations montre l'ampleur des transformations qualitatives et quantitatives intervenues dans notre enseignement secondaire. Elle témoigne de l'extension et la diversification progressives du baccalauréat, maintenant obtenu par un peu plus de 60% des jeunes, contre à peine 1% il y a un siècle.
L'évolution reste lente et limitée tout au long du XIXème siècle, où le nombre de bacheliers reste constamment inférieur à 10 000, seuil qu'il ne franchira qu'au cours des années 1920, la proportion de jeunes bacheliers passant alors de 1 à 2%. Elle reste encore modérée, mais un peu plus forte au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : 30 000 lauréats vers 1950 (5% de bacheliers) puis 60 000 en 1960 (11%), date à partir de laquelle les choses vont s'accélérer.
L'allongement de la scolarité obligatoire à 16 ans, en 1959, précipite en quelques années l'accès de l'ensemble des jeunes à l'enseignement secondaire. Elle provoque au collège une véritable explosion scolaire qui trouvera à la fin des années 1960 un prolongement dans la session exceptionnelle du baccalauréat 1968 (170 000 bacheliers, soit 20% d'une génération), suivie l'année suivante par l'apparition du baccalauréat de l'enseignement technique.
La seconde accélération intervient à la fin des années 1980, où l'objectif ministériel d'amener 80% des jeunes au terme de l'enseignement secondaire conduit cette fois à un afflux massif d'élèves en lycées. Ce mouvement s'accompagne de la création d'un nouveau baccalauréat, le baccalauréat professionnel, qui offre des possibilités de poursuites d'études aux jeunes titulaires d'un CAP ou BEP. En l'espace d'une décennie, les évolutions sont à nouveau de grande ampleur. Après avoir franchi le chiffre de 200 000 en 1975 et de 250 000 en 1985, la hausse du nombre de bacheliers s'amplifie : on dépasse les 300 000 en 1998, les 400 000 en 1991 pour atteindre 500 000 en 1995. La proportion de bacheliers double en 10 ans pour passer de 30 à 63 % en 1995, date à partir de laquelle elle marque un palier très net et cesse de progresser, sauf ces dernières années où elle bénéficie de taux de réussite à l'examen jamais atteints.
Le 20ème siècle a ainsi vu la proportion de jeunes bacheliers passer de 1 à 60%, ce qui entraîne une élévation également considérable du niveau de formation de la population. Cette ouverture et cette démocratisation du baccalauréat, nécessaires pour répondre aux transformations économiques et aux besoins accrus de qualification, vont de pair avec sa diversification en filières et séries générales, technologiques ou professionnelles. Aujourd'hui le baccalauréat littéraire L, descendant du premier baccalauréat ès lettres de 1808, ne représente plus qu'un bachelier sur dix, et le bac général à peine plus d'un sur deux. Quant aux filles, longtemps absentes voire exclues des populations de bacheliers, elles y ont acquis la parité à la fin des années 1960 : elles ne l'ont plus perdue, au contraire, et sont maintenant majoritaires, plus particulièrement parmi les bacheliers généraux.
Quelques dates clés :
Julie-Victoire Daubié voit le jour dans la maison dite des Commis de la Manufacture Royale de Bains-les-Bains (Vosges) où son père occupe les fonctions de comptable puis de caissier. Son grand-père paternel est greffier de justice et ancien négociant. Avec son essai, « La Femme pauvre au 19e siècle », elle remporte le premier prix du concours de l'Académie impériale de Lyon en 1859.
Le 31 août 1844, elle obtient le « certificat de capacité », brevet d'enseignante, obligatoire pour tous. Après avoir étudié le grec et le latin avec son frère abbé, elle présente sa candidature au baccalauréat à l'Université de Paris, candidature refusée au seul prétexte qu'elle est femme. Pourtant, aucun texte n'interdit aux femmes l'accès à l'Université. Après de multiples démarches, avec l'aide de François Barthélemy Arlès-Dufour, un saint-simonien et industriel lyonnais très influent dans les milieux académiques et à la cour impériale, et, forte de son succès au concours lyonnais de 1859, elle finit par obtenir son inscription à Lyon.
Le 16 août 1861, elle obtient le baccalauréat en totalisant six boules rouges, trois boules blanches, une boule noire. Ce système de boules était le moyen de vote des professeurs examinateurs. En ce temps-là, ils ne calculaient pas de moyenne. Une boule rouge signifiait un avis favorable, une boule blanche, une abstention, une noire, un avis défavorable. Mais elle attendra longtemps son diplôme. Prétendant qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique », le ministre, Gustave Rouland, refuse de le signer. Il faut une intervention pressante d'Arlès-Dufour auprès de l'entourage de l'impératrice Eugénie pour que l'ordre soit donné au ministre d'apposer sa signature au bas du diplôme.
Dans les établissements qui sont centres d'examen pour le baccalauréat, l'année scolaire s'arrête souvent dès la fin du mois de mai pour permettre l'organisation des épreuves. Afin de rendre le temps scolaire ainsi perdu aux élèves et aux enseignants, une nouvelle organisation des épreuves est expérimentée dans 15 départements (ceux des académies d'Amiens, Besançon, Dijon et Rouen ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse) et le calendrier des épreuves écrites est reporté d'une semaine.
L'expérimentation d'une nouvelle organisation
15 départements pilotes mettent en place une nouvelle organisation des épreuves du baccalauréat afin de maintenir le déroulement des cours durant la période du baccalauréat dans les établissements centres d'examens : mobilisation d'autres locaux, surveillance des examens confiée à des personnels non enseignants ou à des vacataires, revalorisation de la rémunération afférente à la correction des copies.
Le nouveau calendrier
Les dates du baccalauréat sont reportées d'une semaine
Les épreuves écrites obligatoires, pour les élèves de terminale, se déroulent
Les épreuves anticipées, pour les élèves de 1ère, se déroulent
Les élèves des classes terminales (candidats malentendants ou non) des séries générales et de la série technologique « hôtellerie » peuvent présenter, cette année, pour la première fois, la langue des signes française (L.S.F.) comme épreuve facultative orale de langue. En 2008, 188 candidats se présentent à cette épreuve facultative qui sera proposée, l'année prochaine, à toutes les séries technologiques.
Le baccalauréat professionnel présente treize nouvelles spécialités dont neuf rénovations et quatre créations : environnement nucléaire, ouvrages du bâtiment (option métallerie), technicien aérostructure, technicien du froid et du conditionnement de l'air.
Dès le vendredi 4 juillet, les résultats du baccalauréat seront disponibles sur la page d'accueil du site internet du ministère de l'Éducation nationale. Une page dédiée sera accessible en seul clic, avec une carte de France qui donnera accès à tous les résultats.
L'organisation des épreuves du baccalauréat conduit, notamment dans les lycées et les cités scolaires où sont organisées ces épreuves, à la diminution de la scolarité dès le début du mois de juin, voire la fin du mois de mai. Cette situation n'est satisfaisante ni pour les lycéens ni pour les enseignants, les premiers perdant un mois de scolarité, les seconds devant assurer la gestion des programmes, conçus sur dix mois, en seulement neuf mois.
Afin de rendre ce temps scolaire aux élèves et aux enseignants, quinze départements pilotes (les académies d'Amiens, Besançon, Dijon, Rouen, ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse) expérimentent, dès cette année, une nouvelle organisation des épreuves des baccalauréats général et technologique (le baccalauréat professionnel qui fait l'objet d'une nouvelle définition n'est pas concerné à ce stade par cette expérimentation). La poursuite des cours dans les établissements centres d'examen du baccalauréat est assurée pour les classes de seconde et de première. Dès lors, la correction des épreuves écrites et l'organisation des épreuves du baccalauréat deviennent des tâches supplémentaires pour les enseignants et pour les personnels de direction et administratifs qui sont mieux indemnisés.
Les solutions mises en place sont différentes pour chaque académie mais elles ont en commun les principes suivants :
Ce sont ainsi près de 55 000 lycéens, soit 11 % des candidats aux baccalauréats général et technologique, qui sont concernés par l'expérimentation.
modalités d'application dans les départements pilotes
Conséquence logique de la reconquête du mois de juin, les dates du baccalauréat sont repoussées d'une semaine :
la session commence le lundi 16 juin 2008 (au lieu du 11 juin 2007) et les épreuves de français se déroulent le 20 juin 2008 (au lieu du 12 juin 2007).
Session normale
1. Les épreuves écrites du 1er groupe
2. Les épreuves orales et pratiques :
Les dates sont fixées par les recteurs dans chaque académie.
3. Les résultats du 1er groupe d'épreuves
Les résultats du 1er groupe d'épreuves seront connus à partir du vendredi 4 juillet 2008 (métropole) pour les baccalauréats général et technologique.
4. Les épreuves orales du 2ème groupe (oraux de rattrapage)
Elles sont organisées immédiatement après la communication des résultats du 1er groupe d'épreuves. Elles se dérouleront jusqu'au vendredi 11 juillet 2008 inclus.
Session de remplacement
Cette session est réservée aux candidats inscrits qui n'auront pu se présenter à la session normale, pour des raisons dûment justifiées :
- Épreuves écrites terminales du baccalauréat général et technologique :
4, 5, 8, 9 et 10 septembre 2008
- Épreuves écrites du baccalauréat professionnel :
Du 15 au 19 septembre 2008
- Épreuves écrites de français et de français et littérature des baccalauréats général et technologique : mercredi 10 septembre 2008
Épreuves écrites
| Dates | Série littéraire | Série économique et sociale | Série scientifique |
|---|---|---|---|
| Lundi 16 juin | Mathématiques-informatique 15h00 - 16h 30 | ||
| Vendredi 20 juin | Français et Littérature 8h - 12h | Français 8h - 12h | Français 8h - 12h |
| Enseignement scientifique 14h - 15h 30 | Enseignement scientifique 14h - 15h 30 |
| Dates | Série littéraire | Série économique et sociale | Série scientifique |
|---|---|---|---|
| Jeudi 12 juin | Enseignement scientifique 14h - 15h 30 | Enseignement scientifique 14h - 15h 30 | |
| Lundi 16 juin | Français et Littérature 8h - 12h | Français 8h - 12h | Français 8h - 12h |
| Mardi 17 juin | Mathématiques-informatique 14h00 - 15h 30 |
Épreuve orale :
Épreuve écrite de français :
Épreuves orales :
| Dates | Série littéraire | Série économique et sociale | Série scientifique |
|---|---|---|---|
| Lundi 16 juin | Philosophie 8 h - 12 h | Philosophie 8 h - 12 h | Philosophie 8 h - 12 h |
| Mathématiques-informatique 15 h -16 h 30 | |||
| Mardi 17 juin
| Histoire-géographie 8 h - 12 h | Histoire-géographie 8 h - 12 h | Histoire-géographie 8 h - 12 h |
| Langue vivante 2 étrangère 14 h - 17 h ou Langue vivante 2 régionale 14 h - 17 h | Langue vivante 2 étrangère 14 h - 16 h Langue vivante 2 régionale 14 h - 16 h | ||
| Mercredi 18 juin | Littérature 8 h - 10 h | Sciences économiques et sociales 8 h - 12 h ou 13 h (spécialité) | Sciences de la vie et de la Terre ou biologie-écologie 8 h - 11 h 30 ou sciences de l'ingénieur 8 h - 12 h |
| Arts (épreuve écrite) : 14 h30 - 18h 00 Grec ancien 14 h 30 -17 h30 Mathématiques 14 h 30 - 17 h 30 | Physique-chimie 14 h 30 -18 h | ||
| Jeudi 19 juin | Latin 8 h - 11 h | Mathématiques 8 h - 11 h | Mathématiques 8 h - 12 h |
| Langue vivante 1 14 h 30 - 17 h 30 | Langue vivante 1 14 h 30 - 17 h 30 | Langue vivante 1 14 h 30 - 17 h 30 | |
| Vendredi 20 juin
| Français et littérature 8 h - 12 h | Français 8 h - 12 h | Français 8 h - 12 h |
| Enseignement scientifique 14 h - 15 h 30 | Enseignement scientifique 14 h - 15 h 30 |
Le calendrier des épreuves écrites du baccalauréat technologique
| Dates | S.M.S. | S.T.L. | S.T.G. | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Biochimie Génie biologique | Physique de laboratoire | Chimie de laboratoire | Communication et gestion des ressources humaines | Comptabilité et finance d'entreprise Mercatique Gestion des systèmes d'information | ||
| Lundi 16 juin | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h |
| Mardi 17 juin | Biologie humaine et physio-pathologie 8h-12h | Sciences physiques 8h-11h | Management des organisations 8h-11h | Management des organisations 8h-11h | ||
| Économie 15h-16h | Mathématiques | Mathématiques | Mathématiques | Langue vivante 2 | Langue vivante 2 | |
| Mercredi 18 juin | Biochimie-biologie 8h-12h | Contrôle et régulation ou optique et physico-chimie 8h-11h | Génie chimique 8h-11h | Economie -droit 8h-11h | Economie -droit 8h-11h | |
| Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 | Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 | Langue vivante 1 | Langue vivante 1 | |
| Vendredi 20juin (1) | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h |
| Lundi 23 juin | Sciences physique 8h-10h | Physique-chimie 8h-11h | Chimie 8h-11h | Mathématiques 8h-10h | Mathématiques 8h-11h | |
Mathématiques | Electricité 14h-17h | Physique | Histoire-géographie | Histoire-géographie | ||
| Mardi 24 juin | Sciences sanitaires et sociales 13h-17h | Epreuve de spécialité 13h-17h | Epreuve de spécialité 13h-17h | |||
(1) L'épreuve de français est également subie, en tant qu'épreuve anticipée, par les candidats à la session 2009 du baccalauréat technologique « S.T.2.S. » qui composeront le vendredi 20 juin de 14h à 18 heures.
| Dates | S.T.I. | Hôtellerie | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Génie civil Génie mécanique Génie énergétique Génie des matériaux | Génie électronique | Génie électro-technique | Génie optique | Arts appliqués | ||
| Lundi 16 juin | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h | Philosophie 14h-18h |
| Mardi 17 juin | Etude de cas 8h-12h | |||||
| Mercredi 18 juin | Mathématiques 8h-12h | Physique appliquée 8h-12h | Physique appliquée 8h-12h | Sciences physiques appliquées 8h-11h | Arts, techniques et civilisations 8h-11h | |
| Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 14h30-16h30 | Langue vivante 1 14h30-16h30 | Sciences appliquées et technologies 14h30-17h30 | |
| Vendredi 20juin | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h | Français 14h-18h |
| Lundi 23 juin | Étude des constructions 8h-14h | Mathématiques 8h-12h | Mathématiques 8h-12h | Mathématiques 8h-12h | Physique Chimie 8h-10h | |
| Mathématiques 14h-16h | Environnement du tourisme 14h-17h | |||||
| Mardi 24 juin | Sciences physiques et physique appliquée 8h-10h | E.S.T.I. 8h-14h | Études des constructions 8h-12h | Études des constructions 8h-14h | Recherche appliquée 8h-16h | Gestion hôtelière et mathématiques 13h-17h30 |
Épreuves générales écrites
Elles sont communes à tous les candidats.
Lundi 23 juin
Mardi 24 juin
Épreuves professionnelles écrites
Les dates diffèrent selon la spécialité du baccalauréat professionnel.
25 - 27 juin 2008 matin
Selon la spécialité du baccalauréat professionnel
Épreuves pratiques
Les dates sont fixées par les recteurs.
Les élèves des classes terminales des séries générales et de la série technologique « Hôtellerie », pourront passer la « Langue des Signes Française » comme épreuve facultative orale de langue. Tout candidat (malentendant ou non) inscrit dans une de ces séries peut passer l'épreuve. Après s'être préparé pendant 30 minutes, le candidat est évalué pendant 20 minutes. En 2008, ils sont 188 à avoir choisi la LSF. Cette épreuve facultative sera proposée à toutes les séries technologiques à la session 2009.
Quatre créations :
Neuf rénovations :
615 625 candidats inscrits dont 28 122 candidats individuels
Les effectifs globaux sont en baisse de 0,95% par rapport à la session 2007 :
482 939 élèves de première générale et technologique sont inscrits aux épreuves anticipées (-0,56% par rapport à la session 2007).
28 122 candidats individuels sur les 615 625 candidats inscrits, soit 4,56 % de l'effectif global.
4 874 sujets élaborés pour les diverses sessions en métropole, dans les DOM , les TOM , les COM et les centres à l'étranger.
3 816 centres d'examen en France
71 pays étrangers organisateurs
149 423 correcteurs et examinateurs
Corrections : 1, 06 € ou 1,32 €, après abattement, par copie selon les épreuves
Vacations orales : 37,82 € pour 4 heures d'interrogation orale
57,43 € pour le baccalauréat général
62,21 € pour le baccalauréat technologique
55,48 € pour le baccalauréat professionnel
22 langues vivantes étrangères au choix des candidats au titre des épreuves obligatoires et facultatives.
24 autres langues au titre des épreuves facultatives uniquement.
11 langues régionales.
13 ans, académie de Grenoble
13 ans et demi, académie de Paris
63 ans et demi, académie d'Aix-Marseille
62 ans, académie de la Martinique
Effectifs des candidats inscrits aux baccalauréats
En fin de première, les épreuves anticipées
- Français (écrit et oral), pour l'ensemble des candidats (baccalauréat général et technologique) et français et littérature, pour la série L (écrit et oral)
- Travaux personnels encadrés (T.P.E.) pour l'ensemble des candidats des séries générales (E.S., L, S)
- Enseignement scientifique écrit pour les candidats de la série E.S.
- Enseignement scientifique et mathématiques-informatique (écrit) pour les candidats de la série L
- Épreuve orale anticipée d'histoire-géographie pour les candidats des séries sciences et technologies industrielles (S.T.I.) et sciences et technologies de laboratoire (S.T.L.) du baccalauréat technologique
Au cours de l'année de terminale, en contrôle en cours de formation (C.C.F.)
- Éducation physique et sportive (baccalauréat général et technologique) ;
- Capacités expérimentales en sciences physiques et en sciences de la vie et de la Terre (série S) ;
- Expression orale en langues vivantes (série S.T.G.).
En fin de terminale, les autres épreuves du premier groupe
- Épreuves obligatoires, écrites, orales, pratiques, selon les séries ;
- Épreuves facultatives, deux au maximum (seuls les points supérieurs à 10 sont pris en compte par le jury).
Les résultats :
- Le candidat qui obtient une moyenne inférieure à 8/20 est ajourné.
- Le candidat qui obtient une moyenne de 10/20 ou plus est déclaré admis.
- Le candidat qui obtient une moyenne comprise entre 8/20 et 10/20 est autorisé à se présenter aux épreuves orales du second groupe.
Les mentions :
- Assez bien pour une note moyenne au moins égale à 12 et inférieure à 14 ;
- Bien pour une note moyenne au moins égale à 14 et inférieure à 16 ;
- Très bien pour une note moyenne au moins égale à 16.
En 2007, ont été reçus avec mention :
- 48,4 % des lauréats du baccalauréat général dont 6 % avec mention très bien
- 28,5 % des lauréats du baccalauréat technologique dont 0,6 % avec mention très bien
- 45,4 % des lauréats du baccalauréat professionnel dont 0,7% avec mention très bien.
Les épreuves du second groupe dites de « rattrapage »
Le candidat se présente à deux épreuves orales dans deux matières qu'il choisit parmi celles qui ont fait l'objet d'une épreuve écrite passée en première par anticipation ou en terminale.
Pour chacune des épreuves choisies, seule la meilleure note obtenue par le candidat au premier ou au deuxième groupe est prise en compte par le jury.
Le candidat est reçu s'il obtient, à l'issue des épreuves du second groupe, une moyenne de 10/20 ou plus à l'ensemble des épreuves.
Un certificat de fin d'études secondaires est délivré au candidat ajourné à l'issue des épreuves du second groupe.
La session de remplacement (septembre)
Cette session s'adresse aux candidats qui, en cas d'absence justifiée liée à un événement indépendant de leur volonté, n'ont pu subir tout ou partie des épreuves organisées à la session de juin. La règle est la suivante :
La structure de l'examen
Le baccalauréat professionnel comporte :
- 7 épreuves obligatoires (chaque épreuve est composée d'une ou plusieurs unités)
- 1 épreuve facultative, parmi celles proposées : langue vivante, secourisme, hygiène - prévention, prise rapide de la parole.
Qui peut se présenter ?
Les candidats qui ont suivi une préparation au diplôme par la voie scolaire, de l'apprentissage ou de la formation continue.
Les candidats ayant accompli trois ans d'activité professionnelle dans un emploi de niveau au moins égal à celui d'un ouvrier ou employé qualifié et dans un domaine professionnel en rapport avec la finalité du diplôme.
Deux formes d'examen possibles selon l'origine des candidats
Les candidats ayant préparé le baccalauréat par la voie scolaire ou la voie de l'apprentissage présentent obligatoirement l'examen sous sa forme globale. Ils subissent l'ensemble des épreuves au cours d'une même session, en fin de formation.
Le diplôme leur est délivré, s'ils ont obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10/20.
Les candidats issus de la formation professionnelle continue, de l'enseignement à distance et ceux qui se présentent au titre de leurs trois années d'activité professionnelle, peuvent passer l'examen sous la forme globale ou choisir la forme progressive de l'examen : dans ce cas, ils ne présentent, lors d'une même session, que certaines unités constitutives du diplôme. Le diplôme est délivré au candidat qui, après avoir présenté l'ensemble des unités du diplôme, a obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10/20.
Épreuves ponctuelles et contrôle en cours de formation
L'organisation de l'examen diffère selon l'origine des candidats :
Les dispenses d'épreuves au baccalauréat professionnel
Les candidats présentant un handicap peuvent se présenter au baccalauréat dans des conditions aménagées, garantissant l'égalité de leurs chances avec les autres candidats. Ainsi, ils peuvent demander, selon la nature de leur handicap et des épreuves, à bénéficier d'aménagements.
Pour bénéficier de ces mesures, les candidats doivent adresser une demande à l'un des médecins désignés à cet effet par la commission départementale des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (C.D.A.P.H.).
Le médecin, au vu de la situation particulière du candidat, rend un avis, sur lequel s'appuie le rectorat pour décider des aménagements ou des adaptations d'épreuves, comme par exemple :
De plus, les candidats concernés peuvent demander la conservation pendant cinq ans des notes de leur choix obtenues à l'examen, tout en pouvant bénéficier, le cas échéant, d'une mention.
Une demande d'étalement des épreuves de l'examen sur plusieurs sessions peut aussi être formulée.
Par ailleurs, les autorités académiques peuvent ouvrir des centres d'examen adaptés, si certains élèves, accueillis dans des établissements hospitaliers pour des séjours de longue durée ou recevant des soins en liaison avec ces établissements, ne peuvent aller composer dans des centres ouverts dans les établissements scolaires.
Baccalauréat général et technologique :
1. Langues pouvant faire l'objet d'une épreuve obligatoire
Allemand, anglais, arabe, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu moderne, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien.
Pour les épreuves de langues vivantes 2 et 3
Les candidats peuvent également choisir entre les langues régionales suivantes : basque, breton, catalan, corse, créole, langues mélanésiennes, occitan, tahitien.
Depuis la session 2007
Les candidats au baccalauréat de la série S.T.G. sont évalués, pour chaque langue, à l'écrit et à l'oral, à l'exception de l'arménien, du cambodgien, du finnois, du norvégien et du persan, qui ne sont évalués qu'à l'écrit.
Les candidats des autres séries sont évalués soit à l'écrit (L.V. 1) soit à l'oral (L.V. 2).
2. Langues pouvant faire l'objet d'une épreuve facultative orale
Pour la première fois en 2008, la langue des signes française (LSF) peut être choisie pour l'épreuve orale facultative de langue.
Langues étrangères :
Allemand, anglais, arabe, chinois, danois, espagnol, grec moderne, hébreu moderne, italien, japonais, néerlandais, polonais, portugais, russe.
Langues régionales :
Basque, breton, catalan, corse, créole, occitan, tahitien, langues mélanésiennes, gallo, langues régionales d'Alsace, langues régionales des pays mosellans.
Les épreuves orales, obligatoires ou facultatives, pour les langues autres qu'allemand, anglais, espagnol et italien, ne sont organisées que dans les académies disposant d'examinateurs compétents.
3. Langues pouvant faire l'objet d'une épreuve facultative écrite
Albanais, amharique, arménien, bambara, berbère, bulgare, cambodgien, coréen, croate, finnois, haoussa, hindi, hongrois, indonésien-malais, laotien, lituanien, macédonien, malgache, norvégien, persan, peul, roumain, serbe, slovaque, slovène, suédois, swahili, tamoul, tchèque, turc, vietnamien.
Réglementation particulière au baccalauréat général :
À titre dérogatoire, des candidats étrangers ou d'origine étrangère, qui n'ont pas suivi un cursus scolaire complet en France, et qui sont arrivés en France depuis moins de 2 ans, peuvent substituer leur langue maternelle à l'une des langues réglementairement offertes au choix des candidats dans les épreuves obligatoires de L.V. 1 et L.V. 2 uniquement.
Baccalauréat professionnel :
1. Langues pouvant faire l'objet de l'épreuve obligatoire écrite
Allemand, anglais, arabe, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu moderne, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien.
2. Langues pouvant faire l'objet de l'épreuve facultative orale
Allemand, amharique, anglais, arabe, arménien, berbère (chleu ou rifain ou kabyle), bulgare, cambodgien, chinois, croate, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu moderne, hongrois, islandais, italien, japonais, laotien, malgache, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, roumain, russe, serve, suédois, tchèque, turc, vietnamien, basque, breton, catalan, corse, gallo, occitan, tahitien, langues régionales d'Alsace, langues régionales des pays mosellans, langues mélanésiennes (ajië, drehu, nengone, paicî).
L'interrogation n'est autorisée que dans les académies où un examinateur compétent peut être adjoint au jury.
Le baccalauréat, c'est aussi :
L'option internationale au baccalauréat général
Les candidats qui ont été scolarisés en section internationale en classes de première et terminale des séries L , E.S. ou S , peuvent, s'ils le souhaitent, se présenter à l'option internationale du baccalauréat. Ils présentent toutes les épreuves de leur série à l'exception des épreuves de L.V. 1 et d'histoire-géographie qui font l'objet d'épreuves spécifiques.
Ces dernières sont affectées de coefficients particuliers :
Les candidats se voient délivrer le baccalauréat option section internationale, portant le nom de la langue de la section.
Les sections internationales existent dans 12 langues : allemand, anglais, arabe, danois, espagnol, italien, japonais, néerlandais, norvégien, polonais, portugais et suédois.
À la session 2007, 1 475 candidats ont été reçus (sur 1 491 présentés), soit un taux de réussite de 98 %.
L'indication section européenne ou de langue orientale au baccalauréat général, technologique ou professionnel
Les élèves scolarisés en section européenne ou de langue orientale en série générale, technologique ou professionnelle, peuvent, s'ils le souhaitent, se présenter à une évaluation spécifique leur permettant d'obtenir au baccalauréat l'indication section européenne ou de langue orientale correspondant à la langue de leur section.
Deux conditions sont à remplir :
Cette dernière évaluation comporte deux parties :
De plus, le candidat peut choisir de substituer l'évaluation spécifique à une épreuve facultative correspondant aux options.
Les sections européennes existent en allemand, anglais, espagnol, italien, néerlandais, portugais, russe.
Les sections de langue orientale existent en arabe, chinois, japonais.
À la rentrée 2007, ces sections scolarisaient 22 117 élèves en classes terminales des séries générales, 1 139 élèves en classes terminales des séries technologiques.
L'AbiBac
L'AbiBac conduit à la double délivrance du baccalauréat et de l'Abitur allemand.
Les élèves présentent au baccalauréat toutes les épreuves de leur série à l'exception de deux épreuves spécifiques :
- en allemand : une épreuve écrite (durée 4 heures, coefficient 1) prise en compte pour le baccalauréat et l'Abitur et une épreuve orale (durée 30 minutes et de coefficient 1) prise en compte uniquement pour l'Abitur ;
- en histoire-géographie : une épreuve écrite d'histoire et une épreuve écrite de géographie, (durée égale à celle du baccalauréat, coefficient 2) composées en allemand et prises en compte pour le baccalauréat et pour l'Abitur.
Les sections Abibac existent en séries E.S., L et S.
À la session 2007, 525 candidats (sur 547) ont réussi l'AbiBac, soit un taux de réussite de 96 %.
Le baccalauréat franco-allemand
Il est préparé en France dans un seul établissement, le lycée de Buc (Yvelines) et en Allemagne dans deux établissements (Sarrebruck et Fribourg).
À la différence de l'AbiBac, ce baccalauréat général, comprend un tiers de contrôle continu et est établi au vu des notes de première et de terminale dans sept disciplines fondamentales.
Les programmes d'enseignement sont définis et harmonisés entre les trois établissements.
Le Bachibac
À l'occasion du sommet franco-espagnol du 10 janvier 2008, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale et Mercedes Cabrera Calvo Sotelo, ministre espagnole de l'Éducation, ont signé un accord de double certification.
Cet accord établit un parcours de formation mixte pour les établissements scolaires bilingues des deux pays qui prépareront à cette double certification. Le cursus et les programmes seront établis conjointement, d'une part, en langue et littérature, et d'autre part, dans une discipline non linguistique qui peut appartenir au champ des sciences sociales ou au domaine scientifique.
La formation pour le bachibac pourrait être mise en place dès septembre 2009 en seconde, puis progressivement dans les niveaux supérieurs, de sorte que la première double délivrance aurait lieu en juin 2012.
Au baccalauréat général et au baccalauréat technologique
Le candidat qui, après un échec au baccalauréat général ou technologique, se présente de nouveau à l'examen, peut, à condition qu'il s'inscrive comme candidat non scolarisé et dans la même série, conserver pendant cinq ans des notes égales ou supérieures à 10 obtenues aux épreuves du premier groupe.
Cette mesure de conservation des notes s'applique également aux candidats atteints de maladie grave, ainsi qu'aux candidats sportifs de haut niveau.
Les candidats présentant un handicap peuvent conserver pendant cinq ans, les notes, même inférieures à 10, obtenues aux épreuves du premier groupe, tout en pouvant bénéficier, le cas échéant, d'une mention.
Au baccalauréat professionnel
En cas d'échec à l'examen, les candidats au baccalauréat professionnel relevant de la formation initiale peuvent demander à conserver, au sein de la même spécialité et pendant cinq ans à compter de leur date d'obtention, le bénéfice des notes égales ou supérieures à 10 obtenues aux unités.
Lors de la session suivante, le calcul de la moyenne générale s'effectue sur la base des notes conservées et des notes obtenues aux évaluations à nouveau passées.
Les candidats issus de la formation professionnelle continue, de l'enseignement à distance et ceux qui se présentent au titre de leur expérience professionnelle peuvent, s'ils ont présenté l'examen sous la forme progressive, choisir également de conserver et reporter, au sein de la même spécialité, dans les mêmes conditions, des notes inférieures ou supérieures à 10 sur 20 obtenues aux unités.
Rétrospective du baccalauréat : 1960-2007
Proportion de bacheliers dans une génération
Évolution des taux d'accès annuel au niveau du baccalauréat (1995-2007)
Les annexes sont disponibles en téléchargement
Baccalauréat 2008 - annexes
académie d'Aix-Marseille (département du Vaucluse)
académie d'Amiens
académie de Besançon
académie de Dijon
académie de Montpellier (département de la Lozère)
académie de Rouen
Mise à jour : juin 2008
Rechercher une école, un collège, un lycée, etc.