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Projet de loi pour une école de la confiance : début de l'examen du projet à l'Assemblée nationale
Discours - Jean-Michel Blanquer - 11/02/2019

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L'examen du projet de loi pour une école de la confiance par l'Assemblée nationale a débuté lundi 11 février 2019. Garantie des savoirs fondamentaux pour tous, instruction obligatoire dès trois ans, innovation pour s'adapter aux besoins des territoires, amélioration de la gestion des ressources humaines ou encore simplification du système éducatif pour faire progresser l'École sont au cœur du projet de loi. Retrouvez l'intégralité du discours de Jean-Michel Blanquer en ouverture de cette première séance d'examen de la loi.

 Monsieur le Président, Madame la Présidente,

Monsieur le Président de la commission,

Mesdames les Rapporteurs,

Mesdames et Messieurs les députés,

L'École est au fondement de la société. Elle est à ce titre notre bien le plus précieux et elle nous impose, pour cela même, d'être à la hauteur du projet qui la porte, le projet républicain, profondément enraciné dans l'âme française.

L'École de la République est notre bien commun car elle est une promesse adressée à chaque enfant qui voit le jour dans notre pays :

  • la promesse que nous formons une communauté de destin liée par les mêmes valeurs, celles de la liberté, de l'égalité, de la fraternité et de la laïcité ;
  • la promesse que la naissance ne sera jamais plus importante que les vertus. Celle du courage, du travail, du respect et du sens collectif ;

L'école française, avec ses 51 000 écoles, ses 7 000 collèges et ses 5 000 lycées, porte sur tous nos territoires cet esprit des Lumières qui fait du progrès humain et du progrès social une même aspiration. Dans nos campagnes, au cœur de nos quartiers populaires, dans nos villes petites, moyennes et grandes, sur leurs rebords, en périphérie, il y a une école, ancienne ou moderne qui dit la même chose : filles et fils de France, votre pays croit en vous.

Alors que nous nous apprêtons à débattre de l'école, je veux rendre hommage à celles ceux qui, jour après jour, portent cet esprit de progrès, les professeurs, les personnels de l'Éducation nationale et les élus de la Nation, particulièrement les maires.

Exigeants à l'égard de notre école, et c'est bien normal, nous soulignons souvent ses faiblesses. Elles existent bien sûr, je ne le nie pas. Et cette loi est là pour les dépasser. Mais, Mesdames et Messieurs les députés, figurez-vous un instant ce chef-d' œuvre collectif qui voit chaque jour 800 000 professeurs accueillir dans un même élan 13 millions d'élèves. Et ce chaque jour.

  • Nous le devons au dévouement des élus pour leur territoire.
  • Nous le devons à l'engagement de tous les personnels administratifs de l'Éducation nationale.
  • Nous le devons à la passion et à la conviction de nos professeurs.

En chacun de nous, il y a un professeur qui continue à veiller, parce qu'un jour, il a su trouver les mots, parce qu'il a eu cette intelligence du regard sur nous, tout simplement parce qu'il nous a transmis l'essentiel, envie d'être grandi par la langue. Je veux ici, devant vous, représentants de la Nation, dire combien notre pays doit à ces femmes et à ces hommes qui, hier et aujourd'hui, ont mis leur existence au service de l'instruction et de l'éducation des enfants de notre pays.

Nous sommes les héritiers d'une ancienne et glorieuse tradition scolaire. Sur tous les bancs de cette Assemblée, tout le long des cinq Républiques, et des régimes qu'elles enjambèrent, des hommes et des femmes aux sensibilités politiques différentes ont apporté leur pierre à cet édifice. Tous partageaient :

  • le même combat, le progrès de l'esprit humain,
  • le même ennemi, l'ignorance.

Chacun de ces femmes et de ces hommes avait chevillé au cœur, le même sentiment puisé à la source de la culture humaniste, qu'on naît Homme mais qu'on le devient vraiment par le savoir et les valeurs. Chacun portait fièrement l'idéal scientifique et philosophique du XVIIIe siècle et partageait l'idée de Victor Hugo à propos de la misère, "un mal qu'il faut guérir par la lumière".

Avec cette loi, je ne vous propose pas de larguer les amarres avec cette tradition, je ne vous propose ni de refonder, ni de reconstruire. Je vous propose une nouvelle étape de cette épopée glorieuse, comme un arbre sait relancer un puissant rameau de son vénérable et robuste tronc. Car si la République a réussi la massification de l'école primaire, puis du secondaire et de l'enseignement supérieur, il lui reste à faire réussir tous ses élèves.

Aujourd'hui, 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans bien maîtriser les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter et respecter autrui). Par le passé, dans le contexte d'une économie très industrialisée, notre École a pu s'accommoder de cet échec. Aujourd'hui, le monde technologique et la société de la connaissance dans lesquels nous sommes font peser sur l'enfant qui éprouve des difficultés scolaires le risque de l'exclusion sociale. Cette réalité est d'autant moins acceptable que bien des élèves qui peinent à trouver le chemin de la réussite sont issus de familles fragiles économiquement et culturellement.

Depuis que le président de la République et le Premier ministre m'ont confié le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, vous m'avez entendu dire à plusieurs reprises qu'une loi ne suffirait pas à changer cette situation. C'est pourquoi, sans attendre, nous nous sommes engagés dans un double effort d'élévation générale du niveau et de justice sociale.

Aujourd'hui, nous avons presque achevé le dédoublement des classes de CP et de CE1 en REP et REP+ qui, à la rentrée prochaine, permettra à 300 000 élèves les plus fragiles d'apprendre à lire dans des conditions privilégiées. Cette politique ambitieuse, et inédite à l'échelle du monde, est l'avant-garde d'un volontarisme indispensable pour que tous les élèves de l'école primaire maîtrisent, à leur entrée au collège, les savoirs fondamentaux.

Dans le prolongement, nous avons enrichi l'offre d'enseignement au collège en valorisant le fonds de notre culture, les humanités classiques, et ce qui permet aux élèves de se projeter dans le monde, l'étude des langues étrangères. Dans le respect de la diversité des talents et des envies des élèves, nous avons surtout enclenché une profonde transformation des lycées général, technologique et professionnel pour, à la fois, donner plus d'accompagnement, plus de liberté et plus de réussite.

60 % des élèves ne réussissent pas à obtenir une licence en trois ans ; 23 % de nos jeunes sont au chômage. Ces chiffres, nous devons les combattre collectivement et avec une constance d'airain. Au-delà de leur froideur, ils disent la frustration, le doute sur l'avenir et tout simplement le sentiment de relégation éprouvé par certains de nos compatriotes.

Si, aujourd'hui, je me présente devant vous pour défendre une nouvelle loi scolaire, c'est qu'après ce premier travail engagé, le temps est venu de délibérer sur ce que la Nation entend faire de ce magnifique héritage. Soit nous cédons à la peur et à la frilosité et nous croirons, à tort, préserver l'héritage. Soit nous faisons preuve de courage, d'audace et nous enrichirons cet héritage au bénéfice de tous.

Ce dont nous discutons aujourd'hui, c'est bien des liens nouveaux qu'il s'agit de construire entre notre École et notre société et par là même nous poser la question de la société que nous voulons et de la démocratie que nous souhaitons.

Nous le faisons au moment de bouleversements inédits de notre monde. Nous postulons que l'École est la réponse la plus fondamentale à tous les défis posés par l'humanité : transition écologique, justice sociale, égalité fille-garçon, santé pour tous, meilleur accueil des enfants en situation de handicap, respect d'autrui, lutte pour un nouveau dynamisme démographique de nos territoires. À l'ensemble de ces questions posées à l'homme pour maîtriser son destin, la première des réponses est l'école.

Et, à la grande question de notre temps, comment un monde toujours plus technologique peut-il est être un monde toujours plus humain, la réponse est de nouveau l'École. Cette modernité est riche d'opportunités avec la révolution numérique dont nous allons faire pleinement bénéficier les élèves. Elle est aussi féconde en périls, la désinformation, les fausses nouvelles, les passions tristes exacerbées dont il faut prémunir les élèves par le développement du sens logique.

Dans ce monde, la France a plus que jamais un rôle essentiel à jouer en bâtissant un modèle éducatif équilibré entre savoirs, valeurs et émancipation de tous.

  • Ainsi notre Nation demeurera ce pays d'innovation qui continuera à attirer les meilleurs esprits.
  • Ainsi, les Français retrouveront confiance en leur École, confiance en leur avenir et tout simplement confiance en eux-mêmes.

Le titre de la loi, l'école de la confiance, pose ce terme au fondement du projet politique que nous menons. Il n'est de prospérité sociale que dans confiance accordée à la liberté de chacun et de chaque territoire dans un esprit de responsabilité.

Le travail législatif que nous menons sur cette loi incarne cet esprit de confiance et je me réjouis que ce texte se soit considérablement enrichi de vos contributions.

Cette confiance est l'objet du premier article de cette loi. C'est en effet à l'École que le futur citoyen doit apprendre à faire confiance aux autres et à prendre confiance en lui. Cette confiance ne se décrète pas ; elle doit être une évidence vécue. Pour cela, l'enfant a besoin que les adultes qui ont la charge de l'élever, la famille, l'équipe éducative, s'accordent sur l'essentiel : la bienveillance qui lui est dû et le respect des valeurs qu'il doit. Ce cercle vertueux de confiance entre l'École et la famille passe par le respect de l'autorité et de la parole du maître. Elle passe aussi par l'association étroite des familles à l'institution scolaire. C'est cette communauté unie des adultes qui fera progresser collectivement l'école et permettra à notre société d'être plus sereine et plus heureuse.

Ce qui définit l'homme est son langage. Ce qui définit l'homme en société est sa capacité à user de ce langage pour interagir avec les autres. Il n'existe donc pas de véritable politique sociale sans politique de la langue.

C'est pourquoi, l'acte véritablement fondateur de notre École républicaine, et pourrait-on dire de la République elle-même, est d'élever l'instruction en obligation fondamentale. En mars 1882, les républicains, à peine sortis de la mêlée électorale, imposèrent l'obligation d'instruction de 6 à 13 ans. En 1936, Jean Zay, soutenu par les forces progressistes, porte cette obligation à 14 ans. En 1959, le général De Gaulle, fondateur d'un nouveau pacte social et politique, relève cette obligation d'instruction à 16 ans.

Depuis la fin du XIXe siècle, aucun gouvernement n'a cru bon d'avancer l'âge de la scolarité obligatoire car l'école maternelle n'a pas toujours été perçue comme une véritable école, fréquentée, parfois, d'une manière irrégulière et sans suite. Or, le travail admirable des professeurs et des ATSEM montrent tout le contraire. En outre, les travaux issus de la recherche soulignent que les années passées à l'école maternelle sont décisives pour la maîtrise future des savoirs fondamentaux.

C'est pour cette raison, que le président de la République a souhaité aller vers l'obligation d'instruction dès trois ans. Ainsi, me revient-il de proposer à la représentation nationale de faire de l'école maternelle une école à part entière. Par cet acte, nous proclamons son importance décisive dans la réduction des inégalités dès le plus jeune âge, et notamment la première d'entre elles, l'inégalité face au langage. L'apprentissage du vocabulaire, l'émergence progressive d'une conscience grammaticale par la lecture de livres, l'éveil de la sensibilité par les arts, le développement psychomoteur et affectif, la socialisation par le respect des règles et le jeu, la conscience claire du bien et du mal, le souci du travail bien fait sont des fondations indispensables pour susciter un plaisir d'école, ainsi que de la confiance et du bonheur chez nos enfants.

C'est dans les premières années de la vie que se déterminent bien des aptitudes cognitives et sociales. Nous pouvons changer le destin de notre pays et de nos enfants en portant une attention renforcée à cette école maternelle, que nous inventâmes en 1848, et qui doit prendre un élan nouveau en ce début de XXIe siècle.

À ce titre, nous devons aux enfants instruits dans leur famille un contrôle particulièrement vigilant de la qualité des enseignements qu'ils reçoivent. Nous savons tous que ce n'est pas le cas partout. La liberté d'instruction est un droit fondamental que nous respectons. La juste et bonne instruction reçue par les enfants est une exigence sur laquelle nous ne transigerons pas.

Rien n'est plus décisif en effet pour l'émancipation d'un enfant que ces 13 années de scolarité obligatoire qui exigent une attention de tous les instants et un suivi minutieux de leurs progrès. C'est pourquoi, par cette loi, nous proposons à titre expérimental, en suivant les propositions des parlementaires de la majorité et de l'opposition, une école des savoirs fondamentaux. De la maternelle à la dernière année du collège, dans une continuité parfaite d'administration, elle suivra les élèves et les prémunira de ces ruptures parfois douloureuses entre la maternelle et l'élémentaire, entre l'élémentaire et le collège.

Le travail accompli chaque jour par nos professeurs doit être soutenu. C'est pourquoi il est si important de leur donner des repères homogènes, nationaux et des outils pour remplir leur œuvre essentielle. La confiance que la nation place dans son école se traduit dans cette loi par la création d'un conseil de l'évaluation.

Toute collectivité humaine qui pose à son action un but précis éprouve le besoin, à certains moments, de dresser un bilan de ses succès pour les valoriser ou de ses échecs pour les dépasser. Pour cela, nous devons forger une nouvelle vision de l'évaluation, totalement dédramatisée. L'évaluation n'est pas punitive ; elle doit être tout au contraire un levier.
Le conseil de l'évaluation permettra l'existence, pour la première fois, d'un système d'évaluation de toutes nos écoles et de nos établissements. Il reposera d'abord sur l'auto-évaluation et sera complétée par un travail collectif de l'institution.

L'esprit de confiance qui anime ce texte législatif doit aboutir à donner plus de liberté aux acteurs. C'est le sens du droit à l'expérimentation, qui est fortement étendu. Ce droit est la marque de la confiance dans les femmes et les hommes qui travaillent au plus près des réalités et de la diversité des territoires. Libérer, responsabiliser, unir : ces mots sont la clef de voûte de ce texte.

La première responsabilité de l'institution à l'égard de ses professeurs est de bien les former. Ce qui se transmet aisément est ce que l'on maîtrise parfaitement. En ce sens, il nous faut franchir une étape nouvelle dans la formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées.

Pour cette raison, je vous propose de créer de nouveaux instituts, les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation. Ils succèdent aux ESPE pour tenir compte des limites de notre système de formation initiale, soulignées par beaucoup d'observateurs et par les étudiants eux-mêmes. Nous les concevons comme de véritables écoles professionnelles positionnées au sein de l'université. Nous articulerons ainsi le meilleur de la science et le meilleur de la pratique.

Ces instituts accompagneront le pré-recrutement des professeurs. La grandeur de l'école française est d'avoir toujours réussi à transmettre aux élèves les valeurs de la méritocratie par ceux-là même qui en étaient les plus beaux fruits, les professeurs. En effet, par bien des manières, la République a toujours su distraire aux contingences matérielles les plus vives intelligences. Ce fut l'école normale, ce furent les instituts de préparation aux enseignements de second degré. Nous devons renouer avec cette tradition en permettant d'enseigner :

  • à celles et ceux dont les familles ne peuvent soutenir le coût des études,
  • à celles et ceux aussi qui, avant de s'engager dans la carrière, veulent jauger leur appétence pour ce métier.

En définitive, si l'école française est si consubstantielle à la République, c'est qu'elle fut et demeure son visage : le visage du progrès, le visage de l'avenir.

Qu'est-ce que fut la République pour les Français à la fin du XIXe siècle sinon cette École qui apportait avec elle un certain confort matériel et le progrès moral et intellectuel ?

Aujourd'hui, les horizons de notre monde s'étendent au monde. Et chacun sent la nécessité pour nos élèves de bien maîtriser les langues étrangères afin de bénéficier des formidables opportunités culturelles et professionnelles qu'offre la multiplication des échanges en Europe et dans le monde. Il en va du rayonnement de la France, de sa place dans le concert des nations et de sa capacité à attirer les meilleurs talents.

Dans la perspective tracée par le président de la République lors de son discours de la Sorbonne, le 26 septembre 2017, nous faisons preuve d'un volontarisme sans faille pour développer l'enseignement des langues étrangères et, dès le plus jeune âge, sensibiliser les élèves, notamment à l'anglais.

Aujourd'hui, l'enseignement international est souvent réservé aux familles favorisées, qui scolarisent leurs enfants dans des écoles privées et coûteuses. En vous soumettant la création d'établissements publics locaux d'enseignement international, je vous propose de donner au service public d'éducation une plus forte dimension internationale, pour permettre à des élèves venus de tous les milieux, de tous les horizons, de bénéficier de cette dynamique et de s'ouvrir encore davantage sur l'Europe et sur le monde.

Ainsi, par cette loi, l'École de la République reste fidèle à sa mission de donner le meilleur et le plus actuel à chacun de ses enfants. J'y serai personnellement attentif.

L'École de la République est la maison commune de toute la jeunesse de France. À ce titre, elle doit apporter à tous ses enfants, où qu'ils se trouvent sur le territoire, la même chance de réussir et la même envie de saisir cette chance. En cela, le texte que nous examinons est résolument un texte de confiance dans les territoires, en leur capacité à innover, à expérimenter, je l'ai dit, et à s'organiser selon leurs contraintes tout en respectant le cadre national. Ces petites patries qui font la grande, c'est l'histoire de l'école française.

Il revient donc à l'État d'assurer l'équité entre les territoires, en donnant plus à ceux qui ont besoin de plus. C'est ce que nous faisons pour l'éducation prioritaire, pour l'école rurale et pour celle des territoires ultramarins. Par ce projet de loi, je vous propose de créer un rectorat de plein exercice à Mayotte qui a tant besoin du soutien de la communauté nationale.

Cette politique d'équité s'adresse particulièrement aux élèves les plus fragiles et notamment les élèves en situation de handicap. Je tiens à finir mon discours par ce point pour marquer qu'il est à mes yeux un sujet essentiel. Beaucoup a été fait. Mais le défi à relever reste immense car il nous faut changer de regard sur la différence et réussir la transformation de nos organisations.

Mon ambition est claire : faire que tous les enfants dont le handicap est diagnostiqué soient pris en charge le plus rapidement possible.

Le levier que je vous propose est inédit : faire émerger un grand service public du handicap à l'école avec la création de 80 000 agents publics répartis sur tout le territoire en pôles et qui, en toutes circonstances, sur le temps scolaire et périscolaire, accompagnent les enfants en situation de handicap.

Mesdames et Messieurs les députés, ce projet de loi constitue un projet de société. Celui d'une société plus harmonieuse, celui d'une société fière de ses valeurs, confiante dans l'avenir, ouverte sur le monde, portant fièrement l'universalisme français qui se nourrit des traditions de nos territoires, une société où nous additionnons nos différences au lieu de les soustraire, où nous nous respectons dans cette fraternité républicaine qui est le principal chef-d'œuvre de notre contrat social.

Par ce projet, mesdames et messieurs les députés, nous souhaitons donner à nos enfants des racines et des ailes, la fierté d'être des citoyens de France et la fierté d'être eux-mêmes. Alors, nous pourrons croire à notre destin parce que nous aurons préparé celui de nos enfants sur la seule base qui vaille, celle de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.

Je vous remercie.
 

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Mise à jour : février 2019

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