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PISA 2015 : les résultats de la France

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Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est intervenue pour analyser les résultats de la France pour l'enquête PISA 2015 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), au siège de l'OCDE, à Paris, mardi 6 décembre. Les résultats de l’enquête PISA identifient les compétences des élèves dans les systèmes d’enseignement les plus performants ou qui progressent le plus rapidement, afin de révéler tout le potentiel de l’éducation.

 
La publication des évaluations PISA devient un moment attendu par la communauté éducative et par l’ensemble du pays. Je m’en réjouis parce que cette étude nous offre une vision claire de l’état de notre système scolaire.
La France est le pays du grand écart avec une école efficace pour une grande majorité de ses élèves mais qui ne parvient pas à faire réussir 20 à 30 % d’entre eux.
La France est aussi le pays de la reproduction sociale, dans lequel une bonne part du destin scolaire est liée à l’origine sociale.
Face à ces constats, et cela a été une vertu importante des évaluations PISA, la France a entrepris son choc PISA. C’est la Refondation de l’École conduite depuis le début de ce quinquennat. Ce sont les mesures nécessaires au redressement de l’École, que ce soit par des moyens à la hauteur de l’importance de sa mission, par l’amélioration de la condition enseignante, par la création de postes, ou par des réformes pédagogiques nécessaires pour consolider et renforcer les apprentissages. Des politiques considérées, notamment par l’OCDE mais aussi par les chercheurs, comme étant les plus efficaces pour résoudre les difficultés que nous rencontrons.
Mais la Refondation de l’École est loin d’être achevée. La politique éducative a besoin de temps long.
L’École ne mérite pas les oppositions stériles et court-termistes. Elle a besoin que l’on respecte le temps qui est le sien, et que nous rappelle son étymologie grecque, skhôlé, qui désignait un temps libre, un temps libéré des urgences et des contingences quotidiennes. "Donner du temps au temps", ce n’est sans doute pas le slogan le plus enthousiasmant qui soit, mais c’est une juste manière de ne pas prendre les résultats PISA 2015 de la France pour autre chose que ce qu’ils sont : un aperçu du présent, nourri des mesures passées, et qui ne nous dit rien d’un avenir que j’espère, 

très sincèrement, meilleur.

 

Najat Vallaud-Belkacem,
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
 
Logo OCDE
Il y a quinze ans, l’OCDE a commencé à évaluer les systèmes éducatifs du monde entier en testant les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans à travers le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Nous avons constaté dès la première étude en 2000 que, bien que se situant au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE, les résultats de la France révélaient déjà un système dans lequel la situation socioéconomique des enfants surdéterminait leurs résultats scolaires, et où les enfants issus des milieux sociaux défavorisés n'étaient pas suffisamment soutenus.
Les résultats de l’enquête OCDE-PISA 2015 viennent de tomber. Même si la performance de la France ne s’est pas détériorée depuis 2012, elle ne montre guère d'amélioration par rapport aux cycles précédents.
Les résultats de la France en sciences et en mathématiques se situent dans la moyenne des pays de l’OCDE, tandis que la performance en compréhension de l’écrit est légèrement audessus de la moyenne. Toutefois, le système en France reste trop dichotomique : tenu par ses bons élèves, dont la proportion est stable et supérieure à la moyenne des pays OCDE, mais ne s'améliorant pas par le bas, avec une proportion d'élèves de 15 ans en difficulté en sciences toujours au-dessus de cette même moyenne OCDE. D’après l’évaluation PISA 2015, les élèves des milieux les plus défavorisés ont quatre fois moins de chances de réussir que les autres. Ceci ne représente pas seulement une tragédie humaine, mais également un frein au développement économique, qui n’est solide et pérenne que quand il est inclusif.
Concilier excellence et réussite scolaire pour tous est non seulement le meilleur moyen de s’attaquer aux inégalités sociales à la racine, mais aussi d'obtenir de bonnes performances. Les résultats globaux illustrent diverses bonnes pratiques mises en oeuvre à travers le monde pour améliorer l’égalité et la performance du système éducatif. À titre d’exemple, au Portugal, le programme des Territoires éducatifs d’intervention prioritaire (TEIP) cible son investissement sur les zones géographiques dont la population est défavorisée sur le plan social et où les taux d’abandon scolaire sont supérieurs à la moyenne nationale. À Singapour, qui devance tous les autres pays de PISA en sciences, les enseignants sont évalués à l’aide d’une grille de compétence exhaustive, qui inclut notamment la contribution au développement personnel et académique des élèves, ainsi que la qualité de la collaboration avec les parents.
En somme, la capacité d’un système à faire progresser ses élèves en difficulté, et ceux issus d’un milieu défavorisé, améliore la qualité générale du système et donc sa performance globale. Cependant, en France, l’investissement déployé dans l’éducation n’atteint pas toujours ces milieux. J’ai d’ailleurs moi-même vécu personnellement une illustration de ce dysfonctionnement : à mon arrivée en France, quand j’ai demandé des recommandations d’écoles primaires pour mes enfants, on m’a répondu : "ne choisissez pas votre école, mais plutôt votre quartier". Comment venir à bout du lien subordonnant nos chances de réussite 

à l’école et dans la vie quand ce lien est lié à notre code postal ?


La France a déjà mis en oeuvre des réformes qui vont dans la bonne direction. En lien avec les recommandations de l‘OCDE, davantage de ressources, d’enseignants, de bourses et de soutien ont été déployés en faveur des élèves défavorisés. La Loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 visant à lutter activement contre le décrochage et l’échec scolaire dès le plus jeune âge marque une étape importante. La mise en oeuvre récente des nombreuses réformes qui en découlent, dans le primaire et au collège, pourrait ainsi répondre, en fonction des modalités de leur mise en pratique, à certains enjeux actuels et contribuer à améliorer les résultats et la formation des élèves. Il est bien sûr trop tôt pour prendre la mesure des effets de ces réformes récentes dans les résultats de l'enquête PISA 2015. Elles étaient néanmoins nécessaires et devront être approfondies et évaluées régulièrement. Les enseignants joueront – comme dans d’autres pays avant la France – un rôle fondamental dans ces réformes, et doivent à ce titre s’en approprier les grandes lignes. Il conviendra donc de poursuivre la réforme du métier d’enseignant et de la placer au rang des priorités d’action.
Il importe surtout de souligner que, contrairement à une idée reçue assez répandue en France, les résultats de PISA 2015 démontrent que les réformes visant à réduire les inégalités sociales et scolaires ne conduisent pas à un nivellement par le bas des performances. Bien au contraire, dans les pays ayant entrepris de telles réformes, la proportion d’élèves en échec scolaire a en général reculé au cours des 10 années suivantes, alors même que celle des bons élèves a augmenté. Ainsi, parmi les pays de l’OCDE, le Canada, la Corée, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni sont autant d’exemples de pays parvenus à atteindre des niveaux élevés de performance en sciences et d’équité en termes de résultats scolaires, tels qu’évalués par l’enquête PISA 2015.
Nous avons choisi les sciences comme priorité d’évaluation de l’enquête PISA 2015. Une bonne compréhension des sciences et des technologies qui en découlent est indispensable, surtout à l’ère de la révolution numérique. Cette nécessité vaut non seulement pour ceux dont la carrière dépend directement de la science, mais aussi pour tous les citoyens soucieux de prendre position de manière éclairée dans les nombreuses questions qui agitent notre monde aujourd’hui, de la santé au développement durable, en passant par le réchauffement climatique. De nos jours, chacun doit être capable de "réfléchir comme un scientifique".
Dans une perspective plus large, l’éducation est fondamentale en cette période difficile, alors que le populisme semble monter en flèche, que la France a été bouleversée par plusieurs attaques terroristes, et que les inégalités sociales dans le monde ont laissé pour compte un grand nombre de citoyens qui ne font plus confiance aux institutions. Plus que jamais, nous devons investir dans l’éducation scientifique de nos enfants, afin de répondre à cette ère post-factuelle par un dialogue ouvert et éclairé. Plus que jamais, nous devons renforcer nos systèmes éducatifs pour faire face à ces défis nous menaçant toujours de plus de divisions.
 
Gabriela Ramos,
Conseillère spéciale du Secrétaire général et Sherpa G20

Comprendre Pisa

L'enquête PISA 2015, de quoi s'agit-il ?

L’enquête PISA 2015 mesure les résultats obtenus par les élèves lors d’épreuves passées au printemps 2015.

Les sciences sont le domaine majeur d’évaluation de l’enquête PISA 2015 (après les mathématiques en 2012 et la compréhension de l’écrit en 2009). Les domaines mineurs de l’enquête sont la compréhension de l’écrit, les mathématiques et la résolution de problèmes.

Les élèves testés ont un âge compris entre 15 ans et 3 mois et 16 ans et 2 mois au printemps 2015. Ils sont inscrits en classe de 2de pour 71% d’entre eux et en 3e pour 23 % (3 % sont en 1re ; 1 % en 4e et 2 % autres situations)*.

Les enquêtes PISA illustrent particulièrement le temps long de l’éducation :

  • L’enquête PISA 2015 mesure les acquis des élèves nés en 1999, entrés au CP en septembre 2005. Ces élèves ont construit leurs apprentissages en référence au socle commun issu du décret du 11  juillet 2006 et aux programmes de 2008 de l’école élémentaire et du collège.

DP PISA 2015 - Infographie 1

* DEPP
 

Quand l'enquête PISA permettra-t-elle de mesurer les effets de la réforme du collège 2016 et des nouveaux programmes de la scolarité obligatoire ?

La réforme du collège est entrée en vigueur en septembre 2016 pour des élèves âgés de 11 et 12 ans. Avec PISA 2018, on pourra commencer à en mesurer les premiers effets. PISA 2021 permettra de connaître les acquis des élèves qui auront fait toute leur scolarité dans le cadre du nouveau collège.

Les nouveaux programmes de l’école élémentaire et du collège sont entrés en vigueur en septembre 2016 pour les élèves âgés de 6 ans. Il faudra donc attendre l’enquête PISA 2024 pour mesurer les acquis des élèves qui construiront leurs apprentissages avec le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture, les programmes de cycles de 2016 et les nouvelles modalités d’évaluation.

DP PISA 2015 - Infographie 2


La refondation de l'École 

Le "choc PISA" de la France

Même si les résultats PISA 2012 ont montré que les scores globaux de réussite des élèves français étaient dans la moyenne de l’OCDE, la France présentait un taux important d’élèves qui rencontrent des difficultés et l’impact de l’origine sociale sur la réussite scolaire s’aggravait et plaçait la France parmi les pays les plus inégalitaires.

La refondation de l’École de la République impulse depuis 2012 des réformes pour que le système éducatif soit plus performant et moins inégalitaire.

 

La refondation de l'École de la République, c'est : 

Un effort financier en faveur de la scolarité obligatoire avec :
  • La priorité donnée au premier degré : 1 poste pour 3 élèves supplémentaires créé dans le premier degré sur la période 2013-2017.
  • 4 000 postes pour accompagner la mise en oeuvre de la réforme du collège.
La construction d’une École plus équitable, qui donne plus en faveur des apprentissages de ceux qui rencontrent des difficultés, avec :
  • Le développement de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans en éducation prioritaire.
  • Le déploiement du dispositif Plus de maîtres que de classes.
  • La nouvelle éducation prioritaire à l’école et au collège et les nouveaux parcours d’excellence.
  • L’allocation progressive des moyens adaptée aux difficultés sociales des publics scolaires.
  • La lutte contre le décrochage scolaire.
La construction d’une École inclusive pour la réussite de tous avec :
  • Une démarche pragmatique pour renforcer la mixité sociale dans les collèges.
  • Une augmentation du nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire depuis 2012 (+ 24 %) et des parcours mieux accompagnés.
  • Une action affirmée en faveur de l’égalité filles-garçons.
  • Le renforcement de la place des parents dans l’institution scolaire.
La refondation pédagogique de l’École pour de meilleurs apprentissages avec :
  • Le nouveau programme de l’école maternelle.
  • Le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
  • De nouveaux cycles d’apprentissage.
  • Les nouveaux programmes de la scolarité obligatoire.
  • La réforme des rythmes à l’école.
  • La nouvelle organisation des enseignements au collège.
  • L’évolution des modalités d’évaluation des élèves et le nouveau brevet.
  • Le déploiement du plan numérique (avec un quart des collèges et 1 800 écoles équipés à la rentrée 2016, une formation dédiée des enseignants, de nouveaux programmes et la mise à disposition de ressources pédagogiques nouvelles).
Le développement d’une culture professionnelle commune de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale avec :
  • Le rétablissement de la formation initiale des enseignants et le principe d’une formation en alternance.
  • Un vrai droit à la formation continue pour l’ensemble des personnels grâce à un budget en progression de 28 % depuis 2014.
  • La modernisation des métiers de l’éducation nationale.

DP PISA 2015 - Infographie 3

Une politique reconnue comme efficace par l’OCDE pour construire un système éducatif plus performant et égalitaire

Les recommandations de l'OCDE pour un système éducatif performant et égalitaire (Perspectives des politiques de l'éducation 2015, Les réformes en marche, OCDE, 2015)
Recommandation 1 

"Considérer l’éducation comme un investissement et maintenir ou augmenter les dépenses d’éducation."

Actions conduites depuis 2012 : 

  • Après que la dépense publique d’éducation a baissé en France entre 2010 et 2012, elle augmente depuis 2013. En 2015, la France a consacré 147,8 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,8 % du PIB.
  • 54 000 postes sont créés entre les rentrées 2012 et 2017.
Recommandation 2
"Renforcer l'équité en soutenant les élèves défavorisés"

Actions conduites depuis 2012 : 

  • L’accueil des moins de 3 ans est relancé depuis 2012 en éducation prioritaire.

→ Le nombre d’enfants scolarisés avant 3 ans est passé de 91 100 en 2012 à 96 600 enfants en 2016.

→ Le taux de préscolarisation s’élève à 11,9 % à la rentrée 2016. Il atteint 20,6% en éducation prioritaire.

→ L’objectif d’un taux de scolarisation de 30% en REP pour les moins de trois ans est d’ores et déjà atteint ou dépassé dans une académie sur deux.

  • L’école devient plus inclusive. Le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a augmenté de 24 % depuis 2012. La France est passée sous le seuil des 100 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système de formation initiale. La nouvelle carte de l’éducation prioritaire permet de mieux accompagner les élèves fragiles socialement : 55 % de classes socio-professionnelles (CSP) défavorisées et 44 % de boursiers dans les 206 collèges entrant en éducation prioritaire contre 42 % de CSP défavorisées et 30 % de boursiers dans les 195 collèges sortants.
Recommandation 3

"Préparer les élèves au monde de demain et prendre des mesures d’amélioration de l’enseignement en classe."

Actions conduites depuis 2012 : 

  • Les nouveaux programmes de l’école maternelle et de la scolarité obligatoire sont porteurs de changements profonds. Organisés par cycles de trois ans cohérents et progressifs, ils permettent l’acquisition par chaque élève du socle commun. La nouvelle organisation des enseignements au collège permet à tous les collégiens de mieux maîtriser les savoirs fondamentaux, au meilleur niveau possible, et de développer des compétences nouvelles.
Recommandation 4 

"Améliorer le sentiment d’efficacité et de confiance de la part des enseignants."

Actions conduites depuis 2012 : 

  • La réforme de la formation initiale des futurs enseignants a permis de répondre à la double exigence d’une formation universitaire solide et d’une connaissance des situations professionnelles. Le budget de la formation continue est très largement augmenté. En progression de 28 % depuis 2014, il permet de redonner un vrai droit à la formation pour l’ensemble des personnels. Plus encore dans les écoles et collèges REP+, la pondération des heures d’enseignement (qui réduit d’environ une heure et demie par semaine le temps de face-à-face pédagogique) et la libération de 18 demi-journées de classe pour les professeurs des écoles permettent de dégager un temps important pour la formation continue et le travail en équipe.
     

La nouvelle éducation prioritaire accompagne les élèves vers la réussite

Quelques exemples de collèges 

DP PISA 2015 - Infographie 4

Collège REP+ en réussite : Jacques-brel de Louvroil - Académie de Lille

Le collège Jacques-Brel de Louvroil se trouve en Val de Sambre dans l’ancien bassin sidérurgique, qui connaît une récession économique importante. Louvroil est une des communes les plus pauvres du département.

 
Les indicateurs de la réussite
Diplôme national du brevet 

Taux de réussite :

  • DNB 2015 : 68 %
  • DNB 2016 : 86 % 

Taux de mention Bien et Très bien : 

  • DNB 2015 : 22 %
  • DNB 2016 : 24 %
Attractivité du collège

Pourcentage d’élèves de CM2 des écoles du secteur venant en 6e au collège

  • 2014 : 69 %
  • 2015 : 78 %
  • 2016 : 82 %
Les raisons de la réussite 
Les pratiques pédagogiques (axes 1 et 2 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • intégration dans les pratiques du travail par compétences ;
  • construction de démarches d’apprentissage communes ;
  • repérage immédiat des difficultés sur les fondamentaux et systématisation des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) pour lutter contre les inégalités ;
  • mise en place de l’enseignement intégré des sciences et de la technologie dans toutes  les classes de 6e ;
  • élaboration et systématisation des PPRE passerelles ;
  • changement dans l’organisation des espaces classes.
Le travail collectif et à la formation (axes 4 et 5 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • nombreuses formations inter-degrés (démarche d’investigation en sciences – progression lettres cycle 3 – intelligences multiples – évaluation bienveillante) ;
  • développement des actions et projets inter-degrés s’appuyant sur l’expérience des professeurs référents ;
  • accueil spécifique des nouveaux avec présentation du réseau, du contrat d’objectif et du projet d’établissement ;
  • désignation d’un professeur tuteur pour les nouveaux personnels et les contractuels.
Les partenariats et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • développement des cafés des parents pour accompagner les changements d’établissements et de niveaux (sous l’impulsion du coordonnateur de réseau et de la CPE référente) ;
  • bonne relation avec la mairie et les espaces culturels locaux (médiathèque, théâtre...).
     
     

Collège REP+ : Jean-Brunet d'Avignon - Académie d'Aix-Marseille

Les indicateurs de la réussite

Taux de réussite au diplôme national du brevet

  • DNB 2015 : 63 %
  • DNB 2016 : 82,5 %
Les raisons de la réussite
Les pratiques pédagogiques (axes 1 et 2 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • co-enseignement (notamment pour l’accompagnement personnalisé en 6e) ;
  • enseignement explicite mis en oeuvre de façon collégiale ; travail en groupes sur de nombreuses matières, et ce à tous les niveaux ;
  • usages du numérique favorisés par un équipement complet (ordinateurs, vidéoprojecteurs, tablettes, salle informatique) ;
  • un groupe de prévention du décrochage scolaire actif et réactif réuni mensuellement.
Le travail collectif et la formation (axes 4 et 5 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • temps de travail en équipe institués dans les emplois du temps, soit un jeudi sur deux de 15 h à 17 h ;
  • concertation consacrée à la formation, aux échanges de pratiques, au montage et à la finalisation des projets, à la programmation pédagogique inter-degrés ;
  • concertation inter-degré pour favoriser la mise en place de projets communs entre les écoles maternelles, les écoles élémentaires et le collège ;
  • formation inter-degré sur les thèmes retenus lors de l’élaboration du projet de réseau (l’oral, les parents) et formation pour les enseignants néo-REP+.
Le partenariat et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • mise en place d’un tableau de bord comme outil pour l’évaluation du projet de réseau ;
  • dispositif École ouverte aux parents ;
  • rencontres parents-professeurs au moins trois fois dans l’année ;
  • invitation des parents à des moments conviviaux (cérémonie de remise des diplômes, soirée des élèves méritants, café des parents).


Collège REP+ en réussite : Moulin de Grande-Synthe - Académie de Lille

Le collège du Moulin est situé au coeur d’une zone urbaine sensible (75 % de classes socio-professionnelles défavorisées et 58,6 % de boursiers, dont 18,4 % au taux 3).

 
Les indicateurs de la réussite 
Diplôme national du brevet

Évolution du taux de réussite

  • DNB 2015 : 84 %
  • DNB 2016 : 88 %

Évolution du taux de mention Bien et Très bien

  • DNB 2015 : 18 %
  • DNB 2016 : 21 %
Les raisons de la réussite 
Les pratiques pédagogiques (axes 1 et 2 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • mise en place de pratiques d’évaluation différenciée et de pratiques pédagogiques innovantes : adaptations et différenciation dans la transmission des consignes, aides apportées pour des évaluations communes à tous les élèves, utilisation du support numérique (manuels numériques, cours en salle pupitre, utilisation de sites et de logiciels pédagogiques), travail de façon ritualisée (diaporamas de systématisation, flash cards) ;
  • développement de la personnalisation des parcours : inscription des élèves à des concours académiques et nationaux mais également à des parcours d’excellence (Cordées de la réussite), organisation des PPRE et autres dispositifs dans le cadre des cours ;
  • dans le cadre de la réforme du collège, l’accent est porté sur le renforcement des savoirs fondamentaux en prenant la forme, dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, de la création de groupes et d’un co-enseignement en français, mathématiques et sciences ;
  • en 6e, des groupes sont organisés en français et en mathématiques (une heure est dédoublée pour chacune des deux disciplines). Des heures de co-enseignement sont assurées en fonction des besoins en sciences (sciences de la vie et de la Terre et technologie). Dans le cadre de la réforme de l’éducation prioritaire, l’accompagnement continu est assuré par des enseignants et des assistants pédagogiques (mise en oeuvre du « journal des apprentissages », développement de cartes heuristiques, appropriation du numérique) ;
  • en 5e, les groupes de langues vivantes comptent des effectifs allégés dans le cadre de l’introduction de la LV2. Des heures de co-enseignement sont assurées en fonction des besoins en mathématiques ;
  • en 4e, une heure de co-animation inscrite à l’emploi du temps est assurée en français (deux professeurs de français) dans chacune des quatre classes ;
  • en 3e, des groupes sont organisés en mathématiques (une heure est dédoublée dans toutes les classes). L’effectif compte entre neuf et dix élèves au sein de la classe à raison d’une heure par semaine.
Le travail collectif et à la formation (axes 4 et 5 du référentiel du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • le travail collectif : programmation de réunions régulières dans le cadre d’un créneau banalisé de deux heures le jeudi de 16 h à 18 h pour tous les enseignants afin de favoriser les travaux de concertation et l’harmonisation des pratiques ;
  • la formation continue répond concrètement à des besoins exprimés par les enseignants du réseau dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de réseau. Les formations concernent toutes les équipes enseignantes des écoles et du collège du réseau du Moulin.
Les partenariats et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • mise en place de débats thématiques sur les préoccupations quotidiennes d’un élève entrant au collège en lien avec les partenaires locaux ;
  • accompagnement des parents pour l’appropriation des outils numériques ;
  • alternance de rencontres individuelles et collectives avec les équipes pédagogiques, salle des parents ;
  • sollicitation d’une participation active des familles dans toutes les actions proposées dans le cadre du dispositif de l’École ouverte, des actions du contrat de ville.


Collège REP+ : Jacques-Prévert de Marseille - Académie d'Aix-Marseille

Les indicateurs de la réussite

Taux de réussite au diplôme national du brevet

  • DNB 2015 : 85 %
  • DNB 2016 : 93 %
Les raisons de la réussite
Les pratiques pédagogiques (axes 1 et 2 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • pédagogie à partir d’un projet classe ;
  • accompagnement personnalisé dans chaque discipline avec une répartition des élèves d’une même classe par groupe et un encadrement en binôme (un professeur et un assistant pédagogique ou deux professeurs). Ce type d’encadrement permet de favoriser des réponses en fonction des besoins des élèves ;
  • co-animation en français, en mathématiques, en sciences, en langue vivante notamment dans le cadre du projet bilangue anglais /allemand pour le niveau 6e ;
  • trois DNB blancs dans l’année, soit un par trimestre pour mobiliser les élèves dans les apprentissages et retravailler les notions mal comprises ;
  • ouverture sur le monde (projet d’établissement) :
    → découverte de notre ville : 1 sortie/an/classe ;
    → 1 voyage annuel en Europe ou aux États-Unis (participation de familles modestes + subvention du conseil départemental des Bouches-du-Rhône + crédits d’État + dons du foyer socio-éducatif).
Le travail collectif et à la formation (axes 4 et 5 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • travail en réseau inter-degré

→ en langue vivante : mise en place de rituels communs dans les apprentissages des langues de la maternelle à l’école élémentaire et en 6e ;

→ en mathématiques et sciences, en français, en enseignement moral et civique, en arts plastiques, des projets inter-degrés dans le cadre du cycle 3 sont mis en place. Les professeurs du 1er et 2d degré mettent en place des préparations communes.

  • travail de toute une équipe au collège dans un climat serein et solidaire ;
  • accueil des nouveaux enseignants est conduit depuis plusieurs années par une équipe aguerrie. Elle accompagne ces personnels dans la prise de poste et tout au long de l’année, dans le geste professionnel à adopter face à un public qui n’a pas toujours le sens de l’École ;
  • travail pédagogique est également un travail d’équipe obligé notamment dans la mise en place des projets. "On apprend toujours de l’autre" ;
  •  partenariat appuyé entre CPE et enseignants, notamment avec les professeurs rincipaux (tenue de classe, élèves en déshérence, absentéisme, réussite) ;
  • formations communes au service de la maitrise de la langue et de la résolution de problèmes (formation réseau disciplinaire et transdisciplinaire) depuis 2011-2012 jusqu’à maintenant.
Les partenariats et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)

Les partenariats sont nombreux :

  • soutien à l’élève :

→ pour donner du sens à l’École (l’Afev et l’accompagnement d’un élève à titre individuel) ;

→ pour éveiller la curiosité intellectuelle et s’engager dans des études longues (partenariat avec l’École centrale Marseille / cordée de la réussite) ;

→ promouvoir les internats d’excellence avec le lycée militaire d’Aix-en-Provence.

  • les familles :

→ une participation à la vie de l’établissement plus investie : remise des bulletins trimestriels en main propre ; "café des parents" (cinq rencontres sur l’année) ; formation à l’usage de certaines applications informatiques proposée aux familles pour suivre la scolarité des enfants.

  • les partenaires du quartier :

→ accueil pour l’aide aux devoirs au centre social et à la maison pour tous ;

→ accueil pour la pratique du sport hors temps scolaire (convention quadripartite État/ éducation nationale / partenaire, établissement). Levier pour lutter contre la délinquance.


Collège REP+ : Jean-Ronstand à Orléans - Académie d'Orléans-Tours

Les indicateurs de la réussite

Les résultats au diplôme national du brevet sont toujours égaux ou supérieurs aux taux académiques attendus. La moyenne des notes aux épreuves écrites terminales est supérieure à la note moyenne attendue au niveau académique.

Diplôme national du brevet
  • 2015 : 82 %
  • 2016 : 96 %
Note moyenne à l’écrit du DNB
  • 2015 : 9,2
  • 2016 : 10,5
Les raisons de la réussite 
Les pratiques pédagogiques : des pratiques de collaboration et d'innovation (axes 1 et 2 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • un engagement fort dans le travail en équipe et la collaboration entre les 1er et 2d degrés ;
  • le collège a été précurseur pour la mise en place de l’enseignement intégré des sciences et de la technologie en 6e ;
  • l’accompagnement continu pour les élèves de 6e est mis en place ;
  • le collège a participé dès la rentrée 2014 à l’expérimentation académique sur "l’évaluation par compétences et l’usage raisonné de la note" ;
  • dans les écoles, un travail spécifique sur la compréhension est mené pour la quatrième année consécutive avec la cellule académique recherche et innovation et l’Espe d’Orléans.
Le travail collectif et à la formation (axes 4 et 5 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • les temps de concertation sont formalisés, concentrés sur l’inter-degré et les objectifs du projet de réseau.
Les partenariats et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • les relations avec les familles sont nombreuses et de qualité : les actions de remise de bulletin sont attendues et demandées par les familles ; les taux de participation à ces rencontres varient de 90 à 100 % dans les écoles et sont de 100 % en 6e au collège ;
  • la composition et l’assiduité des membres du comité de pilotage attestent de la diversité et de la richesse des partenariats existants : le maire adjoint d’Orléans pour l’éducation, le délégué du préfet, le conseiller départemental, le directeur du contrat de ville de l’agglomération orléanaise, le responsable du pôle prévention et réussite de la ville d’Orléans, le délégué à la cohésion police-population sur le quartier ;
  • dès 2010, une convention entre l’éducation nationale et la ville d’Orléans acte leur collaboration pour la prévention de l’absentéisme, du décrochage et la construction de dispositifs communs.


Collège REP+ en réussite : Roger-Salengro de Charleville-Mézières - Académie de Reims

Les indicateurs de la réussite
Taux de réussite au diplôme national du brevet
  • DNB 2014 : 60 %
  • DNB 2015 : 75 %
  • DNB 2016 : 80 %
Les raisons de la réussite
Le travail collectif et à la formation (axes 4 et 5 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • des formations inter-degrés réunissant l’ensemble des personnels du réseau (enseignants de tous les cycles et vie scolaire) sur des thématiques retenues collectivement. Ex. : oralité, évaluation, travail collaboratif entre élèves ;
  • des formations de cycle. Ex. : sciences, oralité, mathématiques, histoire-géographie, anglais et EPS en cycle 3 ;
  • accueil des élèves de cycle 3 sur plusieurs journées au collège avec co-enseignement par des professeurs des écoles et des professeurs du collège.
Les partenariats et le pilotage (axes 3 et 6 du référentiel de l’éducation prioritaire)
  • la démarche nationale "climat scolaire" est au centre du pilotage des établissements et du réseau.
Télécharger le dossier de presse

DP PISA 2015 - couv




PISA 2015 : les résultats de la France

  • Comprendre Pisa
  • La refondation de l'École
  • La nouvelle éducation prioritaire accompagne les élèves vers la réussite

Dossier de présentation du mardi 6 décembre 2016

En savoir plus
Pages à consulter

PISA 2015 : l'évolution des acquis des élèves de 15 ans en compréhension de l'écrit et en culture mathématique

En mai 2015, 6 100 élèves de 15 ans scolarisés à la fois dans les collèges et lycées français ont participé à l’enquête internationale PISA visant principalement à évaluer la culture scientifique. Deux autres domaines, la compréhension de l’écrit et la culture mathématique, ont été évalués. Le score moyen de la France en compréhension de l’écrit (499) tout comme en culture mathématique (493) reste stable et proche de la moyenne des pays de l’OCDE. La proportion d’élèves en diffi culté est forte dans ces deux domaines. Elle avait fortement crû entre deux cycles majeurs de PISA et s’est stabilisée depuis, tout en restant proche des proportions moyennes de l’OCDE. D’autre part, en compréhension de l’écrit, la proportion d’élèves situés dans les hauts niveaux de performance a augmenté. La proportion d’élèves très performants en culture mathématique est, quant à elle, restée stable

Note d'information n° 38 - décembre 2016

Les élèves de 15 ans en France selon PISA 2015 en culture scientifique : des résultats stables, toujours marqués par de fortes inégalités

En mai 2015, 6 100 élèves de 15 ans scolarisés à la fois dans les collèges et lycées français ont participé à l’enquête internationale PISA, ainsi que leurs homologues de 71 autres pays. En culture scientifique, le score moyen de la France, comme celui de l’OCDE dans son ensemble, reste stable entre 2006 et 2015 et se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Les élèves français interprètent mieux les données et les faits que la moyenne des pays de l’OCDE et ils obtiennent de meilleurs résultats dans les connaissances procédurales et épistémiques que dans les connaissances du contenu. Parmi les pays de l’OCDE, les résultats de la France sont le plus fortement corrélés avec le niveau socio-économique et culturel des familles. Cette corrélation est stable depuis 2006. Les élèves français de 15 ans scolarisés en lycée général et technologique obtiennent des résultats très supérieurs à la moyenne de l’OCDE. En revanche, les élèves scolarisés en lycée professionnel ou encore au collège ont un score très inférieur à cette moyenne.

Note d'information n° 37 - décembre 2016

Dossier de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 05/12/2016
Mise à jour : janvier 2017
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