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Enseigner la langue française : nouveaux programmes, apports de chercheurs

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Najat Vallaud-Belkacem a réuni ce mercredi 9 novembre scientifiques, praticiens et responsables institutionnels pour une journée de réflexion et d’échanges sur le thème "Enseigner la langue française : nouveaux programmes, apports de chercheurs".

Les nouveaux programmes de français, qui se sont largement appuyés sur les résultats de la recherche, sont entrés en vigueur en septembre 2016 afin de permettre un meilleur apprentissage pour tous les élèves.
Cette journée a abordé les formations et les ressources pédagogiques à destination des enseignants, ainsi que les travaux de recherche qui accompagnent la mise en place de ces nouveaux programmes.

Parmi les fondamentaux au cœur de la refondation de l’École, la ministre a souligné le fait que "la maîtrise de la langue française est un enjeu particulièrement important : clé de voûte des apprentissages futurs, elle est aussi le socle sur lequel s’érige notre rapport au monde, aux autres et à la citoyenneté".

 

Les fondamentaux sont au cœur de la Refondation de l’École : comment pourrait-il en être autrement ?
 
 
Nous avons, pour renforcer leur apprentissage, mené une politique cohérente, en nous appuyant à la fois sur l’organisation du temps scolaire, le contenu des programmes, la pédagogie et la formation. Parmi ces fondamentaux, la maîtrise de la langue française est un enjeu particulièrement important : clé de voûte des apprentissages futurs, elle est aussi le socle sur lequel s’érige notre rapport au monde, aux autres et à la citoyenneté.
 
 
En nous appuyant sur les travaux des chercheurs et sur les conférences de consensus, nous avons donné à l’enseignement du français des bases solides : celles des savoirs et de la pensée ; celles de l’expérimentation et de la preuve. C’est une question trop sérieuse pour être traitée à la légère, abordée à la hussarde, et caricaturée à l’envi. Elle ne doit souffrir d’aucun raccourci, d’aucune approximation : force est de constater que ce n’est pas toujours le cas dans le débat public.
 
 
Mettre la recherche et les savoirs au service de l’enseignement du français, tel est le sens de la démarche initiée par mon ministère et tel est l’objectif de cette journée. Elle est l’occasion d’offrir, de ce sujet essentiel, une appréhension rigoureuse et exigeante, loin des postures et des idéologies. J’ai voulu rassembler les praticiens et les chercheurs pour prolonger le travail mené lors des conférences de consensus, pour éclairer les programmes et les ressources, et nourrir de futurs projets de recherche sur les questions les plus ardues.
 
 
Apprendre le français est trop important pour se contenter de grandes invocations et de déclarations à l’emporte-pièce : lire, écrire, s’exprimer, penser, voilà ce que nous devons enseigner à tous nos élèves ; voilà ce pour quoi nous n’avons cessé d’agir depuis le début de ce quinquennat ; voilà, enfin, ce qui nous rassemble aujourd’hui, dans une démarche de clarté, de rigueur, mais aussi de passion et d’enthousiasme. Parce que oui, la langue française nourrit aussi en nous un attachement viscéral à sa richesse, à sa complexité, et aux œuvres passées et présentes à travers lesquelles elle résonne.

 
Najat Vallaud-Belkacem,
Ministre de l'Éducation nationale,
de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
 

De nouveaux programmes fondés sur les acquis des recherches

Michel Lussault - Président du Conseil supérieur des programmes

Dans les nouveaux programmes des quatre cycles de l’école primaire et du collège, particulièrement en français, dont la maîtrise est nécessaire pour construire les autres apprentissages, le Conseil supérieur des programmes a fait des choix, a procédé à des réorientations par rapport aux programmes antérieurs, a fixé des priorités dans les compétences et connaissances à acquérir à chaque cycle et une progressivité dans les activités et les apprentissages à conduire en classe.

Ces choix, ces changements et ces évolutions ne doivent rien au hasard et ne sont pas arbitraires. L’enseignement du français, notamment l’apprentissage de la lecture à l’école primaire, ou encore celui de l’orthographe et de la grammaire, est une question délicate et complexe, qui peut parfois donner lieu à des querelles et à des représentations erronées, idéologiques même pour certaines. Le Conseil, sur ce sujet comme sur d’autres, a eu à cœur de dépasser les polémiques stériles et les positions de principe, en s’appuyant sur les résultats et enseignements les plus récents et les plus consensuels de la recherche. Il s’est efforcé de formuler des propositions fondées scientifiquement, testées, évaluées, qui soient à la fois réalistes et acceptables par tous, en premier lieu par les enseignants, qui soient au service de l’amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé et des apprentissages des élèves, et qui tiennent compte du temps de classe réellement disponible et des capacités cognitives des élèves à un âge donné.

Pour fabriquer ces nouveaux programmes, le Conseil a ainsi à la fois intégré aux groupes de travail qu’il a mis en place des spécialistes menant des recherches en apprentissage du français, mais aussi demandé des contributions écrites à d’autres chercheurs et universitaires. Dans le souci de transparence qui caractérise l’action du Conseil, l’ensemble des contributions recueillies ont été rendues publiques et sont accessibles à tous en ligne.

Le Conseil a pris en compte la diversité des champs de la recherche - sciences cognitives, sciences de l’éducation, sciences du langage, didactique du français et des langues, etc. - et a tiré parti d’évaluations des acquis des élèves, d’enquêtes, d’études variées et complémentaires, sur les pratiques des enseignants et leurs effets sur les apprentissages des élèves, sur le développement du langage chez l’enfant, sur les mécanismes de la compréhension du langage et des textes, sur les inégalités sociales de langage et d’appropriation des savoirs scolaires entre élèves issus de milieux favorisés et élèves issus de milieux défavorisés, ou encore sur l’acquisition de la lecture et l’optimisation de son enseignement. Ce dernier point a fait l’objet d’une attention particulière : tous les aspects de l’apprentissage de la lecture, complexe et long, ont été pris en compte. Le Conseil a également été vigilant à la place faite à l’apprentissage de l’oral, souvent insuffisante, ou encore à la nécessité de mener en classe des activités quotidiennes de lecture et d’écriture, dans les situations les plus variées possibles.

Les nouveaux programmes renouvellent aussi partiellement les apprentissages en grammaire, orthographe et vocabulaire, dans le but prioritaire d’améliorer l’orthographe des élèves, dont on sait qu’elle s’est détériorée durant les dernières décennies. Les programmes définissent ainsi de véritables priorités, cycle par cycle, pour une meilleure progressivité et une meilleure efficacité des apprentissages grammaticaux. Ils insistent notamment sur l’importance de l’apprentissage des régularités de la langue et des cas les plus fréquents, qui favorisent une bonne maitrise de l’orthographe ; les phénomènes irréguliers sont abordés et appris surtout s’ils sont fréquents dans l’usage, et les exceptions et cas rares sont étudiés après que les régularités sont maitrisées par les élèves. De plus, la terminologie grammaticale a été simplifiée, harmonisée et unifiée sur l’ensemble du parcours scolaire. Tous ces apprentissages doivent être menés de façon à pouvoir être réinvestis dans les activités de lecture, d’écriture, d’expression à l’oral : la compréhension du fonctionnement de la langue nécessite en effet de pratiquer quotidiennement la langue.

Les études les plus récentes menées sous l’égide de l’Institut français de l’éducation sur la lecture et l’écriture confortent les choix faits par le Conseil pour l’enseignement du français. Le Conseil supérieur des programmes souhaite à présent que la mise en œuvre de ces nouveaux programmes, l’évolution consécutive des pratiques des enseignants et les effets sur les apprentissages des élèves fassent l’objet d’études et de recherches qui permettront, si nécessaire, de compléter ou de modifier à l’avenir certaines orientations des programmes, sur la base d’éléments scientifiquement fondés.

Conférence de consensus Cnesco/Ifé-ENS de Lyon "Lire, comprendre, apprendre"

Comment soutenir le développement de compétences en lecture ?

La conférence de consensus de 2016 a présenté des recommandations qui prolongent et complètent celles issues de la conférence de consensus de 2003. Ces recommandations sont des réponses concrètes à plusieurs constats communs qui peuvent être fait, dont le premier est celui du creusement des écarts de niveau entre les élèves. Dans ce contexte, il fait consensus que la maîtrise de la lecture est une composante essentielle de la réussite scolaire. Les modalités de son apprentissage doivent toutefois être davantage précisées, notamment sur le fait qu’il ne saurait se restreindre au tout début de l’école primaire, ni aux seuls moments dédiés à l’enseignement du français. De plus, puisqu’il modifie les habitudes de lecture, le développement des supports numériques doit désormais être pris en compte de manière spécifique.

Comment soutenir alors le développement de compétences en lecture ? Cette question est celle qui a animé et guidé les réflexions de la conférence. Elle rappelle ainsi un certain nombre de résultats permettant d’établir les constats unanimes précédemment présentés. Il faut ainsi retenir qu’environ 39 % des élèves sont en difficultés à la sortie de l’école primaire (Cedre), c’est-à-dire qu’ils ne sont pas en capacité d’identifier le sujet principal d’un texte, de comprendre des informations implicites et de lier deux informations explicites séparées dans le texte. On constate également qu’environ 37 % des élèves n’ont pas une bonne maîtrise de la lecture (et de l’écriture) à la fin du collège (Pisa 2102). L’importance des écarts de niveau entre les élèves les plus performants et les moins performants, fortement corrélés avec le milieu socioéconomique d’appartenance, sont ici un marqueur social très fort.

La conférence de consensus de 2016 a choisi d’articuler ses recommandations autour de six axes essentiels donnant la priorité à l’apprentissage et l’enseignement de la lecture :

Axe 1 - Identifier les mots

Cet axe privilégie la mise en correspondances explicite des graphèmes et phonèmes pour décoder les mots à travers notamment des exercices d’écriture à côté de ceux de la lecture (CP) ; ces exercices prolongent la découverte du principe alphabétique et l’installation des capacités d’analyse des mots oraux à l’école maternelle, ils doivent être poursuivis tout au long du cycle 2, voire 3 pour les élèves en difficulté. Ils doivent s’accompagner d’une pratique régulière et importante de la lecture et de l’écriture. "Plus on lit, mieux on lit".

Axe 2 - Développer la compréhension

Le développement de la "conscience lexicale" écrite et orale doit intervenir dès la maternelle, à travers un travail systématique de la dimension linguistique. Aux différents niveaux scolaires, un enseignement structuré, systématique et explicite de la compréhension est essentiel.

Axe 3 - Préparer "L’entrée en littérature"

En faisant de la classe un lieu d’écoute et de parole (du cycle 1 à 4), les élèves sont mis dans de bonnes conditions pour réfléchir aux différents types de textes et leurs pratiques. Il s’agit de permettre aux élèves de comprendre et d’apprécier la littérature et d’ainsi s’approprier ce volet essentiel de notre patrimoine.

Axe 4 - Lire pour apprendre

Il est important de consacrer un temps d’apprentissage à la lecture de textes dans chaque discipline (en primaire et au secondaire), ce qui suppose que chaque enseignant participe à cet enseignement pour ce qui concerne la matière qu’il enseigne. Afin de développer des compétences dans la lecture de tout type de texte, il est essentiel de travailler les stratégies de lecture et de production des textes documentaires.

Axe 5 - Lire à l’heure du numérique

Afin d’être en mesure de développer les capacités de lecture propres aux outils numériques, la formation des enseignants aux nouveaux outils pédagogiques et aux spécificités des écrits sur support numérique est indispensable.

Axe 6 - Prendre en compte la diversité des élèves

L’accès aux compétences de lecture et de compréhension doit être l’objectif prioritaire pour tous. Il faut identifier les élèves ayant des difficultés de lecture (notamment les élèves dyslexiques) afin de pouvoir leur proposer les démarches et outils adaptés à leurs difficultés spécifiques, et de permettre leur prise en charge.

Apprendre à lire et à écrire au cours préparatoire

Institut français de l’éducation. Dirigé par Roland Goigoux

Synthèse des principaux résultats (préliminaires) du projet

Le projet LireÉcrireCP, soumis à la direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) en juillet 2012 a été réalisé entre septembre 2013 et juin 2015, auprès d’une vaste cohorte d’élèves de cours préparatoire suivis au cours élémentaire première année. L’objectif des chercheurs réunis à l’initiative de Roland Goigoux par l’Institut français de l’éducation (Ifé), était d’identifier les caractéristiques des pratiques efficaces d’enseignement de la lecture et de l’écriture, en particulier pour les élèves socialement moins favorisés, ceux dont les apprentissages sont les plus dépendants de l’intervention pédagogique.

Le rapport synthétise les premiers résultats obtenus par leur étude en essayant de dépasser les débats méthodologiques opposant les approches syllabiques et globales. Il décrit ainsi les pratiques d’enseignement qui ont été observées, pendant trois semaines, dans 131 classes, en prenant en compte un ensemble très détaillé de variables pédagogiques (modalités de regroupement, formes d’aide, différenciation, etc.) et didactiques (nature des tâches, durée, supports, outils, etc.). La recherche prend appui sur l’observation de 3 000 heures d’enseignement filmées et indexées, sur l’analyse des traces écrites (cahiers, affichages, livres, etc.) et sur les informations délivrées directement par les maîtres.

Plusieurs résultats significatifs sont ainsi avancés :

  • La durée de l’enseignement du lire-écrire ne joue globalement pas sur la qualité des apprentissages des élèves, à l’exception de l’étude la langue et de la compréhension pour lesquelles l’allongement du temps d’enseignements dispensés par l’enseignant a un effet positif sur les élèves de niveau faible.
     
  • On constate une grande diversité des approches méthodologiques et des supports de lecture dans l’enseignement du code. L’étude démontre qu’un tempo plus rapide est alors particulièrement bénéfique, même pour les élèves initialement peu performants. Les activités d’encodage (transcription d’énoncé oral ou écrit) ou la lecture à haute voix ont également une influence positive. En revanche, il apparait que les choix du type d’études des correspondances graphophonémiques ou du manuel, n’ont aucun effet significatif sur l’efficacité d’apprentissage.
     
  • Si la compréhension des textes entendus est tout aussi importante que le décodage dans la compréhension de la lecture autonome, le temps alloué à l’enseignement de la compréhension est très faible et n’a par conséquent pas d’influence sur les progrès des élèves.
     
  • L’étude démontre que la durée cumulée de l’enseignement de l’écriture n’a également pas d’effets sur les performances des élèves. En revanche, certains types de tâches choisies agissent particulièrement positivement : dictée, production d’écrits, explicitation des activités.
     
  • Le temps consacré à l’étude la langue produit ici des effets positifs et significatifs, surtout dans les classes où l’enseignant fait preuve d’une forte attention métalinguistique.
     
  • Les classes dites "très acculturantes", caractérisées par l’usage important du texte, la variation des types d’écrits, l’usage important et diversifié de l’album ainsi qu’une offre culturelle visant une appropriation personnelle par l’élève, sont bénéfiques pour la progression des élèves initialement faibles.
     
  • Enfin, l’étude regarde également l’impact des variables non spécifiques aux contenus disciplinaires. Si les effets de l’aide apportée à l’extérieur de la classe (APC, Rased, orthophonistes) sont encore difficiles à évaluer à ce stade, le climat mis en place par l’enseignant affecte les performances des élèves en lecture-écriture.
     
     

Évaluation de la Lecture en Fluence (E.L.FE.)

Auteurs / Cogni-Sciences :

  • Christine Lequette, médecin de l’Éducation nationale dans l’Isère
  • Guillemette Pouget, médecin de l’Éducation nationale dans l’Isère
  • Michel Zorman, médecin de santé publique, chercheur associé au laboratoire des sciences de l’éducation - université Pierre-Mendès-France, Grenoble
  • Laboratoire des sciences de l’éducation - Université Pierre-Mendès-France, Grenoble
     

Créé en 2008, cet outil permet d’évaluer rapidement le niveau de déchiffrage des élèves (avant de procéder, ou non, à des évaluations complémentaires). À cette fin, la vitesse de lecture a été étalonnée, sur un échantillon représentatif d’élèves (sexe, pourcentage d’élèves en éducation prioritaire, catégories socioprofessionnelles des parents), à partir de textes qui ne posent pas de problème de compréhension, adaptés aux élèves du CE1 à la classe de 5e. La modalité rapide de passation adoptée consiste en la lecture d’un texte pendant une minute.

Deux textes différents ont été choisis afin de permettre de disposer de deux outils pour des évaluations à deux moments différents de l’année en vue de mesurer les progrès des élèves. Selon des consignes précises qui lui sont données, l’élève lit un texte ; il est arrêté au bout d’une minute. Pour calculer son score, l’évaluateur prend en compte le nombre de mots lus en une minute et le nombre d’erreurs ; il rapporte ensuite le score aux étalonnages pour situer l’élève en fonction de la classe où il se trouve.

En fonction de ce positionnement, plusieurs réponses peuvent être envisagées :

  • Dans tous les cas de faiblesse avérée du score par rapport aux attentes moyennes, une aide pédagogique est à mettre en place en tenant compte de la nature des erreurs, qui doivent être analysées et pas seulement décomptées. L’aide peut consister en reprises des apprentissages non assimilés ; en entraînements pour rendre plus rapides les procédures de déchiffrage (découpage des mots en syllabes, correspondances lettres/sons) et les automatiser autant que possible ; en entraînements pour accélérer la lecture à haute voix une fois le déchiffrage effectué, apprentissage du repérage des groupes syntaxiques (groupes de mots avec une unité de sens) d’une phrase, etc.Le recours à des enregistrements gérés par les élèves eux-mêmes peut les aider à prendre conscience de leurs progrès et des améliorations souhaitables sans qu’ils aient à lire devant leurs pairs (le caractère public de la lecture à haute voix peut en effet aggraver les difficultés).
     
  • Si la faiblesse est très significative, des investigations complémentaires conduites par des professionnels spécialisés (personnels des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, médecin de l’éducation nationale, professionnel extérieur à l’école) peuvent être envisagées ; l’intervention pédagogique ne saurait cependant attendre qu’un diagnostic plus fin soit établi.

 
Le travail de la lecture à haute voix est une composante de la pédagogie de la lecture de grande importance dès le cycle 2.
Ressource en ligne : Le travail de la lecture à haute voix est une composante de la pédagogie de la lecture de grande importance dès le cycle 2

Ne pas confondre E.L.FE. et Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance), enquête nationale qui a commencé en 2011 auprès de 18 000 enfants qui seront suivis de la naissance à l’âge de 20 ans. Cette première étude longitudinale française aborde divers aspects de la vie de l’enfant sous l’angle des sciences sociales, de la santé et de l’environnement.
 
 

La fabrique des ressources pédagogiques [Infographie]

La fabrique des ressources pédagogiques

Les fiches ressources


Les fiches ressources sont disponibles en téléchargement

  • L’exposé – Présentation d’animaux / cours préparatoire [Langage oral / Langage à apprendre] / cycle 2
  • Les stratégies de compréhension [Lecture et compréhension de l’écrit] / cycle 3
  • Évaluer autrement les écrits scolaires [Enseigner l’écriture au cycle 3] / cycle 3
  • Activité orale / Lecture à voix haute et enregistrement numérique [Français / Vivre en société, participer à la société] / cycle 4

[ PDF ] Télécharger les fiches ressources

[ VIDÉO ] Découvrir les ressources d'accompagnement des nouveaux programmes de l'école et du collège

 

Le programme du 9 novembre 2016

Journaliste animateur : Alex Taylor
 

14h00 - 15h00 : Plénière d’ouverture "Quel accompagnement des nouveaux programmes ?"

  • Accueil et présentation - Michel Fayol, professeur émérite et membre du laboratoire de psychologie sociale et cognitive (Lapsco) de l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
  • Présentation des résultats de l’étude "Lire et écrire" - Roland Goigoux, professeur à l’université Blaise-Pascal (Espe) à Clermont-Ferrand et membre du laboratoire Act-é.
  • Présentation des résultats de la conférence de consensus 2016 Cnesco/ Ifé-ENS de Lyon sur la lecture - Jean-Émile Gombert, professeur des universités et président honoraire de l’université Rennes-2.
    [ VIDÉO ] Découvrir l'interview de Jean-Émile Gombert
  • Présentation des nouveaux programmes de français - Sylvie Plane, professeure émérite des sciences du langage à l’université Paris-Sorbonne et vice-présidente du Conseil supérieur des programmes.
  • Présentation des ressources d’accompagnement des nouveaux programmes de français - Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
     
    [ VIDÉO ] Découvrir la plénière d'ouverture "Quel accompagnement des nouveaux programmes ?"

15h00 - 16h00 : Les Focus : présentation de recherches, de ressources et d’outils pédagogiques

Focus 1 - Comment évaluer les compétences langagières d’un élève ?

Animation : Gilles Pétreault, inspecteur général de l’éducation nationale

  • Présentation des outils d’évaluation CE2 par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp).
  • Présentation des ressources Dgesco-IGEN : Évaluer autrement les écrits scolaires (cycle 3 Écriture).
  • Présentation de l’outil ELFE.
  • Présentation du projet "Lire et apprendre au collège" de Marina Tual, Maryse Bianco, Marc Gurgand, Pascal Bressoux et Fanny de la Haye.
    [ VIDÉO ] Découvrir l'interview de Pascal Bressoux
Focus 2 - Comment travailler la compréhension ?

Animation : Marie-Claire Duprat, cheffe du bureau des écoles (Dgesco)

  • Présentation des ressources Dgesco-IGEN : - Pourquoi enseigner la compréhension ? - Les stratégies de compréhension.
  • Projets collaboratifs école-université pour enseigner la compréhension. Laurent Lima et Maryse Bianco.
Focus 3 - Comment améliorer le vocabulaire ?

Animation : Ghislaine Desbuissons, cheffe de mission de l’accompagnement et de la formation (Dgesco)

  • Présentation des ressources Dgesco-IGEN : Enseigner / apprendre le vocabulaire spécifique aux domaines d’apprentissage au cycle 1 (Partie II.1 - Le lien oral-écrit - Annexe : Le vocabulaire et la syntaxe dans les différents domaines d’apprentissage).
  • Présentation du projet Mac 3 (Roll / Machine à Lire) d’Alain Bentolila.
    [ VIDÉO ] Découvrir l'interview d'Alain Bentolila
Focus 4 - Comment travailler l’orthographe ?

Animation : Daniel Auverlot, chef de la sous-direction des évaluations et de la performance scolaire (Depp)

  • Présentation de la note d’information de la Depp.
  • Présentation des ressources Dgesco-IGEN : Organisation de dictées négociées lors de l’année de 3e (cycle 4 Étude de la langue).
  • Présentation du projet sur l’orthographe lexicale de Michel Fayol.
Focus 5 - Comment travailler la production écrite ?

Animation : Pierre Seban, chef du bureau des contenus d’enseignement et ressources pédagogiques (Dgesco)

  • Présentation des ressources Dgesco - IGEN : Quelques principes (cycle 3 Écriture).
  • Présentation du projet de Catherine Brissaud sur les compétences rédactionnelles en lycée professionnel.
Focus 6 - Comment mesurer et améliorer le langage oral ? (production et compréhension)

Animation : David Muller, adjoint au chef du bureau des contenus d’enseignement et ressources pédagogiques (Dgesco)

  • Présentation des ressources Dgesco- IGEN : entrée par la page Éduscolcadre sur le langage oral.
  • Présentation du projet Sophie Kern.
  • Présentation du projet "Apprendre à raconter à l’école maternelle" réalisé sous la direction de Sylvie Cèbe.
Focus 7 - Comment travailler la lecture ?

Animation : Marie-Hélène Leloup, inspectrice générale de l’éducation nationale

  • Présentation des ressources de lecture au cycle 2 de la Dgesco- IGEN : Pour une lecture heuristique du programme en lecture et compréhension de l’écrit.
  • Présentation du projet "Acquislongit, mécanismes d’acquisition et pratiques enseignantes" de Pascal Bressoux.
  • Présentation du projet "Atelier réduction difficulté lecture" d’Annie Magnan.
     
     

16h00 - 17h30 : Plénière de clôture "La recherche au service des enseignants pour améliorer les apprentissages"

16h00 - 17h10 : Présentations de résultats ou projets de recherche allant de la petite enfance au lycée par :

17h10 : Discours de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
 

17h30 : Fin des travaux.

Présentation des intervenants des plénières d’ouverture et de clôture

Retour sur la journée du 9 novembre

[En vidéos] Retrouvez l'intégralité des vidéos issues de la journée du 9 novembre

À noter (au 14 novembre) : la liste des vidéos proposées est amendée progressivement.

Retrouvez cette playlist vidéo sur la chaîne Dailymotion EducationFrance

 

[En images ] Retrouvez quelques photos prises à l'occasion de la journée du 9 novembre

 

 

Retrouvez l'intégralité du dossier en téléchargement

Enseigner la langue française : nouveaux programmes, apports de chercheurs

  • De nouveaux programmes fondés sur les acquis des recherches
  • Conférence de consensus "Lire, comprendre, apprendre"
  • Apprendre à lire et à écrire au cours préparatoire
  • Évaluation de la Lecture en Fluence (E.L.FE.)
  • La fabrique des ressources pédagogiques [Infographie]
  • Les fiches ressources
  • Le programme du 9 novembre 2016
  • Présentation des intervenants des plénières d’ouverture et de clôture

Enseigner la langue française : le dossier

Enseigner la langue française : le programme du 9 novembre 2016

En savoir plus
Page à consulter

"Enseigner la langue française : nouveaux programmes, apports de chercheurs" : discours de Najat Vallaud-Belkacem
Discours du 9 novembre 2016

Dossier de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 09/11/2016
Mise à jour : novembre 2016
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