CONVENTION DE COOPÉRATION
CONVENTION GÉNÉRALE DE COOPÉRATION ENTRE LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE ET LA CONFÉDÉRATION FRANÇAISE DU COMMERCE DE GROS ET DU COMMERCE INTERNATIONAL (CGI)

Convention du 23-11-2001

NOR : MENE0200864X
RLR : 501-4
MEN - DESCO A5

UNE CONVENTION DE COOPÉRATION
a été signée
entre
le ministre de l'éducation nationale,
Jack LANG
le ministre délégué à l'enseignement professionnel
Jean-Luc MÉLENCHON
et
le président de la CGI
Guy LAPORTE

Vu les dispositions :
- du code de l'éducation ;
- du code du travail notamment les articles R 116-24 et R 116-25 ;
- de la loi n° 71-578 du 16 juillet 1971 sur la participation des employeurs au financement des premières formations technologiques et professionnelles ;
- des lois de décentralisation et notamment la loi n° 85-97 du 25 janvier 1985 relative aux rapports entre l'État et les collectivités territoriales ;
- de la loi n° 87-572 du 23 juillet 1987 relative à l'apprentissage et notamment les articles 19 et 20 ;
- de la loi n° 92-675 du 17 juillet 1992 portant diverses dispositions relatives à l'apprentissage, à la formation professionnelle et modifiant le code du travail ;
- de la loi n° 93-1313 du 20 décembre 1993 relative au travail, à l'emploi et à la formation professionnelle ;
- de la loi n° 96-376 du 6 mai 1996 portant réforme du financement de l'apprentissage.

EXPOSÉ DES MOTIFS
Considérant que le ministère de l'éducation nationale souhaite renforcer sa coopération avec les branches professionnelles aussi bien dans le cadre de ses missions générales d'information sur les métiers et de définition des diplômes technologiques et professionnels en concertation avec les partenaires sociaux, que pour les actions qu'il conduit lui-même dans le domaine de la formation professionnelle et de l'insertion des jeunes (dans les établissements scolaires, dans les établissements d'enseignement supérieur, par la voie de l'apprentissage ou des autres dispositifs en leur faveur) et de la formation des adultes à travers le réseau des GRETA et celui des établissements de l'enseignement supérieur ;
Considérant les évolutions économiques, organisationnelles et technologiques auxquelles sont soumises les entreprises de la branche des commerces de gros et du commerce international (cf : contrat d'étude prospective (CEP) du commerce de gros 1996 et CEP du commerce international 1999, l'observatoire des emplois et de la formation mis en place par la CGI), et leurs conséquences sur les emplois et les qualifications professionnelles des salariés de la branche, la profession souhaite que les besoins en formation tant initiale que continue, soient pris en compte dans le cadre de l'élaboration et l'adaptation des diplômes ;
Considérant que les besoins en main d'œuvre qualifiée dans la branche ne sont pas toujours satisfaits en particulier pour les métiers de la vente et de la logistique ainsi que les besoins en nouvelles compétences liés à l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans l'entreprise ;
Considérant que les deux partenaires que sont la confédération française du commerce de gros et du commerce international (CGI) et l'éducation nationale souhaitent se rapprocher et renforcer leur partenariat par cette convention qui constitue le cadre de référence de leur coopération ;
Conviennent ce qui suit :

I - Évolution des métiers, des formations et des diplômes
Article 1 - Étude des métiers et de leur évolution
Le ministère de l'éducation nationale et la CGI recherchent les moyens de développer leur coopération en vue d'analyser sur les plans quantitatif et qualitatif les métiers du commerce de gros et du commerce international et d'étudier leur évolution.
Dans cette perspective, la CGI (1) met à la disposition toutes les études effectuées et susceptibles de faciliter ce travail, notamment le contrat d'études prospectives (CEP) du commerce de gros qui rassemble un certain nombre d'informations sur les principaux métiers que sont les métiers de la vente (ex. : acheteur, vendeur, merchandiser, preneur d'ordre, spécialiste produit...) ou encore les métiers de la logistique (approvisionneur, cariste, chauffeur-livreur, magasinier, préparateur, employé de conditionnement, réceptionnaire - vérificateur....).
Article 2 - Relation emploi/formation
Le ministère de l'éducation nationale et la CGI étudient les modalités d'une meilleure articulation des formations professionnelles initiales et continues aux nouveaux besoins de qualification suscités par les évolutions économiques, technologiques et organisationnelles.
Dans ce cadre, la CGI contribue aux réflexions qui sont entreprises et informe le ministère de l'éducation nationale de l'évolution des métiers du champ professionnel concerné et fait connaître ses avis et recommandations sur l'adaptation des formations.
Le ministère de l'éducation nationale et la CGI définissent en commun les études et les enquêtes à réaliser ou à faire réaliser, dans la perspective de la création et de la rénovation des diplômes et des formations intéressant la profession.
Article 3 - Les diplômes concernés
Compte tenu des besoins constatés en commun, les actions à entreprendre portent sur les formations sanctionnées par un des diplômes de l'enseignement professionnel et technologique intéressant la profession et le cas échéant, sur des formations nouvelles ou expérimentales.
Ces diplômes sont notamment : le baccalauréat professionnel spécialité commerce, le CAP employé de vente spécialisé (option produits alimentaires), le CAP vendeur magasinier en pièces de rechange et d'équipements automobiles, le BEP logistique et commercialisation, le CAP agent d'entreposage et de messagerie, le baccalauréat professionnel logistique, le baccalauréat professionnel transport et le BTS transport.
Ces diplômes sont examinés dans la 15ème CPC "techniques de commercialisation" et la 11ème CPC "transport et manutention".

II - Information et orientation
Article 4 - Information des jeunes, des familles, des personnels de l'éducation nationale
La CGI apporte son concours à l'action menée par le ministère de l'éducation nationale en matière d'information et d'orientation vers les métiers des fonctions commerciales et logistiques des commerces de gros ainsi que les métiers liés aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, quelles que soient les voies de formation. À cet effet, il contribue à l'information des jeunes, des familles, des chefs d'établissements, des personnels enseignants et d'orientation, notamment par :
- l'élaboration et la diffusion de supports d'information sur les métiers de la branche en liaison avec l'ONISEP ;
- la participation de représentants de la profession à des conférences et à des actions d'information dans les collèges et les lycées ;
- l'aide au rapprochement entre les établissements scolaires et les entreprises notamment grâce à des visites d'entreprises ;
- l'accueil des jeunes et d'enseignants dans le cadre de salons professionnels.
L'ensemble de ces actions doit faciliter l'élaboration des projets de formation et d'insertion professionnelles des jeunes.

III - Formation professionnelle des jeunes
Article 5 - Participation de la CGI à l'enseignement professionnel et technologique
5.1 Évolution de l'offre de formation initiale
La CGI et le ministère de l'éducation nationale développent les moyens de renforcer le partenariat entre les établissements scolaires et la profession.
Dans cet objectif commun, le recteur et les représentants de la branche se concertent sur l'offre de formation initiale et en particulier :
- sur l'ouverture de sections d'apprentissage en EPLE pour les diplômes intéressant la profession ;
- sur la conclusion de conventions entre des établissements publics locaux d'enseignement et des CFA partenaires des entreprises en vue de former des apprentis.
Un effort particulier de concertation entre les deux parties aura lieu notamment dans les phases préparatoires à la conclusion de contrats d'objectifs.
5.2 Actions pédagogiques communes
La CGI favorise, par des actions de communication, l'accueil des élèves et des apprentis dans les entreprises de la branche, notamment dans le cadre des périodes de formation en entreprise prévues par les textes dans la limite des capacités d'accueil de ces dernières.
Le déroulement de cet accueil et des périodes de formation en entreprises feront l'objet d'un code de bonne conduite commun à la branche.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la promotion de l'enseignement professionnel, les parties conviennent également d'encourager la signature de conventions entre les entreprises et les lycées professionnels. Ces conventions prendront notamment en compte, la qualité de l'accueil des élèves, les objectifs assignés à la période de formation en entreprise, les modalités d'évaluation de celle-ci et les rétributions qui pourront être versées aux élèves pendant ces périodes en milieu professionnel.
La CGI apporte le concours technique de la profession à l'étude et, éventuellement, à la mise en application des modalités d'acquisition des diplômes de l'enseignement technologique ou professionnel, notamment par contrôle en cours de formation, dans le cadre de la réglementation en vigueur.
Des représentants de la profession présentés par la CGI participent à l'évaluation de la période de formation en entreprise des jeunes et aux jurys d'examens.
Des actions visant à améliorer la pédagogie seront entreprises en commun notamment sur :
- l'élaboration de documents et méthodes pédagogiques, pour améliorer la continuité pédagogique entre la formation au lycée et en entreprise ;
- les actions de formation en faveur des tuteurs, des maîtres d'apprentissage, et des formateurs de CFA, d'établissements scolaires et de lycées ayant des sections technologiques et professionnelles, organisées par les professionnels du secteur concerné.
5.3 Professeurs associés
La CGI et le ministère de l'éducation nationale recherchent les modalités permettant de développer la participation de professionnels à l'enseignement professionnel dispensé dans les établissements scolaires. Le ministère s'engage à faciliter des recrutements de professionnels en tant que professeurs associés, dans le cadre des dispositions réglementaires existantes.
5.4 Coopération technologique avec les établissements scolaires
La CGI informera les entreprises de son secteur d'activité des possibilités de coopérations technologiques avec les établissements scolaires, notamment dans le cadre offert par la loi sur l'innovation et la recherche.
Article 6 - Actions communes pour une première qualification des jeunes en vue de favoriser leur insertion professionnelle
La CGI apporte son concours aux actions menées par le ministère de l'éducation nationale en faveur de l'insertion des jeunes susceptibles de sortir du système éducatif sans avoir acquis au moins un niveau CAP, notamment dans le cadre du programme "NouvelleS ChanceS" destiné à réduire les sorties de jeunes sans qualification du système éducatif.
La CGI encourage les entreprises du secteur à offrir aux jeunes, toutes les voies de formation préparant l'accès à l'emploi, en ayant recours notamment aux différents types de contrats d'insertion et en s'efforçant de développer, avec l'appui de l'éducation nationale, des parcours individualisés de formation comme ceux prévus par les formations intégrées développées dans le cadre de la mission générale d'insertion du ministère de l'éducation nationale.
Article 7 - Coopération avec les établissements d'enseignement supérieur
La CGI et le ministère de l'éducation nationale souhaitent renforcer leur coopération dans le domaine de l'enseignement supérieur afin de répondre à une forte demande des entreprises de la branche, notamment pour la filière commerciale et celle logistique, qui recherchent des jeunes ayant un BTS ou d'autres diplômes de l'enseignement supérieur.
Cette coopération aura notamment pour objectif :
- d'améliorer l'articulation entre les contenus et objectifs des formations supérieures et les besoins des entreprises du secteur concerné ;
- de renforcer l'efficacité des stages et périodes en entreprise, du point de vue de leur organisation, de leur durée et de leur relation avec les formations concernées ;
- de développer la participation de professionnels aux formations spécialisées ;
- d'accroître la mobilité des étudiants en favorisant la réalisation d'échanges dans les entreprises européennes ;
- de développer et faciliter la formation continue des salariés des entreprises du secteur par la conclusion de partenariats entre établissements d'enseignement supérieur et entreprises du secteur concerné prévoyant notamment la validation diplômante des acquis professionnels ;
- de multiplier les collaborations entre les laboratoires universitaires et les entreprises du secteur pour contribuer ensemble au développement de la recherche technologique dans le domaine d'activité concerné ;
- de rechercher l'utilisation optimale des licences professionnelles.
Article 8 - Matériels et documentation
La CGI et le ministère de l'éducation nationale renforcent leur coopération, notamment par :
- des prêts de matériels et de logiciels aux établissements ;
- des dotations en vue du renouvellement ou de l'acquisition des équipements pédagogiques ;
- des dotations en documents professionnels et ouvrages techniques ;
- le recours par des entreprises du secteur à des équipements industriels ou pédagogiques implantés dans les établissements.
La CGI et le ministère de l'éducation nationale s'engage à explorer les voies et moyens du développement de la formation à distance dans la cadre des évolutions de la profession notamment en relation avec le CNED.
Article 9 - Intégration professionnelle des aides-éducateurs dans le secteur des commerces de gros et du commerce international
Les entreprises du secteur des commerces de gros et du commerce international embauchent chaque année des employés, techniciens, cadres des fonctions administratives, commerciales et logistiques.
Le ministère de l'éducation nationale et la CGI s'efforcent de mettre en place des partenariats favorisant le rapprochement entre les aides-éducateurs intéressés par les métiers de la branche et les entreprises.
La CGI invite ses délégués régionaux à prendre contact avec les autorités académiques compétentes afin de leur faire connaître la branche : ses métiers, son organisation, ses perspectives.
Les correspondants académiques en charge du dispositif des emplois-jeunes de l'éducation nationale sont mobilisés afin d'identifier les aides-éducateurs intéressés par le secteur, désireux de rencontrer des entreprises et de se former.
La profession et l'éducation nationale proposent dans la mesure du possible à chacun des aides-éducateurs intéressés un parcours personnalisé de professionnalisation défini conjointement entre l'autorité académique responsable et l'entreprise d'accueil afin de faciliter leur intégration professionnelle durable.

IV - Formation continue des salariés
Article 10 - Formation des salariés des entreprises de la branche
Une coopération s'établira entre le ministère de l'éducation nationale et la CGI, afin de développer la formation des adultes du secteur concerné selon les axes suivants :
- conseil et ingénierie en formation : analyse des métiers et des emplois, évaluation des compétences, assistance à la conduite de projet, analyse des besoins en formation, élaboration de plans de formation, construction de dispositifs de formation, création d'outils pédagogiques, évaluation de dispositifs en formation, mesure des effets de la formation ;
- mise en œuvre des actions de formation et connaissance du réseau des GRETA.
Article 11 - Validation diplômante des acquis professionnels
La CGI manifeste son intérêt pour les perspectives ouvertes par l'article L 335-5 du code de l'éducation portant sur la validation des acquis professionnels, ainsi que pour les évolutions de ce mode d'accès aux diplômes de l'éducation nationale.
En conséquence le ministère de l'éducation nationale et la CGI développent des actions d'information et de communication sur la validation des acquis professionnels en direction des entreprises et des salariés. Par ailleurs, ils engagent une réflexion sur la mise en place de projets expérimentaux. Enfin, la CGI encourage les professionnels de la branche à participer aux jurys de validation.

V - Formation continue des personnels de l'éducation nationale
Article 12 - Participation de la CGI à la formation continue des personnels de l'éducation nationale
La CGI encourage les entreprises du secteur à développer l'accueil des personnels de l'éducation nationale avec le souci d'adapter au mieux ces périodes en entreprises au projet professionnel de l'intéressé.
Cette action peut prendre des formes diverses, notamment :
- stages spécifiques à caractère technique ;
- périodes de formation en milieu professionnel ;
- stages durant les mois d'été ;
- accueil en entreprises d'enseignants pour des durées plus longues, en les intégrant dans le système de production des entreprises.

VI - Communication
Article 13 - Diffusion des actions réalisées
La CGI et le ministère de l'éducation nationale conviennent de mettre en place les moyens de communication relatifs aux actions réalisées en application de la présente convention ; en outre, le partenariat sera clairement indiqué pour tout document ou action financés dans le cadre de cet accord.
La CGI pourra également communiquer sur les actions envisagées dans le cadre de la convention de coopération par le biais de son site internet/intranet dans la rubrique "formation" déjà existante ainsi que par celui du ministère de l'éducation nationale.

VII - Dispositif financier relatif à l'utilisation de la taxe d'apprentissage
Article 14 - Agrément en qualité d'organisme collecteur de taxe d'apprentissage
En application de l'article 7 - 1er alinéa du décret n° 72-283 du 12 avril 1972 modifié, la CGI est agréée en qualité d'organisme collecteur-répartiteur de versements exonératoires de la taxe d'apprentissage à partir du 1er janvier 2002 (sur les salaires versés au cours de l'année 2001).
La CGI pourra organiser les modalités de la collecte et de sa gestion dans le cadre d'une convention avec l'OPCA Intergros.
Par ailleurs, la CGI est soumis aux obligations de gestion et de contrôle de la taxe d'apprentissage prévues par la réglementation en vigueur.
En particulier, elle est tenue d'adresser aux services compétents du ministère de l'éducation nationale avant le 30 Juin un état des versements recueillis et un état détaillé comportant la liste des bénéficiaires des sommes redistribuées.
Article 15 - Modalités de répartition
La répartition de la taxe d'apprentissage collectée auprès des entreprises est effectuée par la CGI conformément aux règles qui régissent cette taxe et en particulier :
- les sommes correspondant au "quota" réservé à l'apprentissage sont intégralement reversées à des centres de formation d'apprentis ou à des sections d'apprentissage ;
- les sommes correspondant à la part de taxe soumise au barème sont reversées aux formations technologiques et professionnelles assurées par les établissements d'enseignement publics et privés ou à des centres de formation d'apprentis en fonction de la réglementation en vigueur. Les modalités de répartition de la fraction reversée à ce titre à des établissements publics d'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale font l'objet d'une concertation particulière.
Les conseils régionaux et les rectorats sont systématiquement tenus informés, pour ce qui les concerne, des résultats de cette répartition.
Article 16 - Habilitation à conserver la taxe d'apprentissage et budget prévisionnel
Conformément à l'article R 116-25 du code du travail, CGI est habilité à conserver un montant maximum de 10 % des versements exonératoires de la taxe d'apprentissage pour la réalisation des actions prévues aux articles 2 (3ème alinéa), 4, 5.2 (sauf dernier tiret), et 8 (sauf dernier alinéa) ci-dessus.
Chacune de ces actions fait l'objet d'un état descriptif et d'un budget prévisionnel correspondant qui est soumis à l'approbation du ministère de l'éducation nationale avant le 31 décembre de l'exercice précédent.
À défaut de cette approbation, les sommes prévues au dit budget ne peuvent être engagées. La non réponse du ministère de l'éducation nationale dans un délai de deux mois a valeur d'acceptation.
Article 17 - Rapport d'activité
La CGI adresse au ministère de l'éducation nationale, un compte rendu financier et un rapport d'activité concernant la réalisation des actions couvertes par l'article 16 au 31 mars de l'année suivant l'exercice d'exécution.

VIII - Dispositif de suivi
Article 18 - Missions du groupe technique
Il est créé un groupe technique de formation professionnelle chargé de l'animation, du suivi et de l'évaluation de la présente convention. Il a en particulier pour mission de formuler un avis sur :
- toutes les questions relatives à la mise en œuvre des axes de coopération définis dans la présente convention ;
- les propositions d'utilisation et de répartition des sommes correspondant aux versements non affectés collectés par la CGI au titre de la taxe d'apprentissage ;
- Les orientations à donner aux actions à venir.
Il se réunit au moins une fois par an à l'initiative de la CGI et un bilan de la convention de coopération est remis aux membres du groupe.
La date et l'ordre du jour de ce groupe technique sont établis conjointement entre la CGI et le ministère de l'éducation nationale.
Article 19 - Composition du groupe technique
Le groupe technique de formation professionnelle comprend 15 membres :
- 5 représentants des employeurs relevant de CGI ;
- 5 représentants des salariés appartenant aux organisations représentatives au plan national ;
- 5 représentants désignés par le ministère de l'éducation nationale, auxquels peut s'adjoindre selon l'ordre du jour, un représentant de l'ONISEP.

IX - Disposition finale
Article 20 - Durée de la convention
La présente convention prend effet à compter de la date de signature ; elle est conclue pour une durée de 5 ans et ses dispositions demeurent applicables à titre provisoire durant la période de négociation en vue de son renouvellement. Au cours de la période de validité, elle peut être dénoncée ou modifiée par avenant, à la demande de l'une ou l'autre des parties. En cas de dénonciation ou de non-renouvellement, un préavis de 6 mois doit être respecté.

Fait à Paris le 23 novembre 2001
Le ministre de l'éducation nationale
Jack LANG
Le ministre délégué à l'enseignement professionnel
Jean-Luc MELENCHON
Le président de la CGI
Guy LAPORTE


(1) avec le concours des organisations professionnelles sectorielles


 
B.O. Spécial n°11 du 2 mai 2002

© Ministère de l'Education nationale - Ministère de la Recherche
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/special11/som.htm