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COMITÉ CENTRAL D'HYGIÈNE
ET DE SÉCURITÉ
CCHS
du ministère chargé de l'enseignement supérieur et
de la recherche
NOR : MENA9902605X
RLR : 610-8
RÉUNION DU 6-7-1999
MEN
DPATE A3
o Lors de la réunion du comité central d'hygiène et de sécurité du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche présidé par M. Serge Héritier, adjoint à la directrice des personnels administratifs, techniques et d'encadrement, les points suivants ont été abordés :
Présentation du bilan
de l'aménagement des postes de travail des personnes handicapées
par Mme Anne Tocaben, adjointe
au chef du bureau de l'action sanitaire et sociale.
Un réseau de "correspondants
handicap", comprenant un responsable - parfois deux - dans chaque académie,
a été mis en place en janvier 1994. Les démarches
à entreprendre pour faciliter matériellement l'intégration
des agents handicapés sont explicitées dans la circulaire
n° 99-055 du 29 avril 1999, parue au B.O. n° 18 du 6 mai 1999.
Une meilleure prise en compte de
l'emploi des personnes handicapées amène le CCHS à
émettre un vœu dont le texte suivant est adopté à
l'unanimité :
Le CCHS prend acte de la déclaration,
faite lors du séminaire de l'année 1999 de l'ATHAREP, par
M. Meunier, alors chargé de la mission des relations sociales à
la direction des personnels enseignants, reconnaissant que des efforts
sont encore à poursuivre pour appliquer la loi du 10 juillet 1987
(obligation d'emploi de 6 % de personnes handicapées).
Le CCHS constate que "l'aménagement
des postes de travail des agents handicapés ne peut être isolé
de l'affectation de ces derniers".
Le CCHS recommande :
- qu'à l'occasion du rapport
du CCHS au CTP, la question soit soulevée et que des solutions soient
préconisées.
- qu'à l'occasion de la
discussion des contrats quadriennaux, les emplois et les aménagements
de postes pour personnes handicapées fassent partie de la démarche
contractuelle entre les établissements et le ministère.
Point sur les problèmes
apparus au sein de l'unité INSERM U 391 à l'université
de Rennes I
Il n'est pas opportun de faire
l'historique des problèmes, d'autant qu'il y a contestation sur
la matérialité de certains faits - une instruction judiciaire
est en cours. Cependant, il s'avère important de connaître
si, à la suite des désordres, des mesures relatives à
la santé et la sécurité des personnels, ont été
prises.
À ce titre, M. Fabrice Wiitkar,
ingénieur en hygiène et sécurité à Rennes
I et Mme Liliane Chartier, déléguée régionale
à l'INSERM ont été invités à répondre
aux deux questions suivantes :
- Les locaux ont-ils retrouvé
des conditions normales d'utilisation, sans risque pour les occupants ?
L'unité a été
fermée à la rentrée 1998. Actuellement, les locaux
ne sont pas réaffectés. Dans leur utilisation future, ils
ne présentent aucun risque. En effet, une société
agréée, choisie de façon concertée par l'INSERM
et Rennes I, a établi un certificat de non-contamination en radioactivité
; par ailleurs, un huissier a contrôlé le bon état
des locaux en vue de leur utilisation par un autre laboratoire.
- Les personnels ont-ils fait l'objet
d'un suivi médical tant pour Rennes I que pour l'INSERM ?
Les personnels de Rennes I ont
toujours été suivis et le sont encore actuellement par le
médecin de l'université.
Tous les personnels INSERM ont
été affectés à d'autres laboratoires avant
la date de fermeture de l'unité de recherche et bénéficient
d'un suivi médical particulier par le médecin de prévention
local. Les résultats de ce suivi sont régulièrement
communiqués au médecin de prévention central de l'INSERM.
Des améliorations sont recherchées,
dans la concertation, pour faire évoluer la réglementation.
Ainsi, le volet hygiène et sécurité prévu dans
les conventions prises entre les universités et les organismes de
recherche doit être enrichi et amélioré. Le CNRS ayant
défini une convention type qui doit être soumise prochainement
pour approbation, à la conférence des présidents d'université
(CPU), l'INSERM ne voit pas d'inconvénient à s'inspirer de
ce travail précurseur et à s'inscrire dans un même
cadre.
Quatre questions diverses ont
été ajoutées à l'ordre du jour
- L'incendie de la bibliothèque
de Lyon II-III, le 12 juin 1999
La question de la sécurité
des locaux des bibliothèques est posée. Lors de la prochaine
séance du CCHS, à laquelle M. Garnier, directeur de la direction
de la programmation et du développement (DPD) sera invité,
il sera débattu de la mise en place d'une commission de réflexion
associant des représentants de l'administration et des syndicats
sur ce sujet et de l'opportunité pour cette commission de faire
des visites de site .
- L'amiante à l'université
de Paris III-Censier
Les représentants du personnel
se sont inquiétés, du respect de la réglementation
en matière d'hygiène, de sécurité et de médecine
de prévention dans un établissement où la présence
d'amiante est reconnue. L'administration centrale enverra un courrier au
président de cette université, lui demandant de préciser
le dispositif mis en œuvre dans ces domaines. Les problèmes liés
à la présence d'amiante à l'université de Paris
III-Censier seront mis à l'ordre du jour du prochain CCHS.
- L'accident du téléphérique
dans le massif du Dévoluy
Ce téléphérique
est géré par l'IRAM, société privée
associée au CNRS. Les réponses aux questions concernant le
statut de ces personnels, la convention passée entre le CNRS et
l'IRAM, la responsabilité du CNRS dans la construction du téléphérique
et le plan de prévention adopté sont attendues.
- L'utilisation des machines-outils
Le parc de matériels de
certains IUT n'a pas été mis aux normes. Il est signalé
que le financement de la mise en conformité est du ressort de la
direction de l'enseignement supérieur (DES). Une action d'information
sera menée auprès de la conférence des présidents
d'université.