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Approbation du procès-verbal
de la séance du CCHS du 15 décembre 1998 Le dispositif emplois-jeunes
dans l'enseignement scolaire public permettant, notamment, le suivi de
la visite médicale d'embauche
(présentation par M. Garnier,
sous-directeur de la prévision et des moyens à la direction
de l'enseignement scolaire).
Une enquête, menée
conjointement par la direction des affaires financières et la direction
de l'enseignement scolaire, a été lancée le 14 avril
1999 et permettra de faire le point sur le nombre de visites médicales
d'embauche réalisées, dans le cadre de la réglementation
(circulaire n° 97-263 du 16 décembre 1997), au cours du 1er
semestre 1999.
Les représentants du personnel
demandent que la réglementation concernant la mise en place de la
visite médicale annuelle des emplois-jeunes, faite par la médecine
du travail, soit appliquée.
Les risques électriques
(présentation par Mme Dessagnes,
secrétaire générale de l'Observatoire de la sécurité
et M. Toos, secrétaire de la commission "activités scientifiques,
technologiques et professionnelles dans l'enseignement scolaire" de l'Observatoire)
Les conséquences du risque
électrique (l'électrisation, voire l'électrocution
et l'incendie) font l'objet de réglementations bien précises.
Les moyens décrits dans ces réglementations et mis en œuvre
sont :
- la conception, la vérification
et la maintenance des installations de l'ensemble d'un bâtiment,
à l'égard du risque électrique ;
- la vérification et l'entretien
du matériel mais également la formation des personnels et
des élèves, s'agissant de la protection des personnes.
L'Observatoire a travaillé
sur le premier point lié au respect du code du travail vis-à-vis
des personnels et des élèves, le risque incendie relevant
d'une autre commission.
Les résultats d'une enquête
menée en novembre 1998 par l'Observatoire auprès des DAET
sur la mise en conformité des équipements faisaient apparaître
que, dans 3 académies sur 26, les équipements étaient
conformes aux prescriptions, dans 16 académies, la réalisation
était en cours, dans 7 académies, les régions n'avaient
pas encore pris de décisions. Une récente enquête de
l'Observatoire met en évidence, qu'actuellement, toutes les régions
ont programmé la mise en conformité électrique dans
leur budget.
L'habilitation électrique
(présentation par M. Augris,
ingénieur en hygiène et sécurité)
Les textes de base relatifs à
la prévention des risques électriques sont :
- le décret n° 88-1056,
modifié du 14 novembre 1988, et ses arrêtés d'application
;
- la circulaire d'application DRT
89-2 du 6 février 1989 ;
- le recueil de prescription de
sécurité UTEC 18-510 ;
- la circulaire interministérielle
n° 98-031 du 23 février 1998.
L'habilitation est la reconnaissance
par l'employeur que le travailleur concerné possède, par
sa formation acquise, complétée s'il y a lieu par une formation
complémentaire conformément au II de l'article 46, la pleine
connaissance des règles de sécurité à appliquer
pour éviter les dangers d'origine électrique dans l'exécution
des tâches qui lui sont confiées, aussi bien pour sa propre
sécurité que pour celle du personnel placé éventuellement
sous ses ordres ou sous sa surveillance.
L'habilitation est matérialisée
par un document établi par l'employeur et signé par l'employeur
et par l'habilité. Elle est délivrée en fonction :
- des connaissances techniques
de la personne à habiliter,
- de l'aptitude médicale
de la personne à habiliter,
- de l'attestation du formateur.
Conformément à la
circulaire n° 98-031 du 23 février 1998, qui a repris les termes
du décret n° 88-1056 modifié du 14 novembre 1988, le
chef d'établissement doit assurer les missions suivantes :
1 - la vérification des
installations (articles 45, 47 et 53 du décret précité),
2 - la constitution et la mise
à jour d'un dossier de prévention des risques d'origine électrique
(article 55 du décret),
3 - la surveillance des locaux
à risques particuliers (articles 22 à 27 du décret),
4 - une démarche de prévention
à l'égard des personnels ATOSS (articles 46-II , 48-I et
53 du décret),
5 - la vérification de l'existence
d'une attestation de formation à la sécurité électrique
à l'égard des enseignants et des personnels ATOSS.
Concernant le personnel IATOSS,
le chef d'établissement se devrait de faire suivre une formation
appropriée et de délivrer un titre d'habilitation.
Concernant le personnel enseignant,
la circulaire n° 98-031 du 23 février 1998 précise au
II, alinéa 4 que "l'État assure aux personnels enseignants
concernés une formation adaptée leur permettant de connaître,
de mettre en application et de transmettre les prescriptions de sécurité
à respecter pour prévenir les risques d'origine électrique.
Ils possèdent ainsi la qualification requise, au sens du décret
du 14 novembre 1988, pour effectuer et faire effectuer par leurs élèves
les travaux électriques prévus par les programmes d'enseignement,
dès lors qu'ils ont suivi un stage de formation sur la prévention
des risques électriques."
Le chef d'établissement
pourrait matérialiser la vérification de la formation par
un titre d'habilitation.
L'arrêté du 29 septembre
1997 fixant les conditions d'hygiène applicables dans les établissements
de restauration collective
(HACCP) et des problèmes
particuliers posés par la surveillance médicale (présentation
par le Docteur Michel Damon)
Le développement de la restauration
collective et la centralisation des dispositifs de préparation et
de distribution des repas accroissent de façon considérable
les risques d'intoxication alimentaire de grande ampleur. Afin de limiter
au maximum les risques d'accidents, l'arrêté du 29 septembre
1997, fixant les conditions de surveillance médicale des personnels
et les conditions d'hygiène à respecter dans les restaurants
collectifs, demande que soient effectués des auto-contrôles
réguliers portant sur la conformité des installations et
de leur fonctionnement, sur la conformité des matières premières
et produits finis, par rapport notamment aux normes en micro-biologie et
en recherche de toxiques. Pour ce faire, il est demandé d'utiliser
la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) (analyse
des risques et points critiques en vue de leur maîtrise).
L'application de l'arrêté
du 29 septembre 1997 fixant les conditions d'hygiène applicables
dans les établissements de restauration collective (HACCP)
(présentation par M. Viau,
chargé de mission sur la restauration dans les EPLE, des actions
effectuées dans l'académie d'Orléans-Tours)
Afin d'accompagner les établissements
dans la mise en place de la méthode HACCP, le CAFA de l'académie
d'Orléans-Tours, en collaboration avec les services vétérinaires,
propose :
- un plan de formation sur deux
ans,
- une plaquette d'information,
- une formation de formateurs,
- des modules de formation à
destination des établissements.
Des stages de 4 jours, délocalisés
dans les départements, sont proposés depuis mars 1999 aux
équipes d'établissements (gestionnaires + cuisiniers).
Validation du bilan-type relatif
au fonctionnement des comités d'hygiène et de sécurité
académiques et départementaux
Ce bilan sera adressé aux
recteurs et aux inspecteurs d'académie, afin qu'un travail de synthèse,
portant sur l'année 1999, soit effectué par l'administration
centrale, à partir des informations collectées au plan national.
Par ailleurs, il est prévu
de rappeler aux services déconcentrés la nécessité
d'assurer, comme le prévoit la réglementation, la tenue d'au
moins 2 réunions par an des comités d'hygiène et de
sécurité.
Les représentants du personnel
ont voté, en cours de séance, à l'unanimité,
le vœu suivant :
"La FSU, la FEN, la CFDT, FO constatent
que le rapport présenté par l'Observatoire national de la
sécurité des établissements scolaires et de l'enseignement
supérieur pour le ministère de l'éducation nationale
fait apparaître des manquements aux règles d'hygiène
et de sécurité.
La FSU, la FEN, la CFDT, FO demandent
qu'il soit mis fin à cette situation toujours dangereuse pour les
personnels qui ne peuvent accepter que cet état de fait perdure,
et que les causes des accidents nés de cette situation ne peuvent
être imputables aux personnels."