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Bulletin Officiel 
de l'Education Nationale
 
 

N°41 du 5 novembre 

1998
www.education.gouv.fr/bo/1998/41/perso.htm - [email protected]
 PERSONNELS

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Entrée et séjour des scientifiques étrangers en France
NOR : MENR9802728C
RLR : 711-2
CIRCULAIRE N°98-210 DU 27-10-1998
MEN DR B4


Texte adressé aux présidents d'université ; aux directeurs d'établissement d'enseignement supérieur ;
aux directeurs généraux d'établissement de recherche



 

o La loi n° 98-349 du 11 mai 1998 ouvre de nouvelles perspectives en faveur de l'accueil des scientifiques étrangers dans les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche français. Les dispositions particulières facilitant la délivrance des visas et prévoyant la mise en place d'une carte de séjour temporaire spécifique, ainsi que l'attention portée au regroupement familial, devraient largement simplifier les formalités d'entrée et de séjour des scientifiques accueillis dans notre pays.
Il appartient à l'ensemble des établissements d'accueil de mettre en œuvre les mesures prévues qui relèvent de leur responsabilité. Ainsi, j'insiste tout particulièrement sur le fait qu'il vous incombe de désigner les représentants de votre établissement auprès des services de la préfecture. Ces "correspondants" auront le rôle fondamental de décharger le scientifique étranger d'une partie des démarches requises pour l'obtention de sa carte de séjour.
Vous trouverez ci-joint les différents textes régissant ces nouvelles mesures, ainsi qu'un vade-mecum décrivant les différentes étapes de la procédure à suivre par le scientifique, par sa famille et par les représentants de votre établissement.
Je vous demande de veiller à la bonne application de ces procédures, ce qui devrait largement contribuer à restaurer l'image d'hospitalité de notre pays auprès de la communauté scientifique internationale.

Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de la recherche
Daniel NAHON



 

Annexe 1


PROTOCOLE D'ACCUEIL D'UN CHERCHEUR OU ENSEIGNANT-CHERCHEUR ÉTRANGER



 

En vue de l'admission au séjour en France, en qualité de "scientifique", d'un ressortissant étranger non-ressortissant de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, invité par un organisme français agréé à cet effet, pour y exercer une activité de recherche ou d'enseignement de niveau universitaire.

L'organisme désigné ci-après :
Nom (en capitales) :
Adresse :
Responsable :
Nom :
Qualité (directeur, président, etc.) :

Certifie qu'il accueille en qualité de chercheur ou d'enseignant-chercheur :
Nom (M., Mme, Mlle) :
Prénom(s) :
Date de naissance :
Lieu :
Nationalité :
Domicile actuel :
Qualité :
Organisme employeur ou établissement d'enseignement supérieur fréquenté à l'étranger :
Pour le séjour suivant :
Objet (descriptif détaillé)
Dates prévues : du au
Adresse pendant le séjour :

Et que la personne désignée ci-dessus disposera des ressources suffisantes pour couvrir ses frais de séjour et assurer sa couverture sociale, et des moyens pemettant son rapatriement.

Certifié exact, à ,                                          le

Signature du responsable de l'organisme d'accueil
 

Cachet officiel de l'organisme d'accueil
 

Sceau du poste diplomatique ou consulaire français


Annexe 2


LISTE DES ORGANISMES, AUTRES QUE LES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, SUSCEPTIBLES D'ACCUEILLIR DES ÉTRANGERS BÉNÉFICIANT DES DISPOSITIONS DE LA PRÉSENTE CIRCULAIRE



 

EPST : établissements publics à caractère scientifique et technologique
- CEMAGREF : Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts
- CNRS : Centre national de la recherche scientifique
- INED : Institut national d'études démographiques
- INRA : Institut national de la recherche agronomique
- INRETS : Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité
- INRIA : Institut national de recherche en informatique et en automatique
- INSERM : Institut national de la santé et de la recherche médicale
- LCPC : Laboratoire central des ponts et chaussées
- ORSTOM : Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération
EPIC : établissements publics à caractère industriel et commercial
- ADEME : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
- ADIT : Agence pour la diffusion de l'information technologique
- ANDRA : Agence nationale pour les déchets radioactifs
- ANVAR : Agence nationale de valorisation de la recherche
- BRGM : Bureau de recherches géologiques et minières
- CEA : Commissariat à l'énergie atomique
- CIRAD : Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
- CNES : Centre national d'études spatiales
- CNET : Centre national d'études des télécommunications
- CSI : Cité des sciences et de l'industrie
- CSTB : Centre scientifique et technique du bâtiment
- IFREMER : Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
- IFP : Institut français du pétrole
- INERIS : Institut national de l'environnement industriel et des risques
- Météo France
- ONERA : Office national d'études et de recherches aérospatiales
EPA : établissements publics à caractère administratif
- CEE : Centre d'étude pour l'emploi
- CNDP : Centre national de la documentation pédagogique
- CNED : Centre national d'enseignement à distance
- CEREQ : Centre d'études et de recherches sur les qualifications
- CNEVA : Centre national d'études vétérinaires et alimentaires
- ENSAE : École nationale de la statistique et de l'administration économique
- ENSIETA : École nationale supérieure d'études techniques pour l'armement
- ENSTA : École nationale supérieure des techniques avancées
- ENPC : École nationale des ponts et chaussées
- École Polytechnique
- Écoles nationales supérieures des mines (Albi-Carmaux, Alès, Douai, Nantes, Paris, Saint-Étienne)
- ENTPE : École nationale des travaux publics de l'État
- INRP : Institut national de recherche pédagogique
- IGN : Institut géographique national
- IFEN : Institut français de l'environnement
- INJEP : Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire
- MNHN : Muséum national d'histoire naturelle
- OPRI : Office de la protection contre les rayonnements ionisants
- Palais de la Découverte
Institutions sans but lucratif
- ACTA : Association de coordination technique agricole
- ARMINES : Association de recherche des écoles des mines
- CEPH : Fondation Jean Dausset - Centre d'étude du polymorphisme humain
- CIPH : Collège international de philosophie
- IHES : Institut des hautes études scientifiques
- Collège de France
- Fondation nationale des sciences politiques
- Institut Curie
- Institut Gustave Roussy
- Instituts Pasteur (Paris et Lille)
- Maisons des sciences de l'homme
Institutions de recherche à caractère international
- CERN : Organisation européenne pour la recherche nucléaire
- EMBL : Laboratoire européen de biologie moléculaire
- EMBO : Organisation européenne de biologie moléculaire
- ESA : Agence spatiale européenne
- ESRF : Installation européenne de rayonnement synchroton
- Frontière humaine
- ILL : Institut Max Von Laüe-Paul Langevin
- IRAM : Institut de radioastronomie millimétrique
GIP dans le domaine de la recherche et de la technologie actifs en 1998
- ANRS : Agence nationale de recherches sur le sida
- BNM : Bureau national de métrologie
- BBV : Bretagne biotechnologie végétale
- C41 : Centre de compétence en conception de circuits intégrés
- CREAPT : Centre de recherches et d'études sur l'âge et les populations au travail
- Céramiques fines techniques de Maubeuge
- CERESTE : Centre de recherches santé-travail-ergonomie
- CNG : Centre national de génotypage
- CNS : Centre national de séquençage
- CREPIM : Centre de recherche et d'étude sur les procédés d'ignifugation des matériaux
- CREST : Centre de recherches et d'études sur les stratégies et les technologies de l'École Polytechnique
- CRNHA : Centre de recherche en nutrition humaine d'Auvergne
- CRNEL : Centre de recherche en nutrition humaine de Lyon
- CRNHN : Centre de recherche en nutrition de Nantes
- CYCERON
- Effets biologiques de l'exercice
- Droit et Médias Juriscope
- ECOFOR : Écosystèmes forestiers
- G3S : Groupement pour l'étude des structures de stockage
- GEMCEA : Groupement pour l'évaluation des mesures et des composantes en eau et assainissement
- GERAILP : Groupe d'étude et de recherche pour les applications industrielles de puissance
- GEVES : Groupement d'étude et de contrôle des variétés et des semences
- GRIDAUH : Groupement de recherches sur les institutions et le droit de l'aménagement, de l'urbanisme et de l'habitat
- HMR : Fonds de recherche Hoechst-Marion-Roussel
- Hydrosystèmes Connaissance et gestion des hydrosystèmes
- IFRTP : Institut français pour la recherche et la technologie polaires - Expéditions Paul-Émile Victor
- MRASH : Maison Rhône-Alpes des sciences de l'homme
- Médias France
- Mission recherche droit et justice
- MITI : Management interdisciplinaire du transfert et de l'innovation
- MSH : Maison des sciences de l'homme et de la société et de la Société "Ange Guépin"
- Mutations industrielles
- OST : Observatoire des sciences et des techniques
- RENATER : Réseau national de télécommunications pour la technologie, l'enseignement et la recherche
- Thérapeutiques substitutives
- Ultrasons


Annexe 3


VADE-MECUM RELATIF AUX CONDITIONS D'ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES SCIENTIFIQUES ÉTRANGERS (HORS UNION EUROPÉENNE)
EN FRANCE



 

Candidats étrangers
Sont concernés les scientifiques étrangers, chercheurs ou enseignants-chercheurs ressortissants de pays autres que ceux de l'Union européenne et de l'Espace économique européen, invités à venir en France pour mener des travaux de recherche ou dispenser un enseignement de niveau universitaire.
Les dispositions ci-dessous ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens. La situation de ces derniers est définie par l'accord du 27 décembre 1968 modifié par les avenants du 22 décembre 1985 et du 28 septembre 1994, qui les soumet à autorisation de travail.
Protocole d'accueil
Le séjour du scientifique est validé par l'établissement d'accueil qui délivre un protocole d'accueil. Ce protocole (modèle-type de l'annexe 1) fourni par la préfecture de domiciliation de l'établissement d'accueil devra porter le cachet préfectoral (dans l'attente des protocoles sécurisés), le cachet officiel de l'établissement d'accueil et devra être signé par le responsable du laboratoire d'accueil du scientifique étranger.
Visa à l'étranger
Le protocole d'accueil qui aura été transmis au scientifique étranger par l'établissement d'accueil doit être déposé par l'intéressé au consulat de France, pour qu'il y soit visé (apposition du sceau du consulat), en même temps que sa demande de visa d'entrée en France (sont applicables les tarifs de droit commun).
Pour un séjour de moins de 3 mois
Sont dispensés de visa :
- les scientifiques dont la nationalité n'est pas soumise à l'obligation de visa de court séjour
Sont soumis à l'obligation de visa :
- les scientifiques ressortissants d'États avec lesquels la France a signé un accord de suppression de l'obligation de visa de court séjour ne couvrant pas l'exercice d'une activité rémunérée : Brésil, Canada, Chypre, Corée du Sud, États-Unis, Japon, Malaisie, Malte, Mexique, Singapour.
- les scientifiques dont la nationalité est soumise à l'obligation de visa de court séjour.
Une durée correspondante à celle du protocole d'accueil augmentée de 15 jours, dans la limite de 90 jours, autorisant plusieurs entrées, est prévue.
Aucune carte de séjour n'est délivrée pour des séjours de moins de trois mois.
Pour un séjour de plus de 3 mois,un visa de long séjour est demandé sauf pour : Andorre, Monaco, la Suisse et Saint-Marin. Ce visa porte la mention carte de séjour à demander dès l'arrivée en France.
En France
Une fois obtenu le visa de long séjour, le ressortissant étranger peut entrer en France et doit demander une carte de séjour temporaire mention scientifique dans les deux mois qui suivent son entrée sur le territoire français.
Il est vivement recommandé que l'établissement d'accueil se charge de demander la carte de séjour au nom du ressortissant étranger, par l'intermédiaire d'un représentant désigné comme son correspondant auprès de la préfecture de domiciliation. Sur présentation du protocole d'accueil et de l'imprimé préfectoral de demande de la carte de séjour signé par l'intéressé (disponible dans les préfectures), la préfecture remet immédiatement un récépissé de demande de carte de séjour temporaire au correspondant de l'organisme d'accueil.
À cette occasion, la préfecture communique une liste de médecins agréés par l'Office des migrations internationales (OMI), auxquels le ressortissant étranger pourra s'adresser pour passer la visite médicale obligatoire. Cette visite conditionne le rendez-vous pour l'obtention de la carte de séjour temporaire mention scientifique. Il est donc impératif qu'elle soit faite rapidement.
Unique démarche administrative à effectuer par l'intéressé en personne
• Sur rendez-vous, le "correspondant pour les chercheurs étrangers" de la préfecture remet sa carte de séjour au scientifique étranger en personne, au vu des pièces suivantes :
- convocation au rendez-vous
- présentation du passeport en cours de validité muni du visa de long séjour
- exemplaire du protocole d'accueil visé par l'organisme d'accueil et le consulat
- certificat délivré par l'OMI, attestant du passage de la visite médicale à l'arrivée en France.
• La carte de séjour temporaire mention scientifique est éditée pour une durée de validité égale à un an maximum ; celle-ci ne peut dépasser la durée de validité du passeport.
• Le titulaire de la carte de séjour temporaire mention scientifique ne doit pas exercer d'activité professionnelle autre que celle de chercheur ou d'enseignant-chercheur pour laquelle il a obtenu cette carte.
• Par ailleurs, cette activité ne peut s'exercer qu'au seul service de l'établissement d'accueil.
Toute autre activité professionnelle suppose un changement de statut, de "scientifique" en "salarié", dans les conditions d'octroi de droit commun
La famille
Pour l'obtention de leur visa, les membres de la famille du scientifique étranger bénéficient de l'invitation faite à celui-ci. Deux cas peuvent se présenter :
- soit ils désirent rentrer en France ensemble ; ils demandent alors leur visa de long séjour en même temps que le scientifique au vu du protocole d'accueil ;
- soit ils désirent le rejoindre plus tard : ils demandent alors leur visa de long séjour au vu d'une copie certifiée conforme du récépissé de demande de carte de séjour temporaire ou de la carte de séjour temporaire mention scientifique.
La carte de séjour "vie privée et familiale" est ouverte de plein droit au conjoint qui accompagne le scientifique en France.
Sur présentation de la carte de séjour temporaire mention scientifique du conjoint, de la justification de ses liens matrimoniaux avec le titulaire de cette carte et d'une déclaration sur l'honneur de non-polygamie, la préfecture remet au demandeur une carte de séjour "vie privée et familiale" l'autorisant à travailler en France.
La durée de validité de cette carte est égale à celle accordée au conjoint scientifique. Le renouvellement est lié au renouvellement de la carte de séjour du conjoint scientifique.