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oLa fête nationale "Lire en fête" aura lieu cette année les 16, 17 et 18 octobre 1998. "Lire en fête" garde pour vocation de mettre en lumière les initiatives dans le domaine du livre et de la lecture et permet, comme chaque année, de valoriser les créations littéraires des élèves, notamment par de nombreuses manifestations nationales et régionales ainsi que tout autre projet d'animation.
S'associant comme les années précédentes à cette opération, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie ouvre son traditionnel concours d'écriture à tous les élèves des collèges et des lycées.
Alors que l'on se prépare à commémorer le 450e anniversaire de la "Défense et illustration de la langue française", le programme Internet se développe à grande vitesse. Dans ce contexte, voici les deux thèmes proposés, l'un pour les collèges, l'autre pour les lycées.
Collèges
Vous êtes un archéologue du XXIIIe siècle. En dégageant des ruines de la fin du premier millénaire, vous découvrez un étrange objet constitué de feuilles de papier et portant des signes qui ressemblent à une écriture.
Vous essayez d'imaginer ce qu'est cet objet et l'usage que les hommes de son temps ont pu en faire.
Lycées
Dans la "Défense et illustration de la langue française", dont on fête aujourd'hui le 450e anniversaire, Joachim Du Bellay plaide pour que les poètes et les philosophes ne craignent pas d'utiliser les langues "vulgaires", c'est-à-dire les langues autres que le latin. Pour exprimer les pensées neuves ou les émotions du cœur, le français lui paraît tout aussi digne que le latin qui reste, au XVIe siècle encore, une grande langue internationale de communication et de culture que l'on peut lire et écrire dans toute l'Europe.
Aujourd'hui, par une sorte d'étrange symétrie, le développement des nouvelles techniques de l'information et de la communication semble donner à l'anglais le rôle que tenait le latin avant la Renaissance.
Mettez en scène une discussion entre deux personnes qui défendent, l'une, l'idée chère à Du Bellay de la force et de la puissance du français et, plus généralement, de la diversité linguistique, l'autre, la nécessité d'une langue internationale de communication permettant à tous les hommes de se comprendre et de se lire.
Les travaux peuvent être individuels ou collectifs, libres ou guidés. Le cadre doit rester scolaire et tenir compte de la disponibilité de l'équipe éducative. Ces travaux peuvent, si les conditions s'y prêtent, faire l'objet d'un projet d'actions éducatives ou d'un atelier de pratique artistique.
Ces travaux (une œuvre par classe) devront être achevés et transmis aux recteurs d'académie avant le 29 novembre 1998, pour une première sélection. Les quatre meilleures œuvres de chaque académie (deux pour les collèges, deux pour les lycées) seront envoyées au ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, direction de l'enseignement scolaire, bureau des actions éducatives, culturelles et sportives, DESCO A9, 107, rue de Grenelle, bâtiment A, 75007 Paris, au plus tard le 31 janvier 1999. Un jury national désignera les meilleurs travaux. Les lauréats recevront des chèques-lire à titre individuel et pour le centre de documentation et d'information de leur établissement.
Pour le ministre de l'éducation
nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement
scolaire
Bernard TOULEMONDE