CLASSE DE SECONDE
Expérimentation
: "consolider les choix d'enseignements de détermination en classe de seconde
générale et technologique" - année 2002-2003
NOR
: MENE0201293N
RLR
: 523-0
NOTE DE SERVICE N°2002-122
DU 30-5-2002
MEN
DESCO A3 Texte adressé aux rectrices
et recteurs d'académie
o
De façon à permettre
à la classe de seconde générale et technologique de jouer
son rôle de classe de détermination dans le cursus de formation et
limiter les décisions d'orientation par défaut à l'issue
de cette classe, il convient de mettre tout en uvre pour que les choix d'enseignements
de détermination des élèves reposent sur une connaissance
réelle de la nature de l'offre d'enseignements nouveaux que propose le
lycée, notamment dans le domaine technologique.
Dans le prolongement des nécessaires actions
d'éducation à l'orientation à conduire au collège,
permettre au lycéen d'infléchir ses choix initiaux et de les corriger
dans les premières semaines de l'année de seconde, devrait contribuer
à rendre plus positifs les choix définitifs. Il s'agit de lui reconnaître
en quelque sorte "un droit à l'erreur".
C'est pourquoi je vous propose d'expérimenter
en 2002-2003 dans des établissements volontaires, un dispositif permettant
aux élèves de seconde générale et technologique d'arrêter
définitivement leurs choix d'enseignements de détermination, en
le confirmant ou en le modifiant, après une période d'information
et d'initiation favorisant une connaissance active des différents enseignements
offerts.
Un tel dispositif, par l'analyse qu'il nécessite
et les réponses qu'il apporte, devrait aussi contribuer à mieux
identifier et comprendre la problématique de l'orientation des jeunes en
classe de seconde.
I - Public d'élèves visé et
enseignements de détermination concernés
Le dispositif concerne principalement les élèves
de seconde n'ayant pas opté en début d'année pour l'un ou
l'autre des enseignements de détermination à vocation scientifique
ou technologique.
Les enseignements concernés en priorité
pourraient être les suivants : initiation aux sciences de l'ingénieur,
informatique et systèmes de production, physique et chimie de laboratoire,
mesures physiques et informatique.
II - Cadre et modalités de l'expérimentation
L'expérimentation devra être conduite
dans des établissements volontaires présentant une offre de formations
générales et technologiques suffisamment diversifiée permettant
aux élèves de se faire une idée la plus précise possible
des enseignements existants.
Il convient de ne pas écarter la possibilité
de mettre en place un dispositif impliquant plusieurs établissements d'un
même bassin de formation.
Il s'agit de consacrer les premières semaines
de l'année scolaire à une information active des élèves
de seconde générale et technologique sur les enseignements qui leur
sont moins familiers ou moins bien connus. À l'issue des actions proposées,
les élèves pourront procéder à la révision
éventuelle de leurs choix initiaux. L'ajustement de la répartition
des élèves au sein des enseignements de détermination qui
pourra en découler devra intervenir au plus tard à la rentrée
des vacances de novembre.
L'expérimentation se déroulera selon
des modalités arrêtées par les équipes éducatives,
après consultation du conseil d'administration, en fonction de l'analyse
qu'elles auront conduites du fonctionnement de l'orientation au niveau seconde
:
Elle peut s'adresser à des groupes d'élèves ou être
limitée à quelques cas individuels signalés par les professeurs
principaux ou les conseillers d'orientation-psychologues.
Elle doit déboucher sur une première initiation aux enseignements
de détermination technologiques au cours de laquelle les élèves
pourront se familiariser avec les contenus d'une ou plusieurs disciplines de leur
choix. Cette phase d'initiation peut être précédée
d'une phase d'information sur les différents enseignements.
Le volume, la répartition et l'utilisation de l'horaire à dégager
pour l'information et/ou l'initiation sont laissés à l'appréciation
des établissements concernés par l'expérimentation.
La phase d'information peut prendre la forme de séances
d'une durée de deux ou trois heures organisées en tout début
d'année scolaire incluant notamment la visite d'ateliers ou de laboratoires
et l'examen de productions réalisées par d'anciens élèves.
La phase d'initiation ou de mise en situation peut
s'envisager sur plusieurs semaines durant la période concernée ou
sous forme de journées banalisées dans l'emploi du temps des élèves.
Cette expérimentation s'inscrit dans le contexte plus global de l'éducation
à l'orientation et peut, à ce titre, inclure des actions initiées
dès la classe de troisième du collège. Un travail sur les
représentations que se font les collégiens des contenus des enseignements
de détermination pourrait notamment être entrepris.
À l'issue de l'expérimentation, les chefs d'établissements
veilleront à faciliter les changements d'enseignement de détermination
des élèves ayant modifié leur choix au sein de l'établissement
ou dans un établissement voisin le cas échéant.
III - Bilan de l'expérimentation
Un bilan détaillé de l'expérimentation
sera adressé par chaque académie impliquée, au groupe national
de suivi de cette opération mis en place par la direction de l'enseignement
scolaire, sous le timbre du bureau des lycées, DESCO A3, au
plus tard à la fin du mois de décembre 2002. Il
doit permettre :
1) d'apprécier la pertinence du dispositif en
termes d'ampleur et de nature des modifications de choix d'enseignements de détermination
opérés par les élèves ; d'incidences sur les choix
d'orientation à l'issue de la seconde ;
2) d'apprécier la faisabilité d'un dispositif
permettant de corriger les choix en termes d'organisation : incidences sur les
emplois du temps, incidences sur la composition des classes ;
3) au-delà des modalités du dispositif
lui-même, de mesurer l'incidence de sa mise en place sur les actions d'éducation
à l'orientation ;
4) d'enrichir la réflexion sur l'organisation
et le fonctionnement de la classe de seconde générale et technologique
comme palier d'orientation.
Dans cette optique, l'expérimentation pourra
être initiée et prolongée par une analyse plus fine, dans
les établissements concernés, des modalités d'orientation
en fin de seconde et notamment des causes des difficultés d'orientation
rencontrées.
Pour le ministre de la jeunesse,
de l'éducation nationale et de la recherche
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR