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Bulletin Officiel du ministère de
l'Education Nationale et
du ministère de la Recherche

N°41 du 16 novembre

2000

www.education.gouv.fr/bo/2000/41/ensel.htm - nous écrire


ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE



Journée mondiale des droits de l'enfant le 20 novembre 2000 - Préparation du sommet mondial de l'ONU
ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
NOR : MENE0002855C
RLR : 554-9
CIRCULAIRE N°2000-199 DU 9-11-2000
MEN
DESCO B4

Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement ; aux directrices et directeurs d'école

o En septembre 2001, le sommet mondial des enfants sera organisé à New-York par l'UNICEF sous l'égide de l'ONU.
Il permettra de dresser le bilan des dix dernières années en matière d'application du plan d'action mis en place lors du sommet mondial et de tracer les nouveaux objectifs relatifs aux droits des enfants.
Il est essentiel que la voix des enfants de France soit entendue à cette occasion. Il revient en conséquence à l'éducation nationale de s'impliquer dans la démarche participative des élèves à ce sommet, en suscitant des travaux, des actions, des réalisations, dans les écoles élémentaires, les collèges et les lycées.
La Journée mondiale des droits de l'enfant du 20 novembre 2000 sera le point de départ de ce travail qui se déroulera de novembre à mars 2001.

I - Les projets

Les classes ou groupes d'élèves de cours moyens, de 5ème des collèges et de seconde des lycées volontaires, s'appuyant sur les programmes d'éducation civique, sur le travail au quotidien dans la classe, marquant ainsi l'implication et l'engagement des maîtres, auront à présenter des productions relatives aux droits de l'enfant et des jeunes qui incluront des propositions visant à améliorer la situation des enfants dans le monde.
Les propositions les plus pertinentes seront réunies dans un livre blanc qui sera remis au Président de la République.
Ces travaux pourront s'effectuer dans le cadre d'initiatives déjà mises en place, sur le thème de la citoyenneté. Ils pourront prendre diverses formes de création : écrits, expositions, documents audio-visuels, expression artistique (chansons, poèmes, théâtre...), etc. Ils permettront de développer esprit de tolérance et ouverture aux autres.

II - Les thèmes retenus

Des thématiques de travail ont été retenues en fonction de l'âge des élèves. Les cours moyens des écoles élémentaires et les 5ème des collèges pourront aborder les questions touchant à la santé, l'éducation à la citoyenneté, la tolérance, le refus de la violence et l'ouverture sur les enfants du monde, particulièrement les enfants confrontés à des situations de combats en Afrique, en Tchétchénie, au Moyen-Orient, en Asie...
Les classes de seconde des lycées travailleront sur le refus de la discrimination, l'égalité des chances entre les filles et les garçons, la participation des lycéens à la vie démocratique, la solidarité internationale.

III - Sélection des projets

3.1 Sélection départementale
Chaque classe ou groupe d'élèves souhaitant participer à cette opération adressera un projet à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, sous couvert de l'IEN pour les écoles élémentaires.
Une commission départementale composée de l'inspecteur d'académie, d'un membre du comité départemental pour l'UNICEF, d'un représentant du ou des partenaires éventuellement engagés dans la réalisation du projet, se réunira pour sélectionner trois projets par département émanant d'un cours moyen des écoles élémentaires, d'une 5ème des collèges et d'une seconde des lycées.

3.2 Sélection académique
Dans chaque rectorat, une commission académique réunie sous la présidence du recteur et d'un représentant de l'UNICEF, sélectionnera à son tour trois projets représentant son académie (un par niveau d'enseignement).

3.3 Sélection nationale
La totalité des projets retenus par les rectorats sera transmise à un comité national de pilotage présidé par le ministre de l'éducation nationale, le président de l'UNICEF et Mme Hermange, représentante personnelle du Président de la République pour la préparation de la session extraordinaire de l'assemblée générale des Nations unies consacrée aux enfants. Ce comité désignera les trois projets lauréats.

IV - Récompense des lauréats

À chaque niveau de sélection, le comité d'évaluation des projets organisera une cérémonie pour proclamer les résultats, reconnaître l'engagement et le travail effectué, et donner des réponses aux suggestions des enfants et des jeunes.
Les trois classes retenues au niveau national seront reçues à Paris par le ministre de l'éducation nationale, la représentante du Président de la République et un représentant de l'UNICEF.
Douze enfants et leurs accompagnateurs, représentant les projets sélectionnés seront invités à New-York.


Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,

Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR


Calendrier
20 novembre 2000 Lancement de l'opération à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l'enfant sur le thème "Droits de l'enfant, droit des jeunes"
Décembre 2000
15 mars 2001
Réalisation des projets
Fin mars 2001 Envoi des projets aux inspections académiques
Réunion du comité de sélection départemental
Choix de trois projets
Fin avril 2001 Envoi des projets départementaux aux rectorats
Réunion du comité de sélection académique
Choix de trois projets
Envoi au comité national de pilotage
Fin avril 2001 Réunion du comité national de pilotage
Sélection des trois projets lauréats
Courant mai 2001 Réception des lauréats
Septembre 2001 Sommet mondial de l'ONU à New-York
Sites Internet * www.education.gouv.fr
*
www.defenseurdesenfants.fr
* www.unicef.asso.fr


Liste des comités UNICEF


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Éducation au développement et à la solidarité internationale
INSTRUCTIONS PÉDAGOGIQUES
NOR : MENC0002821N
RLR : 525-0
NOTE DE SERVICE N°2000-196 DU 9-11-2000
MEN
DRIC B3

Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux vice-recteurs ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement ; aux directrices et directeurs d'écoles primaires ; aux déléguées et délégués académiques aux relations internationales et à la coopération

o L'éducation au développement et à la solidarité constitue un élément essentiel de l'apprentissage de la citoyenneté. En France, le thème de l'éducation à la citoyenneté est d'ailleurs une des composantes majeures des programmes en éducation civique, juridique et sociale dans l'enseignement secondaire.
L'éducation au développement vise à faire prendre conscience aux élèves de l'interdépendance des régions du monde, de la solidarité entre les peuples dans le processus de mondialisation en cours, et plus particulièrement de la réalité économique, sociale et culturelle des pays en développement.
Autour du thème mobilisateur, "l'éducation pour tous", pour l'année scolaire 2000-2001, il est demandé aux enseignants de sensibiliser les élèves aux questions de développement en s'appuyant sur des actions éducatives concrètes et en mettant en valeur les activités en cours (expositions, débats, spectacles...). Au-delà du thème principal "l'éducation pour tous", deux autres axes de travail sont suggérés pour cette année scolaire : "l'environnement et le développement durable", "la santé - principalement le problème du sida". De telles initiatives s'inscrivent dans le cadre du projet d'école et du projet d'établissement des collèges et des lycées. Peuvent également être considérées en tant que de besoin, les initiatives individuelles des enseignants, élèves, parents...
La dimension et la portée des actions d'éducation au développement et à la solidarité internationale justifient qu'elles soient conduites tout au long de l'année.

Les partenariats entre le Nord et le Sud

Le forum de Dakar (26-28 avril 2000)
Au plan mondial, la prise de conscience d'un nécessaire partenariat en matière d'éducation et de formation a été illustrée par le forum mondial de Dakar. Il a réuni la plupart des États du monde, les agences des Nations Unies (UNESCO, UNICEF, PNUD, FNUAP, OMS), la Banque mondiale et un nombre important d'ONG et a permis à la communauté internationale d'établir le bilan contrasté de la décennie en matière d'éducation pour tous depuis la conférence de Jomtien en 1990. Ont été mis en évidence, à côté de progrès indéniables, des problèmes considérables notamment sur le plan des disparités d'éducation. Plus particulièrement, le thème de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion par la promotion de l'accès à l'éducation pour tous, qui implique la nécessaire prise en compte de l'égal accès de l'éducation des deux sexes, a été l'un des axes majeurs de la réflexion et des propositions d'action du forum.

Le fonds francophone des inforoutes
Ce fonds a été mis en place en juin 1998 auprès de l'agence intergouvernementale de la francophonie (AIF). Il a pour objectif de mettre en œuvre un plan d'action portant notamment sur la démocratisation de l'accès aux inforoutes, le développement des secteurs de l'éducation, de la formation et de la recherche. Il fonctionne à partir d'appels à propositions avec l'aide d'un réseau d'experts chargés d'examiner la recevabilité, le montage financier et la labélisation des projets retenus.
Le fonds finance des projets dans des domaines variés : éducation, culture, création de logiciels, sciences et techniques, bibliothèques électroniques, constitution de partenariats.
À ce jour, six appels à propositions ont été lancés. Le prochain appel est prévu pour le début de l'année 2001.
En vue de l'obtention d'une subvention pour ces projets, les personnes intéressées pourront demander les renseignements nécessaires auprès de l'agence intergouvernementale de la francophonie, opérateur principal des sommets francophones : 13, quai André Citroën, 75015 Paris, tél. 01 44 37 33 04, fax 01 45 79 14 98 (M. Pietro Sicuro), adresse Internet : http:// www.francophonie.org/fonds

Les acteurs et partenaires des établissements scolaires

Pour mener leurs diverses actions d'éducation au développement, les établissements scolaires peuvent s'attacher le concours des collectivités territoriales, ainsi que celui d'intervenants extérieurs qualifiés, offrant toutes garanties au regard du service public, notamment les réseaux régionaux d'information sur la solidarité internationale, les centres de recherche, de documentation et de formation, ainsi que les organisations non gouvernementales de solidarité internationale, en particulier celles regroupées dans le cadre de la campagne "demain le monde" (site Internet : http://www.globenet.org/demain-le-monde). Il en est de même pour les associations représentatives assurant une mission d'information, d'aide et d'éducation en matière de développement.
La commission coopération développement (CCD) présidée par le ministre délégué à la coopération et à la francophonie est également un partenaire actif sur ces questions d'éducation au développement.
Cette commission consultative paritaire, composée de représentants des pouvoirs publics et de représentants du monde associatif, a pour mission de développer des synergies entre les associations et les différentes administrations concernées par la coopération internationale et l'aide humanitaire. Chaque année, en matière d'éducation, elle concourt à l'organisation de rencontres sur des thèmes importants d'actualité ou sur un pays dont les problématiques éducatives sont particulièrement significatives et riches d'enseignement. Le ministère de l'éducation nationale est membre de la CCD.

Les temps forts

(reconduits chaque année aux mêmes dates)

"La Journée mondiale de l'alimentation" le 16 octobre 2000
Organisée notamment par le Comité français de solidarité internationale, cette journée n'est pas envisagée comme une opération ponctuelle mais comme le point de départ d'une réflexion et d'un débat qui s'inscrivent dans la durée. Enseignants et élèves sont invités à travers cette journée à engager un travail de réflexion sur "la sécurité alimentaire partout et pour tous". Site Internet : http//:www.globenet.org/cfsi

"La Semaine à l'école de la coopération et de la solidarité internationale" du 18 au 26 novembre 2000
Cette semaine d'animation s'appuiera sur des actions éducatives concrètes et mettra en valeur les activités en cours autour des trois axes de travail cités en début de note, par des expositions, débats, spectacles, publications...

"La Semaine de la solidarité internationale" du 18 au 26 novembre 2000
Ce rendez-vous, fixé volontairement aux mêmes dates que la Semaine à l'école de la coopération et de la solidarité internationale a été lancé à l'initiative des associations de solidarité internationale en concertation avec les pouvoirs publics. Il rassemble l'ensemble des structures concernées par la solidarité internationale (associations, syndicats, mutuelles, collectivités locales, le ministère des affaires étrangères...). Chacun est invité, pendant cette semaine, à réaliser des actions afin de mieux faire connaître son engagement en faveur de la solidarité internationale et à montrer que dans la vie quotidienne, il est possible d'agir en faveur d'un développement plus respectueux des droits humains et solidaire des pays les moins favorisés. Site Internet : http//www. globenet.org/ssi

"Le Salon de l'éducation" organisé du 22 au 26 novembre 2000
à Paris (porte de Versailles) abordera notamment les questions d'éducation au développement et à la solidarité internationale sous forme de forums, d'expositions (une exposition interactive sur l'éducation au développement sera présentée par la campagne "Demain le monde"). Site Internet : www. salon-education.org
Vous trouverez également des informations relatives à la coopération internationale et développement sur le site Internet : http//www.france.diplomatie.gouv.fr

Bilan des actions

En fin d'année scolaire, il serait souhaitable qu'un bilan des actions menées dans les établissements scolaires soit établi dans chaque académie.
Ce bilan pourra être renvoyé soit au délégué académique aux relations internationales et à la coopération (DARIC), soit à l'adresse suivante : ministère de l'éducation nationale, délégation aux relations internationales et à la coopération, à l'attention de Nadine Prost, 110, rue de Grenelle, 75357 Paris SP.
La délégation aux relations internationales et à la coopération (bureau des institutions multilatérales et de la francophonie) qui a en charge ce dossier, assurera la collecte et la transmission permanente de l'information sur ces questions d'éducation au développement et à la solidarité internationale.


Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,

Le délégué aux relations internationales
et à la coopération
Thierry SIMON



Échanges de jeunes en formation professionnelle initiale et continue entre la France et la République fédérale d'Allemagne
ÉCHANGES SCOLAIRES
NOR : MENC0002831N
RLR : 557-0
NOTE DE SERVICE N°2000-197 DU 9-11-2000
MEN
DRIC B2

Réf. : D. n° 80-1008 du 11-12-1980 mod. par D. n° 88-118 du 1-2-1988 (JO du 5-2-1988) et 7ème programme biennal d'action franco-allemand des experts pour l'enseignement technologique et la formation professionnelle des 26 et 27-4-1999
Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement


o Des échanges de jeunes en formation professionnelle initiale et continue entre la France et la République fédérale d'Allemagne peuvent être organisés dans le cadre de la convention franco-allemande du 5 février 1980.
Ces échanges ont pour objet d'enrichir la formation professionnelle des intéressés en les confrontant, dans la même discipline ou dans des disciplines très voisines, au système de formation du pays d'accueil ainsi qu'aux méthodes et aux techniques employées dans le secteur industriel et tertiaire. Ils prendront essentiellement la forme d'un stage d'une durée de trois à quatre semaines effectué dans ces établissements de formation professionnelle et/ou dans des entreprises du pays partenaire.
La présente note de service qui se substitue à celle du 9 septembre 1993 (n° 93-259) a pour objet d'apporter aux établissements relevant de l'autorité du ministère de l'éducation nationale, les informations nécessaires à la réalisation de ces échanges.

I - Instructions générales

1 - Dossier de candidature
Les établissements intéressés par ces échanges pourront demander un dossier de candidature au secrétariat franco-allemand en adressant leur courrier à Deutsch-Französisches Sekretariat, für den Austausch in der beruflichen Bildung, Am Ludwigsplatz 6, D-66117 Saarbrücken, tél. 00 49 / 681 501 11 80.
Ce dossier a pour but de communiquer :
- aux proviseurs les informations relatives à l'organisation pratique, financière et pédagogique de l'échange ;
- au secrétariat franco-allemand (DFS/SFA) les informations permettant de rechercher un établissement partenaire susceptible de participer à l'échange.
Dans ce but, il est demandé d'indiquer très précisément :
- la spécialité, le diplôme préparé, la durée des études, l'année de formation, les connaissances acquises dans les disciplines fondamentales des élèves qui participeront à l'échange (en principe 15 élèves par groupe) ;
- les objectifs qui pourraient être retenus en fonction des études suivies, pour organiser la formation des élèves français pendant leur stage en République fédérale d'Allemagne.

2 - Établissements concernés relevant de l'autorité du ministère de l'éducation nationale
Du côté français, ces échanges sont notamment organisés pour les établissements assurant des formations technologiques et professionnelles initiales relevant de l'autorité du ministère de l'éducation nationale, à savoir :
- les lycées professionnels,
- les lycées d'enseignement technologique,
- les centres de formation d'apprentis dépendant du ministère de l'éducation nationale.
Le secrétariat franco-allemand de Sarrebruck, en liaison avec les autorités de tutelle, organise également des échanges d'apprentis, d'élèves des établissements agricoles et d'adultes en formation continue.
En ce qui concerne les établissements relevant de l'éducation nationale, les échanges se feront avec les organismes allemands suivants :
a) dans le cadre du système en alternance (apprentis) :
- les entreprises dispensant une formation professionnelle,
- les centres de formation inter-entreprises,
- les organisations de droit public dans le domaine de la formation professionnelle (chambres de commerce et d'industrie, chambres de métiers, etc.)
b) dans le cadre de la formation initiale en milieu scolaire à plein temps :
- les écoles de formation professionnelle (Berufsfachschulen),
- les écoles techniques secondaires (Fachoberschulen)
- les écoles de perfectionnement professionnel (ex. : Fachschulen).

3 - Spécialités et formations concernées
a) Ces échanges s'adressent, conformément aux termes de la convention du 5 février 1980, en priorité aux élèves et aux apprentis suivant des formations :
1 - reconnues équivalentes par les deux pays (28 métiers à ce jour, de niveau V essentiellement),
2 - conduisant à des métiers nouveaux, mettant en œuvre des compétences technologiques élevées, pluridisciplinaires et innovantes (ex. : électronique, maintenance de systèmes mécaniques automatisés, productique, techniques de l'information et de la communication),
3 - dans lesquelles la compétence relationnelle et internationale est essentielle (ex. : hôtellerie, secrétariat trilingue),
4 - dispensées par des établissements ayant des sections européennes ou participant à des programmes européens.
b) Ils s'adressent plus généralement aux élèves ou aux apprentis suivant des formations enseignées dans les établissements visés en 2 ou des formations de techniciens supérieurs.
Seront privilégiées, tout particulièrement lorsqu'elles relèvent du domaine tertiaire, les candidatures de groupes d'élèves ou d'apprentis ayant de bonnes connaissances d'allemand.

4 - Financement de l'échange
a) Attribution des crédits
Les établissement seront dotés des crédits nécessaires pour couvrir les dépenses suivantes :
Accueil des stagiaires allemands et de leurs accompagnateurs (hébergement et nourriture)
Les crédits alloués à ce titre seront calculés à partir des indemnités journalières par participant dont le montant suit :
- 75 F pour les établissements pouvant héberger les stagiaires en internat,
- 120 F pour les établissements ne pouvant héberger en internat,
- 150 F pour les établissements de la région parisienne.
En cas d'hébergement en famille, l'indemnité journalière maximum par stagiaire ne pourra dépasser 75 F par jour.
Activités culturelles et de découverte du pays d'accueil
Un forfait de 500 F par participant allemand (stagiaires et accompagnateurs) est prévu à cet effet.
Frais de déplacement du groupe français en RFA (élèves, professeur accompagnateur et accompagnateur linguistique)
Les frais de déplacement du groupe seront remboursés sur la base du tarif groupe 2ème classe de la SNCF.
Indemnité d'interprétariat
L'accompagnateur linguistique du groupe français en Allemagne, dans le seul cas où il est étudiant, sera indemnisé de ses prestations à raison de 400 F par journée de séjour, y compris les jours d'arrivée et de départ.
Préparation pédagogique de l'échange
Afin de préparer l'échange, l'équipe pédagogique (2 personnes au maximum), se rendra dans l'établissement partenaire. Les frais de déplacement résultant de cette préparation sont remboursés sur la base du tarif SNCF 1ère classe.
b) Versement de la subvention ministérielle
Elle sera versée à chaque établissement par la délégation aux relations internationales et à la coopération (bureau des affaires générales, budgétaires et de l'accueil des personnalités étrangères) en deux fractions successives :
- une avance égale aux deux tiers du budget prévisionnel sera versée avant le début du stage sur production du devis adressé au secrétariat franco-allemand de Sarrebruck ;
- le tiers restant sera versé après l'échange, sur présentation d'un décompte d'utilisation des crédits.

5 - Encadrement des stagiaires
Les élèves français seront accompagnés pendant leur séjour en République fédérale d'Allemagne par deux personnes : un professeur d'une discipline technique et un accompagnateur linguistique. Ces personnels pourront être choisis parmi :
- des enseignants de l'établissement, si les cours peuvent être assurés en leur absence. Le DFS/SFA prendra les dispositions nécessaires à cet égard lors de la préparation de l'échange ;
- des stagiaires des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Dans ce cas, le DFS/SFA prendra contact avec les directeurs de ces établissements pour qu'ils désignent les accompagnateurs ;
- des étudiants recrutés au titre d'accompagnateurs linguistiques par le DSF/SFA en liaison avec des universités (département de langues étrangères appliquées par exemple).

6 - Assurance
Les stagiaires français, ainsi que les accompagnateurs, bénéficient des garanties qui leur sont assurées en France. Une assurance complémentaire sera souscrite et prise en charge par le ministère de l'éducation nationale afin de couvrir les risques suivants :
- maladie-accident, invalidité-décès,
- assistance à l'étranger,
- responsabilité civile.

7 - Préparation linguistique et culturelle
a) Une préparation linguistique et une éventuelle initiation à la culture et au mode de vie du pays partenaire sera assurée pour les élèves stagiaires français dans leur établissement d'origine ; à cet effet, trente heures supplémentaires d'enseignement seront attribuées à l'établissement, pour chaque échange, par la direction de l'enseignement scolaire (DESCO).
b) Un cours de langue, associant si possible les stagiaires des deux groupes nationaux (méthode en tandem), pourra être organisé durant la 1ère semaine de l'échange ; il sera assuré par l'accompagnateur linguistique aidé d'un professeur spécialisé de l'établissement ou mis à disposition par le DFS/SFA.
Le professeur spécialisé sera indemnisé, y compris de son éventuel déplacement, sur un crédit particulier de 4 000 F prévu à cet effet dans le plan de financement de l'échange.

II - Dossier relatif à la convention de coopération

Après désignation de l'établissement scolaire partenaire, le DFS/SFA, en accord avec les deux chefs d'établissement, conviendra des dates des réunions au cours desquelles seront arrêtés, dans le cadre réglementaire, les modalités d'organisation et de mise en œuvre de l'échange ainsi que le contenu du dossier portant convention de coopération.
Ce dossier comprendra :
- l'accord de coopération,
- six annexes précisant pour l'une et l'autre partie :
. annexe A : le texte de la convention d'échange,
. annexe B : la liste nominative des élèves participant à l'échange,
. annexe C : les fiches individuelles de renseignements concernant chaque stagiaire,
. annexe D : le niveau et les objectifs des formations pour les stagiaires français en RFA à établir d'après le modèle,
. annexe E : les conditions d'hébergement et d'accompagnement en RFA,
. annexe F : le dossier "assurance" (liste des élèves et des accompagnateurs).
Le dossier complet sera communiqué au DSF/SFA au plus tard six semaines avant le début de l'échange afin que celui-ci puisse le faire parvenir pour approbation aux responsables nationaux des deux pays.
L'échange ne pourra en effet s'engager que lorsque ceux-ci auront signifié leur accord au secrétariat franco-allemand.
Étant donné l'intérêt que peuvent présenter de tels échanges pour les jeunes en formation professionnelle initiale, j'encourage vivement les chefs d'établissement à favoriser leur organisation.

III - Échanges de professeurs et de formateurs

1 - Présentation
La commission franco-allemande des experts pour les enseignements technologiques et la formation professionnelle des 16 et 17 décembre 1992 a habilité le secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle à organiser des échanges individuels de professeurs ou de formateurs enseignant dans des établissements concernés par les échanges de jeunes.
Ces échanges doivent permettre aux enseignants et aux formateurs :
- de prendre connaissance ou de développer leur connaissance du système de formation professionnelle du pays partenaire,
- de préparer de nouvelles coopérations ou d'approfondir les coopérations en cours par l'élaboration de modules de formation communs,
- de vivre la vie professionnelle et socio-culturelle du partenaire.
L'échange doit se dérouler entre deux établissements partenaires, les séjours étant décalés dans le temps pour permettre à l'enseignant d'accueillir et d'encadrer son homologue.

2 - Public concerné
Ce programme s'adresse aux enseignants ou aux formateurs disposant de connaissances suffisantes de la langue allemande, et exerçant dans :
- des lycées professionnels,
- des lycées d'enseignement technologique,
- des centres de formation d'apprentissage dépendant du ministère de l'éducation nationale.

3 - Candidatures
Les enseignants et formateurs intéressés par ces échanges devront adresser leur candidature par courrier au secrétariat franco-allemand, Am Ludwigsplatz 6, D-66117 Saarbrücken, tél. 00 49/681 501 11 80.

4 - Durée et financement de l'échange
Le séjour dans le pays partenaire est fixé à deux semaines.
L'enseignant participant à l'échange :
- sera remboursé des frais de voyage aller-retour sur la base du tarif SNCF 1ère classe ;
- percevra une indemnité journalière de 350 FF.
Les frais de voyage et de séjour feront l'objet d'une avance aux enseignants concernés, égale aux deux tiers des frais encourus, le dernier tiers étant versé après l'échange sur présentation du billet de chemin de fer.
À cette fin, les intéressés adresseront au secrétariat franco-allemand de Sarrebruck un devis se rapportant aux frais de transport établi sur les bases indiquées ci-dessus, accompagné d'un relevé d'identité bancaire ou postal.


Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,

Le délégué aux relations internationales
et à la coopération
Thierry SIMON



Renouvellement des délégués départementaux de l'éducation nationale
ADMINISTRATION DES ÉCOLES PUBLIQUES
NOR : MENE0002898N
RLR : 511-4
NOTE DE SERVICE N°2000-198 DU 9-11-2000
MEN
DESCO B6

Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux préfètes et préfets

o En application de l'article 3 du décret n° 86-42 du 10 janvier 1986 modifié, les délégués départementaux de l'éducation nationale sont désignés pour quatre ans par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, après avis du Conseil départemental de l'éducation nationale.
Le mandat des délégués départementaux de l'éducation nationale en fonction depuis la rentrée scolaire 1997 arrive à expiration. Il convient donc de procéder à leur renouvellement pour la rentrée scolaire 2001.
À cet effet, les inspecteurs d'académie doivent consulter le président et le vice-président départementaux institués par l'article 7 du décret précité. Cette consultation doit être effectuée dans les meilleurs délais, pour permettre de recueillir l'avis du conseil départemental de l'éducation nationale.
Je vous demande de bien vouloir me communiquer sous le timbre du bureau DESCO B6, les difficultés éventuelles que vous pourriez rencontrer pour le déroulement de ces opérations.


Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,

Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR



Concours Emmanuel Mounier
ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
NOR : MENB0002933V
RLR : 554-9
AVIS DU 9-11-2000
MEN
BDC

o Le cinquantenaire de la disparition d'Emmanuel Mounier fait partie des célébrations nationales 2000 présentées dans le recueil publié par la DAF (direction des archives de France). C'est que ce philosophe français a eu une grande influence au milieu du XXème siècle. Il est le fondateur de l'une des revues françaises les plus prestigieuses, la revue Esprit. De plus, il a brillamment illustré ce qu'on a appelé le personnalisme. Parmi ses œuvres nombreuses, citons : "Le Personnalisme" (PUF, Que Sais-Je), "Refaire la Renaissance" (Point Seuil), "Écrits personnalistes" (Point Seuil), "Mounier et sa génération" (Parole et Silence).
L'association des Amis d'Emmanuel Mounier dont le but est de faire rééditer l'ensemble des ouvrages du philosophe organise un concours ouvert aux élèves de terminale des lycées et aux étudiants jusqu'à la licence.
Les candidats devront traiter le sujet suivant sous la forme d'un dissertation dactylographiée de 12 000 signes maximum :
"Commenter cette affirmation du philosophe Emmanuel Mounier (19051950) : "Les idées ne sont rien sans les hommes qui peuvent les nourrir."

Les dissertations devront être adressées
avant le 31 décembre 2000 , le cachet de la poste faisant foi, à l'association "Vivre et l'écrire", 12, rue de Recouvrance, 45000 Orléans. Le montant du prix est de 3 000 F.