ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE
ENSEIGNEMENT ÉLÉMENTAIRE
Organisation
des consultations des enseignants du premier degré
NOR : MENE9902407N
RLR : 513-2
; 514-4
NOTE DE SERVICE N° 99-179
DU 4-11-1999
MEN
DESCO A1
Texte adressé aux recteurs d'académie
; aux directrices et directeurs des instituts universitaires de formation des
maîtres ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices
et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale
o
Dans le courant du premier trimestre de cette année scolaire, les enseignants
du premier degré sont consultés, d'une part, sur les documents d'application
des programmes de 1995 pour les cycles 2 et 3, d'autre part, sur les modalités
d'application de l'instruction relative à la priorité concernant
l'apprentissage des langages à l'école maternelle.
La présente note a pour objet de préciser
les conditions dans lesquelles ces consultations doivent se dérouler.
Les deux opérations, différentes par
leur objet, leurs finalités et leur organisation, vont cependant devoir
être mises en uvre de manière coordonnée, parce que
les maîtres du premier degré sont appelés à enseigner
soit en maternelle, soit en élémentaire et parce que tout doit être
fait pour promouvoir la continuité et la cohérence favorables à
une scolarité réussie des élèves.
L'organisation locale devra offrir aux maîtres qui enseignent à l'école
maternelle la possibilité de prendre part à la consultation sur
l'évolution des programmes des classes élémentaires ; inversement,
la participation de maîtres des classes élémentaires à
la consultation/actions sur les apprentissages langagiers à l'école
maternelle sera facilitée. Les équipes pédagogiques seront
informées des dates des réunions, fixées localement en fonction
du calendrier des concertations.
1 - La consultation des enseignants sur les documents d'application des programmes
de 1995 pour les cycles 2 et 3
- Référence : B.O. spécial n°
7 du 26 août 1999 (pour mémoire, programmes pour l'école primaire
: arrêté du 22 février 1995)
- Ses finalités : les maîtres sont appelés
à formuler avis et propositions sur l'évolution des programmes pour
l'école élémentaire, sur la base des documents d'application
préparés par le Conseil national des programmes ; ces analyses et
observations seront prises en compte pour la rédaction de nouveaux programmes
qui se substitueront à terme à ceux de 1995.
- Ses modalités : deux formes de consultation
sont proposées, l'une sollicitant les analyses des équipes pédagogiques,
l'autre sous forme d'un recueil de points de vue individuels.
UNE CONSULTATION LARGE DES ÉQUIPES PÉDAGOGIQUES
1. Réunion du conseil des maîtres
Une réunion est organisée dans chaque
école ou par regroupement de plusieurs écoles ; les membres des
réseaux d'aides spécialisées aux élèves en
difficulté ainsi que les maîtres remplaçants participent à
ces réunions en fonction de leurs lieux d'intervention. L'inspecteur chargé
de la circonscription prévoit cette organisation avant le 15 novembre.
Les directeurs sont les animateurs de cette réunion sur la base de la grille
de recueil d'observations (annexe 1). Pour respecter les perspectives générales
du texte, et notamment la complémentarité et la cohérence
entre les différents champs disciplinaires, il apparaît important
que l'ensemble de ces champs soit examiné, quitte à privilégier
quelques-unes des questions présentées dans l'annexe 1 ; la première
de ces questions sollicite d'ailleurs un point de vue global sur le texte.
Le travail des équipes de maîtres sera
facilité par la présentation des axes prioritaires des documents
d'application des programmes de l'école élémentaire, rédigée
par le CNP et jointe en annexe 2.
À l'issue de cette réunion, deux maîtres,
l'un enseignant au cycle 2 et l'autre au cycle 3, sont désignés
pour représenter le conseil des maîtres dans la réunion de
circonscription de la phase suivante.
2. Réunion de circonscription
L'inspecteur chargé de la circonscription et
un professeur d'IUFM animent la réunion des représentants de tous
les conseils des maîtres. Les modalités d'animation sont laissées
à leur appréciation (groupes de travail par champs disciplinaires
ou par niveau, part prise par les conseillers pédagogiques, etc.). Cette
réunion pourra se tenir sur le temps dévolu aux animations pédagogiques.
À l'issue de cette séance de travail,
un compte rendu est réalisé à partir de la grille de recueil
utilisée lors des conseils de maîtres. Elle est adressée à
l'inspecteur d'académie et fait parallèlement l'objet d'une communication
sur un espace ouvert à cet effet sur le site Internet du CNDP (http ://www.cndp.fr).
3. Synthèse départementale
La synthèse des bilans des réunions
de la seconde phase est réalisée par un groupe de travail départemental
placé sous la responsabilité de l'inspecteur d'académie ;
ce groupe est constitué d'enseignants volontaires, associés à
des inspecteurs, des professeurs d'IUFM et autres personnels ayant pris part aux
réunions de circonscription ; des professeurs des écoles stagiaires
peuvent également apporter leur concours à ce travail.
La synthèse est réalisée sur
la base de la grille de recueil d'observations jointe. Elle est adressée
à l'administration centrale (direction de l'enseignement scolaire - bureau
des écoles) pour le 20 décembre
1999.
Elle fait parallèlement l'objet d'une communication sur l'espace ouvert
à cet effet sur le site Internet du CNDP (http://www.cndp.fr).
UNE CONSULTATION INDIVIDUELLE DES ENSEIGNANTS
Durant le mois de décembre, les enseignants
sont sollicités pour s'exprimer à titre individuel, de deux manières
:
- première modalité : enquête
par échantillon
Un questionnaire est envoyé à un échantillon
représentatif d'écoles publiques et privées sous contrat
; il est tenu compte de la variété des catégories de personnels
(instituteurs, professeurs des écoles, formateurs, remplaçants,
maîtres spécialisés, conditions d'exercice, etc.) pour solliciter
les remontées individuelles.
- seconde modalité : expression individuelle
des enseignants volontaires
Les enseignants qui le souhaitent peuvent exprimer
leur avis personnel en répondant au même questionnaire, disponible
ultérieurement via le B.O., le minitel et Internet .
Les conclusions de la consultation individuelle seront
disponibles avant la fin de l'année scolaire.
2 - La consultation/actions des enseignants sur
la mise en application de l'instruction pour l'école maternelle en matière
d'apprentissage des langages
- Référence : B.O. hors-série
n° 8 du 14 octobre 1999
- Ses finalités : les maîtres sont invités
à s'exprimer sur leurs pratiques et leurs besoins et à communiquer
des outils, documents, etc. élaborés et mis à l'épreuve
par eux, en matière d'apprentissages langagiers. Ces analyses, observations
et propositions seront prises en compte pour la définition d'actions en
faveur de l'école maternelle dès les prochains mois (recherches,
formation, etc.) et pour la mise à disposition d'outils diffusés
à toutes les écoles avant la fin de l'année scolaire.
- Ses modalités :
Phase 1 : réunion des équipes pédagogiques
Les équipes pédagogiques des écoles
maternelles et tous les maîtres qui ont la charge de classes maternelles
ou de sections enfantines bénéficient d'un temps de réflexion
et d'échanges sur la base du document joint à l'instruction et intitulé
"Questions pratiques, questions de pratiques".
Ces temps de réflexion collective peuvent être
pris sur les conseils de maîtres ou sur les animations pédagogiques
(tout doit être fait pour faciliter le regroupement de maîtres isolés)
; leur date est fixée localement. Ils sont animés par les directeurs
d'école ou des maîtres, éventuellement assistés, s'ils
le souhaitent, d'une personne-ressource (conseiller pédagogique, professeur
d'IUFM, inspecteur, etc.).
Une synthèse des échanges et des propositions,
structurée selon les thèmes du document indiqué ci-dessus,
est établie à l'issue de cette réflexion. Elle est transmise
au niveau départemental (l'adresse sera précisée localement).
Phase 2 : synthèse départementale
Un groupe de travail départemental élabore
une synthèse des réflexions (selon le plan du document utilisé
pour le questionnement) et rassemble les outils divers proposés par les
équipes pédagogiques ; l'esprit n'est pas de sélectionner
les contributions mais d'en organiser une remontée ordonnée.
Ce groupe sera composé de maîtres volontaires,
avec l'appui des équipes de circonscription et de professeurs d'IUFM ;
on pourra également solliciter les groupes-ressources départementaux
identifiés fin 1997.
Ces synthèses sont transmises pour le 15 décembre
1999 à la direction de l'enseignement scolaire (bureau des écoles).
Phase 3 : restitution
Un comité de suivi, auquel seront associées
les organisations représentatives, préparera la restitution des
résultats les plus significatifs ainsi que des documents et outils adaptés
aux besoins qui se seront exprimés.
Il vous appartient de tout mettre en uvre pour
que ces deux opérations se déroulent dans les meilleures conditions.
À cette fin, les inspecteurs d'académie solliciteront les inspecteurs
chargés des circonscriptions du premier degré. En collaboration
avec les conseillers pédagogiques, ceux-ci auront à charge d'informer
les équipes enseignantes de ces procédures, de veiller à
l'organisation des diverses réunions dans des délais compatibles
avec les échéances terminales et de faciliter le travail de réflexion
des maîtres. Les directeurs d'IUFM favoriseront la participation des professeurs
et autres formateurs aux réflexions, ainsi que celle des professeurs des
écoles stagiaires.
Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
Annexe
1
GRILLE DE RECUEIL D'OBSERVATIONS
(conseil des maîtres, synthèses au niveau des circonscriptions, des
départements)
1 - Globalement,
les documents d'application des programmes des classes élémentaires
vous paraissent-ils de nature à créer les conditions d'une meilleure
réussite scolaire de tous les élèves ?
Expliquez pourquoi.
Par domaine disciplinaire et en précisant le cycle concerné le cas
échéant
NB. Établir une fiche par domaine disciplinaire
traité. Des compléments peuvent être joints si vous les jugez
nécessaires.
2 - Les compétences exigibles
ou les objectifs de fin de cycle spécifiés dans le document d'application
des programmes de ce domaine et de ce(s) cycle(s) vous paraissent-ils apporter
des précisions suffisantes pour faciliter la conduite des apprentissages
?
Préciser le cas échéant.
3 - Les
contenus qui figurent dans le document d'application des programmes correspondant
à ce domaine et à ce(s) cycle(s) vous paraissent-ils être
à la portée des élèves ? Préciser le cas échéant.
4 - Le document
d'application des programmes de ce domaine et de ce(s) cycle(s) vous paraît-il
porteur de choix pertinents quant au recentrage sur des savoirs fondamentaux ?
Préciser le cas échéant.
5 - Le document
d'application des programmes de ce domaine et de ce(s) cycle(s) vous paraît-il
clair quant aux activités pédagogiques à mettre en uvre
avec les élèves ? Préciser le cas échéant.
6 - Les
nouveautés apportées par le document d'application des programmes
de ce domaine et de ce(s) cycle(s) vous paraissent-elles utiles pour les élèves
? En quoi ?
Annexe
2
VALORISER LE SENS ET LA CONTINUITÉ DES APPRENTISSAGES
AUTOUR DE QUELQUES OBJECTIFS CLÉS
o
L'évolution des connaissances, du système éducatif et des
méthodes d'enseignement, en soi positive, a pour partie modifié
mais aussi quelque peu brouillé la perception collective des finalités
de l'École. Sans remettre en cause la liberté pédagogique
des maîtres, il devenait urgent de redéfinir avec précision,
à la lumière de ces changements, les savoirs et savoir-faire fondamentaux
qui doivent rendre sens et continuité aux activités scolaires. C'est
à quoi visent les documents qui vous sont aujourd'hui soumis (document
d'application des programmes de l'école élémentaire, B.O.
spécial n° 7 du 26 août 1999).
Dans cette perspective, on s'est efforcé de :
- clarifier les objectifs de l'école et les
orientations correspondantes pour chaque cycle ou champ disciplinaire ;
- hiérarchiser les contenus à apprendre
mais aussi expliciter les compétences à acquérir, plus particulièrement
en français et en mathématiques, en fixant, pour chacun des items,
le niveau de connaissance attendu des enfants ;
- mettre en évidence les complémentarités
entre les différents champs disciplinaires.
La forme des documents varie selon les disciplines
ou groupes de disciplines : on a choisi de se concentrer, dans chaque cas, sur
les difficultés majeures du domaine considéré. Il a paru
souhaitable de réserver un traitement particulier aux disciplines "instrumentales"
(français et mathématiques) qui, en tant que telles, nécessitent
très tôt l'apprentissage systématique de savoir-faire évaluables
selon une progression qui peut être en partie précisée. Pour
les autres domaines, il s'agit avant tout, à l'école primaire, de
construire les cadres, les attitudes, les références culturelles
qui donnent sens aux enseignements plus strictement disciplinaires du collège.
1 - Français (cycles 2 et 3)
La première idée qui a présidé
à la rédaction du document d'application des programmes de français
est le recentrage sur l'apprentissage de l'expression orale, de la lecture et
de l'écriture.
Elle se traduit par la place faite aux activités correspondantes qui doivent
représenter 80 % de l'horaire de français. Dans cette perspective,
le document propose des situations multiples de communication orale, des formes
variées de lecture, divers types de production écrite. Il convient
de restreindre d'autant les leçons systématiques de grammaire, de
vocabulaire ou d'orthographe, ces connaissances devant être davantage mises
en évidence dans le cadre des activités de maniement de la langue
orale, de production écrite ou de lecture.
La liste des compétences exigibles à
la fin de chaque cycle a été volontairement limitée en s'en
tenant, dans les domaines orthographiques et grammaticaux, à ce qui est
indispensable pour une compréhension ou une expression aisée du
sens. En revanche, on a mieux défini le niveau des savoirs et savoir-faire
attendus touchant la pratique orale, la lecture et l'écriture.
La seconde idée maîtresse du texte soumis
à la consultation est de fixer des principes qui assurent la continuité
et la progression des acquis, quelle que soit la méthode librement choisie
par le maître. Le respect de ces principes doit permettre de rendre plus
efficace l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, notamment au cycle
2 où les élèves doivent maîtriser rapidement de manière
automatique le principe de correspondance entre les sons et les signes.
Enfin, le document souligne que l'ensemble des champs
disciplinaires participe pleinement aux objectifs poursuivis en français
: ceux-ci doivent permettre aux élèves d'acquérir les références
culturelles et les repères intellectuels nécessaires pour décrire
et comprendre le monde dans lequel ils vivent.
2 - Mathématiques (cycles 2 et
3)
Au cycle 2, le document d'application présente des compléments pédagogiques
dans le droit fil du programme.
Au cycle 3, des infléchissements importants
sont proposés. On insistera sur un approfondissement des points suivants
:
1) ce qu'est un nombre, à quoi il sert et quel
est son sens dans un contexte donné ;
2) le sens des fractions, des pourcentages et de la
proportionnalité sans les aspects exagérément formels développés
ces dernières années (tableaux, opérateurs ...) ;
3) les ordres de grandeur que nécessitent l'utilisation
de la calculette notamment pour la division.
Enfin, la progression proposée en géométrie
s'attache à faire comprendre pas à pas l'utilité des propriétés
que l'on découvre en reproduisant des figures ou en les comparant.
3 - Sciences et technique (cycles 2 et
3)
Les programmes actuels dans le domaine scientifique
et technique se limitant à une suite de têtes de chapitre, les documents
d'application ont pour objectif de les expliciter en définissant pour chaque
point un contenu précisé et des exemples d'activités. Ils
fixent des limites pour chaque partie en reportant au collège les aspects
qu'il paraît prématuré d'aborder à l'école.
La manipulation et la réalisation d'objets
techniques gardent une place importante mais la démarche technologique,
de la conception d'un produit à la distribution, ne sera abordée
qu'au collège.
Les documents d'application s'organisent autour de
trois grandes orientations :
- développer chez les élèves
le sens de l'observation et la capacité de décrire clairement les
phénomènes ;
- dégager progressivement quelques notions
importantes (états de la matière, critères de distinction
du vivant et du non-vivant, etc.) ;
- fournir ainsi des éléments de structuration
et de progression qui devraient faciliter la mise en uvre, dans une perspective
d'ensemble, d'expériences telles que celles proposées par le projet
"La Main à la Pâte".
4 - Histoire (cycles 2 et 3)
Au cycle 2, le domaine historique ne peut être
abordé comme champ disciplinaire spécifique : il s'agit davantage
de permettre aux élèves d'acquérir les moyens de s'orienter
dans le temps et de se situer progressivement par rapport au passé et au
futur. Cette approche trouve sa place dans la partie "découverte du monde".
Au cycle 3, deux axes ont été privilégiés
dans l'élaboration du document d'application consacré à l'histoire
:
- l'objectif prioritaire est de rendre les élèves
capables de distinguer, de situer et de caractériser, schématiquement
mais nettement, six grandes époques de l'histoire : la Préhistoire,
l'Antiquité, le Moyen Âge, les Temps modernes et la Révolution
française, le XIXème siècle, le XXème siècle
;
- pour atteindre cet objectif, l'enseignement s'appuie
essentiellement sur des récits, illustrés de documents, dont l'analyse
permet aux élèves de caractériser les différentes
époques à travers des personnages ou des événements
significatifs.
Dans sa seconde partie, le texte développe,
pour chaque époque, les contenus et les notions à étudier,
les personnages historiques, les événements et les monuments typiques
ou exemplaires de l'époque, les quelques dates les plus significatives
qui devraient être mémorisées par les élèves.
Enfin, on précise le cadre et les limites de chaque question abordée
afin d'éviter l'alourdissement du programme et de concentrer l'attention
sur les contenus essentiels.
5 - Géographie (cycles 2 et 3)
Au cycle 2, la géographie, de même que
l'histoire, n'est pas abordée comme une discipline mais comme une approche
de l'espace participant de la "découverte du monde". Il s'agit en priorité
pour les élèves d'apprendre à s'orienter ou se situer dans
un espace d'abord proche et limité, puis de plus en plus vaste et lointain.
Au cycle 3, le document d'application fixe trois objectifs
transversaux dont l'approche varie et devient progressivement plus détaillée
selon que l'on traite du monde dans son ensemble, de l'Europe ou de la France.
Les trois objectifs poursuivis tout au long du cycle
doivent permettre aux élèves :
- de se repérer dans l'espace proche ou lointain
grâce à différents supports de représentation,
- d'observer et comparer des paysages typiques,
- de prendre conscience de la diversité des
modes de vie.
Le programme proprement dit s'organise en trois grandes
parties :
- un regard sur le monde visant à situer les
continents et les océans, les zones climatiques et les modes de vie dans
leurs traits les plus contrastés,
- un regard sur l'Europe pour mieux repérer
l'unité et la diversité tant physiques qu'humaines d'un continent,
- l'étude de la France afin d'en caractériser
les paysages, la diversité des régions, le travail des hommes et
l'organisation de l'espace.
La seconde partie du document développe les
contenus du programme, en explicite le sens général et fixe les
limites de ce qui doit être enseigné aux élèves.
6 - Éducation civique (cycles
2 et 3)
Le texte consacré à l'éducation
civique tente de répondre aux difficultés inhérentes à
la définition d'un programme dans ce domaine. Si tout le monde s'accorde
pour reconnaître la nécessité d'un tel enseignement, chaque
maître se heurte le plus souvent aux deux écueils que soulèvent
les activités à conduire dans la classe : les "leçons de
morale" sont peu efficaces, les élèves ne tirant aucune conséquence
pratique des notions étudiées ; les "cours de droit constitutionnel
pour enfants" sont inadaptés à ce niveau.
Le document d'application propose de recentrer l'éducation
civique à l'école élémentaire autour d'un double objectif
:
- revaloriser la civilité, c'est-à-dire
donner aux enfants des repères leur permettant de savoir se comporter avec
autrui et d'acquérir le sens des valeurs fondamentales qui traduisent le
respect de la personne humaine,
- revaloriser la politique, c'est-à-dire faire
en sorte que les élèves prennent conscience du sens de la vie commune
et de l'intérêt général à travers une première
approche de l'organisation politique et judiciaire de la République ; mais,
loin de toute description trop formelle, celle-ci devrait plutôt partir
d'une réflexion sur l'élaboration concrète d'une loi ou le
déroulement d'un procès, éclairée par un essai d'application
ou un "jeu de rôles" au sein de la classe.
On propose enfin quelques principes simples de progression
:
- au cycle 2, les élèves commencent
à s'approprier les principales règles de la vie commune, à
en dégager les valeurs les plus fondamentales de liberté et d'égalité,
à prendre des responsabilités ;
- au cycle 3, le travail se poursuit pour s'élargir
aux Droits de l'Homme et à l'étude des formes d'organisation ou
des modes d'action les plus caractéristiques en matière de justice
et de politique ; les élèves sont amenés à mesurer
l'intérêt des projets collectifs et à s'y investir.
7 - Éducation artistique (cycles
2 et 3)
Concernant l'éducation artistique, les documents
d'application s'efforcent de préciser les démarches et les étapes
qui permettent de favoriser un progrès réel, continu, mais aussi
évaluable des élèves dans un domaine où l'imagination
et la pratique de chacun jouent un rôle central.
Il s'agit de faire en sorte que les enfants s'approprient
un premier ensemble de repères culturels au travers de trois types d'activités
étroitement articulées :
- une pratique artistique effective ;
- la rencontre avec des uvres ;
- l'acquisition de savoirs et de savoir-faire considérés
non comme une fin en soi mais comme moyens d'approfondir l'expression créatrice
et la fréquentation des uvres.
Dans ce but, on a décrit les principales formes
que devrait prendre le travail et les modes d'intervention qu'elles appellent
de la part du maître ou des spécialistes dont il peut être
amené à solliciter la collaboration. On a explicité les objectifs
touchant la connaissance d'un petit nombre d'uvres du patrimoine et l'approche
de la création contemporaine. On a, enfin, pointé les compétences
auxquelles il convient d'exercer les élèves.
DIPLÔMES DIVERS
Brevet
d'initiation aéronautique
NOR : MENE9902416A
RLR : 549-9
ARRÊTÉ DU 4-11-1999
MEN
DESCO A9
Vu convention du 9-7-1999
Article 1 -
Il est créé un brevet d'initiation aéronautique (BIA) ouvert
aux jeunes gens et jeunes filles âgés de 13 ans au moins à
la date où ils se présenteront à l'examen. Cet examen sanctionne
une culture générale dans le domaine de l'aéronautique et
de l'espace pouvant être acquise dans les établissements scolaires.
Article 2 -
Le brevet d'initiation aéronautique comprend des épreuves obligatoires
écrites et une épreuve facultative choisie parmi les épreuves
identifiées à l'article VI de l'annexe I. La nature des épreuves,
leurs modalités d'exécution ainsi que le programme des connaissances
exigées sont précisés dans l'annexe I du présent arrêté.
Article 3 -
Un groupe de travail issu de la COMIXA arrête les sujets nationaux des épreuves
prévues à l'article 2.
Article 4 -
L'examen du BIA est organisé dans chaque académie par les comités
d'initiation et de recherche aéronautique et spatiale (CIRAS). Les jurys
d'examens sont constitués à l'initiative du recteur d'académie
et comportent un représentant de la direction générale de
l'aviation civile.
Article 5 -
Les recteurs délivrent les diplômes conjointement avec le représentant
du ministère de l'équipement, des transports et du logement.
Article 6 -
L'arrêté du 18 février 1993 modifiant le brevet d'initiation
aéronautique est abrogé.
Fait à Paris, le 4 novembre 1999
Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
Pour le ministre de l'équipement, des
transports et du logement
et par délégation,
Par empêchement du directeur général
de l'aviation civile,
Le chef de service
Jean-François GRASSINEAU
Annexe
1
PROGRAMME DE L'EXAMEN
Les épreuves obligatoires sont écrites
et notées sur 20. Leur durée totale est de 2 h 30. La note moyenne
exigée pour l'ensemble des épreuves est de 10 sur 20.
La note "0" est éliminatoire pour toutes les
épreuves sauf pour l'épreuve facultative.
Les matières sur lesquelles portent ces épreuves
et leur cfficient sont fixés comme suit :
I - Aérodynamique et mécanique du
vol
(20 questions - cfficient 1)
- action de l'air sur les corps en mouvement ;
- études expérimentales ;
- résistance de l'air, causes, facteurs, mesures
;
- surfaces portantes plaque plane inclinée
; profil d'aile et définitions relatives au profil ;
- écoulement de l'air sur une aile, écoulement
de l'air autour d'un profil. Variation de la portance et de la traînée
en fonction de l'angle d'incidence ; centre de poussée ;
- influence de l'envergure de l'aile ;
- représentations graphiques des caractéristiques
d'un profil ; utilisations ;
- descente planée rectiligne, forces appliquées
; finesse ;
- le décollage et l'atterrissage ;
- axes de rotation d'un aéronef en vol, stabilité
longitudinale, stabilité latérale ;
- décrochage.
II - Connaissance des aéronefs
(20 questions - cfficient 1)
- classification et description sommaire des aéronefs
;
- structure des éléments constitutifs
des aéronefs, ailes, empennages, fuselages, atterrisseurs, commandes ;
- propulseurs ;
- instruments de bord d'aéronefs ;
III - Météorologie
(20 questions - cfficient 1)
- l'atmosphère, composition, pression atmosphérique,
température, humidité, instruments de mesure ;
- masses d'air : notion sur les masses d'air, classification
et propriétés ;
- nuages : constitution, représentation, classification
et description ;
- les vents : caractères généraux
; direction, intensité ;
- relations entre vent et pression atmosphérique
;
- fronts : définition ; différentes
sortes de fronts, nuages liés aux fronts, systèmes nuageux ;
- phénomènes dangereux pour l'aviation
: brouillard, brume, givre, grains, orage, foudre, précipitations, turbulences,
applications aux vols.
IV - Navigation, sécurité des vols
(20 questions - cfficient 1)
- entretien, les vérifications périodiques
des matériels volants ;
- facteurs humains ;
- éléments de réglementation,
circulation aérienne.
V - Histoire de l'aéronautique et de l'espace
(20 questions - cfficient 1)
- principales étapes : les faits, les hommes,
les matériels et leur évolution ;
- faits économiques, scientifiques et techniques.
VI - Épreuve facultative
(cfficient 1) (durée 0 h 30)
Seuls les points supérieurs à la moyenne
seront pris en compte.
Aéromodélisme
- matériaux de construction ;
- classification des modèles réduits
;
- éléments constitutifs d'un modèle
réduit ; ailes, fuselage, atterrissage, empennage, commandes, outillage,
entretien ;
- radiocommande et applications de l'électronique
aux modèles réduits.
Toute autre épreuve définie par le
responsable du CIRAS.
Annexe
2
BIBLIOGRAPHIE SUGGÉRÉE
- Manuel du pilote d'avion ;
- Manuel du pilote de vol à voile
(Éd. CEPADUES) ;
- Initiation à l'aéronautique
(Éd. CEPADUES) ;
- Autres, et en particulier les productions de Météo
France, du musée de l'air et de l'espace, du CNES, etc.
DIPLÔMES DIVERS
Certificat
d'aptitude à l'enseignement aéronautique
NOR : MENE9902415A
RLR : 549-9
ARRÊTÉ DU 4-11-1999
MEN
DESCO A9
Vu convention du 9-7-1999
Article 1 -
Il est créé un certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique
(CAEA) sanctionnant les études faites, en formation initiale ou en formation
continue, par les étudiants, maîtres et professeurs désireux
de participer à un enseignement dans le domaine de l'aéronautique
et de l'espace.
Article 2 -
Le certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique comprend
des épreuves écrites portant sur des sujets élaborés
au plan national et des épreuves facultatives déconcentrées.
La nature des épreuves, leurs modalités d'exécution, ainsi
que le programme des connaissances exigées sont précisés
dans l'annexe du présent arrêté.
Article 3 -
L'examen du certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique
est organisé dans chaque académie par les comités d'initiation
et de recherche aéronautique et spatiale (CIRAS). Les jurys d'examen sont
constitués à l'initiative du recteur d'académie et comportent
un représentant de la direction générale de l'aviation civile.
Article 4 -
Le titulaire d'une des qualifications d'instructeurs prévues au chapitre
VII de l'annexe de l'arrêté du 31 juillet 1981 (navigants privés)
ou d'une des qualifications d'instructeur prévue à l'arrêté
du 23 mars 1999 incluant le privilège de dispenser l'instruction en vol
en vue de la délivrance des brevets et licences correspondants, sera reconnu
titulaire, par équivalence, du certificat d'aptitude à l'enseignement
aéronautique.
Le CAEA sera délivré par équivalence
sur présentation :
- d'une copie certifiée conforme des brevets,
licences et qualifications correspondants en état de validité,
- d'une attestation de suivi d'un cycle d'information
sur le fonctionnement de l'éducation nationale et délivrée
par le responsable du CIRAS.
Article 5 -
L'arrêté du 18 février 1993 est abrogé.
Fait à Paris, le 4 novembre 1999
Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
Pour le ministre de l'équipement, des
transports et du logement
Par empêchement du directeur général
de l'aviation civile
Le chef de service
Jean-François GRASSINEAU
Annexe
I
PROGRAMME DE L'EXAMEN
Les épreuves obligatoires sont écrites
et notées sur 20. Leur durée totale est de 3 heures. Les matières
sur lesquelles portent ces épreuves et leur coefficient sont fixés
comme suit :
La note moyenne exigée pour l'ensemble des
épreuves est de 10 sur 20. Les notes inférieures ou égales
à 6 sont éliminatoires pour toutes les épreuves obligatoires.
I - Aérodynamique et mécanique du vol
(20 questions - cfficient 1)
1 - Résistance de l'air
- causes ;
- résistance sur une plaque inclinée
;
- répartition des pressions et dépressions
;
- surfaces portantes ;
- profils d'ailes ;
- études quantitatives de la résistance
de l'air sur l'aile ;
- portance - traînée - polaire - finesse
- moment ;
- influence de l'allongement.
2 - Mécanique du vol
- forces appliquées à un aéronef
en vol, équations du vol, centrage ;
- descente planée à angle constant ;
- vitesse verticale de descente ;
- variations de la vitesse avec l'angle d'incidence
;
- angle de finesse maximum ;
- angle de vitesse de chute maximum ;
- virage ;
- hélice : pas, fonctionnement, rendement ;
- puissance nécessaire au vol horizontal, les
deux régimes de vol.
3 - Stabilité
- définition des axes de référence
;
- stabilité longitudinale et latérale
;
- autorotation ;
- maniabilité.
4 - Principes de mécanique spatiale
- connaissance de la fusée : caractéristiques
géométriques, indice de construction, propulseurs, impulsion spécifique,
équilibrage ;
- le vol de la fusée : phase propulsée,
phase balistique non freinée et descente freinée ;
- vitesses d'injection et de libération ;
- classification des orbites et domaines d'applications.
II - Connaissance des aéronefs
(20 questions - cfficient 1)
- notions sur la résistance des matériaux ;
- les éléments des aéronefs :
ailes, empennages, fuselages, atterrisseurs, commandes ;
- notions complémentaires sur les parachutes,
les planeurs ultra légers et ULM ;
- l'hélice, groupes motopropulseurs, réacteurs
et fusées ;
- instruments et équipements de bord.
III - Météorologie
(20 questions - cfficient 1)
- l'atmosphère ;
- paramètres, différents systèmes
de mesures et documents météorologiques ;
- les nuages ;
- les vents ;
- circulation générale de l'atmosphère,
applications.
IV - Navigation / sécurité des vols
(20 questions - coefficient 1)
1. Navigation
- notions de cosmographie et de navigation astronomique
;
- représentation du globe terrestre et système
cartographique ;
- le compas, composition des vitesses, dérive
;
- navigation pratique ;
- les instruments :
- notions sur les aides radioélectriques à
la navigation et à l'atterrissage ;
- navigation par satellite ; GPS.
2. Sécurité des vols
- notions d'aéromédecine ou physiologie
de l'aéronaute (effets de l'altitude et des accélérations,
troubles de l'orientation, illusions sensorielles) ;
- facteurs humains ;
- réglementation et circulation aérienne.
V - Histoire de l'aéronautique et de l'espace
(20 questions - cfficient 1)
- histoire ;
- faits économiques, scientifiques et techniques,
sociaux, économiques et culturels - l'industrie aéronautique et
spatiale dans le monde ;
- principales étapes : les faits, les hommes,
les matériels et leur évolution.
VI - Épreuve facultative
(cfficient 1) :
Seuls les points supérieurs à la moyenne seront pris en compte.
L'épreuve sera définie et organisée
de façon appropriée par le jury académique et pourra porter
sur les pratiques suivantes :
- aéromodélisme et fusées ;
- aérostats ;
- aérodynes ;
- construction amateur.
L'épreuve choisie sera précisée
par le candidat lors de l'inscription.
Annexe
II
BIBLIOGRAPHIE SUGGÉRÉE
- Manuel du pilote d'avion ;
- Manuel du pilote de vol à voile ;
- Manuel du pilote d'ULM (Éd. CEPADUES)
- A.C. Kermode - Mécanique du vol (Éd.
Eyrolles)
- Vaillant, météorologie (Éd.
Teknea)
- Manuels du CAEA (CIRAS/université de Créteil)
- autres, et en particulier les productions de Météo
France, du musée de l'air et de l'espace, du CNES etc...
ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Concours
"Donnez de vos nouvelles" - année 1999-2000
NOR : MENE9902362N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N° 99-177 DU
4-11-1999
MEN
DESCO A9
Texte adressé aux recteurs d'académies
o
Le siècle qui vient sera celui de la création et de l'innovation
permanentes. Les lycéens doivent s'y préparer pour devenir demain
les acteurs de ces changements. Les nouveaux programmes d'enseignement s'inscrivent
dans cette perspective. Ceux de français, qui entreront en application
à compter de l'année scolaire 2000-2001, se proposent notamment
de développer l'imagination et la faculté d'invention chez les élèves
et de les habituer à produire des textes originaux. C'est dans cet esprit
que le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
lance un concours d'écriture de nouvelles ouvert à tous les lycéens.
Tous les lycéens peuvent participer à
ce concours qui s'appuiera, le cas échéant, sur les projets liés
au livre et à la lecture tels que les ateliers d'écriture/lecture,
les rencontres avec les écrivains ou les classes lecture-découverte
du livre. Les enseignants de lettres sont invités à apporter leur
aide aux élèves qui participent à ce concours, notamment
dans le cadre de la deuxième catégorie. Dans l'esprit des nouveaux
programmes, il est en effet souhaitable d'inscrire la production de textes au
cur même des activités pédagogiques.
Règlement du concours "Donnez de vos nouvelles" - année 1999-2000
Article 1 - Le ministère de l'éducation
nationale, de la recherche et de la technologie organise, avec le soutien du ministère
de la culture et de la communication, un concours intitulé "Donnez de vos
nouvelles". Ce concours est ouvert à tous les élèves de lycées
d'enseignement général et technologique et de lycées professionnels
des établissements publics et privés sous contrat. Il comporte deux
catégories de participation :
Première catégorie :
écriture d'une nouvelle par un seul élève.
Deuxième catégorie :
écriture d'une nouvelle par un groupe d'élèves.
Article 2 -
Le concours consiste à rédiger une nouvelle en prose de cinq pages
dactylographiées maximum. Les candidats trouveront ci-après cinq
phrases dont l'une seulement devra figurer dans leur texte, à la place
de leur choix. Elle peut être utilisée telle quelle, ou intégrée
à une phrase plus longue :
- Moi, j'y pense tous les soirs.
- Il arriva chez nous un dimanche de novembre.
- Qu'est-ce que j'peux faire ? J'sais pas quoi faire.
- Où est la maison de mon ami ?
- Ça a débuté comme ça.
Moi, j'avais jamais rien dit.
Ces phrases sont empruntées respectivement
à Guy de Maupassant (Une partie de campagne), Alain-Fournier (Le grand
Meaulnes), Jean-Luc Godard (Pierrot le fou), Aba Kiarostami (titre du film), Louis-Ferdinand
Céline (Voyage au bout de la nuit). Cette origine n'implique aucune contrainte
particulière quant à la rédaction de la nouvelle.
Article 3 -
Les nouvelles doivent être adressées, sous forme dactylographiée,
aux responsables de l'action culturelle des rectorats au plus tard le 28 janvier
2000. Elles doivent comporter un titre ainsi que le nom de l'élève
ou de la classe, le nom de l'établissement et ses coordonnées (adresse,
numéros de téléphone et de télécopie).
Article 4 -
Un jury académique, présidé par le recteur et composé
par exemple d'un inspecteur pédagogique régional de lettres, d'écrivains,
d'enseignants de lettres et de représentants de la direction régionale
de l'action culturelle, se réunit pour désigner deux lauréats
pour la première catégorie et deux lauréats pour la deuxième
catégorie. Il est recommandé aux recteurs de valoriser ces lauréats
au niveau académique, suivant les procédures de leur choix.
Article 5 -
Le jury académique transmet les nouvelles primées pour sélection
par le jury national, au plus tard le 10 mars 2000, par courrier postal à
la direction de l'enseignement scolaire, bureau des actions éducatives,
culturelles et sportives (DESCO A9), 107, rue de Grenelle, bâtiment A, 75007
Paris et si possible par courrier électronique à catherine.pauchet@education.gouv.fr
Article 6 -
Le jury national du concours "Donnez de vos nouvelles" est composé de représentants
du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la
technologie, du ministère de la culture et de la communication, d'artistes
et d'écrivains qui parrainent l'opération. Sa composition sera précisée
ultérieurement.
Article 7 -
Après avoir examiné les nouvelles primées par les jurys académiques,
il établit son palmarès au cours du mois d'avril. Il retient cinq
lauréats pour la première catégorie et cinq lauréats
pour la seconde catégorie. Les lauréats, ainsi que leurs enseignants,
recevront leur prix lors d'une cérémonie nationale qui se déroulera
à Paris en mai 2000. La diffusion des nouvelles primées
sera organisée par le ministère de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie.
Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE