Bulletin Officiel
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ORGANISATION
GÉNÉRALE
ADMINISTRATION CENTRALE DU
MEN
Fonctionnement
du dispositif de la médiation au MEN
NOR
: MENB9803250X
RLR
: 120-3 ; 140-5
NOTE
DU 5-1-1999
MEN
BDC
Réf. : D. n° 98-1082 du 1-12-1998 (JO du 2-12-1998) ; A. du 1-12-1998 (JO du 2-12-1998)
o Le ministre de
l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie a
annoncé la création d'un médiateur de l'éducation nationale
et de médiateurs académiques.
Le
décret du 1er décembre 1998 publié au Journal officiel du 2
décembre 1998, donne une base juridique à ce dispositif qu'il
convient de restituer dans son contexte avant d'en définir les
modalités pratiques de mise en uvre.
I - Le contexte général de la médiation créée par le décret
L'objectif général
Le
ministère de l'éducation nationale est engagé dans un certain
nombre de réformes qui ont pour objet de rendre le système
éducatif plus efficace, plus performant et plus juste. Mais les
réformes les plus nécessaires et les plus audacieuses, à
l'aube du XXIe siècle, ne pourront aboutir que si,
chacun a sa place, les acteurs et les usagers du service public,
à tous les niveaux entretiennent des relations de qualité dans
un ensemble faisant une place majeure au dialogue responsable et
à la lisibilité. Il s'agit là d'une exigence forte de service
public.
Pour
mettre en uvre une telle exigence, il ne suffit pas de
modifier les structures (ex : déconcentration de la gestion,
remodelage de l'architecture administrativo-pédagogique...). Il
s'agit d'une démarche nécessaire mais non suffisante. Il faut
aussi insuffler un esprit, une attitude faite de respect,
d'écoute, d'explication (voire de conviction) auprès d'usagers
qui ont parfois le sentiment que devant la complexité du
système ils sont démunis voire ignorés et subissent des
décisions qu'ils ne comprennent pas toujours, malgré les
efforts réels de l'administration et de ses agents.
II - La démarche de médiation à l'éducation nationale
Le modèle retenu s'inspire clairement de celui du Médiateur de la République.
Mais à
la différence de ce dernier, les médiateurs tant au niveau
national qu'académique reçoivent les réclamations concernant
le fonctionnement du service public, de la maternelle à
l'enseignement supérieur, à l'exclusion de la recherche,
émanant tant des usagers que des agents de
l'administration de l'éducation nationale (article 1er du
décret).
Les
réclamants ne peuvent saisir les médiateurs de problèmes
individuels exclusivement qu'après avoir échoué dans leurs
démarches auprès des autorités compétentes (article 4 du
décret). Les médiateurs, dans leur domaine respectif de
compétence, s'en assurent avant d'instruire toute réclamation.
Il est essentiel qu'à l'appui de leur réclamation, ils
adressent copie de la décision contestée ainsi que la réponse
au recours hiérarchique qu'ils auront nécessairement effectué.
Par ailleurs, la saisine des médiateurs n'interrompt pas les
délais de recours devant les juridictions compétentes.
III - Les modalités pratiques de mise en uvre aux différents niveaux
1 - La répartition des compétences entre médiateur de l'éducation nationale, médiateurs académiques et correspondants
- Le
médiateur de l'éducation nationale, correspondant du Médiateur
de la République (art. 2), outre ses compétences particulières
tenant à l'animation du réseau des médiateurs et de leurs
correspondants (art. 3), instruit les réclamations ayant trait
aux décisions prises par le niveau national (directions de
l'administration centrale ...) ou par un établissement à
compétence nationale (ex : ONISEP, CNAM, CNDP...). Il traite par
ailleurs les réclamations émanant des personnels de
l'administration centrale.
En
l'absence de médiateur académique, le médiateur de
l'éducation nationale instruit les réclamations émanant des
agents situés dans l'académie correspondante. À l'issue de la
première année de fonctionnement, l'ensemble du territoire sera
couvert.
- Le
médiateur académique traite des réclamations ayant trait à
des décisions individuelles prises par le recteur ou les
responsables des établissements placés sous sa tutelle (ex :
les universités...) ainsi que celles prises par l'IA-DSDEN, en
l'absence de correspondants.
2 - La procédure à suivre
Après
instruction de la réclamation (production de pièces, audition
éventuelle du réclamant...), les médiateurs peuvent classer
les demandes s'ils estiment qu'elles ne sont pas de leur
compétence ou manifestement injustifiées. Ils en informent le
réclamant. Ils peuvent bien évidemment le recevoir.
En
application de l'article 5 du décret, les médiateurs qui
estiment la réclamation fondée émettent des recommandations aux services et
établissements concernés. Ils ne détiennent aucun pouvoir
d'injonction mais les services ou établissements les informent
des suites retenues (art. 5).
Par
ailleurs, il n'existe aucune procédure d'appel d'un niveau
donné au niveau supérieur.
Mais
les médiateurs académiques et leurs éventuels correspondants
au niveau départemental, peuvent, en cas d'incertitude, se
rapprocher du médiateur de l'éducation nationale pour instruire
certains dossiers posant problème.
3 - Les rapports avec le Médiateur de la République et les délégués départementaux du Médiateur de la République
En sa
qualité de correspondant (art. 2e), le médiateur de
l'éducation nationale instruit les demandes émanant du
Médiateur de la République. Il le fait en sollicitant les
directions du ministère, en particulier, la direction des
affaires juridiques mais non exclusivement, s'agissant d'affaires
ponctuelles ou de propositions de réforme.
Les
médiateurs académiques et éventuellement les correspondants
départementaux s'assurent, avant instruction de réclamations
pouvant se situer dans le domaine de compétence du Médiateur de
la République (rapport avec les usagers) que ce dernier, n'a pas
été saisi.
Dans
l'hypothèse où le Médiateur de la République ou ses
délégués départementaux ont été saisis, cette saisine
interrompt la procédure de réclamation (art. 4).
En
règle générale, il n'y a que des avantages à établir un
contact suivi avec les délégués du Médiateur de la
République. Je communiquerai directement aux médiateurs
académiques les coordonnées des délégués du Médiateur de la
République.
La
mise en place de la médiation telle que définie par ce qui
précède ne saurait se substituer à une recherche
d'amélioration du fonctionnement du système éducatif dans ses
différents aspects. Elle y participe.
À
un moment où la gestion déconcentrée des personnels
enseignants du second degré entre dans sa phase d'application,
où le renforcement dans les académies du rôle des directeurs
des ressources humaines est annoncé, l'arrivée des médiateurs
participe du souhait de voir modifier un paysage administratif
faisant plus de place au traitement individuel de la situation de
chacun.
Ainsi,
sans créer la moindre confusion entre les uns et les autres, les
médiateurs académiques, hommes et femmes d'expérience, à
l'esprit indépendant, doivent pouvoir entretenir un climat de
confiance réciproque pour mener à bien leurs tâches.
Le
succès de cette démarche passe par une réponse sereine mais
aussi rapide que possible aux questions qui leur seront soumises.
Ils doivent pouvoir raisonner dans un certain nombre de cas en
équité, correctif exceptionnel du droit, dans le respect de
l'intérêt général, de l'administration et de ses agents ainsi
que de l'esprit du texte appliqué.
Le
médiateur de l'éducation nationale
Jacky
SIMON
Annexe I
LE MÉDIATEUR DE L'ÉDUCATION NATIONALE
| - Médiateur de l'éducation
nationale : Tél. 01 55 55 39 87 |
Jacky Simon, Inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale |
| - Adjoint : Tél. 01 55 55 33 03 |
Gérard Lesage, Chef de service |
| - Chargés de mission : Tél. 01 55 55 39 50 |
Jacques Daboudet, Attaché principal d'administration centrale M. X |
| - Secrétariat : Tél. 01 55 55 36 11 |
Mme Sabine Pinon, Secrétaire administrative d'administration centrale |
Adresse
postale :
Ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la
technologie
Le
médiateur
75357 Paris SP
Fax
01 55 55 22 99
Réception
: 4, rue Danton 75006 Paris
Annexe II
LISTE DES MÉDIATEURS ACADÉMIQUES
| - Aix-Marseille | M. Michel Poupelin |
| - Amiens | M. Michel Machin |
| - Bordeaux | M. Edmond Benayoun |
| - Créteil | M. Michel Salines |
| - Guadeloupe | M. Bertène Juminer |
| - Lille | M. Pierre Deyon |
| - Lyon | Mme Marie-Thérèse Massard |
| - Nancy-Metz | M. Claude Pair |
| - Orléans-Tours | M. Michel Dansart |
| - Rennes | M. Guy Renault |
| - Rouen | Mme Liliane Lambert Correspondants départementaux : - M. Bernard Lefebvre (Eure) - Mme Marie-Paule Dupeyre (Seine-Maritime) |
| - Strasbourg | M. Jean-Marc Bischoff |
| - Versailles | M. Pierre Dasté |
RELATIONS AVEC LES ASSOCIATIONS
Agrément
d'association éducative complémentaire de l'enseignement public
NOR
: MENG9803399A
RLR
: 160-3
ARRÊTÉ
DU 5-1-1999
MEN
DAJ
A3
Vu D.
n° 92-1200 du 6-11-1992 not. art. 1 à 5 ;
A. du 31-10-1996
Article 1 - L'agrément accordé par arrêté du 31 octobre 1996 à la Fédération pour l'enseignement des malades à domicile et à l'hôpital pour l'organisation d'activités éducatives complémentaires en dehors du temps scolaire, est étendu aux associations affiliées à la fédération.
Article 2 - La directrice des affaires juridiques est chargée de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin officiel de l'éducation nationale.
Fait à
Paris, le 5 janvier 1999
Pour
le ministre de l'éducation nationale,
de
la recherche et de la technologie
et
par délégation,
La
directrice des affaires juridiques
Martine
DENIS-LINTON
N.B. : La liste des associations affiliées à cette fédération pourra être consultée à la direction des affaires juridiques, bureau des affaires générales, secrétariat du Conseil supérieur de l'éducation.