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Bulletin Officiel
de l'Education Nationale
 

N°41 du 5 novembre

1998

www.education.gouv.fr/bo/1998/41/ensel.htm - [email protected]



ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE


BREVET PROFESSIONNEL
BP coiffure
NOR : MENE9802514A
RLR : 545-1b
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN DESCO A6


Vu D. n° 95-664 du 9-5-1995 mod. ; Arrêtés du 9-5-1995 ; Arrêtés du 12-10-1998 ; Avis de la CPC du 11-6-1998

Article 1 - La définition et les conditions de délivrance du brevet professionnel coiffure sont fixées conformément aux dispositions du présent arrêté. Ce brevet professionnel comporte deux options : styliste-visagiste et coloriste-permanentiste.
Article 2 - Les unités constitutives du référentiel de certification du brevet professionnel coiffure sont définies en annexe I au présent arrêté.
Article 3 - Les candidats au brevet professionnel coiffure se présentant à l'ensemble des unités du diplôme ou à la dernière unité ouvrant droit à la délivrance du diplôme doivent remplir les conditions de formation et de pratique professionnelle précisées aux articles 4 et 5 ci-après.
Article 4 - Les candidats préparant le brevet professionnel coiffure par la voie de la formation professionnelle continue doivent justifier d'une formation d'une durée de quatre cent quatre-vingts heures minimum. Cette durée de formation peut être réduite par décision de positionnement prise par le recteur conformément aux articles 9 et 10 du décret du 9 mai 1995 susvisé.
La durée de formation requise à l'alinéa précédent est réduite de moitié, à leur demande, pour les candidats titulaires de la mention complémentaire styliste-visagiste ou de la mention complémentaire coloriste-permanentiste.
Les candidats préparant le brevet professionnel coiffure par la voie de l'apprentissage doivent justifier d'une formation en centre de formation d'apprentis ou section d'apprentissage d'une durée minimum de quatre cents heures par an en moyenne. Cette durée de formation peut être réduite ou allongée dans les conditions prévues par le code du travail.
Article 5 - Les candidats doivent également justifier d'une période d'activité professionnelle :
- soit de cinq années effectuées à temps plein ou à temps partiel dans un emploi en rapport avec la finalité du diplôme postulé,
- soit de deux années effectuées à temps plein ou à temps partiel dans un emploi en rapport avec la finalité du diplôme postulé, s'ils possèdent un diplôme ou titre homologué classé au niveau V ou à un niveau supérieur figurant sur la liste prévue en annexe II au présent arrêté. Au titre de ces deux années, peut être prise en compte la durée du contrat de travail de type particulier préparant au brevet professionnel effectuée après l'obtention d'un diplôme ou titre de niveau V.
Article 6 - Le règlement d'examen est fixé en annexe III au présent arrêté. La définition des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en cours de formation est fixée en annexe IV au présent arrêté.
Article 7 - Chaque candidat s'inscrit à une option du brevet professionnel coiffure et précise s'il se présente à l'examen dans sa forme globale ou dans sa forme progressive conformément aux dispositions de l'article 12 alinéa 1, et des articles 19 et 20 du décret du 9 mai 1995 susvisé. Il précise également s'il souhaite subir l'épreuve facultative. Dans le cas de la forme progressive, il précise les épreuves ou unités qu'il souhaite subir à la session pour laquelle il s'inscrit.
Article 8 - Les unités 30, 41, 42, 43, 50 et 60 sont communes aux deux options du brevet professionnel coiffure.
Article 9 - Les candidats titulaires de l'une des options du brevet professionnel coiffure définie par le présent arrêté peuvent se présenter à l'autre option à une session ultérieure sans avoir à justifier de conditions particulières. Ils sont, à leur demande, dispensés des unités communes listées à l'article 8 ci-dessus.
Article 10 - Les candidats ajournés à une option du brevet professionnel coiffure définie par le présent arrêté, peuvent se présenter à l'autre option à une session ultérieure, sans avoir à justifier de conditions particulières. Ces candidats peuvent reporter les notes obtenues aux unités communes dans les conditions prévues à l'article 19 alinéa 4 et à l'article 20 alinéas 4, 5 et 6 du décret du 9 mai 1995 susvisé. Ils présentent d'une part les unités communes pour lesquelles ils n'ont pas obtenu de note supérieure ou égale à 10 sur 20, d'autre part les unités spécifiques de l'option postulée.
Article 11 - Les candidats titulaires de la mention complémentaire styliste-visagiste sont dispensés à leur demande, des unités 11 A, 12 A et 13 A du brevet professionnel coiffure option styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
Les candidats titulaires de la mention complémentaire coloriste-permanentiste sont dispensés, à leur demande, de l'unité 20 A du brevet professionnel coiffure option styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
Les candidats titulaires de la mention complémentaire coloriste-permanentiste sont dispensés, à leur demande, des unités 11 B et 12 B du brevet professionnel coiffure option coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
Les candidats titulaires de la mention complémentaire styliste-visagiste sont dispensés, à leur demande, de l'unité 20 B du brevet professionnel coiffure option coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
Article 12 - Le brevet professionnel coiffure est délivré aux candidats ayant subi avec succès l'examen défini par le présent arrêté, conformément aux dispositions du titre III du décret du 9 mai 1995 susvisé.
Article 13 - Les correspondances entre les unités de contrôle de l'examen du brevet professionnel coiffure institué par l'arrêté du 10 novembre 1989 portant création du brevet professionnel coiffure, et les unités de l'examen défini par le présent arrêté sont fixées en annexe V au présent arrêté.
La durée de validité d'une note égale ou supérieure à 10 sur 20 obtenue à l'une des unités de contrôle de l'examen subi suivant les dispositions de l'arrêté du 10 novembre 1989 précité, et dont le candidat demande le bénéfice dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, est reportée dans le cadre de l'examen organisé selon les dispositions du présent arrêté, conformément à l'article 13 du décret du 9 mai 1995 susvisé et à compter de la date d'obtention de ce résultat.
Article 14 - La première session du brevet professionnel coiffure organisée conformément aux dispositions du présent arrêté aura lieu en 2000.
La dernière session du brevet professionnel coiffure organisée conformément aux dispositions de l'arrêté du 10 novembre 1989 portant création du brevet professionnel coiffure aura lieu en 1999. À l'issue de cette session, l'arrêté du 10 novembre 1989 précité est abrogé.
Article 15 - Le directeur de l'enseignement scolaire et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
Nota - Les annexes III et V sont publiées ci-après. Le présent arrêté et ses annexes seront disponibles au CNDP, 13, rue du Four, 75006 Paris ainsi que dans les CRDP et CDDP.

Annexe III

RÈGLEMENT D'EXAMEN
BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option A : STYLISTE - VISAGISTE
CFA ou section d’apprentissage habilité Formation continue en Etablissement public Formation continue en Etablissement public habilité CFA ou section d’apprentissage non habilité, enseignement à distance et formation continue en établissement privé
Epreuves Unités Coef Forme Durée Forme Durée Forme Durée
E1 Création, coupe et coiffage (15)
S/E Création d’une coiffure personnalisée par transformation U.11 A 5 Pratique et écrite 1h45 Pratique et écrite 1h45 Pratique et écrite 1h45
S/E Taille, coupe et coiffage imposés U.12 A 5 Pratique 1h15 Pratique 1h15 Pratique 1h15
S/E Coiffure sur cheveux longs U.13 A 5 Pratique 1h30 Pratique 1h30 Pratique 1h30
E.2 Coloration- permanente U.20 A 5 Pratique 1h45 CCF ----- Pratique 1h45
E.3 Sciences et technologies * U.30 5 Ecrite 3 h CCF ----- Ecrite 3 h
E.4 Gestion de l’entreprise (6)
S/E Vente - Conseil * U.41 2 CCF ----- CCF ---- Orale et écrite 20 min
S/E Travaux de gestion et d’administration * U.42 2 CCF ----- CCF ----- Ecrite 2 h
S/E Management d’un salon de coiffure* U.43 2 CCF ----- CCF ---- Ecrite 2 h
E.5 Arts appliqués* U.50 2 CCF ---- CCF ---- Ecrite 2 h
E.6 Expression française et ouverture sur le monde* U.60 3 Ecrite 3h CCF ---- Ecrite 3h
Epreuve facultative : langue vivante étrangère UF1 Orale 15 min préparation 15 min interrogation

* Ces unités sont communes aux deux options du BP



RÈGLEMENT D'EXAMEN

BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option B : COLORISTE - PERMANENTISTE
CFA ou section d’apprentissage habilité Formation continue en Etablissement public Formation continue en Etablissement public habilité CFA ou section d’apprentissage non habilité, enseignement à distance et formation continue en établissement privé
Epreuves Unités Coef Forme Durée Forme Durée Forme Durée
E.1 Conception, formes et couleurs   (15)            
S/E Conception et réalisation de mises en forme permanente U.11 B 8 Pratique et écrite 5h30 Pratique et écrite 5h30 Pratique et écrite 5h30
S/E Coloration et effets de couleur U.12 B 7 Pratique et écrite 3h20 Pratique et écrite 3h20 Pratique et écrite 3h20
E.2 Coupe et coiffage ville U.20 B 5 Pratique 1h CCF ----- Pratique 1h
E.3 Sciences et technologies * U.30 5 Ecrite 3 h CCF ----- Ecrite 3 h
E.4 Gestion de l’entreprise   (6)            
S/E Vente - Conseil* U.41 2 CCF ---- CCF ----- Orale et écrite 20 min
S/E Travaux de gestion et d’administration* U.42 2 CCF ----- CCF ----- Ecrite 2 h
S/E Management d’un salon de coiffure* U.43 2 CCF ----- CCF ------ Ecrite 2 h
E.5 Arts appliqués * coef : 2 U.50 2 CCF ----- CCF   Ecrite 2 h
E.6 Expression française et ouverture sur le monde * U.60 3 Ecrite 3h CCF ---- Ecrite 3h
Epreuve facultative : langue vivante étrangère UF1 Orale 15 min préparation 15 min interrogation

* Ces unités sont communes aux deux options du BP



Annexe V
TABLEAUX DE CORRESPONDANCE - ÉPREUVES/UNITÉS

BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option A : styliste-visagiste

Examen défini par l'arrêté de 1989 (dernière session 1999) Examen défini par le présent arrêté (première session 2000)
UNITÉS DE CONTRÔLE ÉPREUVES UNITÉS

UC1
formée des épreuves écrites communes aux options A, B, C
(1)

E.3 Sciences et technologie U.30
S/E4 Gestion de l’entreprise U.41 U.42 U.43
E.5 Arts appliqués U.50
E6 Expression française et ouverture sur le monde U.60
 

UC2
formée des épreuves pratiques
(2)

Option A S.E1 Création d’une coiffure personnalisée par transformation U.11 A
S.E1 Taille, coupe et coiffage imposés U.12 A
E.2 Coloration - Permanente U.20 A
Option B S.E1 Création d’une coiffure personnalisée par transformation U.11 A
S.E1 Taille, coupe et coiffage imposés U.12 A
S.E1 Coiffure sur cheveux longs U.13 A
E.2 Coloration - Permanente U.20 A
Option C S.E1 Création d’une coiffure personnalisée par transformation U.11 A
S.E1 Taille, coupe et coiffage imposés U.12 A
S.E1 Coiffure sur cheveux longs U.13 A
E.2 Coloration - Permanente U.20 A

(1) Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC1 formée des épreuves écrites du BP coiffure option A, B ou C créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U30, U41, U42, U43, U50 et U60 du BP coiffure option A styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
La note obtenue à l'UC1, compte tenu des points supplémentaires éventuellement obtenus à l'épreuve facultative, est reportée sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau coefficient.
(2) Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option A créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U11 A, U12 A et U20 A du BP coiffure option A styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option B créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U11 A, U12 A, U13 A et U20 A du BP coiffure option A styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option C créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U11 A, U12 A et U20 A du BP coiffure option A styliste-visagiste défini par le présent arrêté.
La note obtenue à l'UC2 est reportée sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau coefficient.


TABLEAU DE CORRESPONDANCE ÉPREUVES/UNITÉS

BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option B : coloriste-permanentiste

Examen défini par l'arrêté de 1989 (dernière session 1999)

Examen défini par le présent arrêté (première session 2000)

UNITÉS DE CONTRÔLE ÉPREUVES UNITÉS

UC1
formée des épreuves écrites communes aux options A, B, C
(1)

E.3 Sciences et technologie U30
S/E4 Gestion de l’entreprise U.41 U.42 U.43
E.5 Arts appliqués U.50
E6 Expression française et ouverture sur le monde U.60


UC2
formée des épreuves pratiques
(2)

Option A S.E1 Coloration et effets de couleur U.12 B
E.2 Coupe et coiffage ville U.20 B
Option B S.E1 Coloration et effets de couleur U.12 B
E.2 Coupe et coiffage ville U.20 B
Option C S.E1 Coloration et effets de couleur U.12 B
E.2 Coupe et coiffage ville U.20 B

(1) Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC1 formée des épreuves écrites du BP coiffure option A, B ou C créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U30, U41, U42, U43, U50 et U60 du BP coiffure option B coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
La note obtenue à l'UC1, compte-tenu des points supplémentaires éventuellement obtenus à l'épreuve facultative, est reportée sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau coefficient.
(2) Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option A créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U12 B et U20 B du BP coiffure option B coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option B créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U12 B et U20 B du BP coiffure option B coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des épreuves pratiques du BP coiffure option C créé par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des unités U12 B, et U20 B du BP coiffure option option B coloriste-permanentiste défini par le présent arrêté.
La note obtenue à l'UC2 est reportée sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau coefficient.


MENTION COMPLÉMENTAIRE
Mention complémentaire coloriste-permanentiste
NOR : MENE9802450A
RLR : 545-2
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN DESCO A6


Vu D. n° 87-851 du 19-10-1987 mod. ; D. n° 87-852 du 19-10-1987 mod. ; A. du 6-6-1988 ; A. du 29-7-1992 mod. ; A. du 29-7-1992 ; Avis de la CPC du 11-6-1998

Article 1 - Il est créé une mention complémentaire coloriste-permanentiste dont la définition et les conditions de délivrance sont fixées conformément aux dispositions du présent arrêté.
L'accès en formation est ouvert soit aux titulaires d'un diplôme classé au moins au niveau V relevant du secteur de la coiffure, soit aux candidats justifiant de trois ans de pratique professionnelle dans ce même secteur.
Article 2 - Le référentiel caractéristique des compétences professionnelles, technologiques et générales requises, le règlement d'examen et la définition des épreuves figurent respectivement en annexe I, II et III du présent arrêté.
Article 3 - La préparation de la mention complémentaire coloriste-permanentiste comporte une période de formation en entreprise de 420 à 490 heures maximum.
Article 4 - L'examen est organisé par le recteur dans le cadre de l'académie ou dans un cadre interacadémique sous l'autorité des recteurs concernés.
Article 5 - Le jury chargé de délivrer la mention complémentaire coloriste-permanentiste est constitué dans les conditions définies par l'arrêté du 6 juin 1988 susvisé.
Article 6 - Sont admis à se présenter à l'examen conduisant à la délivrance de la mention complémentaire coloriste-permanentiste :
- les candidats visés à l'article premier ci-dessus qui ont suivi la formation préparant à ce diplôme ;
- les candidats qui ont occupé pendant trois ans au moins à la date du début des épreuves un emploi dans un domaine professionnel correspondant aux finalités du diplôme.
Article 7 - Sont déclarés admis à cet examen les candidats qui ont obtenu une moyenne égale ou supérieure à dix sur vingt à l'ensemble des épreuves.
Article 8 - L'arrêté du 18 juin 1976 portant création des mentions complémentaires coloriste-teinturier et permanentiste est abrogé.
Article 9 - La première session de la mention complémentaire coloriste-permanentiste, organisée conformément aux dispositions du présent arrêté, aura lieu en 1999.
Article 10 - Le directeur de l'enseignement scolaire et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
NB - L' annexe II est publiée ci-après. L'arrêté et ses annexes I, II et III seront disponibles au CNDP, 13, rue du Four,75006 Paris ainsi que dans les CRDP et CDDP.


Annexe II


RÉGLEMENT D'EXAMEN
 MENTION COMPLÉMENTAIRE coloriste permanentiste Candidats scolaires dans un établissement public ou privé sous contrat, CFA ou section d'apprentissage habilité, formation professionnelle continue dans un établissement public  Candidats scolaires dans un établissement privé hors contrat, CFA ou section d'apprentissage non habilité, formation professionnelle continue en établissement privé, candidats justifiant de 3 années d'activité professionnelle
NATURE DES ÉPREUVES COEF. FORME DURÉE FORME DURÉE
E.1 Conception et réalisation de mises en forme permanente 8 CCF   Ponctuelle Pratique et écrite 5 h 30
E.3 Coloration et effets de couleur 7 Ponctuelle Pratique 3 h 20 Ponctuelle Pratique et écrite 3 h 20
E.4 Étude technique et vente - conseil 5 Ponctuelle Écrite 1 h 30 Ponctuelle Écrite 1 h 30

NB : CCF = Contrôle en cours de formation


MENTION COMPLÉMENTAIRE
Mention complémentaire styliste-visagiste
NOR : MENE9802449A
RLR : 545-2
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN DESCO A6


Vu D. n° 87-851 du 19-10-1987 mod. ; D. n° 87-852 du 19-10-1987 mod. ; A. du 6-6-1988 ; A. du 29-7-1992 mod. ; A. du 29-7-1992 ; Avis de la CPC du 11-6-1998

Article 1 - Il est créé une mention complémentaire styliste-visagiste dont la définition et les conditions de délivrance sont fixées conformément aux dispositions du présent arrêté.
L'accès en formation est ouvert soit aux titulaires d'un diplôme classé au moins au niveau V relevant du secteur de la coiffure, soit aux candidats justifiant de trois ans de pratique professionnelle dans ce même secteur.
Article 2 - Le référentiel caractéristique des compétences professionnelles, technologiques et générales requises, le règlement d'examen et la définition des épreuves figurent respectivement en annexe I, II et III du présent arrêté.
Article 3 - La préparation de la mention complémentaire styliste-visagiste comporte une période de formation en entreprise de 420 à 490 heures maximum.
Article 4 - L'examen est organisé par le recteur dans le cadre de l'académie ou dans un cadre interacadémique sous l'autorité des recteurs concernés.
Article 5 - Le jury chargé de délivrer la mention complémentaire styliste-visagiste est constitué dans les conditions définies par l'arrêté du 6 juin 1988 susvisé.
Article 6 - Sont admis à se présenter à l'examen conduisant à la délivrance de la mention complémentaire styliste-visagiste :
- les candidats visés à l'article premier ci-dessus qui ont suivi la formation préparant à ce diplôme ;
- les candidats qui ont occupé pendant trois ans au moins à la date du début des épreuves un emploi dans un domaine professionnel correspondant aux finalités du diplôme.
Article 7 - Sont déclarés admis à cet examen les candidats qui ont obtenu une moyenne égale ou supérieure à dix sur vingt à l'ensemble des épreuves.
Article 8 - La première session de la mention complémentaire styliste-visagiste, organisée conformément aux dispositions du présent arrêté, aura lieu en 1999.
Article 9 - Le directeur de l'enseignement scolaire et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
NB - L'annexe II est publiée ci-après. L'arrêté et ses annexes I, II et III seront disponibles au CNDP, 13, rue du Four, 75006 Paris ainsi que dans les CRDP et CDDP.

Annexe II



RÈGLEMENT D'EXAMEN


 MENTION COMPLÉMENTAIRE styliste-visagiste Candidats scolaires dans un établissement public ou privé sous contrat, CFA ou section d'apprentissage habilité, formation professionnelle continue dans un établissement public  Candidats scolaires dans un établissement privé hors contrat, CFA ou section d'apprentissage non habilité, formation professionnelle continue en établissement privé, candidats justifiant de 3 années d'activité professionnelle
NATURE DES ÉPREUVES COEF. FORME DURÉE FORME DURÉE
E.1 Création d'unecoiffure personnalisée par transformation 5 CCF   Ponctuelle Pratique et écrite 1 h 45
(1)
E.2 Taille, coupe et coiffage imposés 5 CCF   Ponctuelle Pratique 1 h 15
E.3 Coiffure sur cheveux longs 5 Ponctuelle Pratique 1 h 30 Ponctuelle Pratique 1 h 30
E.4 Étude technique et vente - conseil 5 Ponctuelle Écrite 1 h 30 Ponctuelle Écrite 1 h 30

(1) + 30 min pour passage éventuel sous casque séchoir
NB : CCF = Contrôle en cours de formation


ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Dixième Semaine de la presse dans l'école
NOR : MEND9802624C
RLR : 554-9
CIRCULAIRE N°98-215 DU 30-10-1998
MEN DA


Texte adressé aux recteurs

Présentation de la dixième Semaine de la presse dans l'école
La dixième Semaine nationale de la presse dans l'école aura lieu, en France métropolitaine, du lundi 15 au samedi 20 mars 1999. Dans les DOM-TOM, les dates et les modalités de la Semaine sont arrêtées par chaque recteur.
Depuis dix ans, la Semaine de la presse dans l'école est une activité pédagogique de sensibilisation aux médias d'information menée sur une grande échelle. Ce travail d'éducation civique s'inscrit dans le cadre des initiatives citoyennes. Il a pour objectif d'aider les élèves, de la maternelle à l'université, à s'ouvrir sur le monde, à forger leur identité de citoyen par la compréhension du système des médias, par l'exercice de leur sens critique en leur donnant le goût de l'actualité.
Il s'agit aussi de montrer, par une démarche pédagogique inventive et pragmatique, la grande variété des moyens d'information existants : presse écrite quotidienne ou magazine, stations de radios, chaînes de télévision publiques ou privées, à diffusion nationale ou régionale, nouveaux réseaux d'information électronique, mais aussi presse faite par les jeunes.
Cette initiative du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie part d'un constat. La majorité des représentations que les élèves ont de la réalité du monde passent par le filtre des médias. Il est donc fondamental, pour les responsables éducatifs, de prendre en compte cette donnée et d'initier les élèves aux techniques, aux pratiques et aux usages des médias. Pour faire comprendre aux élèves le monde de l'information - univers fragmenté, complexe et mouvant -, il faut partir de leurs questions sur l'actualité et se faire accompagner, en permanence, par les professionnels des médias. Ce dialogue fécond est fondamental.
En 1998, 4 300 000 élèves et 280 000 enseignants ont participé à cette découverte de l'information. 638 médias se sont associés à l'événement : 381 titres de la presse écrite ont offert environ 2 000 000 exemplaires aux établissements scolaires. 257 autres médias, dont 200 radios et 42 chaînes de télévision, se sont également associés à l'opération.
Comme l'an dernier, l'approche pédagogique proposée aux enseignants consiste à : "Découvrir le cheminement d'une information". Les élèves apprendront comment une nouvelle peut devenir un événement, comment celui-ci apparaît puis disparaît de l'actualité, comment il se construit et se met en forme en fonction du support (écrit, parlé, télévisé, électronique...).
En partenariat avec les professionnels des médias, les enseignants peuvent entreprendre de multiples activités pédagogiques : ériger des kiosques présentant les journaux et magazines reçus, ainsi que la presse faite par les jeunes, concevoir des ateliers d'analyse de la presse écrite ou audiovisuelle, faire des revues de presse, mettre sur pied des débats et conférences, participer à des visites d'entreprises, fabriquer des journaux scolaires, monter des expositions, organiser des concours, mettre en ligne des journaux électroniques...
Organisée par le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, cette Semaine nationale est placée sous la responsabilité des recteurs d'académie. Elle est coordonnée, au titre du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, par le Clemi (Centre de liaison de l'enseignement et des moyens d'information), 391 bis, rue de Vaugirard, 75015 Paris, téléphone 01 53 68 71 00, télécopie : 01 42 50 54 74, sur Internet : <www.clemi.org>, mél : <[email protected]> en étroite liaison avec les directions du ministère, le CNDP <www.cndp.fr/> et son réseau décentralisé.
Une cellule de pilotage académique sera constituée sous l'autorité du recteur dans les centres régionaux et départementaux de documentation pédagogique en relation avec les coordonnateurs académiques du Clemi. Cette cellule sera chargée de l'organisation et du suivi pédagogique de la Semaine. Elle pourrait aussi intégrer, ponctuellement, les professionnels des médias particulièrement investis dans l'opération.
Pour participer à la Semaine de la presse dans l'école
Un seul moyen : le minitel, un seul code : 36 14 EDUTEL mot clé presse.
Les enseignants qui n'ont pas accès au minitel sont invités à contacter leur inspection académique ou leur CRDP-CDDP, qui pourront les inscrire.
Les établissements scolaires s'inscrivent du lundi 11 janvier 1999 à 14 heures au vendredi 5 février à 18 heures ; les médias d'information s'étant inscrits préalablement, du lundi 23 novembre 1998 au vendredi 18 décembre à 18 heures. Comme dans tout système télématique, il est impératif de suivre attentivement les instructions du serveur. Sur le minitel, 36 14 EDUTEL mot clé presse, les enseignants choisissent et réservent des titres (un exemplaire par titre et par établissement scolaire), que ceux-ci soient distribués par les messageries de presse ou qu'ils assurent eux-mêmes leur diffusion.
Mise en garde importante : Ce choix doit être fait avec le plus grand soin par le responsable pédagogique du projet et sous sa responsabilité. En effet, tous les titres vendus chez les marchands de journaux sont susceptibles de participer à la Semaine, quels qu'en soient l'opinion, l'illustration, le contenu rédactionnel ou la ligne éditoriale. Aussi est-il fondamental que le choix des titres corresponde à un réel projet pédagogique et que cette activité soit menée en respectant le pluralisme et la sensibilité des élèves. La Semaine de la presse dans l'école n'a pas pour finalité de faire la promotion d'un titre ou d'un courant de pensée. Il s'agit, à cette occasion, de passer les médias au crible de l'intelligence et de bien montrer aux élèves l'importance d'une lecture critique de la presse par la mise en perspective et la comparaison des informations.
Concernant la participation de la presse d'opinion, la Semaine de la presse dans l'école doit être l'occasion de former des esprits indépendants et responsables, ouverts aux idées de liberté, de justice, de tolérance et de solidarité. C'est la force de notre démocratie que d'accueillir des opinions parfois gênantes et d'en débattre sur la base de la prise en compte de la dignité des élèves et le respect des lois de la République.
Tous les titres choisis ne sont pas livrés directement aux établissements. Certains titres offrent leur numéro le plus récent aux établissements par l'intermédiaire des messageries. Les enseignants choisissent alors, sur minitel, le dépôt où ils iront retirer leur "colis-presse", le matin du mardi 16 mars 1999. Cette disposition a été retenue pour que les élèves disposent des quotidiens nationaux du lundi. D'autres titres (presse non diffusée par les messageries ou invendus plus anciens) sont envoyés directement aux établissements par la Poste et sous la responsabilité des éditeurs.
Après leur inscription, les enseignants reçoivent, à l'adresse qu'ils ont indiquée sur le minitel, un "bon de retrait" qui leur permet de retirer le "colis-presse" chez un dépositaire des messageries. Pendant la Semaine de la presse dans l'école, les dépositaires acceptent de travailler gratuitement malgré l'importante charge que cela représente. Il est demandé aux enseignants de leur faciliter le travail : prise de rendez-vous préalable, respect des impératifs techniques du travail dans les dépôts (travail de nuit) et remise du "bon de retrait" en échange du "colis-presse".
Pour organiser les animations pédagogiques
La Semaine de la presse dans l'école laisse toute initiative pédagogique aux équipes éducatives. Les enseignants doivent contacter directement les professionnels des médias qu'ils souhaitent accueillir. À l'occasion des débats et tables rondes, il est très souhaitable qu'un ordre du jour soit établi, les thèmes précisés, les questions des élèves recensées... Les professionnels des médias sont très sollicités pendant la Semaine et désirent être efficaces lors de leurs interventions. Rien n'interdit aux établissements scolaires de prolonger la Semaine si l'emploi du temps des journalistes est trop rempli et dans la mesure où le chef d'établissement donne son accord.
Un dossier pédagogique conçu par le Clemi, comprenant notamment conseils, séquences d'activités, documents d'information, bibliographie et cahiers d'évaluation (enseignants et élèves), est envoyé à tous les établissements scolaires inscrits sur minitel. Il leur est adressé, avec le "bon de retrait" et deux affiches, environ dix jours après leur inscription.
Les trois principes de la Semaine de la presse dans l'école
Le partenariat. Plusieurs institutions s'associent pour la Semaine : le système éducatif, les médias d'information et les messageries de presse. Chacune d'elles est responsable de son domaine d'activité. L'école assure l'accueil de la presse et le travail pédagogique avec les élèves (débats, ateliers...) ; les éditeurs de presse garantissent le nombre et la date des quotidiens et des magazines mis à la disposition des établissements, ils incitent les professionnels de l'information à participer aux animations organisées par les enseignants. Les messageries et la Poste gèrent l'acheminement des exemplaires.
Le volontariat. Chaque établissement scolaire, média et dépôt de messageries est libre de participer, ou non, à la Semaine de la presse. Chacun décide de son degré d'implication.
La gratuité. Enseignants, professionnels de l'information et dépositaires des messageries acceptent de travailler gratuitement à cette occasion et consentent à donner beaucoup de temps et d'argent pour que la Semaine soit une réussite.
Il est souhaitable que le plus grand nombre de responsables éducatifs d'écoles, de collèges, de lycées et d'établissements de formation participent à la dixième Semaine de la presse dans l'école et contribuent à accroître son succès. Nous confirmerons ainsi la capacité du système éducatif à accueillir des démarches pédagogiques originales et à s'ouvrir au monde qui l'entoure. Nous démontrerons aussi la capacité de l'école à former des citoyens de demain actifs et responsables.

Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie
et par délégation,
La directrice de l'administration
Hélène BERNARD