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Bulletin Officiel
de l'Education Nationale
N°41 du 5 novembre
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www.education.gouv.fr/bo/1998/41/ensel.htm
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[email protected] |
ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE
BREVET
PROFESSIONNEL
BP
coiffure
NOR : MENE9802514A
RLR : 545-1b
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN
DESCO A6
Vu D. n° 95-664 du 9-5-1995 mod. ;
Arrêtés du 9-5-1995 ; Arrêtés du 12-10-1998 ; Avis
de la CPC du 11-6-1998
Article 1 -
La définition et les conditions
de délivrance du brevet professionnel coiffure sont fixées
conformément aux dispositions du présent arrêté.
Ce brevet professionnel comporte deux options : styliste-visagiste et
coloriste-permanentiste.
Article 2 -
Les unités constitutives du
référentiel de certification du brevet professionnel coiffure
sont définies en annexe I au présent arrêté.
Article 3 -
Les candidats au brevet professionnel
coiffure se présentant à l'ensemble des unités du
diplôme ou à la dernière unité ouvrant droit à
la délivrance du diplôme doivent remplir les conditions de formation
et de pratique professionnelle précisées aux articles 4 et
5 ci-après.
Article 4 -
Les candidats préparant le brevet
professionnel coiffure par la voie de la formation professionnelle continue
doivent justifier d'une formation d'une durée de quatre cent quatre-vingts
heures minimum. Cette durée de formation peut être réduite
par décision de positionnement prise par le recteur conformément
aux articles 9 et 10 du décret du 9 mai 1995 susvisé.
La durée de formation requise à
l'alinéa précédent est réduite de moitié,
à leur demande, pour les candidats titulaires de la mention
complémentaire styliste-visagiste ou de la mention complémentaire
coloriste-permanentiste.
Les candidats préparant le brevet professionnel
coiffure par la voie de l'apprentissage doivent justifier d'une formation
en centre de formation d'apprentis ou section d'apprentissage d'une durée
minimum de quatre cents heures par an en moyenne. Cette durée de formation
peut être réduite ou allongée dans les conditions
prévues par le code du travail.
Article 5 -
Les candidats doivent également
justifier d'une période d'activité professionnelle :
- soit de cinq années effectuées
à temps plein ou à temps partiel dans un emploi en rapport
avec la finalité du diplôme postulé,
- soit de deux années effectuées
à temps plein ou à temps partiel dans un emploi en rapport
avec la finalité du diplôme postulé, s'ils possèdent
un diplôme ou titre homologué classé au niveau V ou à
un niveau supérieur figurant sur la liste prévue en annexe
II au présent arrêté. Au titre de ces deux années,
peut être prise en compte la durée du contrat de travail de
type particulier préparant au brevet professionnel effectuée
après l'obtention d'un diplôme ou titre de niveau V.
Article 6 -
Le règlement d'examen est fixé
en annexe III au présent arrêté. La définition
des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en
cours de formation est fixée en annexe IV au présent
arrêté.
Article 7 -
Chaque candidat s'inscrit à
une option du brevet professionnel coiffure et précise s'il se
présente à l'examen dans sa forme globale ou dans sa forme
progressive conformément aux dispositions de l'article 12 alinéa
1, et des articles 19 et 20 du décret du 9 mai 1995 susvisé.
Il précise également s'il souhaite subir l'épreuve
facultative. Dans le cas de la forme progressive, il précise les
épreuves ou unités qu'il souhaite subir à la session
pour laquelle il s'inscrit.
Article 8 -
Les unités 30, 41, 42, 43, 50
et 60 sont communes aux deux options du brevet professionnel coiffure.
Article 9 -
Les candidats titulaires de l'une des
options du brevet professionnel coiffure définie par le présent
arrêté peuvent se présenter à l'autre option à
une session ultérieure sans avoir à justifier de conditions
particulières. Ils sont, à leur demande, dispensés des
unités communes listées à l'article 8 ci-dessus.
Article 10 -
Les candidats ajournés à
une option du brevet professionnel coiffure définie par le présent
arrêté, peuvent se présenter à l'autre option
à une session ultérieure, sans avoir à justifier de
conditions particulières. Ces candidats peuvent reporter les notes
obtenues aux unités communes dans les conditions prévues à
l'article 19 alinéa 4 et à l'article 20 alinéas 4, 5
et 6 du décret du 9 mai 1995 susvisé. Ils présentent
d'une part les unités communes pour lesquelles ils n'ont pas obtenu
de note supérieure ou égale à 10 sur 20, d'autre part
les unités spécifiques de l'option postulée.
Article 11 -
Les candidats titulaires de la mention
complémentaire styliste-visagiste sont dispensés à leur
demande, des unités 11 A, 12 A et 13 A du brevet professionnel coiffure
option styliste-visagiste défini par le présent
arrêté.
Les candidats titulaires de la mention
complémentaire coloriste-permanentiste sont dispensés, à
leur demande, de l'unité 20 A du brevet professionnel coiffure option
styliste-visagiste défini par le présent
arrêté.
Les candidats titulaires de la mention
complémentaire coloriste-permanentiste sont dispensés, à
leur demande, des unités 11 B et 12 B du brevet professionnel coiffure
option coloriste-permanentiste défini par le présent
arrêté.
Les candidats titulaires de la mention
complémentaire styliste-visagiste sont dispensés, à
leur demande, de l'unité 20 B du brevet professionnel coiffure option
coloriste-permanentiste défini par le présent
arrêté.
Article 12 -
Le brevet professionnel coiffure est
délivré aux candidats ayant subi avec succès l'examen
défini par le présent arrêté, conformément
aux dispositions du titre III du décret du 9 mai 1995
susvisé.
Article 13 -
Les correspondances entre les unités
de contrôle de l'examen du brevet professionnel coiffure institué
par l'arrêté du 10 novembre 1989 portant création du
brevet professionnel coiffure, et les unités de l'examen défini
par le présent arrêté sont fixées en annexe V
au présent arrêté.
La durée de validité d'une note
égale ou supérieure à 10 sur 20 obtenue à l'une
des unités de contrôle de l'examen subi suivant les dispositions
de l'arrêté du 10 novembre 1989 précité, et dont
le candidat demande le bénéfice dans les conditions prévues
à l'alinéa précédent, est reportée dans
le cadre de l'examen organisé selon les dispositions du présent
arrêté, conformément à l'article 13 du décret
du 9 mai 1995 susvisé et à compter de la date d'obtention de
ce résultat.
Article 14 -
La première session du brevet
professionnel coiffure organisée conformément aux dispositions
du présent arrêté aura lieu en 2000.
La dernière session du brevet professionnel
coiffure organisée conformément aux dispositions de
l'arrêté du 10 novembre 1989 portant création du brevet
professionnel coiffure aura lieu en 1999. À l'issue de cette session,
l'arrêté du 10 novembre 1989 précité est
abrogé.
Article 15 -
Le directeur de l'enseignement scolaire
et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne de
l'exécution du présent arrêté qui sera publié
au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation
nationale, de la recherche et de la
technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
Nota - Les annexes III et V sont publiées
ci-après. Le présent arrêté et ses annexes seront
disponibles au CNDP, 13, rue du Four, 75006 Paris ainsi que dans les CRDP
et CDDP.
Annexe
III
RÈGLEMENT D'EXAMEN
BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option A : STYLISTE - VISAGISTE |
CFA ou section dapprentissage
habilité Formation continue en Etablissement public |
Formation continue en Etablissement
public habilité |
CFA ou section dapprentissage
non habilité, enseignement à distance et formation continue
en établissement privé |
| Epreuves |
Unités |
Coef |
Forme |
Durée |
Forme |
Durée |
Forme |
Durée |
| E1 Création, coupe et coiffage |
|
(15) |
|
|
|
|
|
|
| S/E Création dune coiffure personnalisée
par transformation |
U.11 A |
5 |
Pratique et écrite |
1h45 |
Pratique et écrite |
1h45 |
Pratique et écrite |
1h45 |
| S/E Taille, coupe et coiffage imposés |
U.12 A |
5 |
Pratique |
1h15 |
Pratique |
1h15 |
Pratique |
1h15 |
| S/E Coiffure sur cheveux longs |
U.13 A |
5 |
Pratique |
1h30 |
Pratique |
1h30 |
Pratique |
1h30 |
| E.2 Coloration- permanente |
U.20 A |
5 |
Pratique |
1h45 |
CCF |
----- |
Pratique |
1h45 |
| E.3 Sciences et technologies * |
U.30 |
5 |
Ecrite |
3 h |
CCF |
----- |
Ecrite |
3 h |
| E.4 Gestion de lentreprise |
|
(6) |
|
|
|
|
|
|
| S/E Vente - Conseil * |
U.41 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
---- |
Orale et écrite |
20 min |
| S/E Travaux de gestion et dadministration * |
U.42 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
----- |
Ecrite |
2 h |
| S/E Management dun salon de coiffure* |
U.43 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
---- |
Ecrite |
2 h |
| E.5 Arts appliqués* |
U.50 |
2 |
CCF |
---- |
CCF |
---- |
Ecrite |
2 h |
| E.6 Expression française et ouverture sur le monde* |
U.60 |
3 |
Ecrite |
3h |
CCF |
---- |
Ecrite |
3h |
| Epreuve facultative : langue vivante étrangère |
UF1 |
Orale |
15 min préparation |
15 min interrogation |
* Ces unités sont communes aux deux options du BP
RÈGLEMENT D'EXAMEN
BREVET
PROFESSIONNEL COIFFURE
Option B : COLORISTE - PERMANENTISTE |
CFA ou section
dapprentissage habilité Formation continue en Etablissement
public |
Formation continue
en Etablissement public habilité |
CFA ou section
dapprentissage non habilité, enseignement à distance
et formation continue en établissement privé |
| Epreuves |
Unités |
Coef |
Forme |
Durée |
Forme |
Durée |
Forme |
Durée |
| E.1 Conception, formes et couleurs
|
|
(15) |
|
|
|
|
|
|
| S/E Conception et réalisation de mises
en forme permanente |
U.11 B |
8 |
Pratique et écrite |
5h30 |
Pratique et écrite |
5h30 |
Pratique et écrite |
5h30 |
| S/E Coloration et effets de couleur |
U.12 B |
7 |
Pratique et écrite
|
3h20 |
Pratique et écrite |
3h20 |
Pratique et écrite |
3h20 |
| E.2 Coupe et coiffage ville |
U.20 B |
5 |
Pratique |
1h |
CCF |
----- |
Pratique |
1h |
| E.3 Sciences et technologies * |
U.30 |
5 |
Ecrite |
3 h |
CCF |
----- |
Ecrite |
3 h |
| E.4 Gestion de lentreprise
|
|
(6) |
|
|
|
|
|
|
| S/E Vente - Conseil* |
U.41 |
2 |
CCF |
---- |
CCF |
----- |
Orale et écrite |
20 min |
| S/E Travaux de gestion et dadministration*
|
U.42 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
----- |
Ecrite |
2 h |
| S/E Management dun salon de
coiffure* |
U.43 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
------ |
Ecrite |
2 h |
| E.5 Arts appliqués * coef :
2 |
U.50 |
2 |
CCF |
----- |
CCF |
|
Ecrite |
2 h |
| E.6 Expression française et ouverture
sur le monde * |
U.60 |
3 |
Ecrite |
3h |
CCF |
---- |
Ecrite |
3h |
| Epreuve facultative : langue vivante
étrangère |
UF1
|
Orale |
15 min
préparation |
15 min
interrogation |
* Ces unités sont communes aux deux options du
BP
Annexe
V
TABLEAUX DE CORRESPONDANCE -
ÉPREUVES/UNITÉS
BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option A : styliste-visagiste |
| Examen défini
par l'arrêté de 1989 (dernière session 1999) |
Examen défini
par le présent arrêté (première session
2000) |
| UNITÉS
DE CONTRÔLE |
ÉPREUVES |
UNITÉS |
UC1
formée des épreuves écrites communes aux options A,
B, C
(1) |
E.3 Sciences et technologie |
U.30 |
| S/E4 Gestion de lentreprise |
U.41 U.42 U.43 |
| E.5 Arts appliqués |
U.50 |
| E6 Expression française et ouverture
sur le monde |
U.60 |
|
UC2
formée des épreuves pratiques
(2) |
Option A |
S.E1 Création dune coiffure
personnalisée par transformation |
U.11 A |
| S.E1 Taille, coupe et coiffage
imposés |
U.12 A |
| E.2 Coloration - Permanente |
U.20 A |
| Option B |
S.E1 Création dune coiffure
personnalisée par transformation |
U.11 A |
| S.E1 Taille, coupe et coiffage
imposés |
U.12 A |
| S.E1 Coiffure sur cheveux longs |
U.13 A |
| E.2 Coloration - Permanente |
U.20 A |
| Option C |
S.E1 Création dune coiffure
personnalisée par transformation |
U.11 A |
| S.E1 Taille, coupe et coiffage
imposés |
U.12 A |
| S.E1 Coiffure sur cheveux longs |
U.13 A |
| E.2 Coloration - Permanente |
U.20 A |
(1) Les candidats ayant obtenu une moyenne
égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC1 formée
des épreuves écrites du BP coiffure option A, B ou C
créé par arrêté du 10-11-1989 sont
bénéficiaires des unités U30, U41, U42, U43, U50 et
U60 du BP coiffure option A styliste-visagiste défini par le présent
arrêté.
La note obtenue à l'UC1, compte tenu
des points supplémentaires éventuellement obtenus à
l'épreuve facultative, est reportée sur chaque unité
correspondante affectée de son nouveau coefficient.
(2) Les candidats ayant obtenu une moyenne
égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée
des épreuves pratiques du BP coiffure option A créé
par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U11 A, U12 A et U20 A du BP coiffure option A styliste-visagiste
défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale
ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des
épreuves pratiques du BP coiffure option B créé par
arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U11 A, U12 A, U13 A et U20 A du BP coiffure option A
styliste-visagiste défini par le présent
arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale
ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des
épreuves pratiques du BP coiffure option C créé par
arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U11 A, U12 A et U20 A du BP coiffure option A styliste-visagiste
défini par le présent arrêté.
La note obtenue à l'UC2 est reportée
sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau
coefficient.
TABLEAU DE CORRESPONDANCE
ÉPREUVES/UNITÉS
BREVET PROFESSIONNEL COIFFURE
Option B : coloriste-permanentiste |
Examen défini par l'arrêté
de 1989 (dernière session 1999) |
Examen défini par le présent
arrêté (première session 2000) |
| UNITÉS
DE CONTRÔLE |
ÉPREUVES
|
UNITÉS |
UC1
formée des épreuves écrites communes aux options A,
B, C
(1) |
E.3 Sciences et technologie |
U30 |
| S/E4 Gestion de lentreprise |
U.41 U.42 U.43 |
| E.5 Arts appliqués |
U.50 |
| E6 Expression française et ouverture
sur le monde |
U.60 |
UC2
formée des épreuves pratiques
(2) |
Option A |
S.E1 Coloration et effets de couleur |
U.12 B |
| E.2 Coupe et coiffage ville |
U.20 B |
| Option B |
S.E1 Coloration et effets de couleur |
U.12 B |
| E.2 Coupe et coiffage ville |
U.20 B |
| Option C |
S.E1 Coloration et effets de couleur |
U.12 B |
| E.2 Coupe et coiffage ville |
U.20 B |
(1) Les candidats ayant obtenu une moyenne
égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC1 formée
des épreuves écrites du BP coiffure option A, B ou C
créé par arrêté du 10-11-1989 sont
bénéficiaires des unités U30, U41, U42, U43, U50 et
U60 du BP coiffure option B coloriste-permanentiste défini par le
présent arrêté.
La note obtenue à l'UC1, compte-tenu
des points supplémentaires éventuellement obtenus à
l'épreuve facultative, est reportée sur chaque unité
correspondante affectée de son nouveau coefficient.
(2) Les candidats ayant obtenu une moyenne
égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée
des épreuves pratiques du BP coiffure option A créé
par arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U12 B et U20 B du BP coiffure option B coloriste-permanentiste
défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale
ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des
épreuves pratiques du BP coiffure option B créé par
arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U12 B et U20 B du BP coiffure option B coloriste-permanentiste
défini par le présent arrêté.
Les candidats ayant obtenu une moyenne égale
ou supérieure à 10 sur 20 à l'UC2 formée des
épreuves pratiques du BP coiffure option C créé par
arrêté du 10-11-1989 sont bénéficiaires des
unités U12 B, et U20 B du BP coiffure option option B
coloriste-permanentiste défini par le présent
arrêté.
La note obtenue à l'UC2 est reportée
sur chaque unité correspondante affectée de son nouveau
coefficient.
MENTION
COMPLÉMENTAIRE
Mention
complémentaire coloriste-permanentiste
NOR : MENE9802450A
RLR : 545-2
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN
DESCO A6
Vu D. n° 87-851 du 19-10-1987 mod. ; D.
n° 87-852 du 19-10-1987 mod. ; A. du 6-6-1988 ; A. du 29-7-1992 mod.
; A. du 29-7-1992 ; Avis de la CPC du 11-6-1998
Article 1 -
Il est créé une mention
complémentaire coloriste-permanentiste dont la définition et
les conditions de délivrance sont fixées conformément
aux dispositions du présent arrêté.
L'accès en formation est ouvert soit aux
titulaires d'un diplôme classé au moins au niveau V relevant
du secteur de la coiffure, soit aux candidats justifiant de trois ans de
pratique professionnelle dans ce même secteur.
Article 2 -
Le référentiel
caractéristique des compétences professionnelles, technologiques
et générales requises, le règlement d'examen et la
définition des épreuves figurent respectivement en annexe I,
II et III du présent arrêté.
Article 3 -
La préparation de la mention
complémentaire coloriste-permanentiste comporte une période
de formation en entreprise de 420 à 490 heures maximum.
Article 4 -
L'examen est organisé par le
recteur dans le cadre de l'académie ou dans un cadre interacadémique
sous l'autorité des recteurs concernés.
Article 5 -
Le jury chargé de délivrer
la mention complémentaire coloriste-permanentiste est constitué
dans les conditions définies par l'arrêté du 6 juin 1988
susvisé.
Article 6 -
Sont admis à se présenter
à l'examen conduisant à la délivrance de la mention
complémentaire coloriste-permanentiste :
- les candidats visés à l'article
premier ci-dessus qui ont suivi la formation préparant à ce
diplôme ;
- les candidats qui ont occupé pendant
trois ans au moins à la date du début des épreuves un
emploi dans un domaine professionnel correspondant aux finalités du
diplôme.
Article 7 -
Sont déclarés admis à
cet examen les candidats qui ont obtenu une moyenne égale ou
supérieure à dix sur vingt à l'ensemble des
épreuves.
Article 8 -
L'arrêté du 18 juin 1976
portant création des mentions complémentaires coloriste-teinturier
et permanentiste est abrogé.
Article 9 -
La première session de la mention
complémentaire coloriste-permanentiste, organisée
conformément aux dispositions du présent arrêté,
aura lieu en 1999.
Article 10 -
Le directeur de l'enseignement scolaire
et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'exécution du présent arrêté, qui sera publié
au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation
nationale, de la recherche et de la
technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
NB - L' annexe II est publiée
ci-après. L'arrêté et ses annexes I, II et III seront
disponibles au CNDP, 13, rue du Four,75006 Paris ainsi que dans les CRDP
et CDDP.
Annexe
II
RÉGLEMENT D'EXAMEN
| MENTION
COMPLÉMENTAIRE coloriste
permanentiste |
Candidats
scolaires dans un établissement
public ou privé
sous contrat,
CFA ou section
d'apprentissage habilité, formation
professionnelle continue dans
un établissement
public |
Candidats
scolaires dans un
établissement privé
hors contrat, CFA ou
section
d'apprentissage
non habilité,
formation
professionnelle
continue en établissement
privé, candidats
justifiant de 3 années
d'activité
professionnelle |
| NATURE DES
ÉPREUVES |
COEF. |
FORME |
DURÉE |
FORME |
DURÉE |
| E.1 Conception et
réalisation de mises en forme permanente |
8 |
CCF |
|
Ponctuelle Pratique et
écrite |
5 h 30 |
| E.3 Coloration et effets
de couleur |
7 |
Ponctuelle Pratique |
3 h 20 |
Ponctuelle Pratique et
écrite |
3 h 20 |
| E.4 Étude technique
et vente - conseil |
5 |
Ponctuelle
Écrite |
1 h 30 |
Ponctuelle
Écrite |
1 h 30 |
NB : CCF = Contrôle en cours de
formation
MENTION
COMPLÉMENTAIRE
Mention
complémentaire styliste-visagiste
NOR : MENE9802449A
RLR : 545-2
ARRÊTÉ DU 12-10-1998
JO DU 20-10-1998
MEN
DESCO A6
Vu D. n° 87-851 du 19-10-1987 mod. ; D.
n° 87-852 du 19-10-1987 mod. ; A. du 6-6-1988 ; A. du 29-7-1992 mod.
; A. du 29-7-1992 ; Avis de la CPC du 11-6-1998
Article 1 -
Il est créé une mention
complémentaire styliste-visagiste dont la définition et les
conditions de délivrance sont fixées conformément aux
dispositions du présent arrêté.
L'accès en formation est ouvert soit aux
titulaires d'un diplôme classé au moins au niveau V relevant
du secteur de la coiffure, soit aux candidats justifiant de trois ans de
pratique professionnelle dans ce même secteur.
Article 2 -
Le référentiel
caractéristique des compétences professionnelles, technologiques
et générales requises, le règlement d'examen et la
définition des épreuves figurent respectivement en annexe I,
II et III du présent arrêté.
Article 3 -
La préparation de la mention
complémentaire styliste-visagiste comporte une période de formation
en entreprise de 420 à 490 heures maximum.
Article 4 -
L'examen est organisé par le
recteur dans le cadre de l'académie ou dans un cadre interacadémique
sous l'autorité des recteurs concernés.
Article 5 -
Le jury chargé de délivrer
la mention complémentaire styliste-visagiste est constitué
dans les conditions définies par l'arrêté du 6 juin 1988
susvisé.
Article 6 -
Sont admis à se présenter
à l'examen conduisant à la délivrance de la mention
complémentaire styliste-visagiste :
- les candidats visés à l'article
premier ci-dessus qui ont suivi la formation préparant à ce
diplôme ;
- les candidats qui ont occupé pendant
trois ans au moins à la date du début des épreuves un
emploi dans un domaine professionnel correspondant aux finalités du
diplôme.
Article 7 -
Sont déclarés admis à
cet examen les candidats qui ont obtenu une moyenne égale ou
supérieure à dix sur vingt à l'ensemble des
épreuves.
Article 8 -
La première session de la mention
complémentaire styliste-visagiste, organisée conformément
aux dispositions du présent arrêté, aura lieu en
1999.
Article 9 -
Le directeur de l'enseignement scolaire
et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'exécution du présent arrêté qui sera publié
au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 12 octobre 1998
Pour le ministre de l'éducation
nationale, de la recherche et de la
technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE
NB - L'annexe II est publiée ci-après.
L'arrêté et ses annexes I, II et III seront disponibles au CNDP,
13, rue du Four, 75006 Paris ainsi que dans les CRDP et CDDP.
Annexe
II
RÈGLEMENT D'EXAMEN
| MENTION
COMPLÉMENTAIRE
styliste-visagiste |
Candidats
scolaires dans un établissement
public ou privé
sous contrat,
CFA ou section
d'apprentissage habilité, formation
professionnelle continue dans
un établissement
public |
Candidats
scolaires dans un
établissement privé
hors contrat, CFA ou
section
d'apprentissage
non habilité,
formation
professionnelle
continue en établissement
privé, candidats
justifiant de 3 années
d'activité
professionnelle |
| NATURE DES
ÉPREUVES |
COEF. |
FORME |
DURÉE |
FORME |
DURÉE |
| E.1 Création d'unecoiffure
personnalisée par transformation |
5 |
CCF |
|
Ponctuelle Pratique et
écrite |
1 h 45
(1) |
| E.2 Taille, coupe et coiffage
imposés |
5 |
CCF |
|
Ponctuelle Pratique |
1 h 15 |
| E.3 Coiffure sur cheveux
longs |
5 |
Ponctuelle Pratique |
1 h 30 |
Ponctuelle Pratique |
1 h 30 |
| E.4 Étude technique
et vente - conseil |
5 |
Ponctuelle
Écrite |
1 h 30 |
Ponctuelle
Écrite |
1 h 30 |
(1) + 30 min pour passage éventuel
sous casque séchoir
NB : CCF = Contrôle en cours de
formation
ACTIVITÉS
ÉDUCATIVES
Dixième
Semaine de la presse dans l'école
NOR : MEND9802624C
RLR : 554-9
CIRCULAIRE N°98-215
DU 30-10-1998
MEN
DA
Texte adressé aux recteurs
Présentation de la dixième Semaine
de la presse dans l'école
La dixième Semaine nationale de la presse
dans l'école aura lieu, en France métropolitaine,
du lundi 15 au samedi 20 mars 1999.
Dans les DOM-TOM, les dates et les
modalités de la Semaine sont arrêtées par chaque recteur.
Depuis dix ans, la Semaine de la presse dans
l'école est une activité pédagogique de sensibilisation
aux médias d'information menée sur une grande échelle.
Ce travail d'éducation civique s'inscrit dans le cadre des initiatives
citoyennes. Il a pour objectif d'aider les élèves, de la maternelle
à l'université, à s'ouvrir sur le monde, à forger
leur identité de citoyen par la compréhension du système
des médias, par l'exercice de leur sens critique en leur donnant le
goût de l'actualité.
Il s'agit aussi de montrer, par une démarche
pédagogique inventive et pragmatique, la grande variété
des moyens d'information existants : presse écrite quotidienne ou
magazine, stations de radios, chaînes de télévision publiques
ou privées, à diffusion nationale ou régionale, nouveaux
réseaux d'information électronique, mais aussi presse faite
par les jeunes.
Cette initiative du ministère de
l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie part d'un
constat. La majorité des représentations que les élèves
ont de la réalité du monde passent par le filtre des médias.
Il est donc fondamental, pour les responsables éducatifs, de prendre
en compte cette donnée et d'initier les élèves aux
techniques, aux pratiques et aux usages des médias. Pour faire comprendre
aux élèves le monde de l'information - univers fragmenté,
complexe et mouvant -, il faut partir de leurs questions sur l'actualité
et se faire accompagner, en permanence, par les professionnels des médias.
Ce dialogue fécond est fondamental.
En 1998, 4 300 000 élèves et 280
000 enseignants ont participé à cette découverte de
l'information. 638 médias se sont associés à
l'événement : 381 titres de la presse écrite ont offert
environ 2 000 000 exemplaires aux établissements scolaires. 257 autres
médias, dont 200 radios et 42 chaînes de télévision,
se sont également associés à l'opération.
Comme l'an dernier, l'approche pédagogique
proposée aux enseignants consiste à : "Découvrir le
cheminement d'une information". Les élèves apprendront comment
une nouvelle peut devenir un événement, comment celui-ci
apparaît puis disparaît de l'actualité, comment il se
construit et se met en forme en fonction du support (écrit, parlé,
télévisé, électronique...).
En partenariat avec les professionnels des
médias, les enseignants peuvent entreprendre de multiples activités
pédagogiques : ériger des kiosques présentant les journaux
et magazines reçus, ainsi que la presse faite par les jeunes, concevoir
des ateliers d'analyse de la presse écrite ou audiovisuelle, faire
des revues de presse, mettre sur pied des débats et conférences,
participer à des visites d'entreprises, fabriquer des journaux scolaires,
monter des expositions, organiser des concours, mettre en ligne des journaux
électroniques...
Organisée par le ministère de
l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, cette
Semaine nationale est placée sous la responsabilité des recteurs
d'académie. Elle est coordonnée, au titre du ministère
de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, par
le Clemi (Centre de liaison de l'enseignement et des moyens d'information),
391 bis, rue de Vaugirard, 75015 Paris, téléphone 01 53 68
71 00, télécopie : 01 42 50 54 74, sur Internet :
<www.clemi.org>, mél : <[email protected]> en
étroite liaison avec les directions du ministère, le CNDP
<www.cndp.fr/> et son réseau décentralisé.
Une cellule de pilotage académique sera
constituée sous l'autorité du recteur dans les centres
régionaux et départementaux de documentation pédagogique
en relation avec les coordonnateurs académiques du Clemi. Cette cellule
sera chargée de l'organisation et du suivi pédagogique de la
Semaine. Elle pourrait aussi intégrer, ponctuellement, les professionnels
des médias particulièrement investis dans l'opération.
Pour participer à la Semaine de la presse
dans l'école
Un seul moyen : le minitel, un seul code : 36
14 EDUTEL mot clé presse.
Les enseignants qui n'ont pas accès au
minitel sont invités à contacter leur inspection académique
ou leur CRDP-CDDP, qui pourront les inscrire.
Les établissements scolaires s'inscrivent
du lundi 11 janvier 1999 à 14 heures
au vendredi 5 février à 18 heures
; les médias d'information s'étant
inscrits préalablement, du lundi 23 novembre 1998 au vendredi 18
décembre à 18 heures. Comme dans tout système
télématique, il est impératif de suivre attentivement
les instructions du serveur. Sur le minitel, 36 14 EDUTEL mot clé
presse, les enseignants choisissent et réservent des titres (un exemplaire
par titre et par établissement scolaire), que ceux-ci soient
distribués par les messageries de presse ou qu'ils assurent
eux-mêmes leur diffusion.
Mise en garde importante :
Ce choix doit être fait avec
le plus grand soin par le responsable pédagogique du projet et sous
sa responsabilité. En effet, tous les titres vendus chez les marchands
de journaux sont susceptibles de participer à la Semaine, quels qu'en
soient l'opinion, l'illustration, le contenu rédactionnel ou la ligne
éditoriale. Aussi est-il fondamental que le choix des titres corresponde
à un réel projet pédagogique et que cette activité
soit menée en respectant le pluralisme et la sensibilité des
élèves. La Semaine de la presse dans l'école n'a pas
pour finalité de faire la promotion d'un titre ou d'un courant de
pensée. Il s'agit, à cette occasion, de passer les médias
au crible de l'intelligence et de bien montrer aux élèves
l'importance d'une lecture critique de la presse par la mise en perspective
et la comparaison des informations.
Concernant la participation de la presse d'opinion,
la Semaine de la presse dans l'école doit être l'occasion de
former des esprits indépendants et responsables, ouverts aux idées
de liberté, de justice, de tolérance et de solidarité.
C'est la force de notre démocratie que d'accueillir des opinions parfois
gênantes et d'en débattre sur la base de la prise en compte
de la dignité des élèves et le respect des lois de la
République.
Tous les titres choisis ne sont pas livrés
directement aux établissements. Certains titres offrent leur numéro
le plus récent aux établissements par l'intermédiaire
des messageries. Les enseignants choisissent alors, sur minitel, le
dépôt où ils iront retirer leur "colis-presse",
le matin du mardi 16 mars 1999.
Cette disposition a été retenue
pour que les élèves disposent des quotidiens nationaux du lundi.
D'autres titres (presse non diffusée par les messageries ou invendus
plus anciens) sont envoyés directement aux établissements par
la Poste et sous la responsabilité des éditeurs.
Après leur inscription, les enseignants
reçoivent, à l'adresse qu'ils ont indiquée sur le minitel,
un "bon de retrait" qui leur permet de retirer le "colis-presse" chez un
dépositaire des messageries. Pendant la Semaine de la presse dans
l'école, les dépositaires acceptent de travailler gratuitement
malgré l'importante charge que cela représente. Il est
demandé aux enseignants de leur faciliter le travail : prise de
rendez-vous préalable, respect des impératifs techniques du
travail dans les dépôts (travail de nuit) et remise du "bon
de retrait" en échange du "colis-presse".
Pour organiser les animations pédagogiques
La Semaine de la presse dans l'école laisse
toute initiative pédagogique aux équipes éducatives.
Les enseignants doivent contacter directement les professionnels des médias
qu'ils souhaitent accueillir. À l'occasion des débats et tables
rondes, il est très souhaitable qu'un ordre du jour soit établi,
les thèmes précisés, les questions des élèves
recensées... Les professionnels des médias sont très
sollicités pendant la Semaine et désirent être efficaces
lors de leurs interventions. Rien n'interdit aux établissements scolaires
de prolonger la Semaine si l'emploi du temps des journalistes est trop rempli
et dans la mesure où le chef d'établissement donne son
accord.
Un dossier pédagogique conçu par
le Clemi, comprenant notamment conseils, séquences d'activités,
documents d'information, bibliographie et cahiers d'évaluation
(enseignants et élèves), est envoyé à tous les
établissements scolaires inscrits sur minitel. Il leur est adressé,
avec le "bon de retrait" et deux affiches, environ dix jours après
leur inscription.
Les trois principes de la Semaine de la presse
dans l'école
Le partenariat.
Plusieurs institutions s'associent
pour la Semaine : le système éducatif, les médias
d'information et les messageries de presse. Chacune d'elles est responsable
de son domaine d'activité. L'école assure l'accueil de la presse
et le travail pédagogique avec les élèves (débats,
ateliers...) ; les éditeurs de presse garantissent le nombre et la
date des quotidiens et des magazines mis à la disposition des
établissements, ils incitent les professionnels de l'information à
participer aux animations organisées par les enseignants. Les messageries
et la Poste gèrent l'acheminement des exemplaires.
Le volontariat.
Chaque établissement scolaire,
média et dépôt de messageries est libre de participer,
ou non, à la Semaine de la presse. Chacun décide de son degré
d'implication.
La gratuité.
Enseignants, professionnels de
l'information et dépositaires des messageries acceptent de travailler
gratuitement à cette occasion et consentent à donner beaucoup
de temps et d'argent pour que la Semaine soit une réussite.
Il est souhaitable que le plus grand nombre de
responsables éducatifs d'écoles, de collèges, de
lycées et d'établissements de formation participent à
la dixième Semaine de la presse dans l'école et contribuent
à accroître son succès. Nous confirmerons ainsi la
capacité du système éducatif à accueillir des
démarches pédagogiques originales et à s'ouvrir au monde
qui l'entoure. Nous démontrerons aussi la capacité de l'école
à former des citoyens de demain actifs et responsables.
Pour le ministre de l'éducation
nationale, de la recherche et de la
technologie
et par délégation,
La directrice de l'administration
Hélène BERNARD