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Bulletin Officiel
de l'Education Nationale
 

N°34 du 17 septembre

1998

www.education.gouv.fr/bo/1998/34/ensel.htm - vaguemestre@education.gouv.fr


ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE

ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Campagne nationale sur le nouveau partenariat école-famille : confiance et ouverture
NOR : SCOE9802385N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N° 98-186 DU 9-9-1998
MEN
DESCO B6


Réf. : D. n° 90-788 du 6-9-1990 ; D. n° 85-924 du 30-8-1985
Texte adressé aux recteurs ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspecteurs de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement ; aux directeurs d'école

OBJECTIF

La Semaine des parents à l'école est une action destinée à instaurer un partenariat éducatif durable avec les parents dans un esprit d'ouverture, de confiance réciproque, de respect mutuel.

Le thème proposé par le ministère pour animer cette campagne nationale est "Parents vous avez besoin de l'école, l'école a besoin de vous".

Au sein de la collectivité scolaire, la qualité des relations qu'entretiennent les personnels et les parents constitue un atout majeur pour la pleine réalisation de la mission confiée au système éducatif.

La période de la rentrée scolaire, grâce aux actions d'accueil et d'information des familles qui sont conduites dans les écoles et les établissements secondaires, représente dans l'année une première occasion de prise de contact et d'échanges mutuels entre les personnels et les parents.

Organisée pour la 2e année consécutive il y aura ensuite la Semaine des parents à l'école qui se déroulera du 12 au 17 octobre dans les écoles et les établissements du second degré. Elle doit correspondre à un moment privilégié de partenariat pour favoriser l'information, la concertation, la réflexion sur le rôle des parents à l'école.

Les élections des représentants des parents d'élèves aux conseils d'école et aux conseils d'établissement auront lieu à l'issue de cette Semaine des parents à l'école, les 16 et 17 octobre 1998. Ainsi cette semaine constitue l'occasion de faire mieux connaître aux parents la mission de leurs représentants, leur rôle dans la vie de l'école et dans les instances de concertation et de décision. Ils y seront informés des enjeux et des modalités pratiques de ce scrutin, ainsi que des moyens d'information mis à la disposition des associations (panneaux d'affichage, envoi des professions de foi, etc.).

Pour la première fois, une campagne nationale d'information, basée sur des affiches et des messages radiophoniques, annoncera la Semaine des parents à l'école et invitera les familles à participer à la Semaine des parents à l'école. Les responsables d'établissements veilleront à ce que l'affichage soit visible à l'extérieur et pas seulement à l'intérieur. Cette semaine sera organisée en partenariat avec les représentants des fédérations et des associations de parents et de familles qui interviennent habituellement dans la vie des établissements. Les activités seront regroupées autour de deux axes principaux :

1 - Voir et comprendre

La Semaine des parents à l'école sera l'occasion pour les parents de découvrir l'école ou l'établissement dans lequel leur enfant est scolarisé, son fonctionnement, le projet pédagogique et éducatif, le travail des équipes pédagogiques. Les sujets à aborder sont variés :

- les moments de la journée scolaire (les parents pourront accompagner leurs enfants au cours de la journée : cantine, heure de la sieste en maternelle, récréation, BCD, CDI, ou travaux pratiques) ;

- le rôle des différents personnels ;

- les instances de concertation et de décision dans les écoles et les établissements (conseil d'école, d'administration, de classe, etc.) ;

- les associations (foyer socio-éducatif, coopératives scolaires, associations sportives, etc.), leurs statuts, leurs fonctions ;

- les activités périscolaires.

Cette semaine doit surtout donner aux parents la possibilité de mieux comprendre le système éducatif et la scolarité de leurs enfants. Les échanges avec les familles pourront porter sur les thèmes suivants :

- le rôle des représentants des parents d'élèves, et leur participation aux différentes instances ;

- le règlement intérieur de l'école ou de l'établissement, la charte de vie scolaire, son élaboration et sa mise en œuvre ;

- la communication entre l'école ou l'établissement et les familles (bulletin scolaire, carnet de correspondance, emploi du temps, cahier de textes, "codes" de l'école) ;

- les programmes, leur finalité, leurs objectifs ;

- le projet d'école ou d'établissement, la place des parents dans le projet ;

- le rôle des parents dans les apprentissages scolaires ;

- l'évaluation des élèves ;

- l'éducation à l'orientation ; le sens des procédures d'orientation et d'affectation ;

- l'éducation à la santé et à la citoyenneté.

2 - Participer à la vie de l'établissement

La Semaine des parents à l'école doit être un moment d'échanges et de réflexion entre tous les parents d'élèves et l'institution scolaire.

Cela pourra s'exercer à travers des exposés, des tables rondes, des ateliers, des groupes de travail.

Les personnels de l'éducation nationale apporteront les informations souhaitées, feront part de leur expérience et de leurs difficultés éventuelles, tandis que les parents seront invités à s'exprimer le plus largement possible, par exemple en expliquant comment ils voient l'école de leurs enfants et comment ils souhaiteraient qu'elle soit.

La réflexion engagée pendant cette semaine doit se poursuivre, tout au long de l'année, à partir des idées et des propositions qui se seront exprimées dans ce cadre, notamment sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer le fonctionnement et la vie de l'établissement, et sur la manière dont les parents peuvent y contribuer.

Les responsables des établissements se donneront les moyens de contacter, à cette occasion, ou ultérieurement, toutes les familles. Les aides éducateurs et partenaires seront sollicités.

Cette semaine doit évidemment s'articuler avec la semaine des "Initiatives citoyennes à l'école" qui lui succède volontairement afin de permettre des actions communes aux deux thèmes.

Je vous demande d'appeler l'attention de tous les personnels concernés sur l'intérêt de cette semaine. Celle-ci n'a de chance de réussir que si les personnels comprennent l'importance de cette démarche de partenariat avec les parents. Elle prend en effet tout son sens si elle réussit à rassembler les compétences et les volontés de chacun dans son domaine respectif pour renforcer la réussite scolaire des enfants et des adolescents.

La ministre déléguée,
chargée de l'enseignement scolaire
Ségolène ROYAL

ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Opération "Le Parlement des enfants"
NOR : SCOE9802294N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N° 98-180 DU 9-9-1998
MEN
DESCO A9


Texte adressé aux recteurs d'académie ; au directeur de l'académie de Paris ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux vice-recteurs de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna ;
au directeur de l'enseignement de Mayotte ; au chef du service de l'éducation nationale de Saint-Pierre-et-Miquelon

oDans le cadre d'une éducation à la citoyenneté s'appuyant sur une présentation concrète de notre système parlementaire, monsieur Fabius, président de l'Assemblée nationale, organise, à l'intention des élèves de CM2, la séance du sixième "Parlement des enfants" dans les locaux de l'Assemblée nationale le 5 juin 1999.

I - Sélection des classes

Les classes de CM2 de l'enseignement public et de l'enseignement privé sous contrat, y compris les classes à plusieurs niveaux comportant un CM2, manifestent leur souhait de participer à cette opération en adressant aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale avant le 12 octobre 1998, un dossier de candidature.

Ce dossier comprend les coordonnées de la classe et de l'école, le nom de l'instituteur ainsi que celui du député de la circonscription où est située l'école et le numéro de la circonscription électorale dans le département. Il indique les raisons pour lesquelles la classe veut participer au "Parlement des enfants", en 30 lignes maximum.

Entre le 12 et le 26 octobre 1998, l'inspecteur d'académie après consultation, s'il le juge utile, d'une commission de sélection, choisit impérativement, au vu des dossiers, une classe par circonscription. Si une circonscription ne dispose pas de classe candidate, il est demandé aux inspecteurs d'académie de bien vouloir en désigner une.

Il vous est demandé de veiller tout particulièrement à établir, dès cette phase, une stricte adéquation entre l'adresse des classes et les circonscriptions électorales. Pour vous aider dans cette tâche, le ministère de l'intérieur se charge de désigner, dans chaque préfecture, un correspondant auprès duquel vos services pourront effectuer les vérifications nécessaires.

La liste des classes retenues dans chaque département devra impérativement être adressée à la direction de l'enseignement scolaire avant le 26 octobre 1998, conformément au calendrier fixé, figurant dans le tableau annexé. Cette liste sera établie sur le formulaire type n°1 (non publié) annexé à l'exemplaire de la présente note qui sera adressé à chaque inspecteur d'académie.

II - Travaux des classes désignées

Le travail des classes retenues consiste à élaborer une proposition de loi, sur le thème de leur choix, comprenant un exposé des motifs d'une page et trois articles au maximum également rédigés en une page (format 21 x 29,7). Cette formule présente l'avantage de faire entrer les élèves dès le début dans le jeu parlementaire en "grandeur réelle" et de rendre plus vivante la séance publique grâce au vote des "députés-juniors" désignés selon les modalités définies au titre III ci-dessous. Les classes ont aussi à présenter deux questions, l'une au ministre et l'autre au président de l'Assemblée nationale.

L'Assemblée nationale envoie aux classes, avant le 23 novembre 1998, un colis pédagogique et les informe qu'elles ont la possibilité de visiter le Palais Bourbon les lundi et vendredi du 11 janvier au 30 avril 1999, et qu'elles peuvent prendre contact avec leur député dès décembre. Le colis pédagogique contient des brochures destinées à chaque élève, ainsi qu'une documentation exhaustive sur l'Assemblée nationale permettant à l'enseignant de préparer et d'animer les travaux de sa classe.

III - Délégués des élèves : leur désignation - leur accompagnateur

Les élèves des classes de CM2, retenues par les inspecteurs d'académie en octobre 1998, délèguent un de leurs camarades, pour les représenter à l'Assemblée nationale. Les 577 enfants ainsi désignés siègeront donc à l'Assemblée nationale le 5 juin 1999. Un suppléant doit être également désigné afin de pallier une éventuelle défaillance de l'élève choisi.

Le maître informe ensuite les familles concernées de l'opération et s'assure de l'accord de principe de ces familles pour autoriser leur enfant à participer à la séance à l'Assemblée nationale ainsi que pour l'accompagner à Paris (une personne par enfant).

Avant le 11 janvier 1999, le directeur d'école envoie à l'inspecteur d'académie le nom de l'élève qui sera le représentant de sa classe, et de son suppléant ainsi que le nom et l'adresse de l'accompagnateur. Ces informations seront adressées à la direction de l'enseignement scolaire par les inspecteurs d'académie avant le 20 janvier 1999, sur le formulaire type n° 2 (non publié) annexé à l'exemplaire de la présente note qui leur sera adressé.

L'accord écrit des personnes concernées sur la communication de leur adresse personnelle doit être préalablement recueilli.

Il doit être bien précisé que l'accompagnateur est choisi par la famille : c'est l'un des parents ou une personne nommément désignée par elle. Pour des raisons liées au régime particulier de responsabilité applicable aux enseignants, l'accompagnement d'un élève par le maître de la classe doit rester exceptionnel et n'intervenir que sur demande expresse de la famille.

Il est nécessaire d'éviter, pour des motifs d'organisation, de procéder à des modifications dans la désignation des accompagnateurs. Sauf cas de force majeure, seules les demandes dûment justifiées et présentées dans un délai raisonnable pourront être acceptées.

IV - Détermination des classes lauréates au plan académique et au plan national

Les classes adressent leurs travaux aux rectorats avant le 10 mars 1999 (il est précisé qu'aucun de ces travaux ne pourra être restitué).

Les jurys académiques se réunissent entre le 16 et le 22 mars 1999, sélectionnent les deux meilleures propositions de loi et désignent la classe lauréate académique parmi les deux classes rédactrices de ces propositions, selon les critères suivants :

- la proposition doit correspondre à une production réelle des enfants, respectant leur raisonnement et leur expression ;

- la proposition rend compte de la réflexion de futurs citoyens sur les problèmes de société ;

- la proposition doit se traduire dans les faits par une action réelle ;

- l'exposé des motifs de la proposition est destiné à être lu à la tribune lors de la séance publique du Parlement des enfants.

Indépendamment des propositions de loi, les jurys académiques sélectionnent d'une part, une question au ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, d'autre part, une question au président de l'Assemblée nationale.

Les propositions de loi ainsi que le jeu des deux questions retenues sont transmis à la direction de l'enseignement scolaire avant le 29 mars 1999.

Le jury national, composé de membres de l'éducation nationale et de personnalités choisies pour leurs compétences, se tient avant le 5 mai 1999. Il sélectionne les dix meilleures propositions, sans les classer, selon les critères précédemment définis, dans l'ensemble des copies envoyées par les académies et les territoires d'outre-mer.

Ces 10 propositions sont imprimées et envoyées à toutes les classes avant le 12 mai 1999, pour que celles-ci en débattent et donnent leur avis au "député junior" sur celle qui leur paraît la meilleure. Il n'est pas possible en effet aux "députés juniors" de prendre connaissance de 10 textes et de faire leur choix le jour de la séance. Le palmarès résultera du vote des "députés juniors", d'abord le matin en commission, puis l'après-midi en séance publique.

Les deux questions destinées à être posées respectivement au ministre et au président de l'Assemblée nationale sont choisies parmi les questions sélectionnées par les jurys académiques.

Les enseignants des classes lauréates académiques et des classes lauréates nationales seront invités par l'Assemblée nationale à la journée du 5 juin 1999.

La classe lauréate de chaque académie recevra de l'Assemblée nationale un prix, d'un montant de 1 200 F, destiné à l'acquisition de livres. Les écoles concernées adresseront à cet effet, avant le 5 mai 1999, date impérative, à l'Assemblée nationale les relevés d'identité bancaire ou postale permettant le versement de cette somme.

Les 10 classes retenues au plan national recevront un camescope. Enfin, chaque classe participante sera destinataire du Journal officiel, de la cassette audiovisuelle et du poster rendant compte de la séance du 5 juin 1999.

V - Voyage et déroulement de la journée du 5 juin 1999

L'organisation de cette phase de l'opération est assurée par l'Assemblée nationale.

Le président de l'Assemblée nationale écrit personnellement aux familles (aux noms et adresses envoyées en janvier 1999 au ministère) ainsi qu'aux enseignants, lauréats académiques et nationaux, pour les inviter.

Les services de l'Assemblée se chargent d'informer les familles et les enseignants lauréats des modalités pratiques du voyage, du séjour et du déroulement de la journée à Paris. Il est précisé que les frais de transport seront intégralement remboursés par l'Assemblée nationale, les cas particuliers faisant l'objet d'un examen spécial.

Le 5 juin 1999, l'ensemble des élèves délégués (avec chacun un accompagnateur) et les enseignants lauréats sont accueillis à l'Assemblée nationale.

Vous trouverez ci-joint le calendrier récapitulatif de l'ensemble de l'opération.

Je vous prie de bien vouloir veiller scrupuleusement à la mise en œuvre et au respect des délais fixés.

Le regroupement d'informations et la gestion d'opérations concernant 577 classes et plus de 1 100 personnes (élèves, accompagnateurs et enseignants lauréats) constitue une lourde charge, aussi bien pour les services du ministère que pour ceux de l'Assemblée nationale. Le concours que vous apporterez à la réalisation de cette opération nationale contribuera, comme les années précédentes, à sa pleine réussite.

La ministre déléguée,
chargée de l'enseignement scolaire
Ségolène ROYAL

PARLEMENT DES ENFANTS 1999 - CALENDRIER

septembre
1998

octobre
1998

novembre
1998

décembre 1998

janvier
1999

février
1999

mars
1999

avril
1999

mai
1999

juin
1999

-information des écoles par les inspecteurs d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale         Avant le 01/3:
-envoi par l’A.N. de la circulaire "transports et organisation de la journée" aux familles.
  Avant le 09/4:
-transmission de ces travaux à l’A.N.
Avant le 05/5:
-transmission par les écoles lauréates d’aca-démie, directe-ment à l’A.N., des RIB ou RIP permettant le versement du prix de 1.200F.
Le 5 juin :
Parlement
des enfants
17/9:
-publication au
B.O. de la note de service annonçant l’opération.
 Avant le 12/10:
-envoi par les enseignants de
CM2 du dossier de candidature à l’inspection académique.
  Avant le 11/1:
-envoi par les classes du nom du député junior et de celui de son suppléant à l’inspection académique.
Avant le 10/3:
-remise des travaux (propositions de loi + questions) par les classes aux rectorats.
Le 4 ou 5/5:
-réunion du jury national
  Entre le 12 et le 26/10:
-sélection des classes participantes par les I.A.
Avant le 23/11:
-l’A.N. envoie aux classes le colis pédagogique.
  Avant le 20/1:
-transmission des noms des députés juniors à la DESCO qui les transmet à l’Assemblée nationale.
  Entre le 16 et 22/3:
-réunion des jurys académiques et sélection des propositions et des questions.
Le 16 avril :
-l’A.N. envoie aux familles et aux instituteurs des classes lauréates badges et invitations.
Avant le 12/5:
-impression des 10 propositions de loi retenues pour envoi par l'A.N. aux classes.
 
  Avant le 26/10:
-transmission des classes retenues à la DESCO qui les transmet à l’A.N.
        Avant le 29/03:
-envoi des travaux sélectionnés par les jurys académiques à la
DESCO.
  Entre le 18/5 et le 05/6:
-discussion des propositions de loi dans les classes.
 

Du 11 janvier au 30 avril = visite de l'Assemblée nationale par les classes tous les lundi et vendredi - Inscriptions au 01 40 63 63 08

Renseignements généraux sur le Parlement des enfants : 01 40 63 66 46

ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Opération "Lire en fête" année 1998-1999
NOR : MENE9802268N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N° 98-178 DU 9-9-1998
MEN
DESCO A9

oLa fête nationale "Lire en fête" aura lieu cette année les 16, 17 et 18 octobre 1998. "Lire en fête" garde pour vocation de mettre en lumière les initiatives dans le domaine du livre et de la lecture et permet, comme chaque année, de valoriser les créations littéraires des élèves, notamment par de nombreuses manifestations nationales et régionales ainsi que tout autre projet d'animation.

S'associant comme les années précédentes à cette opération, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie ouvre son traditionnel concours d'écriture à tous les élèves des collèges et des lycées.

Alors que l'on se prépare à commémorer le 450e anniversaire de la "Défense et illustration de la langue française", le programme Internet se développe à grande vitesse. Dans ce contexte, voici les deux thèmes proposés, l'un pour les collèges, l'autre pour les lycées.

Collèges

Vous êtes un archéologue du XXIIIe siècle. En dégageant des ruines de la fin du premier millénaire, vous découvrez un étrange objet constitué de feuilles de papier et portant des signes qui ressemblent à une écriture.

Vous essayez d'imaginer ce qu'est cet objet et l'usage que les hommes de son temps ont pu en faire.

Lycées

Dans la "Défense et illustration de la langue française", dont on fête aujourd'hui le 450e anniversaire, Joachim Du Bellay plaide pour que les poètes et les philosophes ne craignent pas d'utiliser les langues "vulgaires", c'est-à-dire les langues autres que le latin. Pour exprimer les pensées neuves ou les émotions du cœur, le français lui paraît tout aussi digne que le latin qui reste, au XVIe siècle encore, une grande langue internationale de communication et de culture que l'on peut lire et écrire dans toute l'Europe.

Aujourd'hui, par une sorte d'étrange symétrie, le développement des nouvelles techniques de l'information et de la communication semble donner à l'anglais le rôle que tenait le latin avant la Renaissance.

Mettez en scène une discussion entre deux personnes qui défendent, l'une, l'idée chère à Du Bellay de la force et de la puissance du français et, plus généralement, de la diversité linguistique, l'autre, la nécessité d'une langue internationale de communication permettant à tous les hommes de se comprendre et de se lire.

Les travaux peuvent être individuels ou collectifs, libres ou guidés. Le cadre doit rester scolaire et tenir compte de la disponibilité de l'équipe éducative. Ces travaux peuvent, si les conditions s'y prêtent, faire l'objet d'un projet d'actions éducatives ou d'un atelier de pratique artistique.

Ces travaux (une œuvre par classe) devront être achevés et transmis aux recteurs d'académie avant le 29 novembre 1998, pour une première sélection. Les quatre meilleures œuvres de chaque académie (deux pour les collèges, deux pour les lycées) seront envoyées au ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, direction de l'enseignement scolaire, bureau des actions éducatives, culturelles et sportives, DESCO A9, 107, rue de Grenelle, bâtiment A, 75007 Paris, au plus tard le 31 janvier 1999. Un jury national désignera les meilleurs travaux. Les lauréats recevront des chèques-lire à titre individuel et pour le centre de documentation et d'information de leur établissement.

Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE


ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Journée mondiale du refus de la misère
NOR : MENE9802293N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N° 98-179 DU 9-9-1998
MEN
DESCO A9


Texte adressé aux recteurs d'académie ; au directeur de l'académie de Paris ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale


oLe 17 octobre 1987, cent mille défenseurs des Droits de l'homme se rassemblaient sur le parvis du Trocadéro à Paris pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter ces droits. Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, devenue Journée mondiale du refus de la misère, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l'exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées.

Chacun doit se mobiliser et plus particulièrement la communauté éducative. Depuis 1994, tous les établissements scolaires sont invités à s'associer à la Journée mondiale du refus de la misère. Cette année encore, cette journée doit permettre de sensibiliser les enfants aux Droits de l'homme et à la lutte contre la misère, de leur donner l'occasion d'exprimer leur propre refus que d'autres enfants soient rejetés de la société.

Le thème retenu cette année est "Pauvreté, droits de l'homme et développement" avec pour slogan : "La misère est violation des droits humains, la refuser, c'est bâtir l'avenir de tous".

Cette journée du 17 octobre doit être un moment fort dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les élèves et les faire réfléchir aux situations de pauvreté. Par conséquent, je vous invite à soutenir toute action conduite par les enseignants auprès des élèves afin de les amener à prendre conscience de la dimension historique et de l'actualité de ce fléau en France et dans le monde.

Contact : Journée mondiale du refus de la misère, 33, rue Bergère, 75009 Paris, tél. 01 42 46 81 95, Internet : http ://www.easynet.fr/oct.17

Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE


INSTRUCTIONS PÉDAGOGIQUES
Éducation à la solidarité internationale
NOR : MENC9802379N
RLR : 525-0
NOTE DE SERVICE N° 98-185 DU 9-9-1998
MEN
DRIC B2


Texte adressé aux recteurs ; aux vice-recteurs ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissement ; aux directeurs et directrices d'écoles primaires

oL'éducation au développement et à la solidarité constitue un élément essentiel de l'apprentissage de la citoyenneté. Elle vise à faire prendre conscience aux élèves de l'interdépendance des régions du monde, de la solidarité entre les peuples dans le processus de mondialisation en cours, et plus particulièrement de la réalité économique, sociale et culturelle des pays en développement.

Thème mobilisateur

Dans cette logique, il est proposé que le thème mobilisateur de l'éducation à la solidarité internationale pour les années scolaires 1998-1999 et 1999-2000 soit "Demain le monde : l'éducation pour tous".

Ce thème est en cohérence avec la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui prévoit le droit à l'éducation et avec la Convention internationale des droits de l'enfant.

Temps fort

L'un des temps forts de l'éducation à la solidarité internationale, qui se poursuit d'ailleurs durant toute l'année scolaire, est la Semaine à l'école de la coopération et de la solidarité internationale, qui sera cette année la semaine du 16 au 21 novembre, coïncidant avec la Journée des droits de l'enfant (le 20).

Les enseignants seront attentifs à éveiller les élèves à la notion de développement durable, qui allie l'économique au social et au respect de l'environnement dans le souci des générations futures.

Cette semaine d'animation s'appuie sur des actions éducatives concrètes et met en valeur les activités en cours (correspondance scolaire, appariements d'établissements scolaires, projets d'actions éducatives, partenariat éducatif Nord-Sud) grâce à des expositions, des débats, des spectacles, des publications, etc.

De telles initiatives s'inscrivent dans le cadre du projet d'école et du projet d'établissement des collèges et des lycées.

Partenariat éducatif Nord-Sud

L'éducation à la solidarité internationale trouve son prolongement dans l'opération "Partenariat éducatif Nord-Sud" engagée depuis plus de dix ans avec les ministères chargés de la coopération et de la francophonie, de l'agriculture et de la pêche.

Cette action interministérielle a pour vocation de soutenir des projets de développement concrets, résultats d'une solidarité active réelle entre des établissements scolaires français et des établissements scolaires des pays en développement.

Ce partenariat se caractérise par l'investissement commun d'établissements, groupes d'établissements ou d'acteurs du système éducatif du Nord et du Sud sur des projets spécifiquement éducatifs visant à un enrichissement culturel réciproque des deux partenaires, à l'amélioration de la connaissance de l'autre et à l'établissement de liens durables entres les jeunes et les adultes impliqués.

Cette opération reçoit l'appui institutionnel du ministère des affaires étrangères - coopération et francophonie. Les projets, présentés par dossiers, doivent satisfaire aux termes de la note de service interministérielle "Partenariat éducatif Nord-Sud" publiée chaque année au B.O., et peuvent recevoir, après agrément de la commission nationale interministérielle une subvention du ministère précité qui peut atteindre jusqu'à 50 % du financement mobilisé par les partenaires.

Ressources extérieures

Il est rappelé que les chefs d'établissement peuvent s'attacher le concours des collectivités territoriales engagées dans des actions de coopération, ainsi que celui d'intervenants extérieurs qualifiés, offrant toutes garanties au regard du service public, notamment les centres de recherche, de documentation et de formation, ainsi que les organisations non gouvernementales de solidarité internationale. Il en est de même pour les mouvements associatifs assurant une mission d'information, d'aide et d'éducation en matière de développement, conformément aux dispositions de l'arrêté relatif aux relations du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie avec les associations qui prolongent l'action de l'enseignement public (arrêté du 23 février 1993 et circulaire n° 93-136 du 25 février 1993).

Bilan de l'éducation au développement

Avant fin mars 1999, les correspondants académiques chargés de ce dossier voudront bien établir, en liaison, en tant que de besoin, avec les différents acteurs impliqués, un bilan des actions menées dans les établissements scolaires ou aux niveaux départementaux et académiques.

Ce bilan pourra notamment être renvoyé à l'adresse suivante : secrétariat de la campagne "Demain le monde", 32, rue Le Peletier, 75009 Paris, en vue de la publication d'une synthèse sur le déroulement et les résultats de la campagne.

Bibliographie

- Éducation au développement, de Bruno Riondet, 1996, Hachette Éducation et CNDP, 29, rue d'Ulm, 75005 Paris.

- Catalogue "Découvrir le monde" - Orcades 1997-98.

- Déclaration de Jomtien 1990. Éducation pour tous.

- Guide des échanges culturels France-Afrique - Centre et développement, 9, rue de la Poste, 38000 Grenoble.

- Revue Médianes - ibidem.

- Guide du partenariat Nord-Sud pour le livre et la lecture - ibidem.

- L'éducation des filles, un impératif moral, UNICEF, 1992.

- Éduquer ou périr (Éducation en Afrique de l'Ouest) UNICEF - UNESCO 1990.

- La situation des enfants dans le monde 1999 : l'éducation pour tous - UNICEF, (à partir déc. 1998).

- L'éducation, un trésor est caché dedans : rapport à l'UNESCO de la commission internationale sur l'éducation pour le XXIème siècle présidée par Jacques Delors - Odile Jacob.

- École et Tiers Monde de Sylvain Loutir, coll. Dominas - Flammarion.

- Et vous, que pensez-vous ? de Françoise Ferrand, Université populaire Quart Monde.

- Alliou et Jean, enfants du Sénégal - éd Sciences et service Quart Monde.

Vidéos

- Le temps de la classe - production Grad

- Les petits écoliers - production Grad

- L'école en Côte d'ivoire - production CNDP

- Les enfants disent que c'est une école - production CIMADE.

Diapos

- L'école d'Ourour au Sénégal - production GRAD.

Adresses utiles

- Ministère des affaires étrangères (coopération et francophonie), département de l'information et de la communication, 20, rue Monsieur, 75700 Paris.

- Réseau d'information Tiers Monde, 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris.

Pour le ministre de l'éducation nationale
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le délégué aux relations internationales
et à la coopération
Albert PRÉVOS