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Bulletin Officiel
de l'Education Nationale
 

N°22 du 28 mai

1998

www.education.gouv.fr/bo/1998/22/ - [email protected]

ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE

 

ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE
NOR : MENE9801248C
RLR : 514-6 ; 525-4
CIRCULAIRE N°98-105
DU 11-5-1998
MEN
DESCO A1

Enseignement des langues vivantes étrangères


Texte adressé aux recteurs d'académie ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale 


o La maîtrise des langues vivantes étrangères est aujourd'hui le gage d'une ouverture de tous les élèves sur le monde, en même temps qu'un facteur décisif d'insertion sociale et professionnelle.

L'enseignement des langues vivantes doit avoir pour objectif prioritaire de conduire progressivement tous les élèves à une pratique effective des langues vivantes en situation de communication.

Une réflexion est actuellement menée en vue d'une réforme profonde de cet enseignement dans l'ensemble du système éducatif. Elle est axée sur la continuité de l'apprentissage au long du cursus, le développement des compétences des élèves à l'oral, le recours à de nouvelles approches pédagogiques incluant notamment l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC).

La présente circulaire a pour objet de définir les modalités d'extension de l'enseignement des langues vivantes étrangères à l'école élémentaire (généralisation à la rentrée de 1998 au CM2 et au CM1 à la rentrée de 1999), et de préciser les moyens destinés à améliorer les compétences en langue, notamment en communication, des élèves de l'enseignement secondaire.

I - L'extension de l'enseignement des langues vivantes étrangères à l'école élémentaire

La rentrée de 1998 marque le début d'une généralisation progressive de l'enseignement, à l'école primaire, d'une langue vivante choisie par les parents. Ce choix se fera en fonction des langues vivantes offertes en sixième dans le collège du secteur afin que soit assurée une continuité de l'apprentissage entre l'école et le collège. Je souhaite que, dès la rentrée scolaire de 1998, les élèves des classes de CM2 bénéficient d'un enseignement régulier de langue vivante. Pour septembre 1999, je vous demande d'étendre cet enseignement au CM1. Si cet enseignement leur est proposé pour la première fois, les parents choisiront la langue étudiée par leur enfant dans les classes de CM2 à la rentrée 1998 et dans celles de CM1 à la rentrée 1999. En revanche, et à titre transitoire, ce choix ne sera pas obligatoirement offert dans les classes où l'enseignement d'initiation à une langue étrangère (EILE) est actuellement implanté. Progressivement, tous les parents pourront choisir la première langue vivante étudiée par leur enfant selon des modalités identiques dans toutes les écoles.

L'enseignement des langues à la rentrée de 1998 s'adressera prioritairement aux élèves des classes de CM2 homogènes et à ceux des classes à deux cours (CM1/CM2). Il s'appuiera sur l'enseignement d'initiation aux langues étrangères (EILE) tel qu'il fonctionne dans les départements où il existe, et reprendra, tant ses objectifs et ses modalités pédagogiques que son organisation reposant sur des personnels linguistes compétents pour dispenser cet enseignement : enseignants du premier et du second degré, assistants étrangers, intervenants extérieurs agréés.

Ce dispositif ne remet pas en cause les initiations à une langue vivante existant au cours élémentaire et au cours moyen (cf. CE1, CE2, CM1 sans frontière) lorsqu'elles donnent satisfaction. Des matrices des séries vous seront adressées pour duplication en fonction de vos besoins.

1 - Les contenus de l'enseignement

L'enseignement d'une langue vivante étrangère aux élèves de CM2 se distingue de l'initiation mise en place en septembre 1995 (cf. CE1, CE2, CM1 sans frontière) en ce qu'il donne lieu à des apprentissages linguistiques dispensés par des enseignants et des intervenants possédant des compétences en langue. Cet enseignement d'au moins une heure et demie par semaine, réparti autant que possible en séquences courtes et régulières met l'accent sur la communication orale présentée en situation. Il se donne les objectifs suivants :

- développer la capacité de compréhension des élèves et les entraîner notamment à écouter, percevoir, reconnaître et reproduire les rythmes, sonorités, intonations de la langue étudiée et, plus généralement, ses caractéristiques phonologiques,

- amener les élèves à s'approprier, pour pouvoir s'exprimer, quelques expressions courantes présentées dans des situations fonctionnelles, variées et motivantes (dialogues, saynètes, jeux, chansons).

Les maîtres choisissent les outils pédagogiques les plus adaptés à la mise en oeuvre de cet enseignement (supports sonores, iconographiques, audiovisuels, multimédia).

Des orientations pédagogiques précisant les contenus et les compétences attendues des élèves de CM2 seront publiées dans la perspective de la préparation de la rentrée scolaire de 1998.

2 - Les enseignants

L'enseignement fera appel à toutes les catégories de personnels intervenant dans le cadre de l'EILE. Tous les maîtres du premier degré, instituteurs, professeurs des écoles, ayant bénéficié, en formation initiale et/ou continue, d'une formation linguistique et didactique validée par la commission académique d'habilitation en langues vivantes, pourront réinvestir leurs savoir-faire dans leur classe, mais éventuellement aussi dans l'école, par échange de service, voire en qualité de maître itinérant à mi-temps pour l'enseignement des langues. Les professeurs des écoles sortant des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), titulaires de diplômes de langue et habilités, seront également encouragés à prendre en charge cet enseignement dès la fin de leur formation initiale, dans l'école où ils seront affectés.

Les professeurs de langue du second degré seront incités à intervenir en complément des personnels déjà en place.

Je vous demande également de recourir à des assistants étrangers en veillant à ce qu'ils effectuent leurs douze heures hebdomadaires dans un même secteur géographique et en évitant de les affecter dans les zones rurales. Vous veillerez à organiser l'accueil, l'information et le suivi des assistants étrangers, tout particulièrement lorsqu'ils interviennent à l'école élémentaire. Les personnes bénéficiant du programme européen LINGUA (premier degré) participent également à l'ensemble du dispositif.

Les intervenants extérieurs agréés rémunérés par les collectivités territoriales, continueront de participer à cet enseignement. D'autres intervenants (personnes bilingues, locuteurs natifs, diplômés d'universités étrangères, étudiants étrangers, étudiants français diplômés en langue vivante), rémunérés à la vacation, pourront également être sollicités, après avoir été agréés par la commission académique d'habilitation.

Enfin, les aide-éducateurs justifiant d'une compétence en langue pourront également participer à ce dispositif, notamment en encadrant des ateliers de langue utilisant les TIC.

Lorsque la séquence de langue est dispensée par un intervenant autre que le maître de la classe, ce dernier participe à la séance (sauf échanges de service).

3 - La formation des maîtres du premier degré

S'agissant de la formation des maîtres, je vous demande, en liaison avec l'IUFM, de prendre les mesures nécessaires afin que les plans académiques et départementaux de formation continue prévoient, pour les instituteurs et/ou les professeurs des écoles, une formation linguistique, didactique et pédagogique renforcée, mettant l'accent sur la langue orale, et tenant compte de la demande des familles quant au choix des langues. Les enseignants dont les compétences auront été vérifiées par la commission académique d'habilitation en langues vivantes se verront délivrer une habilitation et seront alors en mesure d'assurer, dès la rentrée scolaire de 1998, les séquences de langue dans les classes de CM2.

II - L'amélioration des compétences en langue des élèves de l'enseignement secondaire

Sans préjuger des dispositions qui seront prises ultérieurement, je vous demande dès à présent de prendre des mesures assurant la continuité de l'enseignement ainsi que la diversification des langues proposées.

En outre, afin d'aider aux choix de dispositifs pédagogiques, je souhaite que des expérimentations soient menées dans les académies.

1 - L'organisation de la continuité de l'enseignement et de la diversification des langues

Afin de rendre possible la continuité de l'apprentissage des langues vivantes entre l'école primaire et le collège d'une part, le collège et le lycée d'autre part, vous établirez une carte des langues pour chaque bassin d'enseignement de votre académie. Cette carte, qui sera établie pour la première et la seconde langue vivante devra concerner toutes les filières, y compris les filières professionnelles. Elle devrait permettre de développer davantage l'apprentissage des langues suivantes : allemand, arabe, italien, portugais, russe.

Cette mesure sera soutenue par la prise en compte, lors du calcul de la dotation horaire globale (DHG) de chaque établissement, des besoins spécifiques pour l'arabe, l'italien, le portugais et le russe. Pour ces langues, la ventilation de la DHG devra faciliter l'ouverture de classes à faibles effectifs.

De plus, je vous demande d'informer les familles de l'offre académique ainsi que des particularités et de l'utilité de chacune des langues proposées. Cette information sera diffusée lors de réunions au sein des établissements et à travers la distribution de dépliants édités par les DRONISEP.

2 - Les expérimentations pédagogiques

Je souhaiterais que soit menées des expérimentations avec quelques établissements volontaires aux profils divers (ruraux, urbains...). Il s'agira notamment d'étudier de nouvelles formes d'organisation de l'enseignement des langues vivantes, en particulier :

- la répartition de l'horaire sur un plus grand nombre de séquences ;

- la ventilation différenciée de la charge horaire annuelle afin de mettre en place des modules intensifs ;

- la constitution de groupes d'élèves, variables selon les tâches proposées ;

- la création de parcours diversifiés axés sur les langues ;

- dans les lycées professionnels, l'intégration d'une partie des cours de langues vivantes à ceux de spécialité.

Vous accorderez également une attention particulière à toute expérimentation utilisant les TIC dans l'enseignement des langues.

Je vous demande de me faire des propositions d'établissements dans lesquels pourraient être menées de telles expérimentations. D'autre part, vous voudrez bien me faire connaître les établissements les plus innovants de votre académie dans ce domaine.

Dans le cadre de l'école ouverte, notamment dans les zones d'éducation prioritaires (ZEP), vous veillerez à ce que soient proposés en dehors des heures de cours et durant les vacances scolaires, des modules intensifs incluant les langues vivantes ou exclusivement centrés sur cette discipline. Ces modules pourront être animés par des enseignants volontaires qui auront largement recours aux TIC afin d'améliorer les compétences des élèves grâce à des démarches pédagogiques différentes.

III - La mise en cohérence et le pilotage

Les groupes de pilotage académiques des langues vivantes tels qu'ils ont été mis en place en 1989 sous la responsabilité des recteurs (cf. circulaire n° 89-065 du 6 mars 1989 parue au BOEN n° 11 du 16 mars 1989) et éventuellement remaniés en fonction des nouveaux besoins et expérimentations, seront chargés, en liaison avec les inspecteurs d'académie, de l'information et de la formation des nouveaux intervenants ainsi que de la mise en cohérence et du suivi de l'ensemble des actions engagées sur les premier et second degrés.

Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Alain BOISSINOT
 
 

BACCALAURÉAT
NOR : MENE9801194V
RLR : 543-1b
AVIS DU 19-5-1998
JO DU 19-5-1998
MEN
DESCO A6

Baccalauréat professionnel spécialité métiers de la sécurité, option police nationale - session de septembre 1998

o Les registres d'inscription seront clos le vendredi 29 mai 1998 pour le baccalauréat professionnel spécialité métiers de la sécurité, option (police nationale.

Les registres d'inscription sont ouverts à la division des examens et concours de chaque rectorat d'académie concerné.

Dans le cas où des dossiers d'inscription devront être acheminés par voie postale, ceux-ci seront expédiés, au plus tard, à la date indiquée (le cachet de la poste faisant foi).

Les informations relatives aux modalités d'inscription devront être demandées au service chargé d'enregistrer les candidatures qui fournira en outre, aux candidats, tous renseignements utiles sur cet examen.
 
 

ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
NOR : MENE9801227N
RLR : 554-9
NOTE DE SERVICE N°98-102
DU 11-5-1998
MEN
DESCO A9

Le temps des livres

o Le jury du concours d'écriture réuni le 31 mars dernier, a désigné les lauréats du concours "Le temps des livres" dont le thème portait sur l'abolition de l'esclavage.

Dans la catégorie "collège", le prix a été décerné à une classe de quatrième du collège Pasteur à Tours (académie d'Orléans-Tours), puis à une classe de cinquième du collège Pablo Picasso à Saint-Étienne-du-Rouvray (académie de Rouen).

Une mention spéciale a été attribuée à une classe de troisième du collège Pasteur à La Celle -Saint-Cloud (académie de Versailles).

Dans la catégorie "lycée", le prix a été décerné à l'élève Lionel Landré en terminale professionnelle au lycée Albert Einstein à Montluçon (académie de Clermont-Ferrand), puis à une classe de terminale professionnelle au lycée
Le Corbusier de Cormeilles-en-Parisis (académie de Versailles).

Une mention personnelle spéciale a été attribuée à l'élève François Kucheida en seconde au lycée Carnot de Bruay-la-Buissière (académie de Lille).

Pour le ministre de l'éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Alain BOISSINOT