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Une école plus juste pour tous les territoires

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1 élève sur 5

c’est la proportion d’élèves scolarisés dans des établissements scolaires de l’éducation prioritaire

31,3 %

c’est le pourcentage d’élèves en difficulté de lecture à l’entrée en 6ème dans le secteur de l’éducation prioritaire en 2007, contre 20,9 % en 1997

9,3 %

c’est le pourcentage de dérogations à la carte scolaire accordées à des boursiers sociaux sur ce critère en 2011

Une École plus juste pour tous les territoires

Constat

Les inégalités sociales et économiques sont particulièrement vives entre certains territoires. Elles ont d’importantes répercussions sur la réussite des enfants qui y sont scolarisés. C’est pourquoi, depuis 1981, une politique spécifique d’éducation prioritaire a été mise en œuvre pour en corriger les effets. Elle vise aujourd’hui en premier lieu les 2 189 écoles et 303 collèges qui présentent les difficultés les plus importantes (dispositif « ECLAIR »), ce qui représente un élève sur 20, à l’école comme au collège. L’éducation prioritaire englobe en deuxième lieu, de façon plus large, plus d’un million d’écoliers et un demi-million de collégiens, répartis dans près de 8 000 établissements primaires et secondaires. Au total, 17,9 % des écoliers et 19,8 % des collégiens sont scolarisés en zone d’éducation prioritaire.

Les élèves des zones d’éducation prioritaire ont en moyenne des résultats inférieurs à ceux des autres enfants. En fin de CM2, comme en fin de 3e, en français comme en mathématiques, ils maîtrisent moins bien les compétences de base. Les difficultés des élèves scolarisés dans les zones d’éducation prioritaire, très massivement d’origine sociale défavorisée, vont croissant, malgré les politiques mises en œuvre de puis 1981 et les efforts des personnels. Ainsi, à l’entrée en 6e, le pourcentage d’élèves en difficulté de lecture dans le secteur de l’éducation prioritaire est passé de 20,9 % en 1997 à 31,3 % en 2002. De plus, les études internationales montrent que le lien entre la performance des élèves et leur milieu socioculturel est plus fort en France que dans les autres pays de l’OCDE. Or, selon ces mêmes études, les systèmes les plus justes, c’est-à-dire ceux qui parviennent à compenser le mieux les inégalités dues au milieu social, sont également les plus performants.

L’assouplissement de la carte scolaire mené depuis 2007 a encore aggravé les déséquilibres entre les établissements en encourageant la désertion, par les enfants des catégories favorisées, des établissements les moins réputés. Dans l’ensemble, la plus grande liberté laissée aux familles a essentiellement profité aux élèves issus de milieux aisés, dont les parents ont davantage tendance à demander des dérogations.

Enfin, les territoires ruraux isolés voient leurs difficultés particulières souvent mal prises en compte, alors qu’elles font parfois obstacle au bon déroulement des parcours scolaires des élèves.

 

Termes du débat

L’objet de la concertation portera donc sur la manière de  réduire ces disparités et de mieux cibler l’action sur les établissements en difficulté. Comment mieux articuler les différents dispositifs, afin d’éviter un empilement inefficace et sans cohérence globale ? Comment conserver dans les établissements d’éducation prioritaire des équipes soudées et mobilisées, mais aussi mieux les former ? Ou encore comment resserrer les liens entre 1er et 2nd degrés et favoriser l’innovation et la mutualisation des bonnes pratiques ? Enfin, comment valoriser l’image des établissements et encourager leurs élèves ?