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Extraits des contributions au débat déposées par les internautes – 24 juillet 2012

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24 juillet 2012

Les contributions au débat déposées par les internautes sont systématiquement lues et leur contenu est transmis aux groupes de travail concernés. Nous publierons chaque semaine des extraits de ces contributions.

 

Enseignant dans une école qui appartient à un réseau Éclair, je souhaite apporter ma part lors de cette étape de réflexion.

Quelques généralités :

- nous engager pour la réussite scolaire pour tous est notre devoir, cependant il me semble nécessaire de reconnaître qu’il y a des réussites qui ne sont pas scolaires et que les compétences scolaires ne se réduisent pas aux seules compétences académiques. Je ne trouve pas normal que le choix des filières « manuelles » se fasse par le biais d’une sélection par l’échec ;

- un système éducatif qui réussit est celui qui permet à chacun à l’issue de sa scolarité obligatoire de s’engager dans la voie de son choix (système idéal…).

- Les facteurs essentiels qui contribuent, selon moi, à la réussite scolaire de tous les élèves :

1) le temps : apprendre prend du temps. Il faut donc donner du temps aux élèves. Ce qui conduit à changer l’organisation du temps scolaire et avoir une vision « spiralaire » des apprentissages, donc des programmes ;

2) la formation des enseignants : enseigner est un métier complexe et la formation continue n’existe plus !

3) la confiance : indispensable à celui qui apprend. Elle ne peut naître que dans un système où l’on est reconnu comme sujet, où l’on n’est pas évalué, comparé à tout bout de champ ;

4) le sens : l’École étant de moins en moins l’unique source de savoirs, elle doit être l’École de la recherche du sens, du questionnement, de la mise en relation ;

5) Une relation apaisée avec les parents ;

6) la cohérence de l’équipe (pédagogique, administrative, technique).

Quelques mesures prioritaires à mes yeux :

- revenir à une semaine de 4,5 jours ;

- supprimer tout redoublement ;

- réduire la fréquence des évaluations sommatives ;

- mettre en place une vraie formation continue ;

- alléger les programmes et faire découvrir aux élèves la dimension historique des savoirs ;

- simplifier et donner du sens au livret personnel de compétences.

 

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Bonjour,

Maman de trois enfants en maternelle et élémentaire, je souhaiterais souligner plusieurs impératifs à prendre en compte dans le cadre des rythmes scolaires :

- les études de chronobiologistes montrent des différences entre les petits et les grands enfants et le rythme d’un enfant de trois ans ne peut donc pas être le même que celui d’un enfant de dix ans ;

- les mêmes études montrent la baisse d’attention et de concentration au moins jusqu’à 14 heures (variable en fonction des âges) ;

- les enfants de maternelle ne peuvent pas avoir les mêmes activités périscolaires, culturelles et sportives que les élémentaires.

Dès lors, ne serait-il pas envisageable :

- d’instaurer des rythmes pour les maternelles différents de ceux des élémentaires en respectant, quel que soit l’âge de l’enfant scolarisé en maternelle, son besoin de faire la sieste (sieste qui n’est plus proposée à partir de l’entrée en moyenne section alors que bon nombre d’enfants en ont encore besoin) ;

- de rallonger la pause méridienne soit pour faire la sieste ou avoir des activités calmes pour les maternelles, soit pour des activités sportives ou culturelles (musique, théâtre, etc.) pour les élémentaires.

Sachant qu’actuellement de plus en plus d’enfants restent à la cantine, aux études, à la garderie car les deux parents travaillent, une telle organisation aurait pour avantages d’offrir au plus grand nombre d’enfants des activités extrascolaires mais également de faire de l’école un lieu de plaisir et non plus de contrainte.

Enfin, et du point de vue des parents, cela permettrait que l’établissement scolaire accueille les enfants jusqu’aux mêmes horaires qu’actuellement (beaucoup de parents pensent que la réforme va aboutir à faire sortir les enfants à 15 heures et ils se demandent donc ce qu’ils vont faire de leurs enfants à partir de cette heure, sachant qu’une garderie pendant trois heures est inconcevable et que beaucoup de parents n’ont pas les moyens de payer une nounou).

 

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Juste pour témoigner de nos difficultés…

Notre fils a une dyspraxie et un Tadh, il est au collège.

Il est passé à travers une détection en primaire car le personnel (institutrices de l’époque) n’a pas su nous prévenir. Pas de leur faute non plus, ce ne sont pas des professionnelles. Sauf que notre enfant s’est vu coller une étiquette de feignant, perturbateur… Je peux vous dire que ça n’aide pas un enfant à se construire et réussir !

Arrivé au collège, un professeur nous met en doute sur une difficulté qui se confirme.

Nous savons donc que notre enfant, s’il a des difficultés scolaires, ce n’est pas que de sa faute ni de la nôtre (je ne parlerai pas de la culpabilité que nous avons ressentie).

On aurait pu se dire « Ouf ! » mais non ! Nous sommes déjà à deux ans de dossier auprès de la MDPH pour que notre enfant soit officiellement reconnu « handicapé » et que donc, des aides lui soient fournies.

Deux ans, c’est long et nous entamons une troisième année ! Et notre fils, par son Tadh s’est vu refuser une orientation scolaire car son comportement de perturbateur le catalogue ! Á la rentrée, il sera sous ritaline, un espoir pour nous parents : qu’il rentre dans le moule ! Le brevet des collèges est pour 2013 : j’espère que d’ici là son dossier sera passé en commission MDPH et que nous aurons le temps de faire les démarches ! Et que notre fils n’aura pas à la fin de sa troisième (qu’il va faire dans le privé car pas de place pour lui dans le public), des orientations non voulues ou pire : une exclusion du système scolaire car il aura seize ans.

J’espère que dans « Refondons l’École », tous les élèves seront pris en compte.

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Bonjour,

Je souhaiterais une vraie réflexion sur les toilettes à l’école et leur fonctionnement. Un trop grand nombre d’élèves se retiennent d’y aller toute la journée et ce pour diverses raisons qui sont à prendre au sérieux : saleté, peur d’y être agressé ou racketté, vétusté (pas de lumière, de verrous…). Ces problèmes provoquent pour les élèves qui se retiennent des pathologies qui peuvent être graves. Nous, parents, sommes très inquiets du fait qu’il puisse exister à l’intérieur de l’établissement un endroit sans aucune surveillance adulte et où tout est possible : attouchements, viols, rackets….

Je pensais que cela ne concernait que quelques établissements dans des quartiers sensibles mais en lisant des forums d’élèves sur les toilettes à l’école, on peut se rendre compte que ce que vivent certains élèves et ce dans toutes sortes d’établissements en France.

Merci de nous permettre de nous exprimer.

 

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Quelles que soient les améliorations que l’on puisse apporter à la structure ou au contenu du socle commun, il est un outil indispensable pour mettre les équipes en réflexion, au sein d’un même établissement, sur les pratiques pédagogiques induites par l’approche par compétences. On peut lui reprocher une hiérarchisation un peu surprenante des items à faire acquérir, ainsi qu’une cohabitation mal comprise par les enseignants de connaissances, de procédures et d’attitudes. La mise en place d’une transversalité, qui relie les savoirs et concourt à la construction des compétences, permet de créer une lisibilité dans les apprentissages. Le socle commun est l’occasion de repenser nos enseignements dans une logique de construction de compétences, c’est-à-dire d’intégration des savoirs fondamentaux dans les ressources propres de l’élève, disponibles pour une mobilisation face à des situations complexes. Le socle lance les équipes à la recherche d’une cohérence dans l’évaluation des acquis d’un élève, à travers un regard collégial qui prend en compte la globalité de ses acquisitions de compétences et sa posture d’apprenant. Il amène la différenciation des approches et la personnalisation de la prise en charge des difficultés des élèves. Il interroge la place de la métacognition et des stratégies d’apprentissages dans la construction des compétences. Le socle commun est l’occasion de faire dialoguer les disciplines et de mutualiser les dispositifs pédagogiques. Il permet d’instaurer une transparence dans les progressions de chacun, afin d’aider les élèves, comme les enseignants, à faire des passerelles entre les savoirs. Il cimente les actions dans un établissement. Il permet de connaître précisément les acquis des élèves, sans compensation des disciplines. Il donne une cohérence, souvent décriée, à l’enseignement secondaire et offre une entrée dans la motivation et l’investissement des élèves face à leur parcours de formation.

 

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La réussite à l’École est ce qui permettra au futur adulte qu’est l’enfant de réussir. Ce qui est primordial, c’est d’arriver à faire en sorte que la confiance en soi soit une des priorités à l’École.

Un système où l’enfant est sans cesse évalué et du coup « dé-valué » ne peut pas permettre à l’enfant de s’épanouir et d’avoir confiance en lui, et en les autres, ni même de garder les goûts pour les apprentissages qu’il a de façon innée.

Donc 1 : plus d’évaluation en tout genre.

Ensuite, il faut accepter que nous sommes tous différents. Les enfants ont des besoins différents à des moments différents, on ne peut pas continuer à vouloir enseigner à un groupe en laissant de côté les individus qu’ils sont. On ne peut pas continuer à imposer aux enfants une méthode d’apprentissage qui laisse plein de monde de côté et stigmatise les différences. Á vouloir viser le programme on en oublie l’enfant. Pour refonder l’École il faut partir du début : de l’enfant, reprendre conscience de qui il est et de ce dont il a besoin, et non pas l’inverse : ce que l’École a besoin de donner à l’enfant.

Donc 2 : s’ouvrir aux pédagogies différentes, et au lieu de ne les laisser accessibles qu’aux personnes ayant les moyens financiers, subventionner ces écoles.

Troisième point qui en découle : donner les mêmes droits aux enfants scolarisés dans ces écoles alternatives (notamment pour les personnes porteuses de troubles) que dans les écoles d’État (droit de pouvoir disposer d’AVS ).

Enfin : réellement fonctionner en cycle, c’est à dire mélanger les niveaux pour qu’il n’y ait plus de « redoublement » ou « saut de classe », que les enfants puissent évoluer à leur rythme au milieu d’enfants de différents âges : ce qui serait une richesse, donnerait place à une émulation.

Les solutions existent déjà et, en France, il faut regarder un peu plus du côté des pédagogies actives au lieu de les laisser au ban de la société, les rendre accessibles, les multiplier et pourquoi pas s’en inspirer dans le public.

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Bonjour,

Je suis en master dans le but de préparer le concours de conseiller principal d’éducation. Ce que je souhaiterais, c’est l’élaboration des compétences du CPE, pour que nous soyons évalués non par rapport aux compétences des enseignants, mais bien à celles des CPE. Même si certaines compétences sont bien évidemment en commun, il est important de signaler ce qui nous distingue des enseignants. J’ai l’impression de me former par rapport à un métier pas abouti, pas pensé jusqu’au bout…

Je vous remercie de cette possibilité de prise de parole !

 

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La formation des enseignants, même masterisée, ne peut se limiter à de l’information. Elle suppose une alternance de pratique sur le terrain, d’analyse de cette pratique avec des collègues, pairs et plus expérimentés, des connaissances de psychologie de l’enfance et de l’adolescence (besoins, émotions) des exercices de communication, des connaissances de psychologie cognitive (comment les élèves apprennent, se motivent, etc.), des simulations (« comment commencer un cours », etc.), une expérimentation de la pédagogie de projet, de la dynamique de groupe, de la régulation non violente des conflits, du travail en équipe, des informations sur le fonctionnement de l’institution, des relations avec les fédérations de parents, la connaissance des grands courants pédagogiques, et bien sûr des contenus disciplinaires et didactiques solides (dont la question de l’évaluation des compétences), ainsi qu’une ouverture sur le(s) monde(s) du travail.

Pour que les élèves soient « bien considérés », leurs accompagnateurs doivent l’être également. De bonnes conditions de travail au sein d’un établissement scolaire et l’accès à une formation continue de qualité sont autant des signes de reconnaissance qu’un salaire décent.

L’autorité des enseignants est constituée de trois facteurs : leur compétence personnelle bien sûr, l’institution par « les autorités », et la reconnaissance par les usagers, leurs familles, et donc les médias de notre société.

 

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L’École fait partie de l’espace public de l’éducation. C’est l’un des lieux où les enfants apprennent à devenir des adultes. Il est de la responsabilité de tous les acteurs du monde éducatif d’accompagner leur développement, de la maternelle à l’université, afin qu’ils puissent réaliser au maximum leur potentiel et de les outiller dans tous les domaines pour qu’ils trouvent leur place dans un environnement globalisé qui n’est pas facile.

L’École doit entretenir et stimuler l’envie et le plaisir d’apprendre, de découvrir, d’aller plus loin, de créer, en s’ouvrant sur la cité et sur le monde.

L’École doit proposer des projets, des défis pour que les jeunes aient toujours le désir de s’approprier de nouvelles connaissances et développent des compétences qui leur permettront de continuer à se former tout au long de la vie. Les textes de référence de l’Union européenne sur les compétences clés pour les élèves, pour les enseignants, pour les chefs d’établissement fournissent des cadres qu’il serait utile de transposer dans notre système national. Les programmes européens qui permettent de mettre en œuvre des projets de partenariats à tous les niveaux de la scolarité constituent des opportunités enrichissantes et stimulantes pour les élèves (et pour les enseignants). Grâce à de telles initiatives, les élèves apprivoisent la pratique des langues, ils s’habituent à travailler de manière collaborative avec d’autres jeunes, ils dominent la peur de l’inconnu et découvrent des ressources inattendues en eux-mêmes; ils améliorent leurs chances d’employabilité; ils se préparent à devenir des citoyens européens impliqués et responsables.

Pour l’avenir de nos jeunes, il est indispensable que l’École de la République prenne des couleurs européennes et s’ouvre sur la cité et sur le monde.

 

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Il est proposé de réfléchir au renforcement de l’éducation artistique, culturelle et scientifique.

Une première remarque : renforcer l’éducation artistique et culturelle est une première tâche ; renforcer l’éducation scientifique en est une seconde. Pourquoi les mettre dans le même chapitre?

Seconde remarque : renforcer une culture scientifique serait une mission à part entière. Sans rentrer dans les détails il me semble que cette « culture » est indispensable dès le plus jeune âge à condition d’être dispensée de façon cohérente du primaire au secondaire. J’ai pu me rendre compte qu’en terminale, lorsqu’il est question d’aborder les questions d’épistémologie, les élèves rencontrent des difficultés à mettre en lien leurs connaissances scientifiques et les problématiques philosophiques auxquelles elles renvoient. Cet apprentissage de la raison d’être des sciences physiques, naturelles, des mathématiques me semble fondamental à la compréhension des raisons d’apprendre. Pour que cessent les « à quoi ça sert? » implicites et explicites des élèves à tous les niveaux du cursus scolaire. Bien plus, cet apprentissage, adapté à chaque niveau, devrait être complété toujours par une indication des utilisations possibles des savoirs enseignés. La « culture scientifique », c’est aussi cela : connaître le réinvestissement dans le monde professionnel des savoirs dispensés. Il va de soi que les enseignants devraient posséder et actualiser cette « culture ». Une formation qui les mettrait sur le chemin de l’acquérir et le l’enrichir, serait la bienvenue mais surtout serait primordiale une formation qui leur donnerait le réflexe pédagogique de transmettre cette approche « globale » à leurs élèves (avoir toujours en tête que lorsqu’on enseigne on répond à une question sous-jacente : pourquoi ? fondements et finalités).

Pour ce qui est de l’éducation artistique et culturelle, le constat fait ici est le suivant : une impulsion forte et cohérente au niveau national fait défaut. C’est vrai. Cependant nous avons des « outils » à notre disposition, les PREAC. Il me semble qu’il serait courageux et ambitieux de passer par ces pôles pour donner cohérence et impulsion forte à l’ EAC. Mettre ces pôles en véritable synergie, travailler avec eux sur le contenu de leurs actions en direction des élèves, des enseignants, des professionnels de la culture. Travailler avec eux, sur leur offre de formations en direction des personnels de l’éducation, afin d’évaluer au plus près les besoins dans ce domaine. Piloter leurs missions de recherche de façon à favoriser la remontée des volets culturels des projets d’établissement et à rendre visible les actions de mise en œuvre du plan interministériel pour le développement de l’EAC.

 

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Repenser les temps de service pour une plus grande équité entre enseignants passe par le fait de remettre en cause un avantage acquis historique : le temps de service des agrégés. Cela ne peut se faire que dans la confiance et la certitude d’une mesure de solidarité en vue de repenser le temps global de l’enseignant. Il ne s’agirait pas de repasser les agrégés à 18 heures sans contrepartie, ce qui ne serait pas compris, mais de leur demander prioritairement un complément de service pour des missions nécessaires et particulièrement délaissées depuis la RGPP (missions qui pourraient en revanche tout aussi bien être confiées à un certifié jugé compétent, sur le même principe de décharge partielle). Tout agrégé pourrait ainsi n’effectuer que 15 heures toujours, mais se voir confier en complément une mission pour un temps de 6 heures/une journée (=équivalent de 3 heures devant les élèves), de mise à disposition dans les musées, les lieux de culture, les universités, les rectorats et associations œuvrant dans le champ péri-éducatif ou de recherche… Ou ils pourraient rester à 15 heures sans compensation s’ils enseignent en zone dite sensible… Mais le même avantage pourrait aussi être confié à des certifiés. Autrement dit, si l’avantage d’une rémunération plus importante est légitime pour un agrégé dont le concours est plus sélectif, celui d’un moindre temps de travail est difficilement justifiable dans un système voulu plus juste.

De fait, un allègement de service, voilà un avantage qu’il serait aussi bien plus juste d’offrir 1) pour des missions spécifiques, 2) pour des postes réputés difficiles qui supposent des personnels expérimentés 3) pour des enseignants en début de carrière, qu’ils soient indifféremment certifiés ou agrégés, pour leur 1re année après stage et titularisation, et ce alors qu’ils n’ont encore presque aucun cours prêt pour affronter leur premières classes sur leur premier poste définitif.

 

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L’évaluation des enseignants doit permettre de vérifier que les acquisitions des formations sont bien mises en place. Un travail en projet avec plusieurs collègues d’écoles différentes en lien avec des équipes de recherche sur les pédagogies doit permettre aux élèves de progresser. L’évaluation pourrait se faire sur le bilan de cette séquence d’apprentissage. Cette évaluation « obligerait » les enseignants à refonder leur enseignement et ainsi aider tous les élèves à progresser. Comme pour les élèves, les objectifs sont précis et ne ciblent qu’une séquence d’apprentissage. Les inspecteurs doivent venir dans la classe pour voir le « climat » de la classe et faire le bilan critique de la séquence construite avec le groupe de collègues et d’enseignants-chercheurs.

Les projets doivent être plus aidés et soutenus par la hiérarchie. Les apprentissages de type traditionnel répondent plus aux volontés des parents qu’à de réels effets bénéfiques sur l’apprentissage à long terme. Les pédagogies « nouvelles » qui poussent les élèves à faire des recherches ne peuvent avoir des résultats directement mesurables. Il faut donc soutenir les enseignants qui ont des projets novateurs par le biais de la note d’évaluation.

L’évaluation des enseignants doit aussi faire l’objet d’un rapport du directeur d’école qui porte au regard de l’inspecteur : la ponctualité, la tenue correcte, le contact avec les élèves, les parents et les collègues à travers un questionnaire précis et simple. Car c’est bien au jour le jour que se construit une atmosphère propice aux apprentissages. Et l’inspection une fois tous les quatre ans, n’est pas juste.

Les IMF (maîtres formateurs) peuvent prendre place dans ce système d’inspection. Ils peuvent être les initiateurs de projets ou de séquences. Chaque année les enseignants choisissent une nouvelle séquence à travailler et ils sont inspectés tous les ans (sur une heure de temps).

La relation entre inspecteur et enseignant doit être une relation de confiance.

 

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Comment développer le numérique éducatif à l’École ?

- Passer par la formation.

- Des préconisations ministérielles appuyées sur les acteurs de terrain.

- Mise à disposition d’outils aux enseignants.

- Impliquer les collectivités et les accompagner.

Comment former les enseignants à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ?

- Mise à disposition d’outils aux enseignants.

- S’appuyer sur les structures telles que CNDP/CRDP/CDDP.

- Dégager des temps en présentiel pour conduire la réflexion.

Comment faire en sorte que ces technologies soient pleinement intégrées aux méthodes et aux contenus pédagogiques ?

- Production de manuels enrichis.

- Offrir aux enseignants la possibilité de produire de la ressource-accompagnement aux ressources.

Comment apprendre à maîtriser ces technologies ?

- Prise en main des outils en face-à-face.

- Dégager du « temps numérique ».

- Se focaliser sur quelques outils incontournables.

- Développer le prêt d’outils dans des centres ressources.

- Commencer en grande section de maternelle.

 

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Un système JUSTE avant toute chose !!! C’est un système qui réintroduit des valeurs comme le respect, et ce, dans les deux sens : respect de l’élève, respect de l’enseignant, respect de l’institution.

Oui, mais les inspecteurs devraient avoir la possibilité de sanctionner ceux qui ne se conduisent pas de manière respectable. Lorsqu’il y a des écarts, tant chez les enseignants que chez les élèves, on déplace, c’est tout, et le problème se reproduit ailleurs ! Un système plus efficace valoriserait les classes par cycle. Les enfants garderaient le même enseignant pendant trois ans. Une relation peut alors s’installer durablement, des enfants peu sûrs d’eux peuvent enfin s’exprimer, se sentir à l’aise et progresser. Les enseignants connaissent parfaitement leurs élèves, savent quand ils ont besoin d’aide et quelle aide il faut apporter à chacun.

Ah oui ! J’oubliais ! Cela suppose beaucoup plus de travail pour les enseignants !!! Mais un travail intéressant, car en contrepartie, la gestion de la classe est facilitée. Les élèves perturbateurs y trouvent aussi leur compte, se découvrent des capacités, sont obligés d’accepter les règles car ce seront les mêmes pendant trois ans.

En conclusion, toutes les classes devraient être des classes de cycle, avec les mêmes élèves et enseignants pendant trois ans.

 

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La direction d’école ne s’improvise pas. Elle demande une conscience claire des enjeux aussi bien nationaux que territoriaux. Une maîtrise des nouveaux outils de l’information et de la communication. Diriger une école, c’est être capable d’évaluer les besoins d’adaptation de la structure et les moyens à mettre en œuvre et de négocier avec les élus dans des débats ou des dossiers faisant apparaître clairement les projets de l’École de la République et la nécessité d’inscrire son action dans le territoire.

La direction d’école, c’est aussi accueillir les personnels et favoriser l’intégration de tous dans une équipe au service des élèves.

C’est, bien sûr, rappelons-le, travailler au moins une semaine après la sortie des classes et reprendre une semaine avant la reprise officielle. Passer des heures au quotidien pour s’assurer de la stabilité de l’organisation et du respect des règles de sécurité dans le fonctionnement.

La direction d’école sera-t-elle enfin reconnue comme le vrai métier qu’elle nécessite d’exercer au quotidien et dont il conviendrait enfin de définir le statut ou bien demeurera-t-elle jusqu’à son extinction, faute de combattants, un sacerdoce que les générations qui montent, ne voudront plus assumer ? Former les personnels de direction et définir un statut de la direction d’école est devenu une impérative nécessité. Si le système doit être juste et efficace, comment le sera-t-il si les responsables eux-mêmes fonctionnent dans l’urgence. Sur quels critères seront définies les priorités? Et que dire de l’égalité des chances pour les élèves si la formation des personnels de direction n’est pas harmonisée pour assurer à chaque mode de gestion la même efficacité?

  1. contributions des internautes