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Extraits des contributions au débat déposées par les internautes – 6 août 2012

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6 août 2012

Les contributions au débat déposées par les internautes sont systématiquement lues et leur contenu est transmis aux groupes de travail concernés. Nous publierons chaque semaine des extraits de ces contributions.

 

Le programme de l’école primaire est chargé. Les élèves, quelque soit leur niveau, doivent suivre.
Pourquoi, à certains moments de la journée ou de la semaine, ne pas mettre en place des groupes de travail en fonction du niveau de chaque enfant et ainsi permettre aux élèves en difficultés de revoir des notions indispensables pour la suite de leur apprentissage et de ne pas se sentir dévalorisés par rapport aux élèves assimilant plus vite ces mêmes notions qui eux pourront approfondir leurs connaissances et aller plus loin dans leurs apprentissages ?
Le professeur de la classe s’investirait avec les élèves plus faibles tout en laissant aux autres le soin d’organiser leur travail et ainsi les confronter à l’autonomie qui leur sera demandée au collège. (Valable pour les classes à partir du CE2)
Cela n’empêcherai en rien la mixité au niveau des élèves du point de vue des résultats scolaires.
Mais peut-être que la France n’est pas prête pour ce genre de mise en place ?
Je ne parle pas de mettre les « bons » élèves d’un côté et les « mauvais » de l’autre; simplement de permettre à chaque élève de travailler à son rythme, très différent d’un enfant à l’autre, et de les valoriser aussi bien pour les uns que pour les autres.
L’enfant qui a des difficultés en primaire continuera à en avoir au collège et va à l’école à contre cœur car il se sent « nul ». Mais l’élève qui, à priori suit normalement, peut lui aussi aller à contre cœur à l’école car il s’ennuie. Le professeur revient sur des notions qu’il a déjà assimilées.

 

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La valorisation de la voie professionnelle : la réforme engagée par le ministère doit tenir compte de deux éléments complémentaires aux textes écrits.
L’implication du jeune dans sa formation au travers de son travail personnel : le souci c’est que certains choisissent cette voie car ils ne sont pas liés aux contraintes scolaires d’un lycéen classique ; quid des temps de révision, de répétition… On le voit bien dans la gestion des internats quand ce dernier accueille des lycéens des 3 voies possibles. La cohabitation est quelquefois difficile par rapport au temps de réinvestissement de la formation. Ce manque d’investissement personnel est aussi un frein dans la poursuite en STS (enseignement général souvent trop délaissé).
La qualité de la formation en entreprise : en effet, les terrains d’accueil doivent être choisis plus au regard des activités au métier envisagé pendant les trois années de formation. Cela ne sous-entend pas de ne pas garder la même entreprise de proximité ou alors la même mais avec un suivi précis sur la nature des activités en termes de la complexité, d’autonomie, de prise d’initiative. Cela demande une bonne connaissance des terrains au delà des territoires. Les branches professionnelles doivent alors se mobiliser pour aider à trouver. Le rôle des chefs des travaux doit être au cœur de cette analyse. Les frais induits par les stages doivent être pris en charge dans un contexte de crise économique qui touche souvent les familles de ces jeunes.
L’absentéisme est fort actif dans les LP : les 1/2 journées ne sont pas toujours justifiées. Il faut analyser les raisons : elles sont quelquefois liées aux conditions matérielles du jeune. À la marge, certains sont absentéistes car ils ne sont pas motivés par leur formation.

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Témoignage : je suis partie du constat que les élèves issus des milieux les plus favorisés gardent un avantage indéniable dans l’École d’aujourd’hui, en « confisquant » presque, à leur profit, les meilleurs parcours scolaires grâce à leur accès à la culture sous toutes ses formes. A rebours les plus fragiles sont les plus relégués : d’ailleurs les architectures confinent au fond de l’établissement les ateliers et classes de Segpa, certaines organisations de l’établissement conduisent parfois à des pratiques ségrégatives.
Mon parcours professionnel en collège m’a confirmé que ces pratiques influent négativement sur l’ensemble du fonctionnement du collège : climat tendu, résultats scolaires globalement moins bons que ceux attendus (confer les  taux attendus de réussite aux examens, parcours scolaire).
Dans mon dernier établissement (public issu pour partie de ZUS, ZEP, Ulis, Segpa)  nous avons parié qu’une politique culturelle forte (rencontres et pratiques artistiques avec des artistes, ateliers avec des artisans reconnus) sur l’ensemble du collège, avec un accent tout particulier pour les élèves de Segpa, nous permettrait d’améliorer à la fois le climat, et les résultats.
En Segpa le projet a débuté par la rencontre de l’art contemporain pour approcher l’émotion, puis la mise en mots de ces émotions, susciter la parole, les échanges, et enfin des productions. Au bout de trois ans nous avons lancé sur toute la Segpa des ateliers à visée philosophique (accompagnement Philolab). Les ateliers ont ensuite donné lieu à des productions (une « maison de la pensée » notamment, des productions artistiques…) pour donner à voir aux autres et interpeler l’autre.
En cohérence avec les autres actions du collège, on constate un climat et une vie scolaire plus sereins, plus propices à la construction de soi et de ses apprentissages. Et des résultats qui en quatre ans se sont améliorés nettement, avec pourtant une équipe pédagogique globalement stable. Et pour moi une école plus démocratique!

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Plutôt que le mot « réussite », je préférerais « appétit ».
Car ce qui importe c’est l’envie d’apprendre. Tous les élèves n’ont pas les mêmes dispositions. Mais si l’appétit d’apprendre est là, alors chacun avance.
Il se trouve que dans notre École française, beaucoup de jeunes sont découragés. Parfois dès le CP !
Les raisons en sont multiples dans l’École même avec ses incessantes évaluations négatives, avec des enseignants peu à l’aise dans leurs pratiques et leurs relations aux élèves, avec ses programmes qui ne font pas sens pour la génération actuellement scolarisée.
D’autres raisons se trouvent en dehors de l’École dans les perturbations familiales et sociales qui impactent évidemment le développement des enfants.
Les enseignants ne peuvent être compétents sur tous les champs. La pédagogie est déjà un énorme sujet à maîtriser !
Si l’on veut que l’École fonctionne mieux, il faut mettre en place des équipes pluridisciplinaires avec des psychologues en nombre suffisant et des éducateurs. Cela permettrait un appui aux enseignants, un soutien à la parentalité, une aide aux élèves.
Le travail relationnel, voire psychologique a été de plus en plus attribué au médical ou au social (médecins et surtout infirmières et assistantes sociales). Or ce ne sont pas les spécialistes désignés de par leur formation pour intervenir sur les relations afin de favoriser le développement de l’enfant et de l’adolescent.
L’absence d’appétit d’apprendre à l’École peut nécessiter parfois des réponses médicales ou sociales, mais il s’agit dans la plupart des cas de travailler sur le plan psychologique et éducatif.
A-t-on peur de le dire en nommant les professionnels spécialistes auprès des enseignants ?
Alors il faudra du courage.

 

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Madame, Monsieur,

Je profite de la tribune qui nous est donnée aujourd’hui pour vous parler d’une catégorie d’enfant : les Enfants Intellectuellement Précoces (EIP). Contrairement à d’autres pays développés, les EIP ne sont pas pris en compte dans leur particularité au sein de l’École publique. Pourtant un EIP a autant de difficulté à suivre un cours qu’un enfant « en retard » tout simplement car les méthodes d’apprentissage ne correspondent pas à son mode de compréhension. Mais de petites adaptations sont possibles au quotidien et ont déjà fait leurs preuves dans plusieurs écoles.
Mon fils détecté EIP il y a un an, ne bénéficie d’aucun traitement particulier et a donc des difficultés d’apprentissage. Je ne blâmerais pas les enseignants car, en France, ce sujet est encore tabou. Les parents d’EIP sont souvent considérés comme des gens prétentieux alors que tout ce que nous souhaitons c’est que nos enfants, tout comme les autres enfants « en difficultés », puissent réussir à l’École. Quand aux enfants, ils sont vus comme des fainéants, tête en l’air, immature et limite hyper actif. Il s’agit bien là d’une méconnaissance totale de nos enfants.
Je viens ce jour, vous demander de l’aide afin que, demain, les enseignants puissent réellement prendre en charge nos enfants et les accompagner aussi loin que possible dans la filière qu’ils auront choisi.

Vous remerciant de l’intérêt porté à mon mail.

 

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Votre projet de refonte de l’École prend en compte la thématique « des personnels formés et reconnus ». Je souhaite élargir votre réflexion aux affectations des jeunes enseignants en vous soumettant ma courte expérience personnelle. Après avoir obtenu le concours sans formation sur le terrain (je fais parti du cru 2010 où l’année des PE2 à été supprimée),  je prends connaissance aujourd’hui de mon affectation pour la rentrée scolaire 2012-2013.
Après une année 2011-2012 où l’on m’a confiée trois postes classes en RRS (CP, CME et CE2), je dois affronter pour cette rentrée une nouvelle difficulté : quatre postes classes dans quatre écoles différentes !!!
Je souhaite  attirer votre attention sur la difficulté pour une débutante de gérer quatre classes dans quatre écoles différentes. Au cours de l’année 2011-2012,  j’ai pu, grâce à une organisation rigoureuse et un contact permanent avec l’équipe, gérer trois niveaux de classe dans le même établissement. A contrario, un temps partagé sur quatre écoles ne me semble pas propice aux échanges avec les titulaires de chaque classe pour assurer la continuité des apprentissages auprès de très jeunes élèves.
Je ne manque pas de courage et j’aime mon métier mais j’ai le sentiment que l’on ne donne pas aux débutants la possibilité de réaliser sérieusement  leurs missions auprès des jeunes élèves.
Mes jeunes collègues sont dans des situations semblables. Une d’entre nous a été affectée en CLIS sans aucune formation.
Pourquoi nous décourager et nous démotiver aux prémices de notre expérience ?
J’espère que vous prendrez le temps de lire ce témoignage et peut-être même de me répondre.
Bien cordialement.

 

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Il est temps de redéfinir les missions et conditions de travail des directeurs d’école.
Il y a un manque de formation cruel, une vraie méconnaissance du terrain par nos supérieurs indirects, des demandes hiérarchiques dont nous cherchons encore l’utilité et l’impact sur nos élèves.

J’ose à peine aborder la question des personnels recrutés pour l’aide administrative aux directeurs à qui nous donnons une formation plus que sommaire (quand nous trouvons un peu de temps) et qui sont remerciés au bout de six mois, puis remplacés dans le meilleur des cas (avec à nouveau du temps à trouver pour former la nouvelle personne).
Des propositions émanant des directeurs devraient être entendues, des solutions pourraient être envisagées qui ne grèveraient pas le budget de l’État et qui faciliteraient grandement notre travail au quotidien.

 

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Bonjour,

Ma fille est précoce et depuis qu’elle est scolarisée nous rencontrons de réels soucis avec l’École, faute de formation des enseignants. Certains nous regardent comme des extra-terrestres, d’autres nous disent que si on paye un psy il dit ce qu’on veut entendre. Et nous, nous avons tout entendu de leur part, mais aucun n’a su nous aider face à sa dépression, son désinvestissement, sa difficulté à créer des liens avec des enfants de son âge, sa démotivation pour tout. Bref, il me parait plus qu’urgent que les enseignants soient informés et formés. Ils sont désemparés face à ce type d’enfants et nous parents avons besoin de l’École, avons besoin que cela reste un lieu d’apprentissage avec plaisir et non source de stress permanent
Cette année nous avons décidé de la sortir du système public après trois années passées en école élémentaire : personne n’a su nous croire, nous écouter. J’ai fait appel au référent de notre académie pour la précocité et la seule réponse qui me fût donnée par mail a été de me rapprocher de l’inspecteur de circonscription alors que je demandais de l’aide, à savoir m’indiquer une école publique avec une équipe plus formée, informée sur les enfants précoces, bref aucune aide ne m’a été apportée. Voila, nous avons du déscolariser notre fille de l’enseignement public alors même que nous avons de faibles ressources financières!
Alors je vous lance un appel au secours pour faire en sorte que nos enfants à besoin éducatifs particuliers soient enfin pris en compte, pour que les enseignants soient formés, aidés à les gérer.
J’espère beaucoup de cette concertation comme beaucoup de familles.

Cordialement

 

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Bonjour,
Professeur référent sur un réseau ECLAIR, issu du premier degré, je souhaite apporter ma contribution après avoir tenté de lire toutes celles des autres. Je travaille donc depuis deux ans avec les élèves d’un collège mais aussi avec des enfants de classes élémentaires qui intégreront, normalement, ce collège lorsqu’ils seront en âge d’entrer en sixième.
Comme beaucoup je pense que les semaines devraient être allégées et les grandes vacances un peu raccourcies afin d’avoir une année scolaire plus ample et donc plus adaptée aux besoins de nombreux enfants. La semaine de quatre jours est un désastre pour la plupart des élèves dont je m’occupe. Cependant j’ai parfaitement conscience que les rythmes actuels conviennent aussi très bien à certaines familles dont les enfants peuvent bénéficier d’un soutien de qualité à la maison. C’est pourquoi je pense que l’idéal serait d’avoir une semaine de cinq jours, un peu moins de grandes vacances mais une journée de la semaine serait facultative pour certains enfants (en fonction du niveau de l’élève, des demandes de la famille et/ou de la période).
Ensuite, l’efficacité de notre système passe par une bonne articulation entre le collège et l’école élémentaire. Une équipe de professeurs, qui s’inscrivent dans la durée et qui travaillent à la fois au collège et dans les écoles qui alimentent ce dernier en élèves, permet de mieux connaître les enfants et leurs besoins. Et donc de mieux y répondre. C’est ce que nous commençons à faire dans le réseau où je travaille.
Enfin et surtout, toutes les bonnes idées seront vaines si rien n’est fait pour stabiliser les équipes enseignantes ; comment en effet imaginer mettre en réseau premier et second degré lorsque, chaque année, une grande partie des équipes (profs et directions) est amenée à se renouveler… Pour éviter cela, soit on compte sur le bénévolat, soit on force les gens à rester, soit on sort le carnet de chèques…

 

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Quelle différence entre établissements publics et privés sous contrat ?
- En contrepartie de la prise en charge financière des enseignants par l’Etat, les établissements privés sous contrat sont soumis aux mêmes programmes et  règles définis par les directives ministérielles MAIS ils peuvent recruter leurs enseignants et constituer librement leurs équipes.
- Ils doivent respecter les méthodes préconisées par le ministère MAIS il existe une dérogation « accordée par le recteur d’académie en considération de l’intérêt présenté par une expérience pédagogique » (article R442-35 du Code de l’éducation). A partir de cet accord de l’État pour expérimenter ou innover, il est donc possible pour un établissement privé de déroger aux obligations de programme, de méthode et d’horaire.

Pourquoi eux et pas nous ?

 

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Bonjour Madame,
Bonjour Monsieur,
J’ai été l’un de ces enfants qui avaient des difficultés à suivre le rythme, parfois soutenu, des leçons données par les professeurs en classe.
Tout simplement parce que mon écriture manuscrite me demandait énormément d’efforts de concentration, du fait de ma dyspraxie.
À aucun moment, les enseignants n’en ont tenu compte. Ils ne m’ont donc jamais transmis leurs leçons sur supports papier, pour m’éviter la recopie partielle depuis le tableau de la classe.
Trente ans plus tard, ce sujet est toujours d’actualité.
Cette difficulté je l’ai compensée, grâce à l’utilisation du clavier de l’ordinateur.
Mon métier me met en contact avec ces enfants, ces adultes qui rencontrent les mêmes difficultés que moi, par le passé. Je les forme à l’utilisation de programmes d’aides techniques, pour la lecture, la compréhension, la mémorisation, l’écriture, l’orthographe.
Je les conseille, face à des situations qu’ils rencontrent et que j’ai déjà vécues.

J’ai donc choisi de vous faire part de mon expérience, afin que n’ayez plus l’impression d’être seuls, face à des difficultés que d’autres rencontrent, ou ont déjà rencontrées.
J’aimerais que mon histoire, mon vécu, servent d’expérience aux autres.
J’invite donc chacun, chaque enseignant, chaque parent, à faire l’acquisition et à lire ce livre.
Espérant qu’il donnera des idées d’améliorations pour le système actuel, très sélectif et réservé aux enfants et élèves qui ne sortent pas de la « normalité ».
Je vous remercie de l’attention que vous avez portée ou que vous porterez à mon message.
Je suis à votre entière disposition, pour en débattre ou participer à vos recherches d’amélioration.

Cordialement

 

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Monsieur le Ministre,

Je vais rentrer début septembre en classe de Terminale STG.
J’ai choisi le thème de « la réussite scolaire pour tous » pour la simple et bonne raison
que beaucoup de parents d’élèves ont encore le mental de parents d’il y a 50 ans. Pour citer :
« Les S sont les meilleurs, Les L ne travaillent pas et les séries technologiques, ce sont les nuls ! »
Tant que les parents auront cette mentalité, nous n’avancerons à rien. Aujourd’hui beaucoup de jeunes ne savent plus trop où se diriger après leur lycée du à l’environnement qui les entoure. Les entreprises ferment…

Je ne comprends pas pourquoi on retire l’art plastique et la musique au lycée. Il serait intéressant que durant ces cours, je prends pour exemple l’art plastique, on s’intéresse à ce à quoi s’intéressent les jeunes aujourd’hui : l’infographie…
Ensuite, pourquoi un enfant dont les parents ont peu de moyens n’a pas le droit de faire une école privée ? Pourquoi ne pas donner une bourse aux élèves qui ont une bonne réussite au bac ?
De même lors du bac, certaines personnes qui avaient 17 de moyenne durant l’année scolaire échouent au bac pour X raisons, pourquoi ne pas prendre en compte les notes de l’année scolaire de terminale ?

Merci !

 

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Aujourd’hui l’évaluation est faussée et ne valorise pas la réussite des élèves.
Elle est faussée lorsque le socle commun est attribué, en particulier en langue et sur les compétences informatiques, pour ne pas faire obstacle au passage en 2nde. Il n’est pas alors possible de remédier à des difficultés puisqu’au lycée rien ne sera mis en place pour remédier à une difficulté qui a été niée.
L’évaluation au travers d’une moyenne fourre-tout ne permet pas à l’élève de valoriser ses acquis, de connaître ses faiblesses et de se construire un plan de formation.
Un système d’unités de valeurs au baccalauréat permettrait mieux de valoriser certains travaux comme les travaux d’équipes (actuellement TPE), de s’assurer d’une formation minimale du citoyen (avec des connaissances en Sciences économiques et sociale, en Education civique, en Histoire géographie mais aussi en Sciences et sur l’outil informatique). Des matières spécifiques seraient indispensables suivant le profil choisi. Les Unités de Valeurs obtenues pourraient être mises en rapport avec les études ultérieures souhaitées.
La question du redoublement ne se poserait plus : repasser une unité de valeur n’imposerait pas de refaire toutes les disciplines. Par contre certains enseignements pourraient être conditionnés à l’acquisition de certaines unités. Bien entendu, la cohérence du système suppose une concertation et des garde-fous pour éviter des exigences démesurées ou insuffisantes. Mais la réussite des élèves serait alors valorisée et incitatrice. On peut aussi imaginer que des mentions soient attribuées de passable à excellent.
La réforme du lycée en créant des troncs communs peut rendre cette évolution réalisable.
Une telle réforme oblige à réfléchir ce que doit être la formation minimale d’un bachelier mais aussi doit rendre les évaluations plus cohérentes avec les objectifs annoncés. Trop de programmes ont des objectifs très ambitieux qui en fait ne sont jamais évalués ni valorisés.

 

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Tout d’abord j’aimerais vous faire part d’un avis autre que le mien, et qui sera sûrement beaucoup plus construit et étudié (et surtout plus complet). Il s’agit de Sir Ken Robinson, dont l’opinion sur l’éducation, qui me parait fort juste, est brièvement illustrée dans la vidéo que vous trouverez en suivant le lien ci-dessous : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zDZFcDGpL4U
Prenez s’il vous plaît le temps de la regarder, je vous garantie que ces 11 minutes (en anglais…) sont des plus intéressantes.
Pour ma part, n’ayant que 2000 mots devant moi, je me contenterai de quelques constats et suggestions.
Voici, selon moi, les points noirs du système actuel : dévalorisation des métiers dits « non intellectuels », manque cruel d’intéressement des élèves dans leur propre éducation (un tronc commun généraliste, abrutissant et au niveau uniformisé vers le bas), des professeurs trop poussés à « boucler le programme » au point de s’éloigner des élèves et donc de leur passion de l’enseignement.
Quelques propositions :
- une formation personnalisée dès le collège avec un « arbre des compétences » où l’étudiant pourrait choisir ses cours (avec un certain nombre de cours à valider dont certains obligatoires = tronc commun), le fait de valider une matière permettant de « débloquer le niveau supérieur » (le vocabulaire des jeux vidéo est volontaire, si l’on veut intéresser les jeunes, pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui les passionne?).
- la valorisation des activités qui sont jusqu’à présent « extra scolaires », plutôt que la matière « EPS » inscrire les élèves dans une école du sport qu’il aime, avec un examen validant les compétences acquises (de même pour la musique, les arts manuels et corporels etc.).
- des entretiens réguliers entre professeurs et élèves (seul à seul) afin de garder le contact, de faire un suivit des envies et du travail.
En restant disponible je vous souhaite courage et sagesse pour cette tâche si délicate mais si importante.

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