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Extraits des contributions au débat déposées par les internautes – 31 juillet 2012

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31 juillet 2012

Les contributions au débat déposées par les internautes sont systématiquement lues et leur contenu est transmis aux groupes de travail concernés. Nous publierons chaque semaine des extraits de ces contributions.

 

Les anciens CPR et les plus récents IUFM avaient leurs qualités, et leurs défauts, assez clairement repérés. De là, quelques lignes directrices s’imposent.

 

1 – DANS LES FUTURS INSTITUTS, UNE FORMATION UTILE ET CONCRETE.

 

Je souligne particulièrement :

- des techniques de gestion de classe, en lien avec la psychologie de l’enfant et de l’adolescent,

- une initiation à la DIVERSITÉ PÉDAGOGIQUE : comparaison de différentes approches possibles (la même leçon, faite de différentes manières). Les directives ministérielles ont trop dérivé, ces dernières années, vers « la bonne façon de faire » (exemple : la démarche d’investigation en sciences) ; chacun sait pourtant pertinemment qu’on n’enseigne pas de la même façon selon le contexte, ou sa propre personnalité !

- une présentation concrète de l’organisation des établissements scolaires (rôle de chacun : trop de jeunes collègues sont perdus et apprennent sur le tas).

 

2 – SUR LE TERRAIN, DES STAGES COURTS et NOMBREUX : c’est en observant les pratiques diverses et variées de plusieurs enseignants qu’on se forge, petit à petit, sa propre ligne de conduite.

 

QUANT AUX FORMATEURS EUX-MÊMES :

- en institut, impérativement des collègues qui continuent à enseigner eux-mêmes,

- pour les stages, il est de plus en plus difficile de trouver des « tuteurs ». Les raisons en sont nombreuses… Mais connues.

 

ENFIN ET SURTOUT, IL Y A LA QUESTION MAJEURE DU RÔLE DES CORPS D’INSPECTION. Faute de place, une seule proposition ici, mais ABSOLUMENT ESSENTIELLE – ET – « REVOLUTIONNAIRE » : que tous les inspecteurs (de l’IEN à l’IG) gardent une partie de leur service comme enseignants de terrain. VOILÀ QUI CHANGERAIT VRAIMENT LA FACE DU MONDE !

 

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Quand allons-nous enfin comprendre en France que le redoublement est inefficace ?

À l’école primaire, mais aussi au delà, il serait temps de revoir le parcours de l’élève et de fonctionner en groupes de besoins. La classe traditionnelle n’a plus lieu d’être à l’heure du socle commun, de l’évaluation par compétences. Chaque élève doit pouvoir avancer à son rythme et recevoir les aides dont il a besoin, au moment où il en a besoin. Cela signifie aussi de penser le système éducatif autrement : aucun enseignant ne doit pouvoir dire « ma classe », « mes élèves » ; les enseignants doivent être formés afin de pouvoir réaliser un diagnostic de la difficulté que rencontre l’élève. Ceci signifie aussi un changement de posture, une remise en question permanente de la part des enseignants qu’ils doivent apprendre à vivre. Il faut pouvoir se dire : « Comment puis-je m’y prendre autrement pour que cet élève apprenne ? » sans que cela soit douloureux pour l’enseignant. Sur ce point, les Inspecteurs de l’éducation nationale, dans le premier degré, et les  inspecteurs du second degré, devraient pourvoir aider les enseignants pédagogiquement.
Dans cette perspective, l’enseignement pourrait être efficace et plus juste pour chaque élève, mais on voit bien que cela nécessite de tirer tous les fils de la bobine, et les noeuds sont nombreux !

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Alors que l’école primaire et maternelle semble permettre aux enfants une approche globale des savoirs, au travers de projets, en donnant du sens, et surtout par un maître unique qui réinvestit à loisir les connaissances et compétences au gré de l’année, favorisant ainsi leur assimilation dans le temps, la spécialisation des matières dès l’entrée en sixième, la pluralité des enseignants et donc des approches et vocabulaire utilisés, semble contribuer à la perte de sens et de lien entre les savoirs. Et donc, de leur assimilation.

Ne faudrait-il pas envisager « un maître » ou un binôme de maîtres pour un collège faisant mieux la transition avec le primaire en permettant de repousser la dissociation des matières.
De plus, un nombre plus limité de professeurs face à un même élève permet un meilleur suivi et accompagnement de ce dernier.

Cela impliquerait alors une autre formation pour ces maîtres, spécialistes d’un ensemble de matières et non plus d’une seule et une réorganisation des classes de collège, ou au moins des deux premières années.

 

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Aujourd’hui l’évaluation est faussée et ne valorise pas la réussite des élèves.
Elle est faussée lorsque le socle commun est attribué, en particulier en langue et sur les compétences informatiques, pour ne pas faire obstacle au passage en seconde. Il n’est pas alors possible de remédier à des difficultés puisqu’au lycée rien ne sera mis en place pour remédier à une difficulté qui a été niée.
L’évaluation au travers d’une moyenne fourre-tout ne permet pas à l’élève de valoriser ses acquis, de connaître ses faiblesses et de se construire un plan de formation.

Un système d’unités de valeurs au baccalauréat permettrait de mieux valoriser certains travaux comme les travaux d’équipes (actuellement TPE), de s’assurer d’une formation minimale du citoyen (avec des connaissances en sciences économiques et sociales, en éducation civique, en histoire-géographie mais aussi en sciences et sur l’outil informatique). Des matières spécifiques seraient indispensables suivant le profil choisi. Les unités de valeurs obtenues pourraient être mises en rapport avec les études ultérieures souhaitées.
La question du redoublement ne se poserait plus : repasser une unité de valeur n’imposerait pas de refaire toutes les disciplines. Par contre, certains enseignements pourraient être conditionnés à l’acquisition de certaines unités. Bien entendu, la cohérence du système suppose une concertation et des garde-fous pour éviter des exigences démesurées ou insuffisantes. Mais la réussite des élèves serait alors valorisée et incitatrice. On peut aussi imaginer que des mentions soient attribuées de passable à excellent.

La réforme du lycée, en créant des troncs communs, peut rendre cette évolution réalisable.
Une telle réforme oblige à réfléchir ce que doit être la formation minimale d’un bachelier mais doit aussi rendre les évaluations plus cohérentes avec les objectifs annoncés. Trop de programmes ont des objectifs très ambitieux qui en fait ne sont jamais évalués ni valorisés.

 

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Je pense qu’il ne faut pas revenir sur la masterisation car il est important que les enseignants soient reconnus à ce niveau d’études. Il faudrait qu’ils le soient au niveau du salaire. Comment accepter qu’un grand pays comme la France paie aussi mal ses enseignants ? C’est une des causes de la baisse inquiétante du nombre de candidats au CAPES et de la démotivation des enseignants.

Si l’on étudie les maquettes des masters dits d’enseignement, on peut constater que, suivant les universités, il y a une grande disparité dans les contenus enseignés et dans les parts respectives des savoirs disciplinaires, didactiques et professionnels. Il serait donc souhaitable qu’il y ait un cadrage national de ces masters tout en respectant l’autonomie des universités. Les étudiants qui préparent l’agrégation doivent également pouvoir bénéficier de ces masters professionnels. Les recherches sur les pratiques professionnelles des enseignants peuvent éclairer la constitution d’un champ de savoirs professionnels avec différentes composantes.

La place du concours (CAPES) doit être revue afin de libérer les étudiants de la pression induite. Soit les écrits du CAPES ont lieu en fin de L3 et ils ne portent que sur la discipline académique, les oraux ayant lieu en fin de M1. Soit les écrits sont en fin de M1 (avec une épreuve d’analyse de travaux d’élèves ou de manuels) et les oraux en fin de M2. Dans les deux cas, il est nécessaire que les oraux comportent une partie orientée sur la professionnalisation.

Les masters doivent comporter des périodes importantes de stages (avec une progression de l’observation vers la responsabilité). Ces stages doivent être encadrés par les universitaires en lien avec les professeurs tuteurs. Cela suppose que des formations de tuteurs soient organisées et que cette fonction soit reconnue (par un diplôme) et valorisée par le salaire. On pourrait envisager la création « d’établissements formateurs »".

Le mémoire de master devra prendre en compte la dimension professionnelle.

 

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J’ai été l’un de ces enfants qui ont des difficultés à suivre le rythme, parfois soutenu, des leçons données par les professeurs en classe.
Tout simplement parce que mon écriture manuscrite me demandait énormément d’efforts de concentration, du fait de ma dyspraxie.
À aucun moment les enseignants n’en ont tenu compte. Ils ne m’ont donc jamais transmis leurs leçons sur supports papier, pour m’éviter la recopie partielle depuis le tableau de la classe.
Trente ans plus tard, ce sujet est toujours d’actualité.
Cette difficulté, je l’ai compensée, grâce à l’utilisation du clavier de l’ordinateur.
Mon métier me met en contact avec ces enfants, ces adultes qui rencontrent les mêmes difficultés que moi, par le passé. Je les forme à l’utilisation de programmes d’aides techniques, pour la lecture, la compréhension, la mémorisation, l’écriture, l’orthographe.

 

Je les conseille, face à des situations qu’ils rencontrent et que j’ai déjà vécues.
J’ai donc choisi de vous faire part de mon expérience, afin que n’ayez plus l’impression d’être seuls, face à des difficultés que d’autres rencontrent, ou ont déjà rencontrées.
J’aimerais que mon histoire, mon vécu, servent d’expérience aux autres.

 

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La formation continue, fortement réduite ces dernières années, se déroulait (pour le second degré)  sur deux ou trois jours par an sur des thèmes donnés avec des professeurs volontaires, la grande majorité des enseignants n’y participant pas. Elle avait donc un caractère assez ponctuel et peu obligatoire. Il faut engager tous les professeurs à se former régulièrement en mettant en place des dispositifs qui leur permettent soit d’être remplacés sur des formations courtes soit d’intégrer cette formation à leur emploi du temps pour des formations plus longues.

Dans tous les cas, il est nécessaire que les formations aient une certaine durée afin de permettre un vrai travail de formation avec des alternances  terrain/formation.

Les formations pourraient être classées en différentes catégories et modalités : par exemple, des approfondissements disciplinaires et didactiques lors de nouveaux thèmes d’enseignement, des thèmes didactiques ou bien des thèmes plus généraux moins centrés sur une discipline d’enseignement. Dans tous les cas, ces formations doivent être en lien avec les recherches qui les sous-tendent. Elles doivent déboucher sur l’acquisition de nouvelles connaissances et compétences. Elles pourraient être reconnues par des unités de valeur capitalisables qui déboucheraient sur l’attribution d’un master.

Le travail collaboratif doit être favorisé en associant, par exemple, tous les professeurs d’une même discipline d’un établissement avec un chercheur, pour un travail sur la durée (un ou deux ans sur un thème donné). Le travail fait pourrait constituer des ressources pour d’autres professeurs : cela suppose de diffuser ces travaux sur des sites.

On pourrait créer des liens entre ces équipes de professeurs et les enseignants débutants ou les étudiants de master.

Enfin, il faut donner un statut aux professeurs qui s’engagent à encadrer des étudiants se destinant au métier de professeur, cela pourra se faire dans le cadre de la formation continue.

 

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Je vais rentrer début septembre en classe de terminale STG.

J’ai choisi le thème de « la réussite scolaire pour tous » pour la simple et bonne raison
que beaucoup de parents d’élèves ont encore le mental de parents d’il y a cinquante ans :
les S sont les meilleurs, les L ne travaillent pas et les séries techniques, ce sont les nuls !
Tant que les parents auront cette mentalité, nous n’avancerons à rien. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes ne savent plus trop où se diriger après leur lycée en raison de l’environnement qui les entoure. Les entreprises ferment…
Je ne comprends pas pourquoi on retire l’art plastique et la musique au lycée. Il serait intéressant que durant ces cours, je prends pour exemple l’art plastique, on s’intéresse à ce qui intéresse les jeunes aujourd’hui : l’infographie…

Ensuite, pourquoi un enfant dont les parents ont peu de moyens, n’a pas le droit de faire une école privée ? Pourquoi ne pas donner une bourse aux élèves qui ont une bonne réussite au bac ?

De même lors du bac, certaines personnes qui avaient 17 de moyenne durant l’année scolaire échouent au bac pour X raisons, pourquoi ne pas prendre en compte les notes de l’année scolaire de terminale ?

 

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Pour les professeurs : le manque de mouvement sclérose les équipes et ne permet pas de brassage des pratiques et des compétences. Je pense qu’il est nécessaire d’imposer à tous les personnels de l’éducation nationale un mouvement (au sein d’un bassin, ou d’une circonscription – pour ne pas imposer de déménagements mal vécus) tous les dix ans. Cela concerne la géographie, mais quid des niveaux ?

 

Pour les formations : visiter/prendre en charge des classes de niveau inférieur et supérieur.

Pour tous, aller faire un peu de pratique en maternelle. Les fondements pédagogiques s’y trouvent !

 

Réformer le système certification/agrégation qui divise le corps enseignant. Des professeurs de second rang avec une élite mandarine ? Absurde à notre époque. Nous sommes encore dans l’héritage napoléonien.  Ou alors imposer aux agrégés des formations de pairs en établissement. Car je ne conçois pas qu’un agrégé en collège travaille moins qu’un certifié alors que les deux ont les mêmes élèves. Cela peut être vrai pour la formation supérieure et le bac.

 

Statut des professeurs des écoles : un traitement de salaire et d’heure avec les certifiés. L’indice est le même et le déroulement de carrière aussi mais, au final, un professeur certifié travaille moins et gagne plus (primes, heures sup) qu’un PE. Un PE ne gagne aucune prime pour prendre en charge le suivi des ses élèves.

Peut-être faudrait-il revoir le statut de 1950. L’époque n’est plus la même. Des professeurs en collège responsables d’études surveillées, de récréation, de colles, de surveillance avec trois heures de concertation institutionnalisées s’inscriraient dans une modernité plus proche des élèves et des familles. Dix-huit heures par semaine voire même quinze heures est devenu inacceptable pour le fonctionnement des établissements. La confection des emplois du temps des EPLE est plus assujettie aux desiderata des professeurs qu’aux besoins des élèves.

 

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La réussite scolaire est une question d’origine sociale, mais aussi de forme d’esprit. Tous les élèves n’ont pas une intelligence adaptée à l’École d’aujourd’hui. Le numérique peut permettre de les aider, car l’homme l’a justement inventé pour prendre en relais ce qui ne l’était pas par la culture du livre.
La révolution principale porte sur le fait que la culture du livre est une culture de l’un : chaque lecteur est seul face à « son » livre ouvert devant lui, et ce livre a été écrit par un seul auteur. Cette culture valorise la rencontre individuelle du lecteur et de l’auteur, mais aussi une conception verticale du savoir. Au contraire, la culture des écrans (notons le « des » qui remplace le « du ») est une culture du multiple. Avec les écrans apparaît l’idée d’un partage en temps réel des connaissances, voire d’une intelligence globale. Alors que la culture du livre se caractérise par l’association d’un livre, d’un crayon et d’un cahier par élève, la culture numérique est celle du travail en réseau.

Du point de vue des mécanismes cognitifs, la culture du livre favorise la mémoire chronologique, tandis que la culture numérique favorise la mémoire de travail : maintenir et manipuler des informations et des instructions. Alors que la culture du livre favorise le raisonnement linéaire, la culture numérique favorise la pensée en réseau, circulaire et fonctionnant plus par analogies et contiguïtés que par continuité. Et alors que la culture exclut les contraires, la culture numérique les accepte. Enfin, alors que la culture du livre favorise la recherche des analogies (reconnaître des styles, des écoles, des procédés littéraires), l’apprentissage par cœur et les automatismes, la culture des écrans favorise la capacité de s’ajuster aux changements.

Tels sont les axes pour une pédagogie adaptée à l’ère numérique. La priorité, on le voit, n’est pas d’introduire les écrans précocement, et certainement pas sur le modèle  « un élève, un outil » cher à la culture du livre.

 

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Les élèves doivent être au centre de la refondation de l’enseignement primaire et secondaire.
Néanmoins, ils doivent être les cibles de cette refondation mais surtout les acteurs.
La refondation doit être mise en place pour eux : ils sont les cibles.

Il faut en ce sens mettre en place de vrais suivis pédagogiques et scolaires par les professeurs, et notamment les professeurs principaux, qui doivent se voir obligés d’effectuer certaines tâches, tandis que leur statut doit être revu, redéfini et précisé.

L’orientation doit être remise au premier plan dans la scolarité des élèves. En effet, il est plus aisé de travailler de manière rigoureuse s’il l’on est conscient des enjeux et donc des raisons qui nous poussent à travailler ainsi (enseignement supérieur, métiers souhaités, etc.) que si l’on ignore tout de son futur, et que le travail scolaire apparaît contraignant.
Il faut également que les élèves soient les acteurs de leur propre École.

En ce sens, il faut que, dès le collège, le rôle des délégués soit renforcé et clairement défini aux élèves afin de mettre en avant d’une part la démocratie et, d’autre part, l’importance et la gravité de la fonction.

Au lycée, le rôle des délégués doit être mis en valeur, et des collaborations entre délégués et professeur principal d’une part et la direction d’autre part doivent être rendues obligatoires.
Le rôle des instances lycéennes doit être mis en avant, en donnant davantage la parole aux lycéens qui veulent s’engager. Les partenariats avec des associations doivent être multipliés et l’accompagnement de la prise d’initiative doit être réel.
Enfin, les instances académiques et nationales doivent être ouvertes aux lycées privés sous contrat et doivent avoir une portée nouvelle, en communiquant leurs délibérations et résultats à chacun des lycées.

 

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Concernant le socle commun, l’actuel est ni fait, ni à faire. D’ailleurs il est souvent attribué n’importe comment (validation en rafale), que le socle soit, ou pas, validé, cela n’a en réalité que très peu d’effet sur l’acquisition du brevet (qui lui aussi est devenu du grand n’importe quoi, à force de ne pas décider de ce qu’il vient valider : son niveau et ses consignes de correction sont devenus tellement absurdes qu’il ne valide pas un niveau convenable, en regard des programmes et des attentes du lycée, et n’invite même plus les élèves à le voir comme une préparation à de futurs examens, mais les compétences et la forme de passation ne correspondent pas non plus à une validation d’un « socle commun » qui pourrait être son objectif).

S’il est utile, je pense, de définir un minimum de compétences à acquérir au cours du collège (pour ce que je connais mieux), le suivi de la maîtrise de ces compétences devrait donner lieu à d’autres modes d’évaluation (un temps par trimestre, par exemple, en évaluant, sans notes, sur plusieurs matières en même temps, voire même parfois dans des travaux de groupes. Évaluations qui suivraient des séquences régulières de travaux interdisciplinaires dans l’année (types IDD, avec plusieurs enseignants en même temps, pour des groupes d’élèves de taille raisonnable).

Suite à ces évaluations de compétences, il faudrait pouvoir mettre en place des heures de « remédiation » ou « d’approfondissement », afin de faire en sorte que les élèves puissent retravailler sur certaines compétences qu’ils ne maîtrisent pas, ou qu’ils puissent en approfondir certaines (mais il semble peu faisable de pouvoir mettre en place la remédiation dans les heures de cours classiques, sauf à imaginer la présence de plusieurs adultes sur certains cours, et il me semble important aussi que tous les élèves soient concernés par ces heures de « complément », afin d’une part que ceux qui sont en difficulté ne ressentent pas ces moment comme des punitions, mais aussi afin de faire bénéficier les élèves qui sont plus à l’aise de possibilités d’approfondir certaines compétences). Ceci dit, cela demande des moyens en personnels.

 

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Je suis enseignante depuis 1977. J’ai travaillé souvent sur les rythmes scolaires et donc mené beaucoup d’enquêtes auprès des parents avant chaque changement.

Il me semble intéressant de travailler cinq jours de suite pour les élémentaires mais quatre jours suffiraient pour les enfants de maternelle.

Qu’on utilise les enseignants de maternelle pour renforcer les CP le mercredi matin, par exemple, ou pour organiser des groupes de soutien…

Quand les plages de travail sont prévues, l’organisation est plus facile.

Par contre, respecter les enfants, c’est ne pas mettre d’école le samedi matin. Plus de la moitié de nos petits élèves vivent en famille éclatée, qu’on leur permette de passer deux nuits chez le parent qu’ils ne voient que le week-end est le minimum à leur accorder pour leur équilibre. On ne peut dissocier l’élève de l’enfant dans sa famille et son environnement.

 

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La mission et le statut des enseignants-documentalistes doivent être mieux connus des autres enseignants.
Pour cela, il est indispensable d’intégrer aux programmes de masters 1 et 2 des futurs enseignants de toutes les disciplines, et des CPE, des connaissances sur cette mission, notamment :

- la circulaire de mission du 13 mars 1986 et, notamment sa dimension pédagogique, réactualisée dans la pratique professionnelle par les enjeux éducatifs de la communication numérique ;
- le contenu de la formation en IUFM des enseignants-documentalistes, leurs connaissances en sciences de l’information et de la documentation, leur formation à la pédagogie, les savoirs et savoir-faire info-documentaires qu’ils doivent transmettre aux élèves ;

- la collaboration nécessaire au travail interdisciplinaire entre enseignants de discipline et enseignants-documentalistes.

 

 

  1. contributions des internautes