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Extraits des contributions au débat déposées par les internautes – 2 octobre 2012

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2 octobre 2012

Les contributions au débat déposées par les internautes sont systématiquement lues et leur contenu est transmis aux groupes de travail concernés. Nous publierons chaque semaine des extraits de ces contributions.

 

Pour l’accueil des enfants de moins de trois ans : l’accueil des jeunes enfants proposé actuellement ne prend pas en compte les spécificités de ces enfants en termes de rythme (chronobiologie) comme de taux d’encadrement. 

Cette question de l’accueil se superpose avec celle du mode de garde des jeunes enfants : la prise en charge gratuite à l’école des jeunes enfants implique le choix d’une scolarisation pour des enfants très jeunes par un certain nombre de familles.

La modulation de la durée de la journée scolaire en fonction de l’âge est une piste de réflexion, l’amélioration du taux d’encadrement en est une autre, avec des taux progressifs entre ceux connus dans les crèches et ceux connus à l’école élémentaire (par exemple 1 enseignant et 1 ATSEM pour 15 enfants), ce qui pose la question des moyens impartis à l’école maternelle.

La spécificité de l’école maternelle n’est actuellement pas suffisamment reconnue, avec notamment une formation initiale peu différenciée entre les enseignants du primaire. 
Les méthodes, supports et apprentissages spécifiques de la maternelle ne font pas l’objet d’une formation assez développée pour une école encore présentée comme facultative mais nécessaire pour entrer pleinement dans la réussite scolaire.

Il paraît nécessaire de pouvoir faire appel à un cadre nouveau pour l’organisation d’une école maternelle de la réussite.

L’aide personnalisée mise en place actuellement est souvent qualifiée comme étant une “double peine” infligée aux élèves.  Elle présente cependant des aspects positifs : l’organisation du travail en petits groupes de besoins, la communication privilégiée avec l’enseignant. 

Cette aide pourrait être plus pertinente et efficace sur un temps scolaire organisé différemment avec notamment des enseignants en surnombre dans les écoles. Cela implique des locaux adaptés aux besoins avec des espaces prévus à cet effet.

La question du socle commun n’a pas fait débat quant à son existence mais a interrogé du point de vue de son utilisation. Des compétences trop nombreuses n’en ont pas permis une exploitation optimale. Il semblerait important de le réécrire à partir des besoins et de l’utilisation qui doit en être faite (outil de communication avec les familles entre autres).

Il semble en outre important de former davantage les enseignants à la différenciation (socle commun, aide personnalisée).

 

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La réussite pour tous passe obligatoirement par des programmes adaptés aux capacités cognitives des enfants.

Commencer en CE1 la grammaire, la conjugaison… et demander à l’élève d’écrire sans erreur sous la dictée un texte de 5 lignes en utilisant ses connaissances lexicales, orthographiques et grammaticales (compétence 1 du 1er palier du socle commun) semble prématuré. Les notions travaillées sont trop abstraites et les élèves n’en perçoivent pas l’intérêt.

 Cette compétence du socle, travaillée systématiquement en CE1, est ensuite reprise chaque année. Par exemple, tous les ans, du CE1 au CM2, les enfants voient le présent des verbes du 1er groupe. Les élèves qui ont des facilités s’ennuient et ceux en difficulté ne progressent pas pour autant.

Ne vaut-il pas mieux proposer ces notions plus tard dans la scolarité, prévoir du temps pour les travailler, plutôt que d’empiler les savoirs chaque année? En effet, le programme de ces disciplines de la maîtrise de la langue est si chargé que chaque notion est survolée avant de passer à la suivante.

Il est également intéressant de se poser la question de l’intérêt du vocabulaire utilisé tel que « conjonction de coordination » ou « proposition subordonnée relative »… On demande alors une mémorisation de ce lexique, inutile pour écrire correctement un texte, mais qui crée une surcharge cognitive. Sans compter que, pour certains enfants, rien que le fait d’entendre ces mots les décourage avant même de commencer la mise en application de la leçon.  

 

 

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L’évaluation des enseignants serait plus intéressante si elle incluait un volet concernant le travail en équipe (au sein de l’école, avec des enseignants d’autres écoles, de mutualisation des idées au sein d’associations amies de l’école…), le travail avec des partenaires (services sociaux, services de soins…), le travail avec les parents… Bref, toutes ces actions qui actuellement représentent une grande part du travail de l’enseignant et qui ne sont pas reconnues.

 

 

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L’objectif principal du métier d’enseignant est, à mon avis, le fait de rendre les enfants heureux de venir à l’École. Une fois ce principe établi, l’objectif purement scolaire est de savoir comment  motiver les élèves, cela revient à se remettre en question assez souvent (repenser ses méthodes, prendre en considération le milieu..) en tant qu’enseignante.

En maternelle, les apprentissages reposent sur des activités concrètes, en élémentaire je pense que les enfants sont confrontés trop tôt à l’abstraction sans passer par la case manipulation, découvertes. Au collège, les cours n’ont souvent aucun lien entre eux. Les enfants ne font aucune relation entre les matières. Les programmes (les matières) devraient être plus en lien logique : en français, par exemple, traiter des textes de l’époque de la Renaissance si en histoire cette période est au programme. Cette période serait à décliner ainsi en arts plastiques, en géographie, même en mathématiques (constructions de l’époque). Les enfants seraient moins perdus dans la frise chronologique car cela leur paraît décousu et vague.

Un élève qui étudie le Moyen Âge une année, puis revient à l’Antiquité l’année d’après pour ensuite étudier le monde moderne l’année suivante sans aucune corrélation avec les autres matières, cet élève est complètement perdu et sans repère logique.

Avec tout ce que les élèves doivent ingurgiter, je pense que cette logique d’établir un lien interdisciplinaire dans les enseignements faciliterait et motiverait un peu plus nos élèves (et nos enfants).

Concernant les horaires, les chronobiologistes estiment que la journée commence trop tôt ; 9h serait préférable à 8h30. Les enfants sont réceptifs en milieu d’après-midi, alors ne pas trop écourter les journées. Le sujet n’est pas facile à régler. Par contre, le rythme 7 semaines travaillées et 2 semaines de repos est vraiment très important à respecter.

 

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Les enseignants sont de plus en plus sollicités pour aider le jeune dans son orientation.
Sans véritable formation, c’est un travail très fastidieux et qu’il est difficile d’accomplir sans oublier certaines formations. Bien souvent, les idées reçues sont tenaces et ils se basent sur leurs expériences soit professionnelles soit de lycéens (donc biaisées puisqu’ils sont enseignants).
Les copsy ont une vue souvent théorique et générale. Leur faible nombre de permet pas d’aider la totalité des jeunes qui, pour une grande majorité,  ne savent pas ce qu’ils veulent faire.
On ne peut pas choisir un métier que l’on ne connaît pas.

Qui peut dire qu’il connaît les 600 métiers de la base ONISEP ?

Ne pas s’orienter par  défaut nécessite de savoir ce que l’on veut faire… Et s’en donner les moyens.

 

 

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La rénovation du collège : nos enfants ne sont pas suffisamment confrontés au monde du travail, que savent-ils des métiers en dehors de ceux que leurs parents exercent ? Alors que font-ils ? Ils choisissent les filières générales pour reculer l’échéance du choix !

Pourquoi ne pas envisager des cours de cuisine, de mécanique, etc., sous forme de modules ? Peut-être que certains se « remotiveraient » avec des enseignements un peu moins livresques et uniquement intellectuels à certains moments. Pourquoi imposer une deuxième langue à des élèves déjà en difficulté ?

Il faut susciter les envies plutôt que laisser le choix des filières professionnelles aux seuls élèves en difficulté.

 

 

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La perte de repères à l’entrée en sixième est l’obstacle majeur à la réussite des élèves de collège et mérite une analyse plus profonde. Le nouveau collégien vient de passer au moins sept années sous le regard bienveillant d’un seul enseignant par an avec lequel un lien de confiance s’est tissé. Ce lien lui a permis de mettre en œuvre les apprentissages fondamentaux de son parcours scolaire. Il lui a permis aussi d’acquérir peu à peu une autonomie bien réelle qu’il faut encourager et renforcer. Voilà que, brusquement, il se retrouve face à des professeurs du collège avec qui il faut tout reconstruire sans prendre le temps de tisser ce lien de confiance, en changeant d’interlocuteur toutes les cinquante minutes : on lui demande trop ! Il est impossible à dix ans de réagir positivement à cette situation. Sous couvert du mot « autonomie », c’est un véritable abandon que le système leur impose. Les conséquences sont véritablement dramatiques pour tous les collégiens, y compris pour les rares élèves qui peuvent y faire face : sentiment d’impunité face à un enseignant qui demeure véritablement inconnu et par conséquent « ennemi », violence dans la classe et dans la cour de récréation, ralentissement des apprentissages pour régler des problèmes comportementaux, etc.

Un autre constat, dans le collège, c’est de réunir dans la même jungle difficilement gérée par une vie scolaire qui ne peut être omnisciente, des enfants de sixième et des préadolescents de troisième qui n’ont strictement rien à faire ensemble du point de vue des apprentissages sociaux.
Non, véritablement, un remède efficace serait de laisser les professeurs des écoles poursuivre leur œuvre émancipatrice jusqu’en « cinquième » et réunir les préados avec les lycéens. Il est certain que tout irait alors pour le mieux tant au niveau de l’efficacité de notre enseignement que de la confiance que les jeunes peuvent avoir en leur système éducatif.
En espérant que lucidité et rénovation du collège ne s’excluront pas.

 

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Un système juste et efficace qui permettrait à tous de travailler en classe et non plus à la maison.
Je ne comprends toujours pas comment après huit heures ou neuf heures de cours par jour au collège, les enfants rentrent en ayant des devoirs à faire à la maison.

Le temps d’assimilation peut sûrement passer par d’autres  moyens.

Il faudrait aussi que les enfants soient accompagnés plus souvent en petits groupes et valorisés pour ce qu’ils sont et savent faire. Il faut leur donner confiance et estime de soi pour mieux apprendre. Je ne pense pas que le système de notes soit une réponse à cette valorisation, bien au contraire.

Je n’ai pas de solutions miracles mais, en regardant ailleurs dans les autres systèmes scolaires du monde entier, je suis sûre qu’il y a plein de bonnes idées à emprunter.

 

 

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Afin de faciliter la liaison primaire-collège, les enseignants qui le souhaitent devraient pouvoir se former (par exemple sous la forme de stages intensifs pendant les grandes vacances) à l’enseignement d’une autre discipline pour les classes de collège (sans que celle-ci ne vienne effacer la précédente). Après validation des compétences acquises, l’enseignant pourrait enseigner cette discipline en complément de celle d’origine. Cette mention complémentaire accorderait une rémunération supplémentaire à l’enseignant chaque année d’utilisation (à partir d’un minimum d’heures d’exercice à définir).

Les épreuves du brevet doivent être réformées et ne plus être disciplinaires mais transdisciplinaires. Elles doivent valider les compétences travaillées durant la scolarité obligatoire. Les programmes doivent être revus en conséquence et faciliter le travail en équipe transdisciplinaire. Ainsi, on peut imaginer des programmes non plus disciplinaires mais basés sur des thématiques (architecture, énergie, santé, développement durable, histoire contemporaine…) déclinées ensuite dans les différentes disciplines.

Les sorties pédagogiques doivent être favorisées et, pour cela, il faut pouvoir réduire les coûts de ces sorties et, notamment, les coûts de transport qui restent prohibitifs.
Il faut quitter l’ère de la note-sanction. L’élève est en formation lors l’ensemble de la scolarité obligatoire. Les évaluations doivent être formatives et doivent permettre à l’élève de pouvoir observer ses progrès. L’évaluation par compétence est donc à privilégier en comparaison de l’évaluation chiffrée.

 

 

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L’École ne remplit plus son rôle d’ascenseur social et d’intégration dans la société. La formation des élites est satisfaisante, elle ne doit pas être bradée, mais elle ne concerne que les enfants de cadres ou enseignants et il y a un fort taux d’échec. 

II y a des parents qui sont en mesure d’aider leurs enfants et c’est tant mieux. Cette aide allège d’ailleurs le travail des enseignants qui pourraient être plus disponibles avec les autres élèves.
Il s’agit  d’affecter plus de moyens à la réussite de tous les élèves qui ont plus de difficultés.
Mais la priorité devrait être donnée à l’acquisition du langage et des premières notions dans la petite enfance, puis à l’école primaire. Mais pour cela des classes de pré-maternelles gratuites au moins pour les familles modestes seraient plus efficaces.  

Les parents ont tous ce souhait de voir leur enfant réussir mais ils ne savent pas forcément comment la favoriser.

Or, ils peuvent être utiles à leur enfant, d’abord en lui apprenant à accepter les contraintes et à respecter l’autre dès le plus jeune âge et, ensuite, en le motivant à s’impliquer dans ses études.
C’est pourquoi il devrait y avoir plus de concertation avec les enseignants. Qu’attend-on de leur enfant, comment peuvent-ils aider ?

Les devoirs sont un support qui pourrait pousser les parents à habituer leurs enfants aux contraintes de l’apprentissage. Encore faudrait-il qu’ils sachent comment aider leurs enfants à les réaliser. Les devoirs à la maison devraient pouvoir être réalisés en autonomie par les élèves et dans un temps très limité.

La mission de rencontrer les parents d’élèves devrait être ainsi incluse dans le temps de travail et la formation des enseignants.

Les établissements devraient organiser des occasions d’y faire venir les parents sans enjeux pour leur propre enfant. 

De plus, le rôle de médiateur des parents d’élèves de fédérations organisées serait à faciliter. Local, rencontres, etc.

 

 

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Je travaille dans le secondaire en tant que professeur d’EPS et ma femme en tant que directrice d’école maternelle. Si la reconnaissance humaine d’un directeur d’école aux yeux de la communauté éducative reste forte, je constate que l’écart de traitement (financier) entre un professeur du secondaire qui est payé en heures supplémentaires effectives quand il mène des projets éducatifs en dehors de ses heures d’enseignement (ce qui l’incite à proposer des actions type soutien scolaire, théâtre…) et un directeur dont la charge de travail doit être d’une bonne dizaine d’heures supplémentaires par semaine, est énorme. L’indemnité d’environ 150 euros par mois pour les directeurs est trop faible pour inciter les professeurs des écoles à s’engager durablement dans ce poste, compte tenu de la charge de travail. Un collègue du secondaire pour une même charge percevrait environ 400 à 500 euros par mois sous forme d’heures supplémentaires annuelles. La revalorisation de la carrière compte tenu de la conjoncture paraît impossible pour tous les personnels, elle doit donc être ciblée sur les directeurs d’école afin de les inciter financièrement à prendre ces responsabilités (gestion des parents, administratif, réunions…) qui sont très importantes.

 

 

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Je suis principal en fin de carrière et j’aurais beaucoup de choses à dire sur une refondation de l’École, mais je me contenterai de deux points qui me paraissent essentiels : un rééquilibrage des moyens financiers en direction de l’école primaire et une réforme profonde de l’obligation réglementaire de service des  enseignants du second degré, en liaison avec leurs missions.
Sur le premier point, il y a déjà des pistes qui sont explorées. Il en est une qu’il faudrait approfondir, c’est un transfert financier des sommes distribuées aux enseignants post-bac, particulièrement en classes prépa (doivent-elles continuer à exister ?) et même en BTS.
Sur le second point, je souhaite mettre en évidence le carcan que représente les 18 heures hebdomadaires pour la mise en place du travail en équipes et donc des actions au profit des élèves (suivi individuel, remédiation,  mise en place du socle commun, organisation de l’histoire des arts, concertations disciplinaires, formation continue, liaison avec le 1er degré…). Réfléchir à une autre répartition dont une partie sur la semaine et une autre annualisée (par exemple 16 heures devant des classes et 5 ou 6 heures annualisées). Cela  aurait comme avantage de permettre aux équipes de directions de passer moins de temps à organiser  les emplois du temps. L’idéal serait que les enseignants soient 24 heures dans le collège et ainsi organiser les formations par période. Pour cela il faudrait des locaux, mais il ne faut pas non plus exagérer ce problème car un bureau par pôle disciplinaire pourrait déjà être une base de départ. L’autre avantage serait de ne plus couper certains enseignements par tranches de 55 minutes qui ne satisfont pas les enseignants (ex : arts, EPS). Cela devra se faire avec une diminution du temps de cours des élèves en collège (28 heures maximum) et une réflexion sur des regroupements de disciplines.

Pour finir, la réflexion, qui se déduit de ce qui précède, est un changement de statut du collège : passer du petit lycée qu’il est actuellement  à un collège qui soit un sas entre l’école et le lycée en construisant deux cycles : 6e-5e proche de l’école (pourquoi ne pas nommer un ou deux professeurs des écoles en collège ?) et 4e -3e préparant au lycée.

 

 

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L’implication des parents devient moindre, certains parents n’ont aucune relation avec l’École tant leur univers personnel en est éloigné. Il est nécessaire de faire rentrer tous les parents dans l’École car c’est la meilleure prévention contre la déscolarisation.

Pour cela, nous suggérons que chaque établissement organise une visite des lieux où nos enfants  vivent la plupart de leurs journées. Une réunion de rentrée systématique pour tous les parents permettrait aussi de rappeler les règles, de signaler les nouveautés et d’accueillir chacun.

Nous souhaitons aussi un espace réservé aux parents qui s’impliquent dans l’établissement (parents délégués aux conseils de classes, d’école, d’administration ainsi qu’aux diverses commissions).
Les relations parents-enseignants doivent être facilitées par des rendez-vous aisés à obtenir. De même, les diverses réunions impliquant les parents devraient se faire à des horaires tenant compte de l’activité de chacun.

 

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Le constat réalisé en entrée en 6e est alarmant. 15 à 20 % d’une classe d’âge rencontrent de réelles difficultés, dans la compréhension d’un texte : problème de lecture, d’intégration de l’information lue, d’un tri de cette information en vue d’une exploitation pertinente.

Il faut mobiliser les moyens, non pas en augmentant forcément les effectifs mais en les redéployant là où ils sont indispensables. Je ne crois pas qu’il faille augmenter le nombre d’enseignants en lycée. Les établissements ont les moyens nécessaires. Je ne crois pas non plus qu’augmenter les moyens en collège serait la solution. Mais pour cela, il ne faut pas que ce soit le collège qui soit le remède de ces 15 à 20 % d’élèves « abandonnés » au niveau de la lecture. C’est trop tard. Il faut le faire rapidement et dès que possible dans les cycles d’apprentissage.  Ainsi, je propose de concentrer les moyens en personnel sur les classes de CP-CE1 de la manière suivante : trois professeurs seraient attachés à plein temps sur ces deux niveaux pour deux classes. Deux auraient la responsabilité entière de chaque classe. Le troisième, en début d’année s’attacherait à prendre en petit groupe (deux ou  trois élèves maximum) ceux de CE1 qui rencontreraient encore des difficultés de lecture, de compréhension. Au programme, lecture, reprise des bases, méthodes différenciées et adaptées. À partir du mois de décembre, ce dernier interviendrait davantage au niveau du CP. Il pourrait prendre les élèves en difficulté de lecture, toujours par petits groupes. Jusqu’au bout, et tant qu’il reste des élèves qui souffrent dans la lecture, il serait un accompagnateur averti pour les apprentissages. Il ne faut pas avoir davantage d’enseignants, mais il faut que les enseignants soient présents là où c’est absolument nécessaire. Apprendre à lire et comprendre ce qu’on lit est le bien commun le plus important que chacun doit acquérir pour vivre et participer à la société de demain. Redéployons nos forces dans le CP-CE1 !

 

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Vous faites remarquer que ces dernières années, l’histoire des arts a empiété sur les pratiques artistiques, c’est vrai. Il est donc nécessaire de revaloriser les pratiques. Est-il possible de le faire sans faire de choix ? Je ne le crois pas. En matière de culture artistique comme dans d’autres domaines, nous sommes à l’heure du choix. En voulant aborder tous les domaines, on ne fait rien sérieusement. L’époque est boulimique et pense que tout doit être traité. On voit les dégâts pour le primaire où l’essentiel requis pour aller au collège a été négligé. On a voulu faire une place à l’histoire des arts et ce sont les pratiques qui se sont vues diminuées. En arts plastiques, c’est la matière que j’enseigne, de nombreux collègues ont traduit les circulaires leur imposant cet enseignement  en faisant des cours magistraux, la moitié du temps. D’une part, on a fait comme si le professeur d’arts plastiques n’avait aucune notion d’Histoire de l’Art alors que c’est une matière obligatoire au concours, d’autre part, lui demander de l’enseigner présupposait qu’il ne l’enseignait pas déjà ou qu’il l’enseignait mal ; il s’est donc vu dévalorisé. Sans formation ni conseils, les personnels se sont sentis abandonnés ou méprisés. La pratique musicale est en train de disparaître au collège. Pourquoi ? Quel est le sens de ce choix ? La pratique en Arts Plastiques perdure pour combien de temps encore puisque l’on ne parle que d’arts visuels, de patrimoine, de culture ?

Il faudrait déjà expliquer la nécessité de la pratique artistique pour l’épanouissement de l’individu, le développement de son esprit critique et je pense à toutes les pratiques artistiques.  Il faut redéfinir les cadres, mieux exploiter les ressources humaines, se servir des talents. Il faut distinguer aussi pratique culturelle et pratique artistique, car beaucoup de confusion existe autour de ces termes, au détriment de la deuxième notion…

 

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L’éducation à l’environnement (au programme de l’école élémentaire) est un enjeu de taille pour créer les conditions de la motivation pour les apprentissages (c’est un des seuls enseignements à visée directement éthique et altruiste… mis à part les premiers secours et l’hygiène-sécurité…) : cela passionne les élèves, même ceux qui sont en échec et peut leur donner, dès le plus jeune âge, l’idée d’un métier, une vocation (d’avenir, d’ailleurs).

Je parle d’expérience, car je donne depuis cinq ans des cours d’éducation à l’environnement et au développement durable à  tous les élèves de CM1 de l’école ou j’exerce… Cela car les collègues ne sont pas formés (les plans de formation sur ce thème ne leur sont peu ou pas proposés et le nombre de places est limité). Ou bien, certains seraient éventuellement compétents, mais accordent plus d’importance à d’autres points du programme (alors que cette discipline est complètement TRANSVERSALE !).

Je propose donc : 

1) une solide formation/sensibilisation à l’éducation à l’environnement et à ses enjeux en IUFM-universités ;
2) des propositions de formations sérieuses dans les écoles ;

3) une aide extérieure à la sensibilisation des personnels (animateurs, gardiens, personne chargées de l’entretien, etc.) car ils font souvent blocage à la mise en place du tri sélectif et des économies d’eau et d’électricité (cela est généralisé au dire des enseignants participant à Rio + 20 à Paris) ; n’est pas le rôle de l’équipe enseignante ni même du directeur de les sensibiliser aux enjeux (réduction des émissions de gaz à effets de serre, de polluants chlorés lors de l’incinération).

Il semble aberrant, par ailleurs, qu’en 2012, le tri sélectif ne soit pas OBLIGATOIRE dans les écoles : cela donnerait de la légitimité et de « l’autorité » à ceux qui tentent de le mettre en place…

  1. contributions des internautes