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3 questions à Nicole Geneix

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29 août 2012

Professeur des écoles puis directrice, Nicole Geneix est à la direction de l’éducation de la ville d’Istres depuis 2011. Elle est également l’auteur du pré-rapport pour l’UNESCO « les pédagogies de la petite enfance » ainsi que du livre « et si on aimait enfin l’école ! »

 

Partagez-vous la conviction selon laquelle l’école primaire doit être la priorité dans le cadre de la refondation de l’École de la République ?

Faire de l’école primaire une priorité est une excellente perspective. L’école maternelle et l’école élémentaire sont des étapes décisives de la scolarité et beaucoup peut-être fait particulièrement pour les enfants issus de milieux populaires. Pour autant il serait injuste et contre-productif de voir dans le fonctionnement de l’école primaire la seule cause des difficultés de notre système éducatif en exonérant le collège, le lycée et l’université de leurs responsabilités. Il nous faut penser l’École sur l’ensemble d’une trajectoire scolaire.

 

Comment expliquez-vous le creusement des inégalités scolaires et la baisse des résultats des écoliers français dans les classements internationaux ?

Le lien entre les résultats scolaires et les origines sociales est plus fort dans notre pays que dans d’autres pays de l’OCDE. Les explications sont multiples : la concentration d’élèves en difficultés dans certaines écoles s’est accrue ces dernières années, l’évitement scolaire qui existe en collège depuis longtemps ayant gagné les écoles maternelles et élémentaires dans certaines villes. Les dispositifs d’aide aux élèves se sont empilés jusqu’à devenir illisibles, des postes ont été supprimés avec les conséquences que l’on connaît sur la formation des maîtres, les effectifs, les Rased. Notre école fonctionne de manière trop implicite, elle s’appuie parfois inconsciemment sur les normes éducatives et culturelles des plus favorisés et n’est pas assez soucieuse de tisser des relations de confiance avec tous les parents alors que certains ont des souvenirs cuisants de leur propre scolarité.

 

En quoi le rôle de l’école maternelle est-il crucial ?

 

L’école maternelle constitue la première rencontre avec l’univers de l’école pour les tout petits et leur famille. Il est indispensable de se soucier de la qualité de cette première rencontre , du bien être des jeunes enfants , des conditions propices à susciter l’envie d’apprendre et de grandir. Le travail avec les collectivités locales est incontournable pour que le temps du déjeuner, de la sieste, du périscolaire se déroule de manière sereine et éducative et pour que les coopérations avec les Atsem soient réussies .

Le langage doit faire l’objet d’une attention toute particulière car les inégalités sont très frappantes en la matière et il faut veiller à endiguer la primarisation de l’école maternelle car elle accroît les inégalités et décourage les plus fragiles. Dire cela ne signifie pas renoncer à être ambitieux mais plaider pour une pédagogie et des contenus adaptés aux plus petits qui ont 3 voire 4 ans pour devenir des élèves !

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