Annuler

*Tous les champs sont obligatoires

Fermer
Fermer

Vous devez mettre à jour la version de votre Adobe Flash Player pour regarder cette vidéo.
Téléchargez-le sur Adobe

Fermer

3 questions à Guillaume Balas

  1. Diminuer la taille du texte
  2. Augmenter la taille du texte
  3. Imprimer la page
  4. Télécharger le pdf

22 août 2012

Professeur d’Histoire-Géographie à Enghien (Val d’Oise), Guillaume Balas est conseiller régional depuis 2004. Guillaume Balas a été élu Président du Groupe socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France en mars 2010, au lendemain de la victoire des listes de Jean-Paul Huchon aux élections régionales.

 

Pourquoi y a-t-il urgence à refonder l’École de la République ?

 

Il y a urgence parce que l’école de la République laisse partir chaque année 150 000 jeunes sans diplôme ni qualification et que cette donnée est une catastrophe humaine et sociale contre laquelle nous devons nous battre. Il y a urgence parce qu’un certain nombre de quartiers dits prioritaires sont toujours relégués, en marge du système éducatif or l’École de la République doit être une école qui inclut et non une école qui exclut. Enfin, il y a urgence parce que ces dernières années, l’École, dans toutes ses composantes, a été malmenée. Nous devons restaurer la confiance en une École ambitieuse qui forme des citoyens libres.

Il est temps que l’école retrouve un cap, soit tournée vers l’avenir et le devenir de la jeunesse.

 

Vous êtes animateur de l’atelier sur le décrochage scolaire : plus de 120 000 jeunes sortent chaque année sans diplôme du système éducatif, comment l’expliquez-vous ?

 

Le décrochage scolaire est un phénomène social, produit de multiples facteurs, ne prenant pas tous racine dans le strict cadre de l’école républicaine. L’environnement social et familial, par exemple, détermine en partie le parcours scolaire d’un jeune. Or l’école ne parvient pas à réduire ces inégalités sociales.

C’est le sens du combat que nous devons mener, à tous les échelons de l’action publique.

 

La lutte contre le décrochage scolaire a déjà fait l’objet de nombreuses mesures par le passé, en quoi l’approche adoptée dans le cadre de cette concertation peut-elle permettre d’obtenir de meilleurs résultats ?

 

Tout d’abord, nous devons partir de constats communs et partagés. Ensuite, compte tenu de la nature même du phénomène, une énième réforme nationale cantonnée au seul système éducatif ne saurait suffire à endiguer le décrochage scolaire.

Ce que les pouvoirs publics doivent construire, c’est le lien entre toutes les « dimensions » d’un enfant : école, lieu de vie, famille, activités extra-scolaires, etc. L’école ne peut, ne doit, à elle seule assumer en toute la charge.

Nous devons bâtir les passerelles entre ceux qui agissent. La concertation qui a démarré doit avoir cet objectif et doit permettre à tous de dépasser les clivages pour entrer dans le concret.

  1. 3 questions à