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3 questions à Claude Lelièvre

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17 juillet 2012

Claude Lelièvre est agrégé de philosophie et professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris V. Expert reconnu de l’histoire du système éducatif français et auteur de nombreux ouvrages, il est chargé, dans le cadre de la concertation, d’animer l’atelier « Un nouveau socle commun ».

Pourquoi pensez-vous qu’une refondation de l’École est nécessaire ?

Il s’agit de retrouver les fondements de l’École et de mettre clairement en avant (face aux implantations du néo-libéralisme et aux conséquences délétères de l’élitisme de notre système scolaire) les finalités premières d’une Ecole républicaine, laïque et démocratique (en les mettant en œuvre à hauteur du XXI° siècle : il ne s’agit pas d’une « restauration »). En « commençant par le commencement » (comme l’a dit François Hollande dans son discours de février dernier sur l’École) c’est-à-dire le primaire, et d’abord la période des apprentissages premiers ; c’est-à-dire la base de la base, celle qui concerne tout le monde au premier chef. Une révolution copernicienne, alors que l’on a depuis trop longtemps privilégié le ‘’haut’’ et la vue d’en ‘’haut’’.

 

En quoi le moment vous semble-t-il particulièrement approprié pour engager cette refondation ?

Par delà la prise de conscience du caractère très négatif de nombre de mesures prises sous la présidence de Nicolas Sarkozy , beaucoup ont compris qu’il s’agissait en profondeur d’une véritable « révolution » ( comme il se plaisait à le dire ), de « changer de base », de saper les fondements mêmes de l’Education nationale. Pour être à la hauteur du défi ( et éviter son retour, aggravé, si l’on manque ce moment ), il est capital d’opérer une véritable « refondation de l’École » ( qui doit commencer dès maintenant, mais mettra du temps – 10 ou 15 ans – comme toute grande mutation de l’École pour s’accomplir ). Il n’y a pas de temps à perdre pour se concerter et se projeter vers l’avenir par une « loi d’orientation et de programmation » qui fixe les axes essentiels d’une École d’avenir profondément refondée.

Pourquoi avez-vous accepté de participer à cette concertation ? Quel sera votre rôle ?

J’ai volontiers accepté de participer à cette concertation car je pense que nous vivons un moment historique pour l’École que nous ne devons pas manquer (sous peine d’un ‘’retour de bâton’’ qui risque d’être terrible) et qu’un moment de concertation est nécessaire pour associer le maximum de parties prenantes (si possible dans leur diversité) à ce moment de refondation et de redéfinition. Et à un poste assez sensible, celui d’animateur de la « redéfinition du socle commun », pour un « nouveau socle commun ».

  1. 3 questions à
  2. trois questions à