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3 questions à Agnès Buzyn

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24 juillet 2012

Professeur d’hématologie clinique à l’hôpital Necker-Enfants malades, de l’université Paris V depuis 2004, elle  a été membre du conseil médical et scientifique de l’Établissement français des greffes (EFG), puis de l’Agence de la biomédecine, membre du Conseil scientifique de l’établissement français du sang (EFS) et également présidente du Conseil scientifique de la société française de greffe de moelle. Elle est présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et membre du Comité à l’énergie atomique depuis 2008. Elle a été nommée présidente de l’Institut national du cancer (INCa) en juin 2011. Membre de la concertation « Refondons l’École de la République », elle préside le groupe de travail « Les élèves au cœur de la refondation ».

Vous êtes présidente du groupe de travail « Les élèves au cœur de la refondation » : pourquoi avoir accepté cette mission ?

Quel citoyen d’aujourd’hui n’est pas sensible aux problèmes de l’École ? Je pense, comme beaucoup, que l’École doit être non seulement lieu de la connaissance mais aussi lieu d’apprentissage de la vie et du «  vivre ensemble  ». Pour cela, les enfants doivent être considérés comme des adultes en devenir.

Il me semble que certains enfants aujourd’hui n’acquièrent pas ces fondamentaux que ce soit le socle du savoir, les connaissances requises pour construire sa vie d’adulte ou pour reconnaître l’autre dans sa diversité. Le groupe « Les élèves au cœur de la refondation » va avoir à débattre de ces sujets en abordant le thème de la santé (santé scolaire ou prévention), de l’accompagnement des enfants en situation de handicap, de l’apprentissage de la citoyenneté et de l’école apaisée. Ce sont à mes yeux des sujets majeurs pour que les enfants acquièrent les savoirs fondamentaux, pour une vie d’adulte responsable et pour leur sociabilité future. C’est pourquoi il est logique d’aborder la question des rythmes éducatifs dans ce groupe car ce sujet sous-tend la possibilité de réorganiser la journée pour y intégrer ces moments d’apprentissage au sens large.

L’École est-elle aujourd’hui suffisamment attentive aux besoins des élèves ?

Je ne souhaite pas répondre à cette question à titre personnel. Les premiers débats du groupe sur ce thème ont cependant pointé l’importante hétérogénéité du ressenti à cette question.

Ce qui est revenu régulièrement dans les échanges était le besoin de justice qu’expriment les enfants, le sentiment d’injustice étant source d’agressivité.

Pour les enfants en situation de handicap, les besoins d’un accompagnement adapté, par des professionnels mais également avec des enseignants formés à cette prise en charge, ont semblé également une évidence si l’École veut être à la hauteur des enjeux. Ce qui est apparu dans les échanges est également la notion de handicap non visible qui mériterait d’être mieux connue pour pouvoir être pris en charge.

C’est à cette occasion que nous avons abordé la notion de prise en charge multidisciplinaire des élèves (professeurs, personnel d’encadrement, médecin ou infirmière scolaire) qui paraissait pour tous une nécessité. Les besoins des enfants étant multiples, fluctuants dans le temps et ne pouvant être de la seule responsabilité des enseignants.

Quels sont, à vos yeux, les sujets qui doivent être abordés en priorité pour mettre l’intérêt des élèves au cœur de la refondation de l’École de la République ?

La notion de bienveillance est revenue plusieurs fois dans les échanges, soulignant le besoin ressenti par beaucoup d’intervenants de remettre l’enfant au cœur du système.

De même, la notion de respect a été centrale dans les débats, elle sous-entend la réciprocité, mais également des espaces de vie convenables pour que chacun puisse travailler et trouver sa place dans l’École.

Enfin, l’École joue clairement un rôle qui va bien au-delà de l’enseignement. Il va falloir définir ce rôle d’apprentissage à la vie qu’elle doit jouer et qui en a la responsabilité, à quel moment de la journée, et dans quel cadre. Ce sont les questions essentielles que nous aurons à discuter ensemble.

  1. 3 questions à